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Insecte

Variantes Singulier Pluriel
Masculin insecte insectes

Définitions de « insecte »

Trésor de la Langue Française informatisé

INSECTE, subst. masc.

Petit animal invertébré arthropode caractérisé par un corps formé de trois parties bien distinctes : la tête, le thorax, muni de trois paires de pattes, et l'abdomen. Insecte carnivore, phytophage; insectes nuisibles; insectes sociaux; bruissement, piqûre d'insecte; collectionneur d'insectes; l'entomologie est la science qui traite des insectes. Cécrops, le fondateur de la Grèce avait pour symbole un être du même nom que lui, la cigale (...), insecte athénien s'il en fut (Taine, Philos. art, t. 2, 1865, p. 214).La classe des Insectes comprend tous les Arthropodes à respiration trachéenne (E. Perrier, Zool., t. 1, 1893, p. 1148).On appuie avec une paille sur le centre de la fleur et les étamines basculent. C'est ainsi qu'elles viennent déposer sur le dos de l'insecte butineur toute leur charge de pollen (Duhamel, Suzanne,1941, p. 159):
1. Le fait le plus général de la vie des insectes, la haute loi de leur existence, c'est la métamorphose. Les changements, obscurs chez les autres êtres, sont très-saillants chez ceux-ci. Les trois âges de l'insecte paraissaient trois êtres. Michelet, Insecte,1857, p. 99.
[Symbole de petitesse] :
2. Aux regards de Celui qui fit l'immensité, L'insecte vaut un monde; ils ont autant coûté. Lamartine, Médit.,1820, p. 30.
Au fig. Être sans valeur, personne méprisable. Quoique vous ne soyez que des insectes, je veux tirer de vous une vengeance éclatante, et je saurai la prendre, reprit le gentilhomme (Balzac, U. Mirouët,1841, p. 231).Ou bien je ne voulais pas te faire mourir et tu me suspectes injustement, moi, ton empereur. Ou bien je le voulais, et toi, insecte, tu t'opposes à mes projets (Camus, Caligula,1944, p. 50):
3. Pardonne à ma faiblesse, Père des miséricordes! Non, je ne doute point de ton existence et soit que tu m'aies destiné une carrière immortelle, soit que je doive seulement passer et mourir, j'adore tes décrets en silence, et ton insecte confesse ta Divinité. Chateaubr., Litt. angl., t. 2, 1836, p. 288.
REM.
Insectarium, subst. masc.,,Établissement scientifique où l'on élève et conserve les insectes`` (Forest. 1946).
Prononc. et Orth. : [ε ̃sεkt]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1553 (P. Belon, Observations, II, 34 ds R. Philol. fr. t. 43, p. 193). Empr. au lat.insecta de même sens, plur. neutre de insectus, part. passé de insecare, de secare « couper », calque du gr. τ α ̀ ε ́ ν τ ο μ α plur. neutre du gr. ε ́ ν τ ο μ ο ς « entaillé ». Fréq. abs. littér. : 2 496. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 868, b) 4 802; xxes. : a) 2 240, b) 2 539.

