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Statisme

Sommaire

  • Définitions du mot statisme
  • Étymologie de « statisme »
  • Phonétique de « statisme »
  • Citations contenant le mot « statisme »
  • Images d'illustration du mot « statisme »
  • Traductions du mot « statisme »
  • Synonymes de « statisme »

Définitions du mot statisme

Trésor de la Langue Française informatisé

STATISME, subst. masc.

A. − Caractère, état de ce qui est statique (v. ce mot I C). Dans la culture antique l'âme était « apollinienne »: statisme et non point dynamisme; calme, lenteur, sérénité; pas de chronomètre ni d'histoire scientifique, mais la colonne dorique et la géométrie d'Euclide (L. Febvre, De Spengler à Toynbee, [1936] ds Combats, 1953, p. 121).Une capacité d'avenir, une aptitude à anticiper le déploiement des actions économiques et de leurs résultats dans le temps, qui est directement opposée au statisme des sociétés traditionnelles (Perroux, Écon. XXes., 1964, p. 251).
B. − PHYS. ,,Écart permanent de vitesse, entre la marche à vide et la machine en charge, d'un moteur thermique ou hydraulique`` (Lar. encyclop.). Le statisme a pour objet une répartition relativement automatique égale des charges entre différents groupes fonctionnant en parallèle (Lar. encyclop.).
Prononc.: [statism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1931 (Gilson, Espr. philos. médiév., p. 61); 2. 1964 sc. techn. (Lar. encyclop.). Dér. de statique*; suff. -isme*. Bbg. Quem. DDL t. 15.

Trésor de la Langue Française informatisé

STATISME, subst. masc.

A. − Caractère, état de ce qui est statique (v. ce mot I C). Dans la culture antique l'âme était « apollinienne »: statisme et non point dynamisme; calme, lenteur, sérénité; pas de chronomètre ni d'histoire scientifique, mais la colonne dorique et la géométrie d'Euclide (L. Febvre, De Spengler à Toynbee, [1936] ds Combats, 1953, p. 121).Une capacité d'avenir, une aptitude à anticiper le déploiement des actions économiques et de leurs résultats dans le temps, qui est directement opposée au statisme des sociétés traditionnelles (Perroux, Écon. XXes., 1964, p. 251).
B. − PHYS. ,,Écart permanent de vitesse, entre la marche à vide et la machine en charge, d'un moteur thermique ou hydraulique`` (Lar. encyclop.). Le statisme a pour objet une répartition relativement automatique égale des charges entre différents groupes fonctionnant en parallèle (Lar. encyclop.).
Prononc.: [statism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1931 (Gilson, Espr. philos. médiév., p. 61); 2. 1964 sc. techn. (Lar. encyclop.). Dér. de statique*; suff. -isme*. Bbg. Quem. DDL t. 15.

Wiktionnaire

Nom commun

statisme \sta.tism\ masculin

  1. Caractère d'une œuvre littéraire ou audiovisuelle qui, par choix artistique, procédé, ou en raison de son sujet, est statique, c'est-à-dire qu'on y emploie pas l'action, le mouvement, la péripétie.
    • En 1923, L'inhumaine, prétentieuse architecture autour d'un scénario de Mac Orlan, fruit d'une collaboration de Mallet-Stevens, Cavalcanti et Fernand Léger, en revenait au statisme de L'assassinat du duc de Guise, mais apprêté à la sauce cubisto-modern-style. — (Freddy Buache, Michel Simon, chapitre v ; Éditions du Panorama, collection Célébrités suisses, Bienne [Suisse], 1962, page 68.)
  2. (Automatique) Rapport entre la marche à vide et à charge d'un moteur[1].
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « statisme »

De statique et -isme par substitution de suffixe.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « statisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
statisme statism

Citations contenant le mot « statisme »

