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Spasme

Sommaire

  • Définitions du mot spasme
  • Étymologie de « spasme »
  • Phonétique de « spasme »
  • Citations contenant le mot « spasme »
  • Images d'illustration du mot « spasme »
  • Traductions du mot « spasme »
  • Synonymes de « spasme »

Définitions du mot spasme

Trésor de la Langue Française informatisé

SPASME, subst. masc.

A. −
1.
a) MÉD., PATHOL. Contraction involontaire et pathologique affectant certains muscles (notamment viscéraux). Grand spasme. Elle trouva des forces surhumaines (...) et vint à moi. « Vous n'êtes pas la cause de cette crise, me dit-elle; je suis sujette à des spasmes, des espèces de crampes au cœur! (..) » (Balzac, Honorine, 1843, p. 370).Son dos, secoué d'abord par des spasmes irréguliers, prit un mouvement de soufflet haletant, plus saccadé que la respiration ordinaire (Loti, Matelot, 1893, p. 221).
Spasme artériel, vasculaire. Contraction de la paroi musculaire d'une artère, d'un vaisseau, entraînant la réduction brusque de son calibre et parfois une oblitération. On a voulu expliquer cette rétraction par un spasme vasculaire généralisé à tous les vaisseaux sanguins (Pinard dsNouv. Traité Méd.fasc. 11926, p. 73).Les réactions vaso-motrices, en particulier les spasmes artériels, sont (...) responsables d'accidents graves (...) qu'on attribuait autrefois exclusivement à une obstruction mécanique (Ce que la Fr. a apporté à la méd., 1946 [1943], p. 193).
Spasme carpo-pédal. ,,Contracture localisée aux deux mains et aux deux pieds, observée dans certaines crises de tétanie`` (Garnier-Del. 1958). Les crises de tétanie (...) sont extrêmement caractéristiques (...). La main se met en hyperextension, la paume se creuse, les doigts allongés s'imbriquent en main d'accoucheur. Le pied se place en extension et se tord. L'ensemble des contractures mains-pieds est appelé spasme carpo-pédal [relatif au carpe (v. carpe1) et au pied] (H. Rubinstein, Êtes-vous spasmophile?1981, p. 33).
Spasme clonique. ,,Spasme caractérisé par des contractions musculaires transitoires, alternant rapidement avec des périodes de relâchement`` (Méd. Biol. t. 3 1972). Dans les spasmes cloniques généraux, où toutes les parties musculaires s'agitent à la fois, les divisions cérébrales et nerveuses (...) sont très-certainement (...) dans une convulsion générale (Cabanis, Rapp. phys. et mor., t. 1, 1808, p. 145).
Spasme cynique. V. cynique A.Synon. rire sardonique*.
Spasme glottique/spasme de la glotte, spasme laryngé/spasme du larynx. Contraction des muscles du larynx, provoquant des suffocations (notamment chez les jeunes enfants). Il avait une amygdalite (...), un spasme de la glotte l'a tué net par asphyxie (...). Ce spasme mortel n'avait que fort peu de rapport avec le mal de gorge (Valéry, Corresp., [avec Gide], 1898, p. 332).Comment la mort viendra-t-elle? (...) Spasme laryngé, brutal (...)? (Martin du G., Thib., Épil., 1940, p. 1008).
Spasme tonique. Contraction musculaire caractérisée par une rigidité prolongée. Le spasme tonique, généralement bref et brutal, prédomine sur la musculature axiale, intéressant surtout tête et tronc (...). Le spasme tonique représente une forme larvée de la crise d'épilepsie généralisée (Lafon1963).
Spasme du sanglot. ,,Phénomène obscur chez le petit enfant (...), caractérisé par une perte de connaissance de nature syncopale succédant à une apnée déclenchée par une colère ou une crise de larmes, et pouvant s'accompagner de quelques mouvements convulsifs`` (Méd. Flamm. 1975). Nourrissons, ils peuvent faire des convulsions hyperthermiques (...) ou des spasmes du sanglot (pertes de connaissance au cours des pleurs) (H. Rubinstein,op. cit., p. 69).
Spasme de torsion. ,,Syndrome caractérisé par des mouvements involontaires variés, (...) dus à des ondes de contractures toniques, frappant surtout les muscles du tronc (...) et des membres`` (Garnier-Del. 1958). Il s'agit de maladies fort curieuses caractérisées par des mouvements involontaires de grande amplitude localisés à un membre (...). Dans d'autres cas, l'ensemble du corps est affecté par un spasme de torsion (Quillet Méd.1965, p. 346).
