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Votre

[vɔtr]
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Définitions de « votre »

Votre - Adjectif possessif

  • Pronom possessif de la deuxième personne du pluriel, utilisé pour désigner une chose appartenant à plusieurs personnes ou adressé poliment à une seule personne.

    Veuillez présenter votre billet à l'entrée, celui-ci est indispensable pour accéder à l'événement tant attendu.
    (Citation fictive)
  • Forme de politesse précédant un titre honorifique, destinée aux personnalités de haut rang tant civil que religieux.

    Votre Excellence, le procès sera reporté en raison de nouvelles preuves émergentes, annonça le juge avec un respect marqué.
    (Citation fictive)
  • Pronom personnel sujet, correspondant à la deuxième personne du pluriel.

    Sire, vos n’en avez talent
    — Tristan, Béroul
  • [Après une préposition] Pronom personnel emphatique pour la deuxième personne du pluriel ou singulier formelle.

    Et per vostre filz plorez assaz qui obs vos es.
    — La Passion du Christ, anonyme
  • [Objet direct] Pronom personnel vous, utilisé ici comme objet direct dans le discours adressé.

    Et respondi li ostes : « Bien vos ai escouté. »
    — La Chanson des quatre fils Aymon, fin XIIe siècle
  • [Objet indirect] Pronom personnel vous, employé comme objet indirect dans l’expression.

    Primes didrai vos dels honors
    — La Vie de saint Léger, anonyme

Expressions liées

  • Amicalement, cordialement vôtre
  • C'est ce n'est pas de votre faute
  • Dans votre cas
  • De votre bouche
  • Faites vos devoirs
  • Je bois à la vôtre
    Je bois à la vôtre, mesdames et messieurs!
    — Toepfer, Nouvelles généalogies
  • Mettez-vous à votre aise
  • Ne perdez pas votre temps
  • Par vos propres moyens
  • Par votre fait
  • Pour votre gouverne
  • Sauf votre respect
  • Tenez votre langue
  • Tous les vôtres
  • Vos amis et connaissances
    La médecine de groupe ? Quand tous vos amis et connaissances entreprennent de vous donner chacun sa recette pour soigner vous problèmes de santé.
    Anonyme
  • Vos meilleurs amis
  • Vos nom et adresse
  • Votre affectionné, votre tout dévoué
  • Votre dieu, votre père des/dans les cieux
  • Votre enfance, vos vieux jours
  • Votre pauvre mère/père
  • Vous en serez du vôtre (vous y laisserez tout ou partie de votre bien vous ne serez pas récompensé à proportion de vos efforts.)
  • Vous et les vôtres
  • Y mettre du vôtre (y mettre ce qui vient de vous, de vos efforts, de votre participation, de votre compréhension.)
  • À la bonne vôtre!
    Le muletier poussa son verre plein contre celui du grand-père: « À la bonne vôtre! » Il but, s'essuya la bouche
    — Pourrat, Gaspard
  • À la vôtre
    Je bois à la vôtre, mesdames et messieurs!
    — Toepfer, Nouvelles généalogies
  • À vos places!
  • À vos yeux
    THÉSÉEEh bien ! vous triomphez, et mon fils est sans vie !Ah ! que j’ai lieu de craindre, et qu’un cruel soupçon,L’excusant dans mon cœur, m’alarme avec raison !Mais, madame, il est mort, prenez votre victime ;Jouissez de sa perte, injuste ou légitime :Je consens que mes yeux soient toujours abusés.Je le crois criminel, puisque vous l’accusez.Son trépas à mes pleurs offre assez de matièresSans que j’aille chercher d’odieuses lumières,Qui, ne pouvant le rendre à ma juste douleur,Peut-être ne feraient qu’accroître mon malheur.Laissez-moi, loin de vous, et loin de ce rivage,De mon fils déchiré fuir la sanglante image.Confus, persécuté d’un mortel souvenir,De l’univers entier je voudrais me bannir.Tout semble s’élever contre mon injustice ;L’éclat de mon nom même augmente mon supplice :Moins connu des mortels, je me cacherais mieux.Je hais jusques aux soins dont m’honorent les dieux ;Et je m’en vais pleurer leurs faveurs meurtrières,Sans plus les fatiguer d’inutiles prières.Quoi qu’ils fissent pour moi, leur funeste bontéNe me saurait payer de ce qu’ils m’ont ôté.PHÈDRENon, Thésée, il faut rompre un injuste silence ;Il faut à votre fils rendre son innocence :Il n’était point coupable.THÉSÉEAh ! père infortuné !Et c’est sur votre foi que je l’ai condamné !Cruelle ! pensez-vous être assez excusée…PHÈDRELes moments me sont chers ; écoutez-moi, ThéséeC’est moi qui sur ce fils, chaste et respectueux,Osai jeter un œil profane, incestueux.Le ciel mit dans mon sein une flamme funeste :La détestable Œnone a conduit tout le reste.Elle a craint qu’Hippolyte, instruit de ma fureur,Ne découvrît un feu qui lui faisait horreur :La perfide, abusant de ma faiblesse extrême,S’est hâtée à vos yeux de l’accuser lui-même.Elle s’en est punie, et fuyant mon courroux,A cherché dans les flots un supplice trop doux.Le fer aurait déjà tranché ma destinée ;Mais je laissais gémir la vertu soupçonnée :J’ai voulu, devant vous exposant mes remords,Par un chemin plus lent descendre chez les morts.J’ai pris, j’ai fait couler dans mes brûlantes veinesUn poison que Médée apporta dans Athènes.Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenuDans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuageEt le ciel et l’époux que ma présence outrage ;Et la mort à mes yeux dérobant la clarté,Rend au jour qu’ils souillaient toute sa pureté.PANOPEElle expire, seigneur !THÉSÉED’une action si noireQue ne peut avec elle expirer la mémoire !Allons, de mon erreur, hélas ! trop éclaircis,Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux fils !Allons de ce cher fils embrasser ce qui reste,Expier la fureur d’un vœu que je déteste :Rendons-lui les honneurs qu’il a trop mérités ;Et, pour mieux apaiser ses mânes irrités,Que, malgré les complots d’une injuste famille,Son amante aujourd’hui me tienne lieu de fille !
    — Racine, Phèdre
  • À votre santé! à votre bonne santé! (Formule employée en levant son verre rempli pour trinquer avec quelqu'un et boire en son honneur, en prononçant des vœux favorables à sa santé)
  • Être des vôtres

Étymologie de « votre »

Du latin populaire voster (il existait également une forme voster en latin archaïque, mais on ne la trouve plus en latin classique), altération du latin classique vester « votre, vôtre », par influence de vos « vous » et par analogie avec noster « notre, nôtre ».

Usage du mot « votre »

Évolution historique de l’usage du mot « votre » depuis 1800

Fréquence d'apparition du mot « votre » dans le journal Le Monde depuis 1945

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Synonymes de « votre »

Citations contenant le mot « votre »

  • Aux vertus qu’on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets ?
    Beaumarchais — Le Barbier de Séville
  • Comment obtenir la béatitude ? En disant Dada. Comment devenir célèbre ? En disant Dada. D’un geste noble et avec des manières raffinées. Jusqu’à la folie. Jusqu’à l’évanouissement. Comment en finir avec tout ce qui est journalisticaille, anguille, tout ce qui est gentil et propret, borné, vermoulu de morale, européanisé, énervé ? En disant Dada. Dada c’est l’âme du monde, Dada c’est le grand truc. Dada c’est le meilleur savon au lait de lys du monde. Dada Monsieur Rubiner, Dada Monsieur Korrodi, Dada Monsieur Anastasius Lilienstein. Cela veut dire en allemand : l’hospitalité de la Suisse est infiniment appréciable. Et en esthétique, ce qui compte, c’est la qualité. Je lis des vers qui n’ont d’autre but que de renoncer au langage conventionnel, de s’en défaire. Dada Johann Fuchsgang Goethe. Dada Stendhal, Dada Dalaï-lama, Bouddha, Bible et Nietzsche. Dada m’Dada. Dada mhm Dada da. Ce qui importe, c’est la liaison et que, tout d’abord, elle soit quelque peu interrompue.Je ne veux pas de mots inventés par quelqu’un d’autre. Tous les mots ont été inventés par les autres. Je revendique mes propres bêtises, mon propre rythme et des voyelles et des consonnes qui vont avec, qui y correspondent, qui soient les miens. Si une vibration mesure sept aunes, je veux, bien entendu, des mots qui mesurent sept aunes. Les mots de Monsieur Dupont ne mesurent que deux centimètres et demi. On voit alors parfaitement bien comment se produit le langage articulé. Je laisse galipetter les voyelles, je laisse tout simplement tomber les sons, à peu près comme miaule un chat… Des mots surgissent, des épaules de mots, des jambes, des bras, des mains de mots. AU. OI. U. Il ne faut pas laisser venir trop de mots. Un vers c’est l’occasion de se défaire de toute la saleté. Je voulais laisser tomber le langage lui-même, ce sacré langage, tout souillé, comme les pièces de monnaie usées par des marchands. Je veux le mot là où il s’arrête et là où il commence. Dada, c’est le coeur des mots. Toute chose a son mot, mais le mot est devenu une chose en soi. Pourquoi ne le trouverais-je pas, moi ? Pourquoi l’arbre ne pourrait-il pas s’appeler Plouplouche et Plouploubache quand il a plu ? Le mot, le mot, le mot à l’extérieur de votre sphère, de votre air méphitique, de cette ridicule impuissance, de votre sidérante satisfaction de vous-mêmes. Loin de tout ce radotage répétitif, de votre évidente stupidité.Le mot, messieurs, le mot est une affaire publique de tout premier ordre.
    Hugo Ball —  Manifeste littéraire
  • Puis il demanda à Odin de se couvrir l’œil gauche et de faire la même chose. Combien ? Deux. Très bien. Maintenant couvrez votre œil droit. Obscurité. Merde. Cet œil était irrécupérable. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, dit Odin. Merci, docteur.
    Mark Schorr — L’œil était dans la bombe
  • Masques ! O Masques !Masque noir masque rouge, vous masques blanc-et-noirMasques aux quatre points où souffle l’EspritJe vous salue dans le silence !Et pas toi le dernier, Ancêtre à tête de lion. Vous gardez ce lieu forclos à tout rire de femme, à tout sourire qui se fane, Vous distillez cet air d’éternité où je respire l’air de mes Pères.Masques aux visages sans masque, dépouillés de toute fossette comme de toute rideQui avez composé ce portrait, ce visage mien penché sur l’autel de papier blanc A votre image, écoutez-moi !Voici que meurt l’Afrique des empires – c’est l’agonie d’une princesse pitoyable Et aussi l’Europe à qui nous sommes liés par le nombril. […]
    Léopold Sédar Senghor — « Masques »
  • Skeffington manifesta un certain étonnement. « Ma parole, dit-il, vous êtes en train de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je ne m’attendais pas à un tel concert d’optimisme de votre part. Si je ne vous savais pas si prudents et expérimentés, je vous accuserais presque de prendre vos désirs pour des réalités. »
    Edwin O’Connor — La dernière fanfare
  • Je vous dois des remerciements, Monsieur, pour votre pâté de perdrix, mais Mme Denis et les dames qui passent l’hiver avec nous, vous en doivent bien davantage, car elles s’en sont crevées, et il ne m’est pas permis d’en manger. Je suis réduit en tout genre à n’être que témoin du plaisir de mon prochain.
    Voltaire — Correspondance
  • De surcroît, pour ranimer votre courage, elle vous donne toutes les raisons de croire que l’aile de l’abbaye que vous habitez est sans aucun doute hantée et vous informe qu’il n’y aura pas un seul domestique à portée de voix. Sur ces paroles rassurantes, elle s’en va après avoir tiré sa révérence. Vous écoutez décroître le bruit de ses pas tant que le dernier écho résonne à vos oreilles et quand, le cœur défaillant, vous essayez de fermer votre porte, vous vous apercevez, plus inquiète que jamais, qu’elle n’a pas de verrou.
    Jane Austen — L’Abbaye de Northanger
  • N’oubliez pas que je vous aime comme jamais et semble-t-il à jamais. Amour, amour, amour, amour, amour de votre Simone.
    Simone de Beauvoir — Lettres à Nelson Algren

Traductions du mot « votre »

Langue Traduction
Anglais your
Espagnol tu
Italien vostro
Allemand ihre
Chinois 您的
Arabe الخاص بك
Portugais seu
Russe твой
Japonais 君の
Basque zure
Corse u vostru
Source : Google Translate API


Sources et ressources complémentaires

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.