  • Les points faibles : Avec le statisme de ses coéquipiers, il n'a pas été mis à son avantage. Il a été servi dans le bon tempo qu'à très peu de reprise.  90min.com, Juventus - Atalanta : Les notes du match nul des Bianconeri (1-1) | 90min
  • Une pièce aux allures de bis parfait ! Cet air, connu par tous notamment grâce à l’interprétation en trio de jazz qu’en donna Jacques Loussier au piano en 1960, provient d’une Ouverture (ou « Suite ») composée à Leipzig. Cet Air est composé sur un motif de « walking bass » (« basse marchante ») qui permet de maintenir le mouvement et éviter le statisme provoqué par l’enchevêtrement délicat des lignes intérieures. Il est devenu un tube en 1871 lorsque le violoniste August Wilhelmj a publié son arrangement pour violon solo Air sur la corde de sol (sa transcription devait être jouée entièrement sur la corde la plus grave du violon). France Musique, J.S. Bach : Ouverture pour orchestre n° 3 BWV 1068 (Air)
  • Certains régulateurs de vitesse modernes fonctionnent toujours de la même manière, mais ils sont tempérés dans une certaine mesure par des paramètres du moteur appelés «statisme». Transport Routier, Les régulateurs passent au niveau supérieur - Transport Routier
  • Selon les goûts et les habitudes de chacun, le spectacle pourra réjouir, ravir même, ou ennuyer voire irriter : la mise en scène fut huée par le public scaligère. Bob Wilson, son esthétique, son langage, ses partis pris divisent depuis des décennies. Le statisme hiératique, la gestique chorégraphiée, formaliste, son théâtre d’images, ses lumières émerveillent certains et agacent d’autres. Deux décors suffisent : le premier, une terrasse garnie d’un alignement de cyprès de la campagne toscane, avec ses contrejours, est un mix de Magritte, du douanier Rousseau et de Mantegna ; le second réserve l’obscurité aux actes infernaux. Les chanteurs sont figés dans des postures répondant aux codes wilsoniens, les maquillages leur ôtent toute humanité pour en faire des archétypes. Les costumes participent à cette désincarnation onirique, grisâtres, Orphée et Eurydice de noir vêtus. Un danseur (la mort ?) intervient dans l’introduction ajoutée, qui permet le déroulé du générique, et réapparaitra ensuite. Sinon, les danses – essentielles – sont limitées à la fosse, à moins de considérer les déplacements comme chorégraphie : l’immobilité règne. Francine Lancelot doit se retourner dans sa tombe.  Durant le prologue, si la Musica, allégorique, supporte les pauses convenues, celles-ci règneront sur tout l’ouvrage. On est vraiment très loin des fastes de Mantoue. Le hiatus avec la musique est délibéré, l’ascèse imposée visuellement concentre l’attention sur la musique, elle est porteuse de sens pour certains, mais dessert l’œuvre pour les autres. , L'Orfeo (streaming) - Milan - Critique | Forum Opéra
  • Pour l’heure, au diapason du continent, le Québec s’est plutôt muré dans un statisme confit, à l’opposé de l’attitude austro-italienne. Ironie de l’histoire : les pays où l’art est le plus soutenu par l’État offrent aux artistes les premières occasions d’un retour à l’emploi. Nos contrées, soumises aux lois du marché et aux commandites, voient des autorités jongler avec le leurre flou de la « réinvention », temporiser sur les règles permettant de renouer les liens entre les artistes et leurs publics, confinant ainsi les artistes au purgatoire pendant que les organisateurs de spectacles et de festivals lâchés un à un par des commanditaires privés pétrifiés ou démotivés se morfondent. Comme le remarquait Isolde Lagacé, en termes de pandémie, nous avions trois semaines de décalage par rapport à l’Italie et deux semaines de retard sur la France : pourquoi les semaines se transformeraient-elles en mois à la reprise ? Le Devoir, La planète musicale coupée en deux | Le Devoir
  • On a découvert Claude Schmitz, cinéaste belge venu du théâtre, avec son court métrage Rien sauf l’été, sur les vacances d’un jeune homme, (unique) pensionnaire dans un Airbnb princier (un château), servi par une famille empressée. Une comédie improvisée en vidéo vintage, aux plans souvent fixes renforçant le statisme, et à la loufoquerie rentrée s’exprimant par le surgissement de personnages imprévus, par l’innocuité des dialogues et par le jeu avec les clichés. L'Humanité, Cinéma. Bouvard et Pécuchet dévalisent un car wash | L'Humanité