b) En partic., le plus souvent au plur. Dernier(s) spasme(s), spasme(s) de l'agonie. Convulsion(s) qui précède(nt), annonce(nt) la mort. Contorsions d'une grosse chenille assaillie par des fourmis (...). Ses efforts désespérés: elle se bande et se détend comme un arc. Dernier spasme: elle est morte (Renard, Journal, 1906, p. 1057).Corps nu (...) agité d'un faible tressaillement, d'une ondulation lente, semblable à celui qui suit le dernier spasme de l'agonie au flanc des morts (Bernanos, M. Ouine, 1943, p. 1491).P. métaph. V. agonie ex. 35, glossaire ex.
2.
a) Saisissement, agitation psychique et physique sous l'effet d'une forte émotion. L'état de spasme dans lequel je suis par le désespoir d'être loin de vous (...) retardera peut-être mon accouchement, (...) la contraction des nerfs produit très souvent cet effet (Staël, Lettres L. de Narbonne, 1792, p. 70):
... le spasme est un mouvement qui devient à lui-même son propre excitant (...). La motricité très pauvre du petit enfant se résout en spasmes (colères, trépignements) à la moindre difficulté qu'elle ne sait résoudre. Ces contractures peuvent, chez certains tempéraments spasmophiles, (...) mener à l'asphyxie ou à la syncope (...). Chez d'autres, ils donnent une propension au rire et aux sanglots (...). Le spasme est la réaction habituelle de l'émotivité. Mounier, Traité caract., 1946, p. 195.
b) En partic. Vif transport de jouissance amoureuse, sentimentale et/ou charnelle; orgasme. Mon ange, nous aurons usé tous les plaisirs, depuis la molle et douce extase jusqu'au spasme nerveux et convulsif qui fait envier notre luxe, notre ivresse toujours renaissante... Nous sommes trop heureux (Sue, Atar-Gull, 1831, p. 11).[Des cauchemars] se déroulaient sur les territoires de la luxure (...). Ce n'était plus (...) la vision qui cesse juste au moment où l'homme endormi étreint la forme amoureuse (...); c'était (...) complet, accompagné de tous les préludes (...); et le déclic avait lieu, avec une acuité douloureuse extraordinaire, dans un spasme de détente inouï (Huysmans, En route, t. 2, 1895, p. 48).
B. − P. anal. [À propos d'une chose, d'un phénomène lumineux ou sonore] Mouvement irrégulier, entrecoupé; variation d'intensité, modulation. Synon. à-coup, heurt, saccade, secousse, sursaut.L'orchestre (...) halète Et monte et s'enfle et roule en aquilons; Des spasmes sourds sortent des violons (Verhaeren, Villes tentac., 1895, p. 142).Je volais cette femme, je l'emportais dans (...) des lits bouleversés, sous une veilleuse agitée de spasmes nerveux (Duhamel, Confess. min., 1920, p. 201).
C. − Au fig. [À propos de l'évolution d'un individu, d'une société] Bouleversement subit. [Le Greco] connaît maintenant sa voie: c'est d'exprimer d'une manière réaliste les spasmes de l'âme (Barrès, Greco, 1911, p. 24).Les adversaires de la collaboration en Allemagne (...) peuvent tirer des soubresauts et des spasmes vichyssois de redoutables arguments (L'Œuvre, 14 févr. 1941).
REM. 1.
Spasmé, -ée, adj.,méd. Qui est affecté de spasmes. Cette vaso-constriction artérielle (...) va provoquer une augmentation de la tension artérielle, puisque la masse sanguine (...) circule dans un système artériel spasmé de capacité donc amoindrie (Quillet Méd.1965, p. 496).
2.
Spasmogène. -V -gène rem. 1.
Prononc. et Orth.: [spasm̭]. Ds Martinet-Walter 1973 parfois [spazm̭]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. Ca 1256 espame, var. espasme (Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, 20, 3 ds T.-L.); ca 1300 spasme (Chirurgie de l'abbé Poutrel, 1 vo23 ds Mél. Lecoy, p. 549). Empr. au lat.spasmus « id. », du gr. σ π α σ μ ο ́ ς. Fréq. abs. littér.: 332. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 328, b) 396; xxes.: a) 728, b) 480.