Wiktionnaire

Nom commun - français

insecte \ɛ̃.sɛkt\ masculin

  1. (Zoologie) Petit animal invertébré, arthropode constitué de trois parties (tête, thorax, abdomen) possédant de manière générale trois paires de pattes articulées et une paire d’antennes, et dont la forme adulte est parfois dotée d’ailes.
    • C’est ainsi que parmi les insectes nous trouvons beaucoup d’espèces d’animaux comme la punaise qui exhalent une odeur fétide. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 173)
    • Une autre condition pour la formation des graines est que la pollinisation qui assure la fécondation puisse se produire. Or il arrive souvent que la pollinisation doive être effectuée par un insecte (quelquefois oiseau, mollusque…) déterminé. Dans ce cas l’aire de l’insecte pollinisateur limite celle de la plante. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 23)
    • Les bouillies et les poudres à base de S.P.C. et de D.D.T. ont une action ovicide très nette et sont, de ce fait, utilisées dans la lutte contre de nombreux insectes et particulièrement contre l’anthonome du poirier et celui du pommier. — (Émile Delplace, Manuel d'arboriculture fruitière, Librairie Lamarre, 1945, page 218)
    • Le cycle de l’insecte est de trois semaines. La lutte peut se faire par voie chimique (oxydéméton-méthyl, malation, parathion) mais elle est coûteuse. — (P. Silvestre & M. Arraudeau, Le manioc, 1983)
    • La start-up Innovafeed s'apprête à inaugurer, à Nesle dans la Somme, la plus grande usine d’insectes du monde. Un site qui doit permettre à la start-up de s'imposer comme le leader de la protéine d’insectes pour l’alimentation animale. — (Adeline Haverland, En Picardie, Innovafeed mise sur l'économie circulaire pour devenir le leader des protéines d'insectes, sur le site de L'Usine nouvelle (www.usinenouvelle.com), le 23/10/2019)
  2. (Spécialement) Imago de cet animal.
    • Ce sont les larves des pucerons […]. Complètement développées, ces larves deviennent de jolis insectes, pourvus de quatre ailes diaphanes, presque deux fois plus longues et plus larges que le corps entier, et soutenues par quelques rares nervures. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, pages 496-519)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

INSECTE. n. m.
T. de Zoologie. Petit animal invertébré, de la classe des Articulés, subissant des métamorphoses successives avant d'arriver à son état définitif. On compte jusqu'à six cent mille insectes, répartis en huit ordres. Procédé, poudre pour détruire les insectes nuisibles.

Littré (1872-1877)

INSECTE (in-sè-kt') s. m.
  • 1Petit animal invertébré, dont le corps est divisé par étranglements ou par anneaux, et, aujourd'hui, suivant la définition de la zoologie actuelle, classe du règne animal dans laquelle on range les animaux articulés qui sont munis seulement de six pattes. Tous les insectes subissent des métamorphoses avant d'arriver à l'état parfait. Un insecte rampant qui ne vit qu'à demi, Un taureau qui rumine, une chèvre qui broute, Ont l'esprit mieux tourné que n'a l'homme ? oui sans doute, Boileau, Sat. VIII. Un goût particulier le portait à étudier les insectes, espèce d'animaux si différents de tous les autres et si différents encore entre eux, qu'ils font comprendre en général la diversité infinie des modèles sur lesquels la nature peut avoir fait des animaux pour une infinité d'autres habitations, Fontenelle, Poupart. L'insecte précieux qui produit la soie est originaire de la Chine, c'est de là qu'il passa en Perse assez tard, avec l'art de faire des étoffes du duvet qui le couvre ; et ces étoffes étaient si rares du temps même de Justinien, que la soie se vendait en Europe au poids de l'or, Voltaire, Mœurs, 1. À l'égard des insectes on peut dire qu'ils ne sont nulle part aussi grands que dans le nouveau monde ; les plus grosses araignées, les plus grands scarabées, les chenilles les plus longues, les papillons les plus étendus se trouvent au Brésil, à Cayenne, et dans les autres provinces de l'Amérique méridionale, Buffon, Quadrup. t. III, p. 206. Les insectes sont ordinairement mieux caractérisés aux yeux de la plupart des hommes par les dommages qu'ils causent, qu'ils ne le seraient par une description exacte, Bonnet, Observ. pucerons, Œuv. t. I, p. 2, dans POUGENS. Quel est l'insecte dont le naturaliste le plus patient et le plus laborieux puisse se flatter d'épuiser l'histoire ? Bonnet, Observ. 19e, Insectes. On sait que les insectes meurent, lorsqu'on les plonge dans l'huile, ou qu'on applique seulement sur leurs stigmates quelques gouttes de cette liqueur, Bonnet, Us. feuilles plantes, 1er mém. Sous l'insecte vengeur envoyé par Junon. Telle Io tourmentée, en l'ardente saison, Traverse en vain les bois et la longue campagne, Chénier, l'Invention.