  • Le tempo d’emblée très lent accentue le statisme de ce Tchaïkovski dénervé. Comme si la puissance du mythe laissait Giuseppe Sinopoli et le Philharmonia indifférents. Drôle de drame. France Musique, Roméo et Juliette de Tchaïkovski
  • On retrouve bien sûr le dispositif présenté Salle Favart en octobre 2018 : cette gigantesque membrane-miroir dans son cadre mobile, qui pivote dans toutes les directions possibles et donne lieu à un jeu très virtuose de reflets et de projections ; ces rideaux et drapés, pendus dans les cintres ou recouvrant le plateau, tissus dans lesquels les personnages s’enveloppent ou sur lesquels ils marchent. On avouera ne pas avoir forcément toujours bien saisi la pertinence dramaturgique de tel ou tel mouvement, de tel fumigène ou de tel reflet, mais il y a de bien beaux effets, il faut le reconnaître, surtout quand un peu de couleur vient enfin réchauffer cet univers froid, obstinément noir, blanc et gris. Pendant que les éléments de décors virevoltent, les chanteurs, eux, semblent souvent condamnés à un statisme bobwilsonien. Si les pupitres féminins du chœur sont toujours affublés de vilaines robes-sacs, la perruque blanche a disparu pour Orphée : la titulaire liégeoise aurait-elle refusé de la porter ? C’est bien possible, et on ne lui donnera pas forcément tort. , Orphée et Eurydice - Liège - Critique | Forum Opéra
  • On peut reprocher au jeu de Koroliov, un certain statisme, voire un manque de spontanéité et de fraîcheur. Tout est ici parfaitement maîtrisé et mesuré. La virtuosité n’est pas au rendez-vous, même dans l’exécution de l’Étude op. 25 n° 2. Sous ses doigts, les nocturnes paraissent une invitation à la méditation et à la réflexion. C’est l’inverse de ce que nous offre Fazil Say, dont les attaques sont directes, et le toucher, parfois déchaîné, est plein de fougue. , Evgeni Koroliov à la recherche du silence dans la musique de Chopin « À Emporter « ResMusica
  • La vente propose également à la convoitise des amateurs un tableau d’un artiste américain « Woman & cosmetics » qu’on voit peu en France, Wayne Thiebaud. Il est surtout connu pour ses tableaux de gâteaux colorés, de glaces, de bottes, de toilettes, de jouets et de tubes de rouge à lèvres. Il est souvent considéré comme un précurseur du Pop Art. Son style est reconnaissable entre tous. Derrière un certain statisme, des critiques évoquant même une rigidité, on trouve un sens inné du détail, une volonté ironique de se concentrer sur la banalité des objets de notre quotidien. Mieux Vivre Votre Argent, Une oeuvre remarquable du presque centenaire Pierre Soulages en vente chez Tajan - Mieux Vivre Votre Argent
  • Cependant, loin de la lourdeur, du faste intempestif que le japonisme de l'opus inspire parfois, celle-ci cherche une authentique poétique de l’épuré. Mieux, elle véhicule une grandeur de la simplicité par laquelle le bouillonnement des passions jusqu’à l’acte fatal se fait d’autant plus sentir qu’il est présenté nu, avec des moyens minimes. Le mobilier est ainsi réduit au strict élémentaire (une étagère, deux tables, le large canapé de Pinkerton), et se trouve davantage dépouillé encore à l’Acte II, alors que les vivres se réduisent comme peau de chagrin. Une fois le mariage passé et le reniement de Cio-Cio San achevé, le vide du logement de Pinkerton l’englobe rapidement. Adapté au plateau de l’Opéra Berlioz, cet espace écrase par sa démesure la jeune femme, de même qu’il confère aux nombreux tableaux de l’attente (la théière posée sur des braises éteintes au début de l’Acte II, Cio-Cio San statique sur une chaise face public) et au statisme des poses toute leur intensité, renforçant la solitude du personnage principal. À défaut d’une richesse de mobilier, restent les lumières de D.M. Wood, dont les teintes chaleureuses accordées aux chandeliers se glacent progressivement, et dont les percées par les cloisons, ouverture sur le monde par où est espéré le retour de Pinkerton, ne rendent que plus confiné le bleu-gris nocturne dans lequel les espoirs de Butterfly s’éteignent. Olyrix.com, Madame Butterfly au firmament à Montpellier - Actualités - Ôlyrix