Wiktionnaire

Nom commun

spasme \spasm\ masculin

  1. (Médecine) Contraction involontaire, mouvement convulsif de certains muscles lisses ou striés.
    • Le spasme la raidit, la tint frémissante… Puis la tête retomba et je serrai le petit corps tout faible contre moi. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre I)
    • Les maladies du système nerveux central sont susceptibles de provoquer l’apparition de spasmes, souvent déclenchés, comme dans le cas du tétanos, par des stimulations nerveuses brutales telles qu’un bruit soudain de forte intensité. — (Archie Hunter, Gerrit Uilenberg, Christian Meyer, et al., Santé animale, vol 1. Généralités, Coll. Agricultures tropicales en poche, Cirad/CTA/Karthala/MacMillan, 2006, page 109)
    • Avoir des spasmes gastriques.

Forme de verbe

spasme \spasm\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de spasmer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de spasmer.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de spasmer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de spasmer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de spasmer.

Forme de verbe

spasme \Prononciation ?\

  1. Première personne du pluriel de l’impératif de spasit.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SPASME. n. m.
T. de Médecine. Contraction involontaire, mouvement convulsif de certains organes. Avoir des spasmes gastriques.

Littré (1872-1877)

SPASME (spa-sm') s. m.
  • Terme de médecine. Contraction involontaire des muscles, notamment de ceux qui n'obéissent pas à la volonté.

    Spasme cynique, contraction des muscles de la face, qui donne à la physionomie l'aspect du chien qui gronde et cherche à mordre.

    Spasme de la glotte, affection des enfants surtout, consistant en contractions convulsives du diaphragme caractérisées par de courts accès de suffocation, survenant tout à coup, sans prodromes.

HISTORIQUE

XIIIe s. Apopletique, paralitike, espame, Alebrand, f° 6.

XVIe s. Spasme ou convulsion est retraction et mouvement involontaire des nerfs, et par consequent des muscles…, Paré, VII, 8. Tel spasme [pâmoison] luy dura tant sans revenir à soy…, Don Flores de Grece, f° 146. Un spasme, une foiblesse, un morne estonnement Qui pallit mon visage, Desportes, Œuvres, p. 281, dans LACURNE.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

SPASME, s. m. (Médec. Patholog.) ce mot est pris assez ordinairement, sur-tout par les auteurs grecs & latins, comme synonyme à convulsion, & dans ce sens il est employé pour désigner la contraction non-naturelle de quelque partie. Quelques médecins françois ont évité de confondre ces deux mots, appellant spasme la disposition des parties à la convulsion, & convulsion le complément de cette disposition, ou ce qui revient au même, un spasme plus fort & plus sensible : il me semble qu’on pourroit en distinguant ces deux états, établir la distinction sur des fondemens moins équivoques, & pour cela je remarque que deux sortes de parties peuvent être le sujet ou le siege du spasme, ou de la convulsion : les unes ont un mouvement considérable, mais soumis à l’empire de la volonté ; tels sont les muscles destinés à exécuter les mouvemens animaux : les autres ont une action plus cachée, un mouvement moins remarquable, mais indépendant de l’arbitre de la volonté ; de ce nombre sont tous les organes qui servent aux fonctions vitales & naturelles. Le spasme ou la convulsion ne sauroient s’évaluer de la même façon dans l’un & l’autre cas : on juge que les muscles soumis à la volonté sont dans une contraction contre nature, lorsque cette contraction n’est point volontaire, c’est ce que j’appelle proprement convulsion. Cette mesure seroit fautive à l’égard des parties qui se contractent naturellement sans la participation de la volonté ; on ne doit donc décider leur contraction non-naturelle que lorsqu’elle sera portée à un trop haut point, que le mouvement tonique sera augmenté de façon à entraîner une lésion sensible dans l’exercice des fonctions. Cette seconde espece me paroît devoir retenir le nom plus approprié de spasme ; la différence que je viens d’établir dans la nomenclature se trouve encore fondée sur la façon ordinaire de s’exprimer ; ainsi on dit : Un homme est tombé dans les convulsions, il avoit le bras en convulsion, &c. lorsqu’il s’agit de ces contractions contre nature extérieures involontaires, & l’on dit au contraire : Le spasme des intestins, de la vessie, des extrémités artérielles des différens organes, &c. lorsqu’on veut exprimer l’augmentation de ton de ces parties intérieures. En partant de ces principes, je crois qu’on peut dire qu’une convulsion suppose un spasme violent ; & dans ce cas, il sera vrai que le spasme est une disposition prochaine à la convulsion. Cette assertion est fondée sur ce que tous les symptomes apparens ont pour cause un dérangement intérieur que nous croyons analogue.

Quel est donc ce dérangement intérieur, & quelle en est la cause ? Champ vaste ouvert aux théoriciens, sujet fertile en discussions, en erreurs & en absurdités. Les partisans de la théorie ordinaire confondant toujours spasme & convulsion, les ont regardés comme des accidens très-graves, qu’ils ont fait dépendre d’un vice plus ou moins considérable dans le cerveau ; les uns ont cru que ce vice consistoit dans un engorgement irrégulier des canaux nerveux ; d’autres l’ont attribué à un fluide nerveux, épais & grumelé, qui passoit avec peine & inégalement dans les nerfs, & excitoit par-là cette irrégularité dans les mouvemens. La plûpart ont pensé que la cause du mal étoit dans les vaisseaux sanguins du cerveau, & que leur disposition vicieuse consistoit en des especes de petits anévrismes extrèmement multipliés, qui rendoient la circulation du sang déja épais & sec, plus difficile, & en troubloient en même tems l’uniformité. Tous enfin ont recours à des causes particulieres, presque toutes vagues, chimériques, ou peu prouvées pour l’explication d’un fait plus général qu’on ne le pense communément.

Et c’est précisément de tous les défauts qu’on pourroit, par le plus léger examen, découvrir dans ces théories, celui qui est le plus remarquable, & qu’il est le plus important d’approfondir ; rien n’est plus nuisible aux progrès d’une science, que de trop généraliser certains principes, & d’en trop particulariser d’autres. La circulation du sang, simple phénomene de Physiologie, dont la découverte auroit dû, ce semble, répandre un nouveau jour sur la Médecine théorique, n’a fait qu’éblouir les esprits, obscurcir & embrouiller les matieres, parce que tout aussi-tôt on l’a regardée comme un principe général, & qu’on en a fait un agent universel. Erreur dont les conséquences ont toujours été de plus en plus éloignées du sanctuaire de la vérité ou de l’observation ; donnant dans l’écueil opposé, on n’a considéré le spasme que sous l’aspect effrayant d’un symptome dangereux, tandis qu’avec une idée plus juste de l’économie animale on n’y auroit vu qu’un principe plus ou moins général, qui, vrai Protée, changeoit de forme à chaque instant, & produisoit dans différentes parties & dans différentes circonstances des effets très différens. C’est par la lecture de quelques ouvrages modernes, specimen novi medicinæ conspectus, idée de l’homme physique & moral, &c. & des différens écrits de M. de Bordeu, que partant d’une connoissance exacte de l’économie animale, voyez ce mot ; on pourra sentir de quelle importance il est d’analyser plus profondément qu’on ne l’a fait jusqu’ici le spasme, & d’en examiner de beaucoup plus près la nature, le méchanisme, la marche, les especes & les variations.

A mesure que les sujets sont plus intéressans, on doit chercher davantage à trouver de grands points de vûe pour les mieux appercevoir, pour les considérer en grand, & les suivre dans toutes leurs applications ; mais il faut bien prendre garde aux fondemens sur lesquels on établit de grands principes. Il est incontestable qu’en Médecine de pareils fondemens ne peuvent être assis que sur l’observation ; & comme les différentes théories qui se sont succédées jusqu’à présent n’ont été reçues que sur la foi d’un pareil appui, & qu’il est probable que leurs auteurs étoient persuadés de les avoir ainsi fondés, il en résulte nécessairement qu’il en est de l’observation, comme Montagne le disoit de la raison, que c’est un pot à deux anses, une regle de plomb & de cire alongeable, ployable & accommodable, à tous sens & à toutes mesures. Il y a donc une maniere de saisir l’observation pour en tirer les lumieres qu’elle doit fournir ; il faut donc un point de vûe propre à saisir le fonds de l’observation, avant que de pouvoir se flatter d’en tirer assez de parti pour former une théorie également solide & profonde.

Insantum corpus loeditur in quantum convellitur ; c’est un grand & important axiome que le célebre auteur des ouvrages cités plus haut, établit pour fondement de la théorie des maladies, il découle naturellement des principes justes & feconds qu’il a exposés sur l’économie animale ; il est d’ailleurs appuyé sur des observations multipliées, & sur-tout sur le genre d’observation le plus lumineux & le moins équivoque ; c’est celui dont on est soi-même l’objet : voilà donc le spasme proposé comme cause générale de maladie, suivons l’auteur dans les différens pas qu’il a faits pour venir à cette conséquence, & examinons sans prévention les preuves sur lesquelles il en étaye la vérité. Jettons d’abord un coup d’œil sur l’homme sain, & sans remonter aux premiers élémens peu connus dont il est composé, fixons plus particulierement nos regards sur le tableau animé que présentent le jeu continuel des différentes parties & les fonctions diversifiées qui en résultent.

Qu’est-ce que l’homme ? ou pour éviter toute équivoque, que la méchanceté & la mauvaise foi sont si promptes à faire valoir ; qu’est-ce que la machine humaine ? Elle paroît à la premiere vûe, un composé harmonique de différens ressorts qui mûs chacun en particulier, concourent tous au mouvement général ; une propriété générale particulierement restreinte aux composés organiques, connue sous les noms d’irritabilité ou sensibilité, se répand dans tous les ressorts, les anime, les vivifie & excite leurs mouvemens ; mais modifiée dans chaque organe, elle en diversifie à l’infini l’action & les mouvemens ; par elle les différens ressorts se bandent les uns contre les autres, se résistent, se pressent, agissent & influent mutuellement les uns sur les autres ; cette commixture réciproque entretient les mouvemens, nulle action sans réaction. De cet antagonisme continuel d’actions, résulte la vie & la santé ; mais les ressorts perdroient bientôt & leur force, & leur jeu, les mouvemens languiroient, la machine se détruiroit, si l’Etre suprème qui l’a construite n’avoit veillé à sa conservation, en présentant des moyens pour ranimer les ressorts fatigués, & pour ainsi dire débandés, pour rappeller les mouvemens & remonter en un mot toute la machine ; c’est-là l’usage des six choses connues dans le langage de l’école sous le nom des six choses non naturelles, & qui sont absolument nécessaires à la vie : l’examen réfléchi des effets qui résultent de l’action de ces causes sur le corps & de quelques phénomenes peu approfondis, l’analogie qu’il doit y avoir nécessairement entre la machine humaine & les autres que la main des hommes a su fabriquer, & plusieurs autres raisons de convenance, ont fait penser qu’il devoit y avoir dans le corps un premier & principal ressort, dont le mouvement ou le repos entraîne l’exercice ou l’inaction de tous les autres, voyez Œconomie animale ; observation si frappante, qu’il est inconcevable comment elle a pû échapper à l’esprit de comparaison & aux recherches des Méchaniciens modernes. Parmi les différentes parties, celles dont le département est le plus étendu, sont sans contredit, la tête & le ventre, l’influence de leurs fonctions est la plus générale ; ces deux puissances réagissent mutuellement l’une sur l’autre, & par cette contranitence d’action, lorsqu’elle est modérée, se conservent dans une tension nécessaire à l’exercice de leurs fonctions respectives ; mais leurs efforts se réunissent sur le diaphragme, cet organe le premier mû dans l’enfant qui vient de naître, doit être regardé comme le grand mobile de tous les autres ressorts, comme la roue maîtresse de la machine humaine, comme le point ou les dérangemens de cette machine viennent se concentrer, où ils commencent & d’où ils se répandent ensuite dans les parties analogues.

