La langue française

Banqueroute

Définitions du mot « banqueroute »

Trésor de la Langue Française informatisé

BANQUEROUTE, subst. fém.

A.− Impossibilité déclarée de faire face à ses engagements et de payer ce qu'on doit.
1. [En parlant d'un particulier] Faillite.
Spéc., DR. Faillite aggravée par certaines circonstances qui en font un crime ou un délit. Faire banqueroute; il a fait une banqueroute d'un million (Ac. 1835-1932); banqueroute honteuse :
1. Pour des pots-de-vin insignifiants, des bakhchich illusoires, vous obtenez des effets immenses. Jamais l'idée d'une grande banqueroute, d'un krach colossal, que parfois je redoute, quand je vois les proportions énormes où l'affaire est lancée, jamais, dis-je, aucune inquiétude de ce genre ne leur vient à l'esprit. Renan, Drames philos.,Le Jour de l'an, 1886, p. 701.
Rem. Banqueroute/faillite. ,,L'un et l'autre termes signifient la cessation ou l'abandon de commerce et de payement; mais banqueroute marque proprement l'effet de l'insolvabilité, et le second, l'acte qui déclare l'insolvabilité ou la cessation. Faire banqueroute, c'est fermer boutique, disparaître du commerce, y renoncer de gré ou de force. Faire faillite, c'est manquer de payer aux échéances, se déclarer hors d'état de payer, et demander du temps. La banqueroute exprime littéralement la cessation de commerce, la faillite, la chute du commerce`` (Guizot 1864). À une époque plus récente, sauf lorsqu'il est fait réf. à des concepts jur., faillite et banqueroute sont synon. (cf. Zola, Au Bonheur des dames, 1883, p. 538).
DR. COMM. et PÉNAL
a) Banqueroute simple. Faillite accompagnée de fautes ou de graves négligences commises sans intention frauduleuse, et constituant un délit :
2. − Oh! dit le petit Molineux, les créances sont en règle, tout est vérifié. Les créanciers sont sérieux et légitimes! Mais la loi, monsieur, la loi! Les dépenses du failli sont en disproportion avec sa fortune... Il constate que le bal... − Auquel vous avez assisté, dit Pillerault en l'interrompant. − A coûté près de soixante mille francs, ou que cette somme a été dépensée en cette occasion, l'actif du failli n'allait pas alors à plus de cent et quelques mille francs... Il y a lieu de déférer le failli au juge extraordinaire sous l'inculpation de banqueroute simple. Balzac, César Birotteau,1837, p. 372.
b) Banqueroute frauduleuse. Crime consistant dans la faillite accompagnée de certaines manœuvres telles que soustraction de livres, dissimulation d'une partie de l'actif, reconnaissance de dettes supposées, etc. :
3. Moi qui me ruine en achat de maisons à La Chapelle! Que vais-je faire de ces maisons, nids à rats, de ces masures infectes, payées dix fois leur prix? Et aux échéances du 15, comment faire honneur aux valeurs contractées pour payer ces maisons? À chaque bout de mes pensées, l'abîme de la banqueroute; et banqueroute frauduleuse, avec jugement, affiches, exposition; banqueroute avec la marque. On ne marque plus : c'est vrai! Je ne serai pas marqué! Gozlan, Le Notaire de Chantilly,1836, p. 249.
P. ext., fam. Faire banqueroute à qqn. Le frustrer en tout ou partie de ce qu'on lui doit. Faire banqueroute de. Se déclarer incapable de payer telle dette ou portion de dette :
4. Si donc ces 200 fr, au lieu d'être prélevés sur le produit brut pour rentrer dans l'épargne et s'y capitaliser, passent dans la consommation, il y a déficit annuel de 200 fr sur l'actif du ménage, tellement qu'au bout de quarante ans, ces bonnes gens, qui ne se doutent de rien, ont mangé leur avoir et se sont fait banqueroute. Ce résultat paraît bouffon : c'est une triste réalité. Proudhon, Qu'est-ce que la propriété?1840, p. 264.
2. [En parlant de l'État] Cessation explicite ou implicite du paiement de la dette publique. Banqueroute hideuse, partielle, totale; banqueroute d'État (Barr. 1967) :
5. Les réductions de rentes et de pensions, réductions si nécessaires, auxquelles Terray procéda sous Maupeou, furent appelées banqueroute; ... Bainville, Histoire de France,t. 1, 1924, p. 306.
B.− Au fig.
1. Débâcle, échec. Banqueroute philosophique, politique, sentimentale, sociale :
6. Il n'empêche que si la banqueroute de la Société des Nations décourage les peuples de la reconstruire, en tenant compte des erreurs commises, ne parlons plus de la dernière guerre, ni de l'avant-dernière, ni de celle qui viendra après celle-ci : ... Mauriac, Journal 3,1940, p. 285.
2. Fam. ou littér. Manque de parole, violation d'un engagement; ,,suppression injuste ou désagréable d'un avantage quelconque`` (Lar. 19e, Nouv. Lar. ill.). Faire banqueroute à qqn. Faire banqueroute à l'honneur. ,,Manquer à l'honneur, agir contre son devoir`` (Ac. 1798-1932) :
7. ... pas de galets (...) pas de coquillages non plus (...) mon Toto. Depuis Ostende le sable de la mer te fait banqueroute. Hugo, France et Belgique,1885, p. 136.
PRONONC. : [bɑ ̃kʀut]. Durée mi-longue pour la 1resyll. dans Passy 1914 et Barbeau-Rodhe 1930. (Pour une durée longue, cf. Fér. Crit. t. 1 1787).
ÉTYMOL. ET HIST. − 1466 fin. (H. Baude, Poésies, 37, Quicherat d'apr. Delboulle, R. Hist. litt. Fr., t. 4, p. 134 : Je feroy donc ... quoy? − Bancqueroute); av. 1519 fig. bancque rotte (Corresp. de Maximilien Ieret de Marg. d'Autr., II, 256 dans Gdf. Compl. : A quoy, Monseigneur, vous supplie vouloir remedier, ou il me conviendra faire bancque rotte). Empr. à l'ital. bancarotta littéralement « banc rompu » parce qu'au Moy. Âge on cassait le comptoir du banquier en faillite (Kohlm., p. 31; Brunot t. 2, p. 209; Tracc., p. 112; Sar., p. 41; Sain., p. 131; Wind, p. 142; Nyrop t. 1, § 43). Attesté dep. le xves. selon DEI. L'ital. bancarotta est composé de banca « banc, banque » et de rotta part. passé fém. de rompere « rompre, briser »; noté en 1565 dans Estienne, Traicté de la conformité du lang. fr. avec le grec d'apr. Tracc., p. 112 et en 1681 dans Oudin. Ital.-Fr. À rapprocher de rompre banque « faire banqueroute », xvies. (Anc. Théâtre fr., t. 2, p. 285 dans Hug.).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 294. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 797, b) 381; xxes. : a) 318, b) 174.
BBG. − Duch. 1967, § 11. − Kuhn 1931, p. 189, 218, 231. − Sar 1920, p. 41.

Wiktionnaire

Nom commun

banqueroute \bɑ̃k.ʁut\ féminin

  1. Délit accompli par le commerçant ou dirigeant qui commet certaines fautes graves alors qu'a lieu le redressement ou la liquidation judiciaire du commerce ou de la société gérée, pour cause d’insolvabilité réelle ou feinte.
  2. (Familier) État d'une entreprise ou d'une autre entité qui ne peut plus faire face à ses dettes.
    • […]: une grande banque catholique, l'Union Générale venait de sombrer dans la banqueroute. Cette déconfiture était due à des folles spéculations, aux fautes et même à l’improbité de ses dirigeants. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Constant Valentin s'emporta contre la République, "régime de la banqueroute et de l'anarchie", il augura la révolution prochaine […]. — (Pierre-Henri Simon, Les Valentin, 1931)
  3. (Figuré) Échec total.
    • Quelques gauchistes acceptent la banqueroute de leurs efforts intellectuels laïques et se sont préparés à faire la paix et à collaborer, en vue d'en tirer parti, avec les musulmans radicaux, car ceux-ci sont le facteur social dominant de leur région. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.107-108)

Forme de verbe

banqueroute \bɑ̃k.ʁut\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de banquerouter.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de banquerouter.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de banquerouter.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de banquerouter.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de banquerouter.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BANQUEROUTE. n. f.
Cessation de paiement et de commerce de la part d'un négociant, pour cause d'insolvabilité réelle ou feinte. Faire banqueroute. Il a fait une banqueroute d'un million. Beaucoup de négociants font banqueroute pour s'être livrés à de folles dépenses ou à de folles entreprises. La législation commerciale actuelle ne qualifie de Banqueroutes que Les faillites causées par quelque faute grave ou attribuées à la mauvaise foi : dans le premier cas, on dit que la banqueroute est simple, et dans le second qu'elle est frauduleuse. Les cas de banqueroute simple sont jugés par les tribunaux correctionnels et ceux de banqueroute frauduleuse par les Cours d'assises. Banqueroute forcée. Voyez FAILLITE. Par extension, Faire banqueroute à ses créanciers, se dit de Toute personne qui frustre ses créanciers de ce qu'elle leur doit. Fig. et fam., Faire banqueroute, Manquer à une promesse faite, à un rendez-vous donné. Il devait être de notre partie, mais il nous a fait banqueroute. Fig. et fam., Faire banqueroute à l'honneur, Manquer à l'honneur.

Littré (1872-1877)

BANQUEROUTE (ban-ke-rou-t') s. f.
  • Cessation de payement de la part d'un négociant devenu insolvable. Nous avons considéré que l'une des choses à laquelle nous avons promptement à remédier, est l'abus et tromperie évidente qui se commet sous le nom et prétexte de banqueroute, Édit de mai, 1609. Que les marchands, banqueroutiers, pour être favorisés et éviter la peine de mort prononcée par les ordonnances pour le crime de banqueroute, s'adressent à leurs confrères, qui homologuent très facilement les contrats faits avec des créanciers supposés, Arrêt de règlement du parlement de Paris du 7 août 1698, dans RENOUARD, des Faillites, t. I, p. 101. Et aussi la misère et le discrédit devinrent tels que nous n'avons point d'exemples de plus de banqueroutes que dans les années 1714, 1715 et 1716, Melon, Essai politique sur le commerce, édit. de 1843, p. 771 ; la 1re éd. est de 1734. Les banqueroutes servent la fortune sans faire perdre l'honneur ; et voilà ce qu'il importe de détruire, Napoléon, au Conseil d'État, séance du 28 juillet 1807. En faisant banqueroute à leurs créanciers, Pascal, Prov. 8. En sorte qu'il fût aisé de ne jamais faire banqueroute, Fénelon, Tél. XI. Charles II, roi d'Angleterre, non content de l'argent de la France, venait de faire banqueroute à ses sujets, Voltaire, S. de L. XIV, 10.

    Fig. et familièrement. Faire banqueroute à, manquer à. Gardez de faire aux égards banqueroute, La Fontaine, Aveux. Et je fais banqueroute à ce fatras de lois, Corneille, le Ment. I, 1. Je fais par cet hymen banqueroute à tous autres, Corneille, ib. III, 5. Autrement quant à moi je lui fais banqueroute, Régnier, Sat. VI. Je ne fais de léger banqueroute à l'école Du bonhomme Empédocle, Régnier, Sat. X. Je bannis ces plaisirs et leur fais banqueroute, Régnier, Épît. II.

    En termes de jurisprudence, c'est la faillite coupable et punie par la loi ; banqueroute simple, lorsqu'il y a faute seulement ; banqueroute frauduleuse, lorsqu'il y a fraude : distinction introduite par le Code de commerce de 1808.

    Banqueroute se dit spécialement de l'État, lorsque la loi abolit tout ou partie de la dette publique, volontairement ou forcément. Le premier avis allait à une banqueroute universelle, Law, Mercure, mars 1720 (éd. 1851, p. 612). La banqueroute, la hideuse banqueroute, est là, et vous délibérez ! Mirabeau, Discours, 26 sept. 1789.

REMARQUE

Voltaire a blâmé dans Corneille l'emploi de faire banqueroute à… pour abandonner. Mais on voit que cette locution était fort employée du temps de Corneille, et elle est restée en usage.

SYNONYME

BANQUEROUTE, DÉCONFITURE, FAILLITE. La banqueroute est l'état d'un commerçant failli qui se trouve dans un cas de dol ou de faute grave prévu par la loi ; on le dit dans le langage ordinaire au lieu de déconfiture et faillite. La déconfiture est l'état d'insolvabilité d'un débiteur, non commerçant ; on le dit dans le langage ordinaire pour banqueroute et faillite. La faillite est l'état de cessation des payements d'un commerçant ; on le dit abusivement pour déconfiture et banqueroute, Legoarant

HISTORIQUE

XVIe s. Voulons et ordonnons que les dits debteurs qui auront defailli et fait banqueroute tiennent prison fermée jusqu'à plein et entier payement des amendes, Ordonnance de Lyon, 10 oct. 1536. Nous avons ci-devant reçu plusieurs plaintes des faillites et banqueroutes, les unes dignes de commiseration quand elles sont advenues par les dommages et pertes que la calamité des troubles passés a apportés à cettui nostre royaume, les autres dignes de punition exemplaire, qui se font par dol et fraude, Mandement de Henri III, du 25 juin 1582. Traité sur les cessions et banqueroutes, par E. BONNYN, Paris 1586.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

BANQUEROUTE, s. f. (Commerce.) est l’abandonnement qu’un débiteur fait de tous ses biens à ses créanciers pour cause d’insolvabilité vraie ou feinte ; car il y a deux sortes de banqueroutes, la banqueroute forcée, & la frauduleuse.

La banqueroute forcée, qu’on appelle plus proprement faillite, est celle que fait nécessairement un Marchand pour raison des pertes qui l’ont rendu insolvable. Voyez Faillite.

La banqueroute volontaire ou frauduleuse, qu’on appelle aussi simplement banqueroute, est celle qui se fait avec fraude & malice ; l’insolvabilité du débiteur n’étant qu’apparente, & les effets qu’il abandonne à ses créanciers n’étant qu’une partie de son bien, dont il s’est réservé le reste.

La banqueroute frauduleuse est mise au rang des crimes : mais ce crime demeure souvent impuni, parce que les créanciers aiment mieux traiter avec le banqueroutier, & lui faire des remises, que de perdre toute leur dette ; & dès qu’ils sont d’accord, la justice ordinairement ne s’en mêle plus. Voyez la peine que les lois décernent pour la banqueroute frauduleuse au mot Banqueroutier. (H)

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Étymologie de « banqueroute »

Ital. banca rotta, de banca, banque (voy. ce mot), et rotto, rompu, de ruptus, rompu, de rumpere, rompre : mot à mot, banc rompu ; à cause qu'on rompait le banc qu'avait le commerçant sur les marchés.

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(XVe siècle) De l’italien bancarotta.
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Phonétique du mot « banqueroute »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
banqueroute bɑ̃krut

Évolution historique de l’usage du mot « banqueroute »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « banqueroute »

  • La révolte est une attitude de banqueroute. De Jean-François Somcynsky / Le Diable de Mahani
  • L’amour est un commerce orageux qui finit toujours par une banqueroute ; et c’est la personne à qui on fait banqueroute qui est déshonorée. De Chamfort / Maximes et pensées
  • Un capitalisme sans banqueroute est comme un christianisme sans enfer. De Frank Borman / The Observer
  • Les gens qui sourient trop cachent un secret : un mort sur la conscience, une banqueroute, des implants ? De Frédéric Beigbeder / Vacances dans le coma
  • Il n'est pas d'amour durable, pas d'harmonie possible, dans un intérieur où d'ordinaire, le déjeuner est une faillite et le dîner une banqueroute. De Clément Vautel
  • Incapables de rembourser leurs dettes et de s'acquitter des factures de leurs fournisseurs, beaucoup de sociétés ont été contraintes de se déclarer en cessation de paiements. Mais pour quelques-unes, la banqueroute n'a pas empêché de verser de généreux bonus à leurs dirigeant·es. korii., Quand les PDG touchent de gros bonus juste avant la faillite | korii.
  • La direction du camping, le groupe Tohapi, estime de son côté cette initiative "pas très correcte". "Nous ne sommes pas tenus par contrat de faire grâce aux propriétaires d'un quelconque loyer", soutient-elle. Elle justifie également son refus par les difficultés économiques du groupe Tohapi, qui emploie 2 000 salariés. "On lutte pour que le groupe ne fasse pas banqueroute. La situation économique est très critique avec 150 millions d'euros de chiffre d'affaires perdus cette saison". La direction a toutefois pris des mesures (échelonnement des dernières échéances des résidents, gel de l'augmentation des loyers en 2021). midilibre.fr, Sète : revivez la manifestation des propriétaires de maisons de camping devant le Castellas - midilibre.fr
  • Au dix-neuvième siècle en Europe, notamment en France et au Royaume Uni, l’endettement, la banqueroute et la spéculation financière sont au cœur des récits et du cadre de plusieurs œuvres littéraires. Au cours de ce siècle, dans le panorama des études d’économie, érudits et intellectuels s’interrogent sur les crises successives que connaissent les économies de marché, débattant aussi des politiques monétaires mises en place pour y faire face. Au vingtième siècle, la dette, le crédit et la spéculation sur les marchés boursiers apparaissent encore dans les narrations de plusieurs romans, surtout dans la littérature américaine. Corollairement, jusqu’aux années de la grande dépression, plusieurs économistes explorent le ‘mystère’ de la création de crédit, la fragilité du système bancaire et les dangers des crises bancaires. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les courants dominants de la pensée économique accordent une attention moindre à des thématiques qui subsistent toutefois aux frontières de la recherche, mais reviennent sur le devant la scène après la crise globale au début du vingt-et-unième siècle. , Endettement et crises financières entre narration littéraire et discours économique (revue Costellazioni)
  • Quoi qu’il en soit, après l’inondation, le fleuve devra retrouver son lit. Le retour de l’argent rare sera une source d’étonnement, d’incompréhension et peut-être de colère. «L’open bar» ne sera pas éternel. La monétisation des dettes publiques a ses limites. Elles s’appellent inflation, dépréciation monétaire ou encore banqueroute. Certains estiment que l’annulation par les banques centrales des dettes qu’elles détiennent sur les États est la voie logique à suivre. De manière plus prosaïque, cette méthode est une banqueroute déguisée. Les Echos, Opinion | L’argent facile ne fait pas le bonheur | Les Echos

Traductions du mot « banqueroute »

Langue Traduction
Anglais bankruptcy
Espagnol bancarrota
Italien bancarotta
Allemand bankrott
Portugais falência
Source : Google Translate API

Synonymes de « banqueroute »

Source : synonymes de banqueroute sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « banqueroute »

Banqueroute

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