  • La mise en scène figée d’Aurélien Bory mise tout sur la dualité ombre-lumière, rappelant davantage les élégantes installations d’une galerie d’art que la palpitation du théâtre. On lui reprochera surtout de réduire les personnages à des figures juxtaposées qui jamais ou presque n’interagissent. Ainsi, en dépit de son art suprême du beau chant, Matthias Goerne campe un Amfortas quasiment abstrait, là où la douloureuse culpabilité du chevalier qui, lui, a succombé à Kundry devrait vous tirer des larmes. Et si le Gurnemanz de Peter Rose semble bien conventionnel, c’est sans doute parce que sa profonde humanité est ensevelie sous une chape de statisme et de pénombre. La Croix, Sophie Koch, magicienne lyrique
  • Réalité et fantasme, le marché de l’emploi est un hybride qui ne laisse pas de place au statisme et pousse au renouvellement constant. droit-travail-france.fr, Trouver un boulot en traversant la rue ? Réalité ou fantasme ?
  • La réalité virtuelle a souvent laissé chez moi un fort sentiment d’inachevé à cause du statisme inhérent à la lourdeur de l’équipement porté. J’ai débarqué ainsi avec ma circonspection chevillée au corps face à la promesse d’« hyperréalité virtuelle » du Terragame Center de Corbeil-Essonnes. Embarqué avec un groupe de plusieurs soldats dans l’univers apocalyptique du « manoir des Damnés », je m’étonne de la légèreté de mon barda, qu’il s’agisse de mon fusil-mitrailleur ou de l’ordinateur portable solidement arrimé à mon dos et connecté à mon casque. Le programme ? Du massacre de zombies agressifs et véloces dans un terrain hostile. Tout ce qu’il y a de plus classique. Télérama, VR : j’ai massacré des zombies au Terragame Center de Corbeil-Essonnes
  • A l’opposé, le statisme de Daniel Barenboïm fascine et déroute : « des contre-sens, des manières, tout sauf un orage ! » lancent les uns. Un parti-pris jugé au contraire par le camp d’en face « habité », où l’extrême lenteur déroulerait un théâtre révélant patiemment ses forces. France Musique, Quelle est la meilleure version de la Walkyrie (acte I) de Wagner ?
  • On pensait aller voir un opéra et on l’impression d’aller au cinéma : le personnel du théâtre des Champs-Elysées distribue à chaque spectateur une paire de lunettes 3D. Une annonce recommande de s’en munir aussitôt pour profiter de la projection vidéo qui mène le public vers la station spatiale basée à proximité de la mystérieuse planète Solaris. Un silence, vraisemblablement sidéral, accompagne ce poudroiement de points noirs et blancs qui, parfois, s’agglutinent en formes aléatoires. La magie, élémentaire, fait illusion quelques secondes mais elle devient vite insupportable au bout de plusieurs (dix ?) minutes. Le spectacle s’enlise hélas dans le même statisme. On comprend très vite qu’il ne faudra attendre aucune évolution des personnages, de la musique et de la mise en scène. Les Echos, Opéra : « Solaris », une asphyxie musicale | Les Echos
  • Cette œuvre hybride, à la fois composite et d'un parfait équilibre, est une pièce sans précurseurs ni héritiers. Le musicien y taquine l'opéra sans vraiment y plonger, mais tourne le dos au statisme de l'oratorio sans pourtant s'en départir. Impossible Berlioz, qui a toujours voulu faire cavalier seul! Le Figaro.fr, La philharmonie de Paris accueille La Damnation de Faust de Berlioz
  • • En fait de cabaret, quelques chansons sont interprétées, les unes en Allemand et en Yiddish (non sous-titré), d’autres en Français - avec un rapport variable avec l’époque censément abordée - et amenées sous des prétextes assez spécieux. Chacun pousse sa chansonnette, et se trouve bien désœuvré et embarrassé une fois celle-ci achevée : comme ils sont quatre sur une scène assez petite,  le statisme auquel tous sont contraints achève de nous éloigner d’un spectacle de cabaret. Atlantico.fr, "Rosa Luxembourg" de Viviane Théophilidès : une comédienne sauve – de justesse - Rosa Luxemburg d’un second assassinat... | Atlantico.fr
  • Gabrielle Baarsch promène son objectif comme une caresse sur les éléments de la nature. Elle a, lors de son séjour en Haute-Savoie pendant plusieurs années, au milieu des montagnes, su se gorger de ce besoin de nature. Maintenant installée dans le Lot-et-Garonne, à Beaupuy, elle continue sa recherche de paysages, de monuments, de sites qui l’inspirent. Ces images sont bien plus que des mots, une forme de poésie intemporelle, un moment de nature figé à tout jamais. Et pourtant, en regardant ses photos, on a parfois l’impression de les voir vivre, entre jeux d’ombres et de lumières, entre mouvement et statisme, entre détail et vision d’ensemble, cette photographe invite, à chaque photo, l’œil du spectateur à un nouveau voyage. Son savoir, elle le partage bénévolement dans l’association Tout Art’Zimut. Avec des débutants qui n’ont pas besoin d’un appareil sophistiqué pour apprendre les bases, elle fait des sorties : le lac de Beaupuy qu’elle affectionne particulièrement, les moulins à vent ou à eau de la région, les parcs, le pont de Bordeaux la nuit… SudOuest.fr, Accro de photo
  • De fait et ce n’est pas un hasard, la performance apparaît sans doute avec le dadaïsme, en pleine Première Guerre mondiale, quand il s’agit de faire face au statisme de l’œuvre d’art face à la violence du temps. Les surréalistes en joueront, puis plus tard les nouveaux réalistes avec Yves Klein ou Niki de Saint Phalle et ses tirs… De l’autre côté de l’Atlantique, on parlera de happenings avec John Cage, Merce Cunningham ; dans les années 1960, le corps lui-même deviendra l’objet de l’œuvre avec le body art, parfois jusqu’aux automutilations ou certaines interventions de Joseph Beuys comme de rester plusieurs jours enfermé dans une cage avec un loup… Le domaine de la performance, qui passe aussi bien par la danse et la chorégraphie que par la vidéo, les nouvelles technologies et tous les dispositifs impliquant une expérience du spectateur-acteur, est aujourd’hui sans limites, quand bien même l’exposition du Tripostal apparaît un peu comme une première au regard du nombre d’artistes impliqués. Paradoxalement toutefois, ce ne sont pas nécessairement les œuvres les plus récentes ou les plus spectaculaires qui marquent l’esprit. D’entrée de jeu, si l’on peut saluer la belle vidéo de Lili Reynaud Dewar I Am Intact and I Don’t Care, où elle danse seule et nue dans une vaste pièce, on est existentiellement cueilli par un des pièges de 1974 de Dan Graham, où l’on se découvre dans un miroir avec quelques secondes de retard. Malaise avec cette perception intime de la matérialité du temps. On s’engage dans les escaliers accompagné par les paroles murmurées dans de discrets haut-parleurs par Claude Closky. Il y a toujours quelque chose à dire, ou redire, sur le ton de la confidence. Trois photos de Rineke Dijkstra arrêtent le regard. Ici, la notion de performance est voilée. Elle a photographié en gros plan trois jeunes toréadors à la sortie de l’arène. La violence de ce qu’ils viennent de vivre, la peur et la mort sont encore dans leur regard. Avec Tell Me, de Guy de Cointet (disparu en 1983), on assiste à cette emblématique fausse pièce de théâtre où le langage devient un objet qui se fige… L'Humanité, Exposition. Là où nous sommes faits de temps | L'Humanité
  • Présenté le dernier jour du Festival de Cannes, quand le cerveau ne répond plus et que le cœur est déjà ailleurs, le huitième film de Nuri Bilge Ceylan a été ignoré au palmarès. Quel dommage ! Autant on pouvait achopper sur le statisme impérieux et l'aridité bergmanienne de son précédent film "Winter Sleep", palmé en 2014, autour d'un acteur vieillissant et misanthrope, autant les trois heures de celui-ci composent un récit plus ouvert, accueillant : les interrogations d'un aspirant écrivain au seuil de sa vie d'homme qui confronte, au fil de longues conversations, ses idées arrêtées sur l'existence, son esprit frondeur et son arrogance de petit intello à l'expérience des autres (un romancier célèbre, trois jeunes imams, un copain devenu flic, etc.). Un pensum ? Pas du tout. C'est un film mouvant, vivant, bouleversant sur ce que l'on fait de ses ambitions et de son héritage familial, sur la Turquie actuelle, sur la pudeur des pères et l'ingratitude des fils. L'Obs, "Le Poirier sauvage", "Under The Silver Lake", les films à voir (ou pas) cette semaine
  • Et si ce compte rendu s’ouvre avec Wolfgang Gussmann, c’est parce que cette captation est un régal pour le regard et pour l’esprit. Responsable des décors (et en partie des costumes), Gussmann a su respecter les différents lieux de l’action et même en ajouter quelques autres que le livret ne prévoyait pas. D’un opéra constamment menacé par le statisme ou l’abstraction, Willy Decker a su tirer le meilleur, en s’autorisant le juste degré de liberté pour mieux porter le sens de l’œuvre. Aschenbach a ici un peu la tête qu’il avait dans le film de Visconti, et les costumes situent clairement l’action vers 1910. Venise est présente à travers quelques photographies en noir et blanc, mais pour le reste, l’évocation se fait plus schématique : le lido se réduit à un immense ciel bleu parsemé de nuage, qui se reflète sur un sol-miroir, avec un ponton mobile. Pour visualiser l’obsession qui s’empare peu à peu du héros, nous le voyons visiter un musée où est exposé un gigantesque tableau très inspiré de la toile du Caravage Garçon présentant une corbeille de fruits ; évidemment, le garçon a les traits de Tadzio, dont le visage revient aussi en superposition sur les vagues de la lagune, et sur les panneaux que porte le chœur lors d’une scène de paroxysme (on se rappelle un procédé similaire dans La Ville morte). Et tout comme la présence maléfique, confiée au baryton, se présente sous sept visages différents, un groupe de personnage au maquillage outrancier incarne à la fois la troupe d’acteurs, les marchandes et les mendiants qui harcèlent Aschenbach. Ces détails renforcent la cohérence d’un spectacle qui appelle un chat un chat, en transformant l’apparition d’Apollon en ballet fantasmatique durant lequel un double du héros embrasse Tadzio sur la bouche et danse un tango avec le jeune garçon nu. , Death in Venice - Britten, Benjamin - Naxos - Critique DVD | Forum Opéra
  • Le dispositif choisi pour le témoignage encourage un statisme qui peut lasser à la longue. Certains comédiens s’en accommodent plus difficilement que d’autres. Atlantico.fr, La fin de l'homme rouge : une adaptation qui fait honneur à cette œuvre majeure du prix Nobel de Littérature 2015 | Atlantico.fr
  • Mais l’ex-Premier ministre s’autodésigne président pour cinq ans de plus jusqu’en 2019 (il l’est déjà depuis 1999). C’est que l’homme s’estime indispensable, même si l’opposition à la Suédoise est radoteuse et le statisme du PS est pathétique. Surprise toutefois aux communales d’octobre dernier : à Mons, dont il est maïeur depuis 18 ans, l’empereur Elio abdique pour son dauphin désigné, Nicolas Martin. Sa Majesté aurait-elle aussi décidé de se retirer en douce de la tête du PS, six mois avant les élections, et ce dans un timing parfait ? Que nenni ! Et il y a dix jours, re- surprise : Di Rupo s’autodésigne tête de liste du Hainaut pour les législatives. Sans prévenir personne. Or, en Hainaut, il y a aussi Paul Magnette, 47 ans, le plus apprécié et le populaire des socialistes, plus punchy et parfait bilingue. Donc capable en débat de mettre la pâtée à un Bart De Wever (il l’a déjà fait). Mais Elio a décidé que ce serait Elio. Paulo sera tête de liste à l’Europe, tout en prévenant d’emblée qu’il n’y siégera jamais puisqu’il restera bourgmestre de Charleroi. Magnette sera aussi le porte-parole du PS durant la campagne. Moustique.be, Petite démonstration de démocratie interne façon PS | Moustique.be
  • Les scènes sont emballées mollement, avec un gros déficit de talent derrière la caméra. Rien ne se démarque de l'ensemble dans l'enchaînement des plans, pour laisser s'installer un statisme handicapant, vrai frein à l'apparition d'émotion, d'implication. L'emballage général de facture moyenne met rapidement en évidence le manque de moyens dans la direction artistique. L'île a l'air vide, ne s'incarne pas dans des éléments forts si ce n'est un requin (moche) dans l'eau et un orage qui vient mouiller ce beau monde. Et ce ne sont pas quelques plans de coupe sur des insectes ou la faune qui vont instaurer un début de personnification. Les éléments mystérieux balancés ponctuellement sous forme d'indices ne font que très peu sursauter notre curiosité, alors que l'encéphalogramme reste tristement plat. CinéSéries, Critique de The I-Land (Série, 2019) - CinéSéries
  • AINSI pourquoi revient-il au juriste, selon Ripert, de défendre le “statisme juridique” et la neutralité du droit […] Pour réussir grâce au temps et à la distanciation sociale ce qui est la consécration du droit: l’acceptation volontaire (“La règle de droit devient avec le temps règle de vie. Le droit qui prend sa valeur dans la continuité y prend en même temps sa légitimité”). Le Monde Moderne, De la fracture à la distanciation sociale
  • Mouvement et statisme SudOuest.fr, Deux photographes chez les producteurs
  • Le cinéma sud-américain de festivals, c’est un genre en soi, défini surtout par son statisme, voire son apathie. Pourtant, dans ce territoire codifié, certains films se détachent par la force de leur mise en scène ou la puissance de leur histoire. CANCIÓN SIN NOMBRE, tout en semblant mort à l’image, est éclatant de vie, à l’instar de cette femme brisée par l’enlèvement de son bébé mais toujours animée d’espoir, ou de ce pays qui ploie sous l’hyperinflation et les attaques des terroristes du Sentier Lumineux mais solidaire et vibrant de ses traditions. À l’écran, tout est fixe ou très lent, mais l’intérieur du cadre est d’une sophistication qui laisse étourdi. D’autant plus que le 4/3, format pour lequel a opté la réalisatrice Melina León, et le noir et blanc dense appellent un travail particulier dans la composition et la lumière. La désynchronisation du récit (qui se déroule dans les années 80) avec son esthétique n’est justifiée finalement que par le parti pris du chic et du choc. À moins qu’il faille y voir la traduction littérale des heures sombres d’un pays vivant au rythme des coupures de courant et revenu 50 ans en arrière… Peu importe, s’il fallait en passer par là pour raconter la tragédie sociale et humaine, alors c’est tout accepté. Pérou, 1988. Georgina et son mari Leo vivent de la pomme de terre, dans ce pays qui voit l’inflation grimper à 1700% sous le mandat de Alan Garcia et où la moitié de la population est pauvre. Lorsqu’elle entend une publicité radiophonique pour une clinique gratuite, la jeune femme, enceinte, décide de s’y rendre pour accoucher. Mais elle ne verra jamais son enfant. Face à une justice qui détourne le regard, Georgina va se tourner vers la presse. Le journaliste Pedro Campos va s’occuper de l’affaire. Et Georgina, elle, ne cessera de marcher. Enceinte et en canard. Cassée et déterminée. CANCIÓN SIN NOMBRE est son chemin de croix, elle ne cesse de traverser ce cadre carré, de grimper des collines, de les dévaler, de fendre le brouillard, de pousser sa brouette, de monter des marches… Petit bout de femme toujours debout, qui ne se roule par terre que pour mieux taper du pied dans les portes. Alors que les attentats du Sentier Lumineux tapagent dans tout le pays, enrôlant particulièrement les paysans, la pauvreté fait des ravages insoupçonnés et brise des familles. Malgré une distance de prise de vue qui rend CANCIÓN SIN NOMBRE stoïque, Melina León parvient à faire un film charnel de personnages, animé par la colère et la solitude abyssale de ses deux héros, Georgina et Pedro. On est souvent sidéré par leur dignité, hébété par leur beauté et ébahi par l’intelligence par laquelle la réalisatrice reconstitue le climat de l’époque et les immédiates conséquences sur les individus. Formellement, d’aucuns penseraient que c’est scolaire quand c’est en fait élémentaire. Il y a une simplicité dans ce film qui le rend fondamental. Cinemateaser.com, Cannes 2019 : CANCION SIN NOMBRE / Critique - cinemateaser
  • La distribution ne comporte aucune faiblesse. Chacun des chanteurs, le plus souvent familiers de la musique baroque, en a assimilé les subtilités. A la qualité de la déclamation s’ajoute la saveur de la prononciation originale restituée. Pour autant, la prosodie raffinée de Lully n’est pas toujours compréhensible. Aussi regrette-t-on que la brochure soit dépourvue du texte, tout comme le DVD, sous-titré seulement en anglais et en allemand. De la même manière, le statisme des chanteurs, leur gestuelle du temps, très codifiée, participent au jeu dramatique, malgré leur artifice. , Phaéton - Lully, Jean-Baptiste - Château de Versailles Spectacles - Critique DVD | Forum Opéra
  • Qu’il s’agisse des mises en musique de Gluck ou de Monteverdi, la légende d’Orphée se prête à la mise en scène chorégraphiée. Autant le statisme des deux partitions que la nature mythologique du sujet appellent une stylisation visuelle et une dynamisation corporelle que la danse semble pouvoir apporter de façon quasi idéale. C’est donc tout le projet de la jeune danseuse espagnole Gabriela Gómez Abaitua que de proposer une mise en espace donnant une place égale au chœur et au ballet. Les trois solistes se voient ainsi tous doublés d’un danseur qui interprète leur gestuelle, soit en la dupliquant soit, le plus souvent, en en explicitant le sens profond par des attitudes contrastées voire contradictoires. La fluidité des corps, l’élégance des enchaînements et la majesté des postures créent des images de toute beauté, que relève encore la simplicité pour les décors et les costumes de subtils camaïeux de gris, de mauve et de beige clair. Dans un tel contexte l’économie des moyens, que manifeste un plateau quasiment dénudé et limité à de simples praticables semblant relier la terre et les enfers, permet véritablement d’aller à l’essentiel que constitue l’éternelle problématique posée par cette œuvre unique entre toutes, le rapport de l’homme à son dieu, les liens qui unissent l’humain et le divin. Un grand bravo aux trois solistes et au ballet de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole, qui nous ont valu ces véritables moments de grâce. , Orphée et Eurydice donné à Metz dans la version Berlioz « La Scène « ResMusica
  • Le principal écueil à éviter dans cette version concert était de rester prisonnier d’un certain statisme. Statisme que l’on a tenté d’éviter notamment par les projections (pas toujours sur la coche mercredi soir), plus efficaces lorsqu’elles se déploient dans un certain flamboiement. On en apprécie d’ailleurs la facture rétro 1970-1980, quelque part entre L’orange mécanique et le premier Blade Runner. La Tribune, Solide départ pour Starmania | Sherbrooke | Actualités | La Tribune - Sherbrooke
  • Dans les années 1950, insatisfait du statisme de ses formes abstraites, il rompt avec le vocabulaire traditionnel de l’abstraction géométrique en inventant l’art optico-cinétique. Vasarely définit lui-même le cinétisme comme un mot qui signifie le mouvement. Si certains utilisent les machines, Vasarely mise sur le déplacement du regard. La première partie de l’exposition est intéressante dans l’appréhension de l’ossature du travail de Vasarely, mais tout son talent se dévoile dès la vision de ses créations en noir et blanc. C’est avec ces œuvres, à l’image de la série Vega, qu’il met en place la vibration, la perspective, le jeu du positif et du négatif, stimulant ainsi notre regard constamment inquiété, attiré.  Maze, Vasarely : rétrospective sur le père de l’Op Art au Centre Pompidou - Maze Magazine
  • Le printemps est nuageux, inquiétant, et on sent, dès les premières mesures, sourdre une épaisse angoisse. Mais il règne dans l’introduction un certain statisme, dont Mariss Jansons peine à se répartir. Très dommage. France Musique, Quelle est la meilleure version du Sacre du Printemps de Stravinsky ?

Images d'illustration du mot « statisme »

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Traductions du mot « statisme »

Langue Traduction
Anglais droop
Espagnol inclinarse
Italien droop
Allemand sinken
Chinois 下垂
Arabe تدلى
Portugais inclinação
Russe свисать
Japonais 垂れる
Basque droop
Corse affucà
Source : Google Translate API

Synonymes de « statisme »

Source : synonymes de statisme sur lebonsynonyme.fr
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