Partons de ce point de vûe lumineux, pour promener avec plus de fruit nos regards attentifs sur l’innombrable cohorte de maladies qui se présente à nos yeux ; tâchons de pénétrer dans l’intérieur de la machine pour y appercevoir les dérangemens les plus cachés : supposons parmi cette multitude de ressorts qui se résistent mutuellement & qui par cette contranitence réciproque, entretiennent leurs mouvemens & concourent par-là à l’harmonie générale ; supposons, dis-je, un de ces ressorts altéré, affoibli, par l’abus de ce qui sert à l’entretenir, destitué de la force nécessaire pour réagir efficacement contre le ressort sympathique ; aussi-tôt cette égalité d’action & de réaction qui constitue une espece de spasme naturel est troublée ; ce dernier ressort augmente la sphere de ses mouvemens, les fibres qui le composent sont irritées, tendues, resserrées, & dans un orgasme qui constitue proprement l’état spasmodique contre nature. Mais remontons à la source du dérangement d’un organe particulier, nous la trouverons dans le diaphragme, qui par le tissu cellulaire, par des bandes aponévrotiques & par les nerfs, communique comme par autant de rayons aux différentes parties ; l’action de cet organe important est entretenue dans l’uniformité qui forme l’état sain par l’effort réciproque & toujours contre-balancé de la tête & de l’épigastre ; si l’une de ces deux puissances vient à agir avec plus ou moins de force, dès-lors l’équilibre est rompu, le diaphragme est affecté, son action cesse d’être uniforme, une ou plusieurs de ses parties sont dérangées, & par une suite de son influence générale sur tous les visceres, le dérangement, l’affection, la maladie plus ou moins considérable se propage & se manifeste dans les organes qui répondent aux parties du diaphragme altérées, par un spasme plus ou moins sensible, plus ou moins facilement réductible à l’état naturel.

Les deux pivots sur lesquels roule le jeu du diaphragme & en conséquence tous les mouvemens de la machine, & où prennent naissance les causes ordinaires de maladie, sont comme nous l’avons déja remarqué, la tête & le bas-ventre ; toute la force du bas-ventre dépend de l’action tonique des intestins & de l’estomac, & de leur effort contre le diaphragme ; les alimens qu’on prend en attirent par le méchanisme de la digestion, l’influx plus considérable de toutes les parties sur la masse intestinale, en augmente le jeu, & remonte pour ainsi dire ce ressort qu’une trop longue abstinence laissoit débandé, sans force & sans action ; il agit donc alors plus fortement sur le diaphragme ; le dérangement qui en résulte très-sensible chez certaines personnes leur occasionne pendant la digestion une espece de fievre ; si la quantité des alimens est trop grande, ou si par quelque vice de digestion ils séjournent trop long-tems dans l’estomac, l’égalité d’action & de réaction de la tête avec cet organe est sensiblement troublée, & ce trouble se peint tout aussi-tôt par l’affection du diaphragme & des parties correspondantes. Les mêmes effets suivront si les humeurs abondent en quantité à l’estomac & aux intestins, si leurs couloirs sont engorgés, si des mauvais sucs s’accumulent dans leur cavité, &c. appliquons le même raisonnement à la tête, & nous verrons l’équilibre disparoître par l’augmentation des fonctions auxquelles la masse cérébrale est destinée ; ces fonctions sont connues sous le nom générique de passions ou affections de l’ame, elles se réduisent au sentiment intérieur qui s’excite par l’impression de quelque objet sur les sens, & à la durée du sentiment produit par ces impressions ; ce sont ces deux causes dans la rigueur, réductibles à une seule, qui entretiennent le ressort de la tête ; & son augmentation contre nature est une suite de leur trop d’activité ; ainsi les passions modérées ne concourent pas moins au bonheur physique, c’est-à-dire à la santé, qu’au bonheur moral : le corps seroit bien moins actif, les sommeils seroient bien plus longs, les sens seroient dans un engourdissement continuel, si nous n’éprouvions pas cette suite constante de sensations, de craintes, de réflexions, d’espérance ; si nous étions moins occupés de notre existence & des moyens de l’entretenir, & si à mesure que le soin de la vie animale nous occupe moins, nous ne cherchions à donner de l’exercice à la tête par l’étude, par l’accomplissement de nouveaux devoirs, par des recherches curieuses, par l’envie de se distinguer dans la société, par l’ambition, l’amour, &c. ce sont-là tout autant de causes qui renouvellent le ressort de la tête, & qui entretiennent son antagonisme modéré avec celui du bas-ventre ; mais si ces causes deviennent plus actives ; si une crainte excessive ou une joie trop-vive nous saisit ; si l’esprit ou le sentiment est trop occupé d’un seul objet, il se fatigue & s’incommode, le ressort de la tête augmentant & surpassant celui du bas-ventre, devient cause de maladie. Théorie importante qui nous manquoit, qui nous donne un juste coup-d’œil pour exciter & modérer nos passions d’une maniere convenable.

De cette double observation naît une division générale de la pathologie en maladies dûes au ressort augmenté de la tête, & en celles qui sont produites par l’augmentation du ressort du bas-ventre : cette division va paroître plus importante & plus féconde en se rapprochant du langage ordinaire des médecins ; pour cela qu’on fasse attention que le dérangement du ressort du bas-ventre reconnoît pour cause, des mauvaises digestions, des amas d’humeurs viciées, &c. dans l’estomac & les intestins ; & d’un autre côté que le ressort de la tête est altéré par des sensations trop vives, par des passions violentes, par des méditations profondes, des veilles excessives, des études forcées, & l’on s’appercevra que la division précédente se reduit à la distinction connue, mais mal approfondie, des maladies en humorales & nerveuses : double perspective qui se présente dans un lointain très-éclairé au médecin observateur.

Les maladies purement nerveuses dépendantes d’une lésion particuliere de sentiment, doivent être appellées plus strictement spasmodiques ; l’état de spasme est l’état premier & dominant, le seul qu’il soit alors nécessaire d’attaquer & de détruire ; mais il arrive souvent qu’à la longue la masse intestinale, dérangée par l’affection constante du diaphragme, donne lieu à de mauvaises digestions, & entraîne bientôt après un vice humoral ; ou au contraire dans des sujets sensibles très-impressionables, qui ont le genre nerveux très-mobile, l’affection humorale étant essentielle & protopathique, occasionne par la même raison des symptomes nerveux ; le genre mixte de maladies qui résulte de cette complication de quelque façon qu’elle ait lieu, est le plus ordinaire ; lorsque la maladie est humorale ou mixte, la cause morbifique irrite, stimule les forces organiques, augmente leurs mouvemens, & les dirige à un effort critique, ou, ce qui est le même, excite la fievre, pendant le premier tems de la fievre, qu’on appelle tems de crudité ou d’irritation ; l’état spasmodique des organes affectés, & même de toute la machine, est peint manifestement sur le pouls, qui, pendant tout ce tems, est tendu, serré, précipité, convulsif : lorsque par la réussite des efforts fébrils le spasme commence à se dissiper, les symptomes diminuent, le tems de la coction arrive, le pouls est moins tendu, il commence à se développer ; la solution du spasme annonce, détermine, & prépare l’évacuation critique qui terminera la maladie ; à mesure qu’elle a lieu, les accidens disparoissent, la peau est couverte d’une douce moiteur, l’harmonie se rétablit dans la machine, le spasme se dissipe, le pouls devient plus mol, plus égal, plus rapprochant en un mot de l’état naturel : si, au contraire, quelqu’obstacle vient s’opposer à l’accomplissement de la crise, tout aussi-tôt les efforts redoublent, la constriction des vaisseaux augmente, leur spasme devient plus sensible, le pouls reprend un caractere d’irritation ; dans les maladies nerveuses où il ne se fait point de crise, le pouls conserve pendant tout le cours de la maladie son état convulsif, image naturel de ce qui se passe à l’intérieur.

Nous ne poussons pas plus loin ces détails, renvoyant le lecteur curieux aux ouvrages mêmes dont nous les avons tirés ; les principes plus rapprochés des faits y paroîtront plus solidement établis, & plus féconds ; les conséquences mieux enchainées & plus naturellement déduites, les vûes plus vastes, les idées plus justes & plus lumineuses ; mais pour juger sainement de la bonté de cette doctrine, il ne faut pas chercher à la plier aux minutieuses recherches anatomiques ; ce n’est point à la toise des théories ordinaires qu’il faut la mesurer ; on tâcheroit envain de la soumettre aux lois peu connues & mal évaluées de la circulation du sang ; mesures fautives & sur la valeur desquelles tous ceux qui les admettent ne sont pas d’accord ; c’est dans l’observation répétée, & surtout dans l’étude de soi-même, qu’il faut chercher des raisons pour la détruire ou la confirmer ; appliquons-lui avec l’auteur ce que Stahl disoit avec raison de toutes ces discussions frivoles, qui ne font qu’embrouiller les faits, avec lesquels elles sont si rarement d’accord : mussitant hic subtilitates nudæ, eo nil faciunt speculationes anatomicorum à viis & mentibus petitæ, sed motus naturæ hic considerari debet. Qu’on fasse attention d’ailleurs que ces principes pathologiques, très-conformes aux lois bien fixées de l’économie animale, aux dogmes les plus sacrés, établis par les anciens, & reconnus par les modernes, à la doctrine des crises, aux nouvelles découvertes, enfin à la plus exacte observation, fournissent encore l’explication naturelle de plusieurs phénomenes dont les théoristes modernes avoient inutilement cherché les raisons ; les métastases entr’autres, les douleurs vagues qu’on sent courir en différens endroits du corps, les maladies qui changent à chaque instant de place, & plusieurs autres faits analogues, écueils où se venoient briser la sagacité & l’imagination de ces auteurs, se déduisent si naturellement de ce système, qu’ils en paroissent la confirmation.

Quelle que soit la fécondité des principes que nous venons d’exposer, quelle que soit la multiplicité & la force des preuves qui étaient la doctrine dont ils sont les fondemens ; une raison plus victorieuse encore combat en leur faveur ; un avantage infiniment plus précieux aux yeux du praticien éclairé s’y rencontre ; c’est que cette théorie loin de gêner, d’asservir l’observateur, de lui fasciner pour ainsi dire les yeux, & de diriger sa main, ne fait au-contraire que lui servir de point de vue fixe pour discerner plus exactement les faits ; bien éloignée en cela des théories ordinaires qui tyrannisent le praticien, & l’asservissent au joug souvent funeste du raisonnement. Pour faire sentir cette différence & le prix de cet avantage, je propose l’épreuve décisive de la pratique : qu’un malade se présente avec une fievre assez considerable, difficulté de respirer, point de côté assez vif, crachement de sang, &c. le médecin imbu des théories ordinaires, s’avance avec d’autant plus de courage qu’il a moins de lumiere, & au premier aspect de ces symptomes, ce despote absolu dit : « je prouve par mes raisonnemens que ces phénomenes sont des signes assurés d’une inflammation de la plevre ou du poumon ; je tiens pour maxime incontestable que les saignées sont le remede unique & par excellence de toute inflammation ; on ne sauroit trop en faire, & le moindre retardement est un grand mal ». En conséquence, il ordonne qu’on fasse coup-sur-coup plusieurs saignées, secours jamais curatif, quelquefois soulageant, & souvent inutile ou pernicieux ; il fait couler à grands flots le sang de l’infortuné malade, qui atteint d’une affection humorale, meurt bientôt après victime de ce théoriste inconsidéré ; que le même malade tombe entre les mains d’un médecin qui aura adopté la théorie que nous venons d’exposer ; moins prompt à se décider, s’il est conséquent à ses principes, il examinera attentivement, & les symptomes qui paroissent, & les causes qui ont précédé, attribuant tous ces symptomes au pervertissement de l’action du diaphragme, à un spasme plus ou moins étendu, il se rappellera en même tems que ce dérangement intérieur peut être l’effet de deux vices très-différens, ou produit par l’augmentation du ressort de la masse intestinale qu’auront occasionnée la présence & l’accumulation de mauvais sucs dans les premieres voies, ou tout-à-fait indépendant de cette cause ; considerant la maladie sous ce double aspect, il vient à-bout de décider par un examen plus réfléchi des symptomes propres, à quelle cause elle doit être attribuée : c’est là que s’arrête le théoricien ; le praticien observateur muni de ces connoissances, appelle à son secours les observations antérieures pour classer la maladie, & déterminer par quel genre de remedes il doit attaquer la cause qui se présente, comment il doit employer ces remedes, les varier, & dans quel tems il doit les administrer. Suivons-le dans le traitement de cette maladie pour indiquer combien cette théorie s’applique heureusement à la pratique : supposons que cette prétendue fluxion de poitrine soit du nombre de celles qui ne dépendent que du mauvais état de l’estomac & des intestins ; après une ou deux saignées & l’émétique que la violence des accidens peut exiger, il tournera toutes ses vues du côté du bas-ventre, il sollicitera par des purgatifs legers la solution du spasme de ce côté, & préparera par-là une crise prompte & salutaire. Attentif à suivre tous les mouvemens de la nature, si le spasme critique paroît se diriger vers quelqu’autre couloir ; instruit par divers signes, & surtout par le pouls de cette détermination, il secondera la nature en poussant les humeurs vers les couloirs indiqués ; ainsi, jamais asservi par la théorie à telle ou telle pratique, il n’en sera que plus éclairé pour mieux saisir & suivre l’observation ; d’où il résulte évidemment que quand même les fondemens de ce système seroient aussi foibles qu’ils sont solides, il n’en seroit pas moins infiniment préférable à tous ceux que nous connoissons. (m)

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Étymologie de « spasme »

Prov. lespasme ; esp. espasmo ; ital. spasmo, spasimo ; du lat. spasmus, du grec σπασμὸς, de σπάω, tirer, contracter ; comp. SPONTANÉ.

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(Vers 1256) espame, espasme. (1314) spasme. Emprunt latin spasmus, issu du grec ancien σπασμός, spasmós. L’orthographe spasme a remplacé la variante espasme parce qu’elle est plus proche au latin classique.
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Phonétique du mot « spasme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
spasme spasm

Citations contenant le mot « spasme »

  • Le bonheur, cette joie aiguë qui bouleverse le coeur, cette espèce de spasme de l’âme. De Carlo Cassola / Un coeur aride
  • Un muscle peut se contracter de façon soudaine, intense et incontrôlable. Il s’agit d’un spasme, ou crampe musculaire, lié à une prédisposition génétique. La solution : pratiquer de l’exercice régulièrement, étirer le muscle, et maintenir un mode de vie équilibré. Santé Magazine, Comprendre les spasmes et crampes musculaires | Santé Magazine
  • Le nom de Margaret Thatcher circule encore activement. Le Coronavirus aura-t-il la peau du Thatchérisme ? a-t-on entendu ces derniers mois. N’est-ce pas Thatcher qui a divisé le Royaume-Uni et précipité sa sortie de l’Europe ? Nous avons sillonné le pays de Londres à Belfast, voyage autant territorial que social, où se mêlent les voix d’anciens ténors de l’échiquier politique, d’ancien mineurs, d’ex-prisonniers républicains irlandais, d’écrivains et d’anciens punks. Ils racontent autant Thatcher que les années Thatcher. Le spasme économique, technologique et idéologique des années 1980 qui configure encore notre monde occidental. Elle n’en fut pas la penseuse, mais le bras lourdement armé. Au point de nous hanter encore. France Culture, Grandes traversées : Margaret Thatcher : podcast et réécoute sur France Culture
  • Les dystonies primaires (ce sont les plus fréquentes) sont généralement localisées sur un groupe musculaire spécifique, qui est atteint de mouvements anormaux et/ou de spasmes musculaires. On distingue ainsi : Femme Actuelle, Dystonie : d’où vient ce trouble du tonus musculaire et comment le traiter ? : Femme Actuelle Le MAG
  • Elles sont sources de molécules aromatiques (monoterpènes) qui relaxent l’estomac, désengorgent le foie et la vésicule –l’HE de citron augmente tout particulièrement les sécrétions de bile et optimise la détoxification du foie – et accélèrent la digestion des aliments. Elles diminuent aussi les spasmes, les ballonnements et l’aérophagie. A la clé, un soulagement des nausées de tous types (mal des transports, effets secondaires d’une chimiothérapie…). , Nausées, spasmes... Les huiles essentielles contre les troubles digestifs
  • Le bronchospasme est une contraction brusque et involontaire des muscles lisses des bronches distales. S’il survient surtout chez personnes souffrant de maladies respiratoires comme l’asthme ou la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), il peut également frapper les gens sans souci de santé particulier, notamment les fumeurs. Ce phénomène très complexe est difficilement étudiable par les chercheurs, le système respiratoire humain ne pouvant pas être modélisé dans les études animales. Toutefois, en mettant au point un micro-dispositif imitant le comportement des voies respiratoires humaines, des chercheurs viennent de réussir à comprendre le fonctionnement du bronchospasme. Les résultats de leur étude sont parus dans l’édition de juillet de la revue Nature Biomedical Engineering.   www.pourquoidocteur.fr, Bronchospasme : la cause de cette contraction des poumons découverte
  • Ce phénomène provoque de la gêne et de l'inconfort mais il est sans gravité et non douloureux. Plutôt rassurant. Ces tressautements de la paupière intervenant sans raison apparente sont appelés "blépharospasme" par les médecins, blépharon signifiant "paupière" en grec. www.pourquoidocteur.fr, Tremblement des paupières : une pathologie peut se cacher derrière le spasme

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Traductions du mot « spasme »

Langue Traduction
Anglais spasm
Espagnol espasmo
Italien spasmo
Allemand krampf
Chinois 痉挛
Arabe تشنج
Portugais espasmo
Russe спазм
Japonais けいれん
Basque spasm
Corse spasmo
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Synonymes de « spasme »

Source : synonymes de spasme sur lebonsynonyme.fr
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