    Fig. Ces minuties bourgeoises [querelles jansénistes] occupèrent plus les Parisiens que tous les grands intérêts de l'Europe ; c'étaient des insectes sortis du cadavre du molinisme et du jansénisme, qui, en bourdonnant dans la ville, piquaient tous les citoyens, Voltaire, Louis XV, 36. Je l'accusais [Voltaire] de trop de sensibilité pour la piqûre des insectes qui s'attachaient à lui, Diderot, Claude et Nér. II, 109. La retraite n'avait été inquiétée que par quelques bandes de cosaques, insectes importuns qu'attiraient nos mourants et nos voitures abandonnées, fuyant partout où l'on portait la main, mais fatiguant par leur retour continuel, Ségur, Hist. de Nap. IX, 12.

  • 2 Fig. Être vil, misérable, sans importance. Ces insectes de la société qui ne sont aperçus que parce qu'ils piquent, Voltaire, Goût. À trente ans il écraserait tous ces insectes, Rousseau, Ém. IV.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

INSECTE, (Hist. nat.) petit animal qui n’a point de sang. On a distingué les animaux de cette nature en grands & en petits ; les grands sont les animaux mous, les crustacés & les testacés ; les petits sont les insectes. Il y a plus d’especes d’insectes que d’especes de poissons, d’oiseaux, ou de quadrupedes. Il y a aussi plus de différences de conformation parmi les insectes, que dans tout autre genre d’animaux. Sans cesser de considérer les insectes en général, tâchons de prendre une idée des différentes parties de leurs corps.

La peau des chenilles, des vers, &c. est fort tendre & très-foible ; certaines araignées ont plusieurs peaux l’une sur l’autre, comme les pellicules d’un oignon. La peau de tous les insectes est poreuse ; dans quelques-uns elle tombe une fois chaque année, & dans d’autres jusqu’à quatre fois ; enfin il y a des insectes qui ont la peau fort dure & même garnie d’écailles.

La tête des insectes est fort petite dans les uns, & très-grosse dans d’autres à proportion du corps ; elle a différentes formes dans diverses especes. On en voit de rondes, de plates, d’ovales, de larges, de pointues & de quarrées, d’unies, de raboteuses & de velues.

La situation de cette partie varie aussi ; elle est droite ou inclinée, fort apparente ou presqu’entierement cachée.

Les insectes qui ont des aîles & des piés, ont aussi des antennes au front au-dessus des yeux ; dans quelques-uns elles tiennent à la trompe. Ces antennes ont des articulations, dont le nombre varie dans les diverses especes d’insectes ; on en a compté jusqu’à cent dans quelques sauterelles. Les phalanges qui sont entre ces articulations, ont différentes grosseurs & différentes longueurs dans différentes antennes ; il y en a de rondes qui se touchent les unes les autres comme des grains de chapelet : quelquefois elles sont plus éloignées. On en voit qui sont couvertes de poils, ou qui ont la forme d’un cœur, & qui sont placées les unes au bout des autres. Les antennes de quelques insectes sont terminées par un renflement qui leur donne en quelque façon la forme d’une massue, ou d’une baguette de tambour ; d’autres antennes sont fourchues ou divisées en plusieurs branches. Le corps des antennes est tout uni ou garni de barbe comme une plume, d’un seul côté ou des deux côtés ; à l’aide du microscope, on apperçoit sur celles de quelques antennes d’autres barbes secondaires, qui en font une plume entiere. Les antennes se meuvent sur des petits tubercules qui leur servent de bases, & se fléchissent en différens sens par le moyen des articulations de leurs phalanges ; pour l’ordinaire elles sont droites ou recourbées, dirigées en avant ou de côté.

Il y a beaucoup de variété dans la forme & la couleur des yeux des insectes qui sont pourvus de cet organe ; ils sont hémisphériques ou sphériques ; ils sont blancs, noirs, verds comme l’éméraude, de couleur d’or ou de vermillon, bruns, rougeâtres, lorsqu’ils sont exposés au soleil ; il y en a qui ont presqu’autant de brillant qu’une pierre précieuse. Les yeux sont ordinairement placés sur le front au-devant des antennes, & quelquefois derriere ; ceux des grillons des champs avancent un peu hors de la tête ; ceux des petites demoiselles aquatiques sont si saillans, qu’ils ne semblent tenir à la tête que par une articulation. Le nombre des yeux varie dans différens insectes ; la plûpart en ont deux ; les mouches en ont cinq ; les araignées huit pour l’ordinaire. Il y a quelques insectes dont les yeux sont composés d’un très-grand nombre d’hexagones disposés comme les alvéoles des abeilles. Chaque hexagone est un œil qui a un point de vûe particulier, puisqu’ils sont tous placés sur un demi-globe. La situation & le grand nombre de ces yeux supplée au mouvement qui leur manque ; quoiqu’ils soient fixes, l’animal voit autant d’objets que s’il n’avoit de chaque côté qu’un œil qu’il pût mouvoir. Les yeux des insectes sont nuds, mais leur cornée est dure.

La bouche des insectes a différentes formes ; elle est large ou pointue, ou longue comme un groin de cochon ; les uns ont les levres placées en haut & en bas, les autres sur les côtés. Il y a aussi sur les côtés de la bouche de plusieurs insectes deux ou quatre barbillons qui ont plusieurs articulations, deux, trois, quatre, cinq & plus : l’extrémité de ces barbillons est le plus souvent renflée en forme de massue. Cette extrémité est cannelée dans les scarabés noirs qui viennent des vers du lard. On a soupçonné que ces barbillons pourroient être les organes de l’odorat ; au moins les insectes s’en servent pour porter les alimens à la bouche. Il y a dans la bouche des serres qui tiennent lieu de dents ; quoique très-déliées, elles sont dures & fortes, & si tranchantes qu’elles percent le bois, & broyent les alimens les plus dures comme des dents. Ces serres sont unies dans quelques insectes, & ressemblent aux ergots des coqs ; il s’en trouve qui ont sur la face intérieure de chaque piece des dents pointues & courbes ; c’est avec ces serres que les insectes saisissent leur proie : elles leur servent aussi d’armes offensives & défensives.

La trompe des insectes leur sert de langue ; elle est placée entre les serres de quelques-uns comme les grillons des champs. Il y en a qui l’étendent & la raccourcissent à leur gré ; les papillons la roulent entre deux lames barbues qui la mettent à couvert, d’autres la couchent sous leur ventre dans une petite cannelure qui s’y trouve. La trompe de quelques insectes est très-petite & très peu apparente, d’autres l’ont plus longue que tout le corps. Dans certaines especes d’insectes elle est renfermée dans une sorte de fourreau, dont le bout est pointu & peut percer différentes substances ; ensuite il s’ouvre, & la trompe en sort pour sucer ce qui se trouve dans les trous faits par le fourreau.

Le corcelet est une partie de l’insecte placée entre la tête & le corps ; il est plus ou moins dur, il est plat ou renflé, terminé en pointe par derriere ou arrondi, couvert de poils, de tubercules, ou d’éminences qui ont diverses formes.

Il y a sur le corps des insectes des incisions, ou des articulations qui se divisent en plusieurs anneaux, & c’est de ces incisions qu’est venu le mot d’insecte. Les anneaux qu’elles forment sont larges ou étroits ; il y en a de quatrés ; ils sont placés les uns au bout des autres, ou en partie les uns sur les autres. Certains insectes n’en ont que cinq ; la plûpart en ont un plus grand nombre, le mille-piés long & plat en a cinquante quatre. Les insectes se meuvent en écartant ou en rapprochant ces anneaux ; ils se couvrent & se découvrent plus ou moins, selon le dégré de température qu’ils veulent se procurer. Il y a presqu’autant de différences dans la figure du corps des insectes, qu’il y a d’especes de ces animaux. Ceux qui n’ont point de piés, ont sur le corps des piquans ou de petites pointes, par le moyen desquelles ils se maintiennent en place ; le ver qui se trouve dans l’estomac du cheval seroit bientôt entrainé par les matieres qui passent de ce viscere dans les intestins, s’il n’avoit de ces pointes pour s’accrocher aux parois de l’estomac. Les insectes ont aussi sur le corps des éminences unies ou crénelées, ou des tubercules, dont les couleurs sont quelquefois très-belles.

La partie postérieure du corps des insectes est revêtue de poils, ou couverte d’une sorte d’écusson, ou terminée par une membrane roide, qui leur sert de gouvernail lorsqu’ils volent, ou par des mamelons d’où sort la soie qu’ils filent ; d’autres insectes ont sur cette partie postérieure des soies ou des queues minces, au nombre d’une, deux, trois ou quatre, ou des cornes droites ou courbes, qui se raccourcissent lorsqu’on les touche, ou qui ont des pointes ou des barbillons qui sont quelquefois articulés ; quelques insectes ont sur cette même partie une queue fourchue, ou une serre en forme de pince, avec laquelle ils saisissent leur proie.

Les parties de la génération sont placées à la partie postérieure du corps ou sous le ventre. Il y a des femelles qui ont un long tuyau terminé en forme de masse pointue, avec laquelle elles font des trous pour y déposer leurs œufs. Ce tuyau tient à l’ovaire, l’œuf en y entrant le fait gonfler ; il se resserre à l’instant pour pousser l’œuf en avant ; ainsi en se dilatant & se resserrant successivement, le tuyau conduit l’œuf jusque dans le trou qui a été creusé pour le recevoir. Certains insectes aquatiques ont un tuyau à la partie postérieure du corps, par laquelle ils respirent en s’élevant à la surface de l’eau.

Quelques insectes ont encore dans la partie postérieure du corps un aiguillon, qu’ils en font sortir pour différens usages ; dans d’autres il est toujours au-dehors du corps. Lorsque cet aiguillon est court, il se trouve placé sous le ventre dans une rainure, lorsqu’il est plus long il déborde en arriere, & il est renfermé dans un étui composé de deux pieces longitudinales, terminées en pointes très-déliées ; elles s’ouvrent pour donner passage à l’aiguillon, dont la pointe ressemble à celle d’un hameçon, & le retient dans la chair lorsque l’insecte a fait sa piquûre, en même tems il tire d’une vessie qui est placée près du ventre à la racine de l’aiguillon, une liqueur qui coule le long du tuyau de l’aiguillon, qui s’insinue dans la plaie & qui y cause de la douleur. Quoique cet aiguillon soit très-délié, il perce des substances dures ; on a éprouvé que celui d’une abeille peut percer un gant de peau de bouc.

Le nombre des jambes varie beaucoup dans les différentes especes d’insectes ; il y a aussi de grandesvariétés dans la longueur des jambes & dans le nombre de leurs articulations ; ordinairement les dernieres jambes sont les plus longues, quelquefois aussi elles sont les plus courtes. Il s’en trouve qui n’ont qu’une seule articulation ; d’autres en ont jusqu’à huit : pour l’ordinaire elles ne sont composées que de trois parties ; la premiere est une sorte de cuisse, la seconde peut être regardée comme la jambe proprement dite, & la troisieme est le pié. Quelques insectes ont la jambe & la cuisse revêtues de poils forts & pointus. Le pié est ordinairement composé de quelques pieces qui sont rondes, ou qui ont la forme d’un cœur renversé ; il y a en a deux & même jusqu’à cinq dans quelques insectes. La derniere de ces pieces a deux pointes crochues ; d’autres insectes ont entre ces pointes une plante, par le moyen de laquelle ils adherent aux corps, lorsqu’ils ne peuvent pas s’y accrocher par les pointes du pié. Il y a des insectes mâles qui ont aux genoux une espece de palette avec laquelle ils serrent la semelle dans l’accouplement. Certains insectes ont les jambes très fortes & font de très-grands sauts ; on dit qu’une puce peut parcourir en sautant un espace deux cent fois plus long que son corps. Les insectes se servent de leurs jambes & de leurs piés pour nager & pour essuyer leurs yeux, leurs antennes & leurs corps, pour creuser & déplacer la terre, pour saisir leur proie, &c.

Les insectes aîlés ont deux ou quatre aîles ; leur situation est très-différente, car elles sont horisontales, obliques ou verticales. Dans plusieurs insectes, comme les scarabés, elles ont une sorte de couverture ou de fourreau, dans d’autres elles n’en ont point ; celles-ci sont lisses ou garnies d’une espece de farine ou de poussiere ; telles sont les aîles des papillons ; celles qui sont lisses ont des nervures très apparentes, elles sont très-minces & même transparentes. La poussiere des aîles des papillons vûe au microscope, paroît sous la forme d’écailles qui ont diverses figures. Dans les différentes especes de ces insectes, il y en a dont les aîles sont composées de longues plumes, qui ont des barbes comme celles des oiseaux. Toutes ces aîles varient beaucoup pour la figure & pour les couleurs, qui sont très-belles dans plusieurs especes de papillons ; on y voit aussi des caracteres qui ressemblent à des lettres. Les fourreaux qui se trouvent sur les aîles de plusieurs insectes, ont une consistance très-ferme, & sont plus ou moins durs, plus ou moins épais, & plus ou moins transparens, ou entierement opaques ; ils sont aussi plus ou moins longs. Dans quelques insectes ils ne couvrent qu’une petite partie du corps en-de-là du cervelet, dans d’autres ils s’étendent jusqu’au milieu du corps, quelquefois plus loin & même jusqu’à l’extrémité. Il y a beaucoup de variété dans leurs figures & dans leurs couleurs ; il y en a qui sont garnis de poils, d’autres sont striés ou couverts de tubercules, &c. Les aîles qui se trouvent sous ces fourreaux sont très-minces & transparentes ; elles ont dans plusieurs insectes beaucoup plus de longueur que les fourreaux : dans ce cas la partie qui déborderoit au-de-là des fourreaux, se replie avant que l’insecte n’abaisse les fourreaux sur les aîles.

Il y a plusieurs insectes qui ont des poils ; ils sont si fins dans quelques-uns, qu’on ne les apperçoit qu’à-travers une loupe. Les chenilles en ont sur la tête, les phalenes sur le corcelet, les bourdons sur la partie postérieure du corps ; on en voit sur les aîles & sur les jambes. Tous ces poils ont différentes couleurs, qui changent lorsque l’insecte vieillit, ou lorsqu’il est prêt à former sa coque. Il y a aussi sur différens insectes des touffes de poils disposés en forme de brosses rondes ou quarrées, & souvent terminées en pointe comme un pinceau. Certains insectes ont des poils si gros qu’on leur a donné le nom d’épine, ils ont quelquefois plusieurs branches. Ces poils & ces épines se brisent lorsqu’on tient l’insecte, & leurs débris entrent dans la peau & y causent de la demangeaison ; c’est ce qui a fait croire que les chenilles étoient venimeuses : celles qui sont rases ne font pas le même effet à ceux qui les manient.

Plusieurs insectes ont des cornes dures qui sont mobiles ou immobiles, qui different des antennes, en ce qu’elles n’ont point d’articulations. Quelques uns portent sur la tête une corne recourbée ou droite ; tel est le scarabé du tan appellé rhinoceros, à cause de sa corne. D’autres insectes ont sur le devant de la tête deux cornes qui s’étendent en haut ou en dehors ; ces cornes sont courtes, un peu recourbées & unies, ou branchues comme celles du cerf-volant : quelquefois elles sont plus longues l’une que l’autre. Il y a des insectes qui ont trois cornes perpendiculaires sur la tête ou sur les épaules.

Tous les insectes ont les sens du tact & du goût ; mais il y en a qui sont privés de la vûe, d’autres n’ont point d’odorat ; aucun n’a des oreilles apparentes à l’extérieur ni même à l’intérieur ; cependant il paroît qu’ils ne sont pas tous privés du sens de l’oüie.

Plusieurs insectes ont des qualités fort extraordinaires ; il y en a qui jettent de la lumiere pendant la nuit, tels sont les vers-luisans & les portes-lanternes de la Chine & d’Amérique ; la lumiere de ceux-ci est si vive qu’ils peuvent servir de chandelle pour lire & pour faire différens ouvrages pendant la nuit.

Les insectes n’ont à proprement parler point de voix, mais il y en a plusieurs qui rendent des sons & qui font différens bruits, comme les cigales, les grillons, les abeilles, &c. Ces sons viennent du frottement de la nuque du cou contre le corcelet, du frottement des aîles l’une contre l’autre ou contre le dos, ou d’une conformation particuliere de quelque partie du corps ; c’est par ces sons que les grillons des champs appellent leurs femelles.

Il y a des insectes qui répandent une odeur très-desagréable ; telles sont les cantharides, les panaises, &c. au contraire il y a des scarabés qui sentent le musc, la violette, la rose.

Une grande quantité d’insectes offrent aux yeux les couleurs les plus vives & les plus belles, principalement les papillons & même les chenilles, les scarabés, les buprestes, &c.

La plûpart des insectes n’ont pas toûjours la même forme ; la plûpart en changent au point de n’être pas reconnoissables ; ce changement est ce qu’on appelle transformation ou métamorphose des insectes. Swammerdam (Biblia naturæ) en distingue de quatre sortes.

Dans la premiere sorte de métamorphose, les insectes ne subissent d’autre transformation que celle qu’ils éprouvent, en sortant de l’œuf, ils croissent ; la plûpart changent de peau, quelques-unes de leurs parties grandissent quelquefois un peu plus que d’autres, & prennent une couleur différente de celle qu’elles avoient auparavant ; telles sont les araignées & les diverses especes de poux des hommes & des animaux, les vers de terre, les sangsues, les mille-piés, &c.

Dans les trois autres sortes de métamorphose, lorsque les insectes ont mué la plûpart diverses fois, & qu’ils sont parvenus à leur point d’accroissement, ils prennent la forme de sémi-nymphe, de nymphe, ou de chrysalide ; après être restés quelque tems sous l’une de ces formes, ils la quittent & deviennent des insectes parfaits & propres à la génération.

La seconde sorte de métamorphose est une transformation incomplette ; car les insectes, tels que les demoiselles aquatiques, les sauterelles, les grillons, les punaises volantes, &c. n’acquierent par ce changement que des aîles qui leur manquoient auparavant ; lorsque ces aîles se forment, on donne à l’insecte le nom de sémi-nymphe ; dans cet état on voit sur le dos au-delà du corcelet, des étuis qui renferment les aîles naissantes ; auparavant elles ne paroissent que très-peu ou point du tout. Les insectes dans l’état de sémi-nymphe, mangent, marchent, courent, sautent ou nagent comme à l’ordinaire. La forme de la plûpart de ces insectes ne differe guere après l’état de sémi-nymphe de celle qu’ils avoient auparavant, que par les aîles qu’ils ont de plus ; cependant il s’en trouve qui sont très-différens de ce qu’ils étoient dans leur premier état.

Dans la troisieme & quatrieme sorte de métamorphose, les insectes perdent l’usage de tous leurs membres ; ils ne peuvent ni manger ni agir, & ne ressemblent en rien à ce qu’ils étoient auparavant ; tel de ces insectes qui auparavant n’avoit point de jambes, ou en avoit jusqu’à cinq ou six, sept, huit, neuf, dix & onze paires, n’en a alors jamais ni plus ni moins que trois paires, qui avec ses aîles & ses antennes sont ramenées sur son estomac, & s’y tiennent immobiles.

Dans la troisieme sorte de métamorphose, les insectes, tels que les abeilles, sont revêtus d’une fine membrane ; on leur donne lorsqu’ils sont dans cet état, le nom de nymphe. Dans la quatrieme sorte de métamorphose, les insectes, tels que les papillons, les phalenes, sont renfermés dans une enