La langue française

Bourse

Définitions du mot « bourse »

Trésor de la Langue Française informatisé

BOURSE1, subst. fém.

I.−
A.− Vieilli. Petit sac de cuir, de peau ou d'étoffe que l'on ferme à l'aide d'un petit cordon resserré, utilisé pour porter sur soi des pièces de monnaie. Ouvrir, fermer, remplir sa bourse :
1. Je demandai à voir Madame; je ne pus obtenir cette faveur; mais on me remit de sa part un petit porte-manteau assez bien garni, une bourse de cuir renfermant quinze louis en or, et l'on accompagna le tout d'une défense expresse de me représenter devant les maîtres que je quittais. Jouy, L'Hermite de la Chaussée d'Antin,t. 3, 1813, p. 171.
2. Je m'approche, je l'appelle très respectueusement « ma mère », et, vite, je vide ma bourse dans la menotte. Il y a quantité d'argent dans ma bourse : sept, huit piécettes, qui valent au moins cinq francs de France! Farrère, L'Homme qui assassina,1907, p. 315.
SYNT. Bourse ornée de perles (Stendhal, La Chartreuse de Parme, 1839, p. 26); grande bourse en filet rouge (A. Dumas Père, Le Comte de Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 326); le lacet de la bourse (Pourrat, Gaspard des Montagnes, Le Château des sept portes, 1922, p. 152).
Coupeur de bourses. Voleur qui dérobe avec adresse (cf. Aragon, Le Roman inachevé, 1956, p. 217).
Emploi exclamatif. La bourse ou la vie! Demander à quelqu'un son argent en menaçant de le tuer s'il ne le fait pas (cf. G. Sand, Histoire de ma vie, t. 1, 1855, p. 283).
Au fig., rare. La bourse ou la vie? pardon, le maréchal ou M. Gambetta? (Vivacités du lang. Le Petit Parisien,14 juin 1877).L'égoïsme disant à l'égoïsme : la bourse ou la vie (Renan, L'Avenir de la sc.,1890, p. 457).
B.− Loc. fig.
1. Avoir la bourse pleine, la bourse ronde. Avoir beaucoup d'argent :
3. Malheur à qui plaide [au Parlement de Paris] s'il n'a pas la bourse pleine. Faral, La Vie quotidienne au temps de St Louis,1942, p. 93.
2. Avoir la bourse vide, plate, à sec. Être dépourvu d'argent. Avoir les doublures de la bourse qui se touchent; loger le diable dans sa bourse.
SYNT. Bourse vide (Nerval, La Pandora, 1855, p. 737); bourse presque à sec (Alain, Propos, 1911, p. 118).
Expr. iron. Marquis, comte de la bourse plate (Montherlant, Les Célibataires,1934, p. 828).
3. Ouvrir, fermer sa bourse à qqn. Le père Varajou, (...), avait fermé sa bourse à son garnement de fils (Maupassant, Contes et Nouvelles,t. 1,1887, p. 582);ouvrir sa bourse à tous les garçons d'intelligence et de courage (Zola, Au Bonheur des dames,1883, p. 457).
4. Fam. Se laisser couper la bourse. Donner son argent avec trop de facilité, être dupe. Ne pas laisser voir le fond de sa bourse. Ne pas montrer l'état de ses finances, de ses affaires. Donner la bourse à garder au larron. Remettre son argent ou une mission quelconque à celui qui ne mérite pas confiance.
5. Tenir les cordons de la bourse. Disposer des finances du pays, de la famille, etc. :
4. ... M. Fould (...) tenant les cordons de la bourse avec la prudence d'un ancien banquier, a excité la haine de tous ceux qui voudraient puiser à cette bourse. Mérimée, Lettres à la comtesse de Montijo,t. 2, 1870, p. 150.
6. Sans bourse délier. Sans qu'il en coûte rien :
5. Je leur conseillai de cultiver en grand des légumineuses, betteraves, navets, pommes de terre; de semer des vesces, des trèfles, de l'orge, du maïs-fourrage; de se servir en un mot de leur sol sans bourse délier, « sans tirer argent de la poche » : ce à quoi ils se résignent mal. Pesquidoux, Le Livre de raison,1928, p. 241.
C.− P. méton.
1. Somme d'argent disponible, ressources en argent. Donner toute sa bourse, sa bourse s'épuise. Mettre sa bourse au service de qqn, aider qqn de sa bourse. Faire appel à la bourse de quelqu'un (cf. Reider, Mlle Vallantin, 1862, p. 36) :
6. ... « on peut, loin de sa patrie, comme vous l'êtes de la vôtre, se trouver dans certains embarras : ma bourse est à votre service. » Ma mère le remercia comme elle put. Mais le don suivit l'offre, et la bourse fut glissée dans la poche de ma mère. Restif de La Bretonne, M. Nicolas,1796, p. 109.
À la portée de toutes les bourses, à la portée des bourses les plus modestes (Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo,1910, p. 693).Monsieur a besoin d'un vêtement... Il y en a pour toutes les bourses... (J. Vallès, Jacques Vingtras,Le Bachelier, 1881, p. 293).
− En économ. domestique.Faire bourse commune, faire bourse à part :
7. Zidore (...) gagnait de l'argent à pratiquer la boxe dans les cabarets, et faisait bourse à part. Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 49.
2. ÉDUC. Bourse d'étude, et p. ell. bourse. Somme allouée par un organisme public ou privé à un élève ou à un étudiant pour lui permettre d'effectuer des études dans un établissement d'éducation. Obtenir une bourse; bourses nationales des lycées, collèges, écoles de commerce; bourse de licence, d'agrégation :
8. Voici qu'une seconde fois je suis attrapé, mais cette fois beaucoup plus cruellement que la première. Ma bourse de licence (1.200 fr.) m'est accordée pour Bordeaux, et comme les frais nécessaires pour vivre convenablement à Paris sont beaucoup plus considérables que mes parents ne pensaient, je reste ici. J. Rivière, Correspondance[avec Alain-Fournier], 1905, p. 159.
Bourse de voyage. Somme allouée pour un voyage d'étude.
II.− P. anal.
A.− Petit sac qui ressemble à une bourse de monnaie. Bourse de quêteuse; bourse à jetons. Bourse à cheveux. Petit sac de taffetas noir qui enfermait les cheveux des hommes (...) qu'elle est habillée en homme, qu'elle a une bourse derrière la tête, les cheveux crépés et une épée au côté? (Balzac, Sarrasine,1831, p. 427);perruque en bourse.
Rem. Attesté par Ac. 1835, et la plupart des dict. gén. du xixesiècle.
B.− LITURG. Double carton couvert d'étoffe à l'intérieur duquel on place les corporaux qui servent sur l'autel.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxesiècle.
C.− CHASSE. Poche en réseau placée devant un terrier pour prendre le lapin. Je ne suis pas assez subtil pour prendre moi-même les lapins dans les bourses (Genevoix, Raboliot,1925, p. 197).
Rem. S'emploie également comme terme de pêche pour désigner toute sorte de filet en forme de poche.
III.− ANATOMIE
A.− ANAT. HUM. Membrane affectant la forme d'une poche. Bourse séreuse, synoviale.
Emploi abs., gén. au plur. Les testicules (...) sont suspendus au-dessous du bassin dans une espèce de bourse ou de scrotum (Cuvier, Leçons d'anat. comp., t. 5, p. 11).
B.− BOT. [En parlant de toute membrane qui a la forme d'un sac : volve, capsules, etc.] Une allée bordée de jasmins, de pensées et de verveines entre lesquelles des giroflées ouvraient leur bourse (Proust, Du côté de chez Swann,1913, p. 140).
Rem. Noter les syntagmes bourse-à-pasteur, bourse de berger, attestés dans la plupart des dict. gén. et qui désignent des plantes crucifères très communes (v. aussi boursette, ex.).
PRONONC. : [buʀs].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. a) Ca 1150 borse « sachet destiné à contenir de l'argent » (Charroi Nîmes, 1222 dans Gdf. Compl.), graphie attestée jusqu'au xiiies. dans T.-L.; début xiiies. metre se main a sa bourse (Elie de Saint-Gilles, 1983 dans Gdf. Compl.); xiiies. donner a borse ouverte (Clef d'amour, 1485 dans T.-L.), d'où 1668 ouvrir sa bourse (Molière, Georges Dandin, éd. du Seuil, acte II, scène 1); 1512 bource plaine (Gringore, II, 206 dans IGLF Litt.); xvies. bourse plate (Génin, Recréat., t. 2, p. 246 dans Littré); 1611 faire bourse à part (Cotgr.); 1680 vivre sur la bourse d'autrui (Rich.); 1690 bourse commune (Fur.); 1690 sans bourse délier (Fur.), annoncé dès 1160-85 par l'expr. borse deslier ([Chr. de Troyes,] G. d'Angleterre, 1882 dans T.-L.); 1798 tenir le cordon de la bourse (Ac.); b) 1399 « argent donné aux étudiants pour la durée de leurs études » (Lettre de rémission, ex Reg. 154, Chartoph. reg. ch. 644 dans Du Cange, p. 790a); c) 1404 « part financière qui revient à chaque notaire (ou membre d'une même profession) » (N. de Baye, Journ. II, 74 dans Gdf. Compl.) − 1680, Rich.; 2. a) anat. ca 1275 « enveloppe des testicules » (J. de Meung, Rose, éd. F. Lecoy, 7113); av. 1593 (Amyot, Arat., 53 dans Littré); b) 1409 vén. et pêche « filet » (Boucicaut, 1rep., ch. XIII dans Gdf. Compl.); c) 1600 bot. bourse à pasteur (O. de Serres, Théâtre d'Agric., VI, 15 dans Hug.). Du b. lat. byrsa (bursa) « cuir » fin ives. (Tiberius Claudius Donatius dans TLL s.v., 2266, 10) attesté en lat. médiév. au sens de « sac de cuir » (milieu viiies. Vita Eligii dans Mittellat. W. s.v., 1626, 51); « sac destiné à recevoir de l'argent » (viiie-xies. Glossae latino-theodiscae, ibid., 1626, 71); « somme d'argent destinée à couvrir les besoins d'une communauté » (viie-xiiies. Chartae Stiriae, ibid., 1627, 15); « pension, subvention » xiiies. dans Nierm.; terme d'anat. (ca 1210 Richardus Anglicus dans Mittellat. W. s.v., 1627, 30); terme de bot. viiie-xies. (Glossae latino-theodiscae, ibid., 1627, 37); le lat. est lui-même empr. au gr. β υ ́ ρ σ α « peau » (Batrachomyomachie, 127 dans Liddell-Scott).

BOURSE2, subst. fém.

FINANCES
A.− Lieu où des personnes (négociants, agents de changes, courtiers, etc.) s'assemblent périodiquement pour suivre les cours ou pour conclure des transactions sur les valeurs mobilières, industrielles, ou sur les biens de consommation. La Bourse de Paris :
1. L'impulsion était partie de la Bourse de Paris; une fois en marche, la machine administrative alla, courut, vola, roula vers le but indiqué, tant qu'elle trouva des chemins où rouler, mais à la mode des machines, sans rien penser et sans se soucier de rien. Maurras, Kiel et Tanger,1914, p. 128.
1. Emploi abs. La Bourse. De la Bourse à la Madeleine (Flaubert, L'Éducation sentimentale,t. 1,1869, p. 133);la place de la Bourse (R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914,1936, p. 267);le quartier de la Bourse (R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914,1936, p. 304).
2. [La spécification des opérations est indiquée par un compl., prép. de]
Bourse des changes. Lieu où s'effectuent les opérations de conversion des monnaies.
Bourse des marchandises, Bourse de commerce. Endroit où se concluent l'achat, en gros, des produits de base par l'entremise de courtiers :
2. ... les prix sont un des éléments essentiels de la vie économique dans le régime capitaliste. D'où l'importance des grands marchés : bourses de commerce qui fixent le prix des grandes denrées, en particulier d'origine végétale (bourses du blé, fondée dès 1848 à Chicago, du coton à La Nouvelle-Orléans ou à Liverpool, de la laine en Australie ou à Londres, du café au Brésil ou au Havre, du caoutchouc à Singapour ou à Londres, des fleurs en Hollande ou à Grasse); ... J.-A. Lesourd, C. Gérard, Hist. écon., XIXeet XXes., t. 1, 1968, p. 17.
Bourse des valeurs. Lieu où l'on traite des actions, obligations, fonds publics ou rentes de l'État (cf. Barrès, Mes cahiers, t. 6, 1908, p. 305).
Bourse des frets ou d'affrètement. Bourse chargée de servir d'intermédiaire entre les chargeurs et les mariniers (location, prix, etc.) :
3. À part le Stock Exchange ou Bourse des valeurs, la Cité a deux autres Bourses : la Bourse des métaux et le Baltic, qui est la Bourse des frets pour le monde entier (louage par tonnage ou par navire, au temps ou au voyage) et en même temps celle des oléagineux, des résineux, du jute, du chanvre, du lin, des épices. Morand, Londres,1933, p. 296.
3. P. méton.
a) Ensemble des professionnels de la bourse. L'argot de la Bourse (E. et J. de Goncourt, Journal,1857, p. 332).
Rem. On dit aussi, pour cet emploi, gens de Bourse (Zola, L'Œuvre, 1886, p. 359) et, avec des nuances variées, spéculateurs de la Bourse (Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p. 264).
b) Réunion des professionnels de la Bourse. La clôture de la Bourse (Stendhal, Lucien Leuwen,t. 2, 1836, p. 305).La Bourse clôtura en baisse (Druon, Les Grandes familles,t. 2, 1948) :
4. À la charge de l'agent de change, une fièvre insolite agitait les employés derrière les grilles de leur ménagerie. Les téléphones tintaient. On criait des ordres. L'heure de l'ouverture de la Bourse était proche, et la gravité de la situation générale faisait craindre une séance mouvementée. R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914, 1936, p. 381.
c) Opérations ou cours pratiqués durant ces réunions. Hausse, baisse, chute, mouvements, fièvre, réactions de la Bourse. Les cours de la Bourse (Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 1036);coups de Bourse (Péguy, L'Argent,1913, p. 1109);ordres de Bourse (Morand, New-York,1930, p. 141):
5. ... il avait pris l'habitude, après son premier déjeuner, de lire avec soin, dans son journal, la cote de la Bourse, pour suivre les cours. Et le mal était parti de là, la fièvre l'avait brûlé peu à peu, ... Zola, L'Argent,1891, p. 197.
B.− P. ext. [La spécification étant, comme sous A 2, marquée par un compl. avec prép. de] Lieu où sont évaluées, échangées, vendues, diverses choses.
1. [D'ordre matériel] Bourse des timbres, des livres (Du Bos, Journal,1927, p. 192):
6. Peut-être, un jour, verrons-nous une Bourse pour les idées; mais déjà, bonnes ou mauvaises, les idées se cotent, se récoltent, s'importent, se portent, se vendent, se réalisent et rapportent. Balzac, L'Illustre Gaudissart,1834, p. 9.
2. [D'ordre moral, intellectuel ou artistique] Bourse du plaisir, (R. Rolland, Jean-Christophe,La Foire sur la place,1908, p. 723);bourse des valeurs littéraires (R. Rolland, Jean-Christophe,La Foire sur la place,1908, p. 195);bourse des chansons.
C.− P. anal. Bourse du travail. Lieu où se réunissent les syndicats ouvriers afin de se concerter pour la défense de leurs intérêts (situation de l'emploi, mutualité) et l'organisation de leur action revendicative :
7. « Quatuor de congrès. La C.G.T. à Marseille. » Le maire de Marseille ayant interdit de discuter toute question antimilitariste dans la salle de la Bourse du travail, monument municipal, le congrès s'est transporté dans une autre salle. Romains, Les Hommes de bonne volonté,Le 6 octobre, 1932, p. 160.
PRONONC. : [buʀs].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1549 « lieu de réunion des marchands ou spéculateurs » (Edit dans Littré); 1677 bourse de marchands (Miege, The Great French dictionary, London); 2. 1812 « tout ce qui concerne ce lieu » a) « les affaires qui s'y traitent, les gens qui le fréquentent » (V. de Jouy, L'Hermite de la Chaussée d'Antin, t. 2, p. 115); b) « le mouvement des prix » (Id., ibid., p. 374); spéc. cours de la bourse (Id., ibid., p. 170); 1832 jouer à la bourse (Stendhal, Souvenirs d'égotisme, p. 29); 1813 « ensemble des gens qui fréquentent la Bourse » (V. de Jouy, op. cit., t. 4, p. 158); 1823 « réunion de ces gens, durée de leur assemblée » (Stendhal, Racine et Shakespeare, t. 1, p. 37); 3. p. ext. de 1 et 2 1812 « toute organisation qui lui ressemble » (V. de Jouy, op. cit., t. 2, p. 39); av. 1866 « tout lieu où se traitent des affaires commerciales » (Alex. Dum. dans Lar. 19e); 1851 p. anal. Bourse du travail « lieu de réunion des syndicats de travailleurs » (Projet de loi Ducoux d'apr. Dauzat 1968); 1900, 17 juill. (Décret dans Rob.). Orig. obsc.; peut-être ext. de sens de bourse1* d'apr. la loc. fr. monnaie courant en bourse (dès 1339) corresp. au lat. moneta in bursa currens « monnaie qui a cours au moment du payement » (1290 textes brabançons), v. Bl.-W.5. Une autre hyp. est transmise par Mén. 1750 (reprise par Bl.-W.5, Dauzat 1968, EWFS2) : d'apr. Guichardin dans sa Description des Pays-Bas [1567] chapitre Il Ritratto della Borsa d'Anversa, le mot borsa, d'abord appliqué à la bourse de Bruges, devrait son nom à une place où se trouvait la maison, ornée de trois bourses d'une noble famille appelée della Borsa [van Der Burse], lieu de réunion des commerçants de la ville; v. aussi Kluge20, s.v. Börse. L'état actuel de la docum. ne permet pas de trancher.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 2 335. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 051, b) 4 104; xxes. : a) 3 894, b) 1 931.
BBG. − Dauzat Ling. fr. 1946, p. 151. − Hagnauer 1968, p. 71. − Kuhn 1931, p. 89, 151, 152, 164, 233. − Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 190. − Sigurs 1963/64, p. 268. − Tournemille (J.). Au jardin des loc. fr. Vie Lang. 1955, p. 3.

Wiktionnaire

Nom commun

bourse \buʁs\ féminin

  1. Petit sac de peau, d’étoffe, ou d’un tissu quelconque, dans lequel on met l’argent qu’on veut porter sur soi. Les termes de porte-monnaie ou de portefeuille sont plus souvent utilisés.
    • Je ne puis voir un pauvre sans lui donner ma bourse. J’ai doté des orphelines, établi des jeunes gens méritants, nourri des vieillards, fondé des hospices. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
    • Avoir toujours la main à la bourse.
    • Sa bourse est bien plate se dit en parlant d’une Personne qui n’a guère d’argent.
    • Demander la bourse, la bourse ou la vie, Demander à quelqu’un son argent, sa bourse, avec menace de le tuer s’il la refuse.
    • Coupeur de bourses, Filou qui dérobe avec adresse.
    • Couper la bourse.
    • Avoir recours à la bourse de quelqu’un.
    • Ami jusqu’à la bourse. Voyez « ami ».
    • Sa bourse est ouverte à ses amis, Il prête volontiers de l’argent à ses amis lorsqu’ils en ont besoin.
    • Toutes les bourses sont fermées, On ne trouve point d’argent à emprunter.
    • Tenir les cordons de la bourse, Avoir le maniement de l’argent.
    • N’avoir qu’une bourse, ne faire qu’une bourse, faire bourse commune, Faire ses dépenses en commun, en parlant de deux ou de plusieurs personnes.
    • Faire une affaire sans bourse délier, Sans donner d’argent.
    • Donner la bourse à garder au larron, Confier la garde de l’argent, le soin de la dépense à celui dont on aurait dû le plus se méfier.
    • Loger le diable dans sa bourse, N’avoir point d’argent.
    • Ne pas laisser voir le fond de sa bourse, Cacher l’état de ses affaires.
    • Bourse à jetons, bourse destinée à contenir des jetons.
    • Bourse de jetons, bourse pleine de jetons, qui contient des jetons.
    • On se sert ordinairement d’une bourse semblable pour faire la quête dans les églises.
    • La bourse de la quêteuse.
  2. (Familier) (Finance) Réserve ou disponibilités en argent d’une personne.
  3. (Par extension) Argent dont on peut disposer actuellement ou habituellement.
    • Nous avons dit que l’impôt sera odieux, quel qu’en soit le montant, tant qu’il prendra dans la bourse du contribuable, pour ne rien y rapporter. — (François-Vincent Raspail, Organisation ruineuse ou féconde de la dépense, dans Le Réformateur, 5 fév. 1835)
  4. (Figuré) Allocation financière dans un but d’étude, de projets ; pension accordée à un élève ou à un étudiant pour lui permettre de suivre gratuitement les cours d’une école ou d’une université.
    • Bourse d’État, de département, municipale.
    • Bourse d’interne, d’externe, de demi-pensionnaire.
    • Bourse entière, demi- bourse.
    • Bourse de licence, d’agrégation, etc.
    • Bourse de voyage (Somme affectée à des voyages d’études).
    • « Nous avons une dette envers la République, fille de la Révolution. Elle t’a accordé une Bourse : c’est-à-dire qu’elle va te donner gratuitement une instruction solide, qu’elle paiera ta nourriture de midi, et qu’elle te prêtera chaque année tous les livres nécessaires à tes études, jusqu’à ton second baccalauréat. Il faut nous montrer dignes d’une aussi grande générosité, et consentir, sans le moindre regret, le sacrifice de quelques journées de vacances. Nous commencerons les révisions demain matin. » — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, pages 250-251)
  5. (Figuré) Dans les villes de commerce, un édifice, un lieu public où s’assemblent, à certaines heures, les négociants, les banquiers, les agents de change, les courtiers, les ouvriers, etc., pour traiter d’affaires. On le dit souvent, par extension, de la Réunion même des négociants, etc., et du Temps pendant lequel dure leur assemblée.
    • La bourse de Paris, de Lyon, de Rouen, d’Amsterdam, etc.
    • Bourse des grains. — Bourse du Commerce. — Bourse du Travail.
    • Mais il y avait dans presque chaque ville, même peu importante, en province, une petite banque locale dont le propriétaire suivait la Bourse, [...]. — (Jean-Jacques Brochier, Odette Genonceau, J'ai Lu, page 29)
  6. (Absolument) Lieu d'échange de valeurs financières.
    • Gênés par le monopole des agents de change, les coulissiers de la Bourse sont aussi des prolétaires financiers, et parmi eux de rencontre plus d’un socialiste admirateur de Jaurès. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, note de bas de page 67)
    • Il se trouvait ainsi au centre des opérations, à deux pas de la Bourse et des boulevards. […]. Hommes d’affaires, boursicotiers, journalistes, policiers, guitaristes, évoluent dans ces parages, […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 89)
    • Aller à la bourse, fréquenter la bourse.
  7. (Par extension) Marché d’échange de ces valeurs.
    • Dans toutes les Bourses de la terre, ce fut une avalanche de titres que les porteurs voulaient vendre ; les banques suspendirent leurs paiements, les affaires furent paralysées et cessèrent ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 288 de l’éd. de 1921)
    • Tenez, qu’est-ce qui se passe à la Bourse ? Des gens qui n’ont rien prennent le droit d’acheter une marchandise dont ils savent parfaitement que la livraison ne s’accomplira jamais, mais qu’ils revendront avec profit. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 167-168)
    • Affaires de bourse.
    • Bruits, nouvelles de bourse.
    • à l’heure de la bourse.
    • à l’ouverture, à la clôture de la bourse.
    • Le cours de la bourse.
    • La bourse a monté, a baissé.
  8. (Chasse) Longue poche faite de réseau qu’on met à l’entrée d’un terrier pour prendre les lapins qu’on chasse au furet.
  9. (Liturgie) Double carton, couvert d’étoffe, dans lequel on met le corporal qui sert à la messe.
  10. (Botanique) Il s’emploie souvent pour désigner tout ce qui a la forme d’un petit sac : les membranes qui enveloppent les champignons quand ils sont encore jeunes (→ voir volva) ; les bourgeons de certains arbres à fruits ; les capsules des anthères.
    • La bourse est le renflement produit après la chute du fruit. Elle peut porter un bouton à fleur. — (Delahaye Thierry, Vin Pascal, Le pommier, 95 p., page 53, 1997, Actes Sud, Le nom de l'arbre)
  11. (Au pluriel) Scrotum.
    • Il aimait son odeur, […] et s’avançait les mains enfoncées dans ses fouillouses, chatouillant au travers du tissu l’étui tendu de ses bourses testiculaires. — (Jean Vautrin, Symphonie-Grabuge, Grasset, 1994)
    • Je serai alors éventré tout vivant, le vit et les bourses coupés, puis tiré à quatre chevaux, pendu, dépendu, et mes quatre membres coupés, ainsi que ma tête. — (Robert Merle, Fortune de France, XI., 1977)
  12. (Au pluriel) Nom de certains petits sacs ou poches membraneuses de l’organisme.

Forme de verbe

bourse \buʁs\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de bourser.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de bourser.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de bourser.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de bourser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de bourser.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BOURSE. n. f.
Petit sac de peau, d'étoffe, ou d'un tissu quelconque, dans lequel on met l'argent qu'on veut porter sur soi. Vider sa bourse. Mettre la main à la bourse. Avoir toujours la main à la bourse. Fam., Sa bourse est bien plate se dit en parlant d'une Personne qui n'a guère d'argent. Demander la bourse, la bourse ou la vie, Demander à quelqu'un son argent, sa bourse, avec menace de le tuer s'il la refuse. Coupeur de bourses, Filou qui dérobe avec adresse. On dit quelquefois dans un sens analogue Couper la bourse. Dans plusieurs phrases, il se dit, par extension, de l'Argent dont on veut disposer actuellement ou habituellement. Avoir recours à la bourse de quelqu'un. Ami jusqu'à la bourse. Voyez AMI. Fig., Sa bourse est ouverte à ses amis, Il prête volontiers de l'argent à ses amis lorsqu'ils en ont besoin. Toutes les bourses sont fermées, On ne trouve point d'argent à emprunter. Fig. et fam., Tenir les cordons de la bourse, Avoir le maniement de l'argent. Fig., N'avoir qu'une bourse, ne faire qu'une bourse, faire bourse commune, Faire ses dépenses en commun, en parlant de deux ou de plusieurs personnes. Fam., Faire une affaire sans bourse délier, Sans donner d'argent. Fam., Donner la bourse à garder au larron, Confier la garde de l'argent, le soin de la dépense à celui dont on aurait dû le plus se méfier. Fig. et fam., Loger le diable dans sa bourse, N'avoir point d'argent. Fig. et fam., Ne pas laisser voir le fond de sa bourse, Cacher l'état de ses affaires. Bourse à jetons, Bourse destinée à contenir des jetons. Bourse de jetons, Bourse pleine de jetons, qui contient des jetons. On se sert ordinairement d'une bourse semblable pour faire la quête dans les églises. La bourse de la quêteuse.

BOURSE se dit aussi figurément d'une Pension accordée à un élève ou à un étudiant pour lui permettre de suivre gratuitement les cours d'une école ou d'une université. Bourse d'État. Bourse de département. Bourse municipale. Bourse d'interne. Bourse de demi-pensionnaire. Bourse d'externe. Bourse entière. Demi-bourse. Bourse de licence. Bourse d'agrégation, etc. Bourse de voyage, Somme affectée à des voyages d'études. Il signifie encore figurément, dans les villes de commerce, un Édifice, un lieu public où s'assemblent, à de certaines heures, les négociants, les banquiers, les agents de change, les courtiers, les ouvriers, etc., pour traiter d'affaires. On le dit souvent, par extension, de la Réunion même des négociants, etc., et du Temps pendant lequel dure leur assemblée. La Bourse de Paris, de Lyon, de Rouen, d'Amsterdam, etc. Bourse des grains. Bourse du Commerce. Bourse du Travail. Aller à la Bourse. Fréquenter la Bourse. Affaires de Bourse. Bruits, nouvelles de Bourse. À l'heure de la Bourse. À l'ouverture, à la clôture de la Bourse. Pendant la Bourse. Le cours de la Bourse. La Bourse a monté, a baissé. En termes de Chasse, il se dit d'une Longue poche faite de réseau qu'on met à l'entrée d'un terrier pour prendre les lapins qu'on chasse au furet. En termes de Liturgie, il se dit d'un Double carton, couvert d'étoffe, dans lequel on met le corporal qui sert à la messe. En termes de Botanique, il s'emploie souvent pour désigner Tout ce qui a la forme d'un petit sac : les Membranes qui enveloppent les champignons quand ils sont encore jeunes (voyez VOLVA); les Bourgeons de certains arbres à fruits; les Capsules des anthères. En termes d'Anatomie,

BOURSES, au pluriel, est le Nom vulgaire du scrotum et désigne aussi certains petits sacs ou poches membraneuses de l'organisme. Bourses séreuses, muqueuses. Bourses synoviales.

Littré (1872-1877)

BOURSE (bour-s') s. f.
  • 1Petit sac dans lequel on met son argent de poche. Une bourse pleine d'or. On lui a volé sa bourse.

    Sa bourse est bien plate, il n'a guère d'argent.

    Demander la bourse ou la vie, se dit d'un voleur qui menace de tuer si on ne lui livre pas la bourse.

    Fig. Se laisser couper la bourse, donner son argent trop facilement.

    Coupeur de bourse, voleur, ainsi dit, parce qu'autrefois les bourses étaient attachées avec des cordons que les voleurs coupaient.

  • 2Toute espèce de petit sac comparé à une bourse. Bourse à jetons. Bourse de jetons. Bourse de quêteuse, petit sac dans lequel une dame qui quête reçoit l'argent qu'on lui donne.

    Sac de cuir que l'on met de chaque côté de la selle. On dit aujourd'hui sacoche.

  • 3 Fig. Argent. Disposez de ma bourse. Il y pourvut de sa bourse. M. le Tellier a ouvert sa bourse à Bagnols, Sévigné, 235. La bourse de César fit plus que sa harangue, Corneille, Pompée, I, 1. Les rois ne pouvant fouiller dans la bourse de leurs sujets mettaient à la torture les Juifs, Montesquieu, Esp. XXI, 20.

    Toutes les bourses lui sont fermées, il n'a plus personne à qui recourir.

    Avoir la bourse, tenir la bourse, les cordons de la bourse, avoir le maniement de l'argent.

    Familièrement. Faire une affaire sans bourse délier, sans rien dépenser. Le domaine, ayant fait mettre en prison les pères de famille, avait acheté leurs meilleures possessions sans bourse délier, Voltaire, L'Hom. aux 40 écus, audience.

    Ne pas laisser voir le fond de sa bourse, ne pas montrer l'état de ses affaires.

    Familièrement. Faire bon marché de sa bourse, se vanter qu'on a payé une chose moins qu'elle n'a coûté réellement.

    Donner la bourse à garder au larron, remettre une chose à celui qui méritait le moins la confiance. Dans le même sens : au plus larron la bourse.

    Loger le diable dans sa bourse, n'avoir point d'argent. Un homme n'ayant plus ni crédit ni ressource Et logeant le diable en sa bourse, C'est-à-dire n'y logeant rien, La Fontaine, Fabl. IX, 16.

  • 4Masse de deniers que les membres d'un même corps mettent en commun, pour subvenir aux charges de la société.

    Faire bourse commune, n'avoir ou ne faire qu'une bourse, faire toutes les dépenses en commun. Les disciples de Pythagore ne faisaient qu'une même bourse, Fénelon, Pythag.

    Société, entre plusieurs personnes de même profession, pour partager également les profits et les pertes.

    Masse de deniers formée par ceux qui tiraient à la milice, pour fournir un remplaçant à celui que le sort désignait.

  • 5Pension gratuite accordée à un élève. Une bourse entière, remise de la totalité des frais de la pension ; une demi-bourse, remise de la moitié ; un quart de bourse, remise du quart ; trois quarts de bourse, remise des trois quarts. Des places gratuites qu'on appelle en France des bourses, Rousseau, Pol. IV.
  • 6Somme évaluée dans le levant à 500 piastres, ou 1781 fr. 28 c. de notre monnaie. Ce cinquième sera pris dans les bourses que Mustapha sera obligé de vous payer, Voltaire, Lett. à Cather. 114.
  • 7Dans les villes de commerce, bourse de commerce ou, simplement, bourse, lieu où s'assemblent les personnes qui se livrent au commerce ; lieu de réunion pour les négociants, agents de change, courtiers ; et le temps que dure cette réunion ; marché public où se négocient les effets publics, lettres de change, actions. Aller à la bourse. Affaires, bruits de bourse. Arrêt du Conseil portant établissement d'une bourse dans la ville de Paris, pour les négociations des lettres de change, billets au porteur et à ordre, et autres papiers commerçables, Arrêt du 24 sept. 1724. D'un côté [à Alexandrie] la bourse et l'allée du change, de l'autre la société royale et le muséum, Voltaire, Phil. V, 354.

    Le cours de la bourse, le cours des effets publics. Qu'a fait la bourse ? la bourse a monté, a baissé.

    Les spéculateurs. Il a pris l'esprit de la bourse.

    Bourse des marchands ou bourse commune, bourse et convention des marchands, juridiction qui connaissait des affaires entre commerçants pour fait de commerce.

  • 8Petit sac de taffetas noir où les hommes renfermaient autrefois leurs cheveux rassemblés en forme de queue.
  • 9Petit sac où l'on met une montre. Un chaudron ébréché, la bourse d'une montre, Régnier, Sat. X.
  • 10 Terme d'église. Double carton dans lequel on met les corporaux qui servent à la messe.
  • 11 Terme de chasse. Poche placée à l'entrée d'un terrier pour prendre des lapins qu'on chasse au furet.
  • 12 Terme de jardinage. Point de la lambourde où sont attachés les fleurs et les fruits du poirier et du pommier ; petit corps charnu, tendre, tronqué, ayant plusieurs yeux à sa circonférence.
  • 13 Terme de botanique. Membrane qui enveloppe les champignons.

    Bourse, bourse-à-pasteur, noms vulgaires de la capselle bourse de pasteur (capsella bursa pastoris, L.), appelée aussi bourse de berger et tabouret.

  • 14 Terme d'anatomie. Bourses muqueuses, petits sacs membraneux qui sont de la nature des membranes séreuses ou des synoviales, et qui servent à faciliter les mouvements de certaines parties.

    Bourses synoviales, petites ampoules contenant de la synovie, placées sur le trajet de certains tendons pour en faciliter les mouvements.

    S. f. plur. Les bourses, la peau qui enveloppe les testicules.

  • 15 Terme de fauconnerie. La gorge de l'oiseau.

HISTORIQUE

XIIe s. [Je] Copoie borses et gueilles bien fermées, li Charois de Nymes, 1222. Maiz quant chascun meigne [moine] fet borse, Li comuns bien tant en reborse, Roman de Rou, 10679.

XIIIe s. Avarice en sa main tenoit Une borse qu'el reponnoit, Et la nooit si durement, Que demorast moult longuement Ainçois qu'el en peüst riens traire, la Rose, 227. Et porce que li heritages li descendi du lignage, il le requeroit à avoir par le [la] borse, comme plus prochains, Beaumanoir, XLIV, 2. Se execuiteres vendoit heritage par le [la] vertu du testament, li parent du mort le poent rescorre par le [la] bourse, comme se cil l'eust vendu qui fist le testament, Beaumanoir, XII, 38.

XIVe s. Une bourse à pelles [perles] broudée, De Laborde, Émaux, p. 171. Pour une bourse de cerf à mectre les clefs de l'ostel de Neelle, De Laborde, ib. Pour broder, faire et estoffer la bourse au scel du secret du roy, De Laborde, ib. Et on voit qu'uns larrons qui se met à l'embler, Il n'aconte noient [ne se fait pas scrupule] d'une bourse à couper, Baud. de Seb. VI, 263.

XVe s. Ils estoient si bien d'accord, que tous metoient la main à la bourse, quand il besognoit, Froissart, II, II, 121. Priez, galans joyeulx en compaignie, Qui despendre desirez à largesse ; Guerre vous tient la bourse degarnie, Orléans, Ball. 117. Le dict de Pavilly, qui tendoit fort au profict de sa bourse, Juvénal Des Ursins, Charles VI, 1413.

XVIe s. La bourse des genitoires [le scrotum], Montaigne, I, 111. Une bourse d'escus, Montaigne, I, 115. Ils luy offrirent de souldoyer, chascun sur sa bourse, un homme d'armes, Montaigne, III, 175. Venir entre la bourse et les deniers [entre l'achat et le versement du prix], Loysel, 431. En une hostie [victime] qui fut immolée, il se trouva deux bourses du fiel enveloppées d'une seule taye, Amyot, Arat. 53. C'est un but où tirent les couppebourses, les larrons domestiques, et les calumniateurs, Amyot, Comment nourrir les enfants, 13. Amy, je n'ai point d'argent en ma bourse, Amyot, De la mauv. honte, 13. La bource des testicules, Paré, XX bis, 24. Bource-à-pasteur est herbe peu delicate, car sans nul soin elle s'engeance partout, jusques sur les murailles, De Serres, 611. Rets, panneaux, toiles, bources, cordages, espieux, De Serres, 993. Ouvre ta bourse, j'ouvrirai ma bouche, Génin, Recréat. t. II, p. 246. Trop tost d'edifier se haste qui faict palais à bourse plate, Génin, ib. p. 251. À bourse de joueurs, de plaideurs et de gourmands, ils ne faut point de ferrements, Leroux de Lincy, t. II, p. 120. Assez trouverez amis de bouche, mais bien peu sont amis de bource, Leroux de Lincy, ib. p. 242. Petit gain emplit la bourse. - Qui n'a argent en bourse ait du moins du miel en bouche. - Selon ta bourse gouverne ta bouche, Cotgrave La principale cause de quoi provient de ce qu'il n'y a pas de lieu qu'on appelle change, estrade ou bourse, où les marchands, facteurs ou trafiqueurs puissent convenir, pour respondre et rendre raison les uns aux autres de leurs trafics et faire leurs entreprises…, Édit de juillet 1549.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

BOURSE. Ajoutez : - REM. Le nom de bourse ne lui est pas venu [à l'édifice ainsi appelé], comme on pourrait le croire, de la nature des affaires qui s'y traitent, mais de ce que ces réunions de marchands, dont on attribue l'invention aux habitants de Bruges, eurent lieu d'abord dans cette ville devant la maison d'une famille dont le nom était Van der Bourse, Boutard, Dict. des arts du dessin, Bourse.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

BOURSE, en terme de Boursiers, dont ils tirent leur nom, est une espece de petit sac portatif, fermé par des cordons, & propre à recevoir tout ce qu’on veut y mettre. Il y a des bourses à cheveux, à jettons, &c. Voyez ces mots.

Bourse à cheveux, terme de Boursier & autres, c’est un petit sac de taffetas noir, environ de huit pouces en quarré au-haut & en-dessus duquel est attaché un ruban fort large, noir & plié en rose. Ce sac est fermé de deux côtés, & est ouvert par en-haut. Il y a un faux ourlet à chaque bord, dans lesquels passent des cordons qui le font ouvrir ou fermer. Les hommes s’en servent pour mettre leurs cheveux par derriere. Les Marchands de modes en font peu, mais ils les font faire par des ouvriers.

Bourse à jettons, les Boursiers appellent de ce nom un sac de cuir, de velours, &c. qui se ferme avec des cordons qui traversent les quarrés en sens contraires. Il y a des bourses à dix, douze quarrés plus ou moins, c’est-à-dire, à dix ou douze plis.

Bourse, en Anatomie, se dit de deux sacs formés par le darthos & le scrotum, qui enveloppent les testicules comme dans une bourse. Voyez Darthos & Scrotum. (L)

Bourse, (Commerce.) en terme de Négocians, est un endroit public dans la plûpart des grandes villes, où les Banquiers, Négocians, Agens, Courtiers, Interpretes, & autres personnes intéressées dans le commerce, s’assemblent en certains jours, & à une heure marquée, pour traiter ensemble d’affaires de commerce, de change, de remises, de payemens, d’assurances, de fret, & d’autres choses de cette nature, qui regardent les intérêts de leur commerce, tant sur terre que sur mer.

Bruges en Flandre a été la premiere ville où l’on se soit servi du mot de bourse, pour désigner le lieu où les Marchands tenoient leurs assemblées, à cause que les Marchands de cette ville s’assembloient dans une place vis-à-vis d’une maison qui appartenoit à la famille de Vander bourse.

En Flandre, en Hollande, & dans plusieurs villes de la France, on appelle ces endroits bourses ; à Paris & à Lion, places de change ; & dans les villes libres & anséatiques du Nord, colléges des Marchands.

Ces assemblées se tiennent avec tant d’exactitude, & il est si nécessaire aux négocians de s’y trouver, que la seule absence d’un homme le fait quelquefois soupçonner d’avoir manqué ou fait banqueroute. Voyez Banqueroute & Faillite.

Les bourses les plus célebres de l’Europe sont, celle d’Amsterdam, & celle de Londres, que la reine Elisabeth fit appeller le change royal, nom qu’elle a retenu depuis. V. en la description à l’article Change royal.

La bourse d’Anvers n’étoit guere inférieure à celles de Londres & d’Amsterdam, avant le déclin du commerce de cette ville.

Dans le tems même des anciens Romains, il y avoit des lieux où les commerçans s’assembloient dans les villes les plus considérables de l’empire. La bourse que quelques-uns prétendent avoir été bâtie à Rome, l’an 259 après la fondation de cette ville, c’est-à-dire 493 ans avant la naissance de Jesus-Christ, sous le consulat d’Appius Claudius, & de Publius Servilius, fut nommée Collegium mercatorum ; on prétend qu’il en reste encore quelque chose, que les Romains modernes appellent loggia, la loge, & qu’ils nomment aujourd’hui la place de S. George. Voyez Collége.

C’est sur l’autorité de Tite-Live qu’on fonde cette opinion d’une bourse dans l’ancienne Rome ; voici ce que dit cet auteur : {{lang|la|Certamen consulibus inciderat uter dedicaret Mercurü œdem. Senatus à se rem ad populum rejecit : utri corum dedicatio jussu populi data esset, eum prœesse annonœ, mercatorum collegium instituere jussit. lib. II. Mais il est à remarquer que dans la pureté de la langue Latine, collegium ne signifioit jamais un édifice fait pour une société de gens ; desorte que collegium mercatorum instituere, ne peut pas se rendre par bâtir une place de change ou un collége pour les négocians. Le sens de cette expression est que les négocians furent incorporés & formés en compagnie : & comme Mercure étoit le Dieu du commerce, cette œdes Mercurü semble avoir été le lieu destiné aux dévotions de cette compagnie de commerçans.

La bourse des marchands de Toulouse fut établie par Henri II. en 1549, à l’incitation des juges conservateurs des priviléges des foires de Lyon.

L’édit d’érection confirmé par lettres patentes du roi en 1551, permet aux marchands de cette ville d’élire & de faire chaque année un prieur & deux consuls d’entre eux pour connoître & décider en premiere instance de tous & chacuns les procès & différens qui pour raison de marchandises, assûrances, &c. seroient mûs & intentés entre marchands & trafiquans à Toulouse, & par appel au parlement de ladite ville ; leur permettant d’acheter ou construire un bâtiment pour y tenir la jurisdiction & les assemblées de ladite bourse commune.

Les marchands qu’il est permis aux prieur & consuls de choisir & de s’associer pour assister aux jugemens de la bourse, s’appellent juges-conseillers de la retenue, & sont au nombre de soixante. Voyez Juges de la retenue.

La bourse de Roüen, ou, comme on l’appelle, la convention de Roüen, est de quelques années plus moderne que celle de Toulouse, n’étant que de l’année 1566, sous le regne de Charles IX : pour le reste elle lui est à-peu-près semblable.

La plus nouvelle de toutes les bourses consulaires est celle de Montpellier, érigée en 1691 par Louis XIV. pour les marchands de cette ville, & dont la jurisdiction s’étend dans les dioceses de Montpellier, Nîmes, Usès, Viviers, le Puy, Mende, Lodève, Agde, Besiers, Narbonne, & Saint-Pons. Ses officiers sont un prieur, deux juges-consuls, un syndic, & un certain nombre de bourgeois pour assister avec eux aux jugemens.

A Bourdeaux, les consuls sont appellés juges-consuls de la bourse commune des marchands. Voyez Consuls.

Jusqu’en 1724, le lieu d’assemblée où les marchands, banquiers, négocians, & agens de change de Paris s’assembloient pour traiter de leur commerce, étoit situé dans la grande cour du Palais, au-dessous de la gallerie Dauphine, du côté de la Conciergerie ; & on l’appelloit la place du Change. Mais alors on choisit l’hôtel de Nevers, rue Vivienne ; & aux bâtimens qui y étoient déjà, on en ajoûta de nouveaux pour la commodité des négocians, banquiers, &c. & c’est ce qu’on nomme aujourd’hui à Paris la bourse. On peut en voir les principaux reglemens dans l’arrêt du conseil du 24 Septembre 1724, & dans le dictionnaire du Commerce de Savary, tom. I. pag. 1080. & suiv.

La bourse d’Amsterdam est un grand bâtiment de brique & de pierres de taille, qui a 230 piés de long sur 130 de large, & autour duquel regne un peristyle, au-dessus duquel est une galerie de vingt piés de largeur. Les piliers du peristyle sont au nombre de quarante-six, tous numerotés depuis un jusqu’à quarante-six, pour distinguer les places où se tiennent les marchands, & aider à les trouver aux personnes qui ont affaire avec eux ; ce qui sans cela seroit fort difficile, puisque ce bâtiment peut contenir jusqu’à 4500 personnes. La bourse est ouverte tous les jours ouvrables depuis midi jusqu’à une heure & demie ou deux heures ; on en annonce l’ouverture par le son d’une cloche. A midi & demi on en ferme les portes ; on y peut néanmoins entrer jusqu’à une heure en payant un certain droit à un commis établi pour le recevoir.

Outre cette bourse, il y en a encore une dans la même ville, qu’on appelle la bourse aux grains. C’est une halle spatieuse où les marchands de grains, facteurs, &c. s’assemblent tous les lundis, mercredis, & vendredis, depuis dix heures du matin jusqu’à midi, & vendent ou achetent des grains sous montre. Il y a aussi à Rotterdam une bourse très-belle, & qui fait un des principaux ornemens de cette ville, quoique moins grande & moins spatieuse que celle d’Amsterdam.

Bourse a encore, dans le Commerce, plusieurs significations, dont voici les principales.

Il se dit de ceux qui ont beaucoup d’argent comptant, qu’ils font valoir sur la place en escomptant des lettres & billets de change : ainsi on dit, ce marchand est une des meilleures bourses de Paris.

Bourse commune est proprement une société qui se fait entre deux ou plusieurs personnes de même profession, pour partager par égale portion les profits, ou supporter les pertes qui peuvent arriver dans leur trafic. On dit quelquefois tenir la bourse, pour tenir la caisse. Voyez Caisse.

Bourse commune s’entend aussi de ce qui provient des droits de réception, soit à l’apprentissage, soit à la maîtrise, dans les corps des marchands & les communautés des Arts & Métiers ; ce qui compose un fonds qui ne peut être employé que pour les besoins & affaires communes. Ce sont ordinairement les maîtres & gardes & jurés quî sont chargés de la perception de ces deniers, dont ils rendent compte au sortir de leur charge.

Bourse se dit encore de l’argent ou bien de quelqu’un. Avoir la bourse, manier la bourse ; c’est faire la dépense. Mettre la main à la bourse, c’est dépenser. Faire une affaire sans bourse délier, c’est faire un troc de marchandises, un accommodement but à but, & sans être obligé de donner de l’argent de part ni d’autre. (G)

Bourse, (Hist. mod.) maniere de compter, ou espece de monnoie de compte fort usitée dans le Levant, singulierement à Constantinople. Voyez Monnoie de compte.

La bourse est une somme de cent vingt livres sterlins, ou de cinq cents écus. Ce terme vient de ce que le thresor du grand-seigneur est gardé dans le serrail dans des bourses de cuir, qui contiennent chacune cette somme.

Cette maniere de compter des Turcs leur vient des Grecs, qui l’avoient prise des Romains, dont les empereurs la firent passer à Constantinople ; comme il paroît par la lettre de Constantin à Cécilien, évêque de Carthage, citée par Eusebe & Nicéphore, où on lit ce qui suit : « Ayant résolu de donner quelques secours en argent aux ministres de la religion Catholique en Afrique, dans les provinces de Numidie & de Mauritanie ; j’ai écrit à Vesus, notre thresorier général en Afrique, & lui ai donné ordre de vous délivrer trois mille folles », c’est-à-dire bourses : car, comme le remarque M. de Fleury, ce que nous appellons bourse, les Latins l’appellent follis, par où ils entendent une somme de deux cents cinquante deniers d’argent, ce qui revient à cinq cents livres de notre monnoie.

La bourse d’or chez les Turcs est de quinze mille sequins, ou de trois mille écus ; & ce sont celles que les sultans généreux distribuent à leurs favoris & aux sultanes.

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Étymologie de « bourse »

Bourguig. et Berry, borse ; provenç. borsa ; espagn. bolsa ; ital. borsa ; du latin byrsa, du grec βύρσα, bourse.

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Du latin bursa (« cuir »), issu du grec ancien βύρσα, búrsa (« peau, outre »).
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Phonétique du mot « bourse »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
bourse burs

Évolution historique de l’usage du mot « bourse »

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Citations contenant le mot « bourse »

  • https://www.capital.fr/entreprises-marches/cac-40-un-optimisme-excessif-sur-leconomie-le-conseil-bourse-du-jour-1373553 Capital.fr, CAC 40, un optimisme excessif sur l’économie : le conseil Bourse du jour - Capital.fr
  • https://www.capital.fr/entreprises-marches/cac-40-dow-jones-apres-sa-remontada-la-bourse-risque-une-berezina-1372531 Capital.fr, CAC 40, Dow Jones... “après sa remontada, la Bourse risque une bérézina !” - Capital.fr
  • Quand la bourse se rétrécit, la conscience s'élargit. Noël Du Fail seigneur de La Hérissaye, Contes et discours d'Eutrapel
  • Gouverne ta bouche selon ta bourse. De Proverbe français
  • La bourse ou les bourses mènent le monde. De José Artur
  • Un castrat qui reçoit une bourse, c’est du gaspillage. De José Artur
  • Avec une bourse au cou, personne ne peut être pendu. De Proverbe russe
  • Qui vole ma bourse vole une chose sans valeur. De William Shakespeare / Othello
  • Quand la bourse se rétrécit, la conscience s'élargit. De Noël du Fail / Contes et discours d'Eutrapel
  • Le plus lourd bagage pour un voyageur, c’est une bourse vide. De Proverbe allemand
  • Portez votre main rapidement à votre chapeau et lentement à votre bourse. De Proverbe danois
  • Nous ne faisons plus facilement cadeau de notre coeur que de notre bourse. De Anton Tchekhov
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  • Bourse Direct se réserve le droit de refuser de façon discrétionnaire une adhésion au contrat Bourse Direct Horizon et de refuser ou d’exclure définitivement de la participation à cette opération toute personne qui ne respecterait pas les conditions de l’offre. Bourse Direct se réserve le droit d’interrompre ou de modifier l’offre à tout moment moyennant une information préalable sur son site www.boursedirect.fr. Offre non cumulable avec une autre offre en cours. Bourse Direct, Une semaine de Bourse - Le CAC 40 termine la semaine dans le rouge
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  • https://www.capital.fr/entreprises-marches/lor-a-lassaut-de-son-record-historique-le-conseil-bourse-du-jour-1373827 Capital.fr, L’or à l’assaut de son record historique ? Le conseil Bourse du jour - Capital.fr
  • Début mai, nous avions annoncé dans ces lignes la fin du rebond technique. Le CAC 40 a bien eu un moment de faiblesse jusqu'à la mi-mai ; il a coté 4.278 points le 14 mai, soit une baisse de près de 9% sur le cours de fin avril. Mais depuis cette date, le CAC 40 a repris en ligne droite, sans aucune consolidation, 16% en 13 séances de bourse ! L'indice a donc franchi en fanfare la moyenne mobile 3 mois, et vise désormais la moyenne mobile un an. Nous n'attendions pas un tel mouvement aussi tôt : la Bourse nous rend modeste. Mais elle ne doit pas nous empêcher de raisonner. Boursorama, La Bourse nous rend modeste - Boursorama
  • Les bourses seraient-elles à côté de la plaque. Depuis leur grande dégringolade de mars, elles récupèrent à vitesse grand V le terrain perdu, semblant vouloir effacer l'épisode Covid. Le Standard and Poors n'est plus qu'à 10% de ses records de février et a déjà récupéré deux tiers du chemin perdu en mars. La récupération est moins marquée en Europe et notamment en France, mais elle dissone avec les perspectives toujours plus noires de croissance et d'emploi. Les bourses semblent ainsi jouer la partition du retour du business as ususal, ignorant que du côté de l'économie réelle les signaux négatifs n'ont cessé de s'accumuler, et que le gouffre dans lequel est absorbé l'économie réelle laissera des traces de nombreuses années. Ce divorce récurrent entre économie réelle et finance doit-il nous préoccuper ? La Tribune, L'économie plonge, la bourse remonte : explication
  • https://www.capital.fr/entreprises-marches/cac-40-premiere-alerte-baissiere-le-conseil-bourse-du-jour-1372229 Capital.fr, CAC 40, première alerte baissière ! : le conseil Bourse du jour - Capital.fr
  • https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-actions-americaines-risquent-de-lourdement-rechuter-le-conseil-bourse-du-jour-1371599 Capital.fr, Les actions américaines risquent de lourdement rechuter : le conseil Bourse du jour - Capital.fr
  • https://www.capital.fr/entreprises-marches/en-cas-de-nouveau-krach-en-bourse-la-bce-pourrait-acheter-des-actions-1372022 Capital.fr, "En cas de nouveau krach en Bourse, la BCE pourrait acheter des actions" - Capital.fr
  • "La confirmation d'un biais accommodant sur la durée ne devrait pas constituer une surprise quelconque pour les opérateurs de marché mais elle devrait toutefois servir de moteur supplémentaire à la hausse des bourses à court et à moyen terme", indique M. Dembik. Boursorama, La Bourse de Paris devrait marquer une pause à l'ouverture - Boursorama
  • Est-il possible de débuter en bourse avec un budget de 5000 euros ? Vous vous êtes peut-être déjà posé la question. On vous répond. Mieux Vivre Votre Argent, Bourse : que faire avec un budget de 5 000 euros ?
  • Les valeurs du tourisme et des loisirs, portés par Pierre & Vacances, Accord, Trigano, Beneteau ou Catana Group subissent encore les soubresauts du confinement imposé par l’épidémie du covid-19. Comment se positionner en bourse sur ses valeurs « vacances » ? Conseils.  Mieux Vivre Votre Argent, Bourse : des valeurs vacances à la recherche d’un nouveau souffle

Images d'illustration du mot « bourse »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « bourse »

Langue Traduction
Anglais scholarship
Espagnol beca
Italien borsa di studio
Allemand börse
Portugais bolsa
Source : Google Translate API

Synonymes de « bourse »

Source : synonymes de bourse sur lebonsynonyme.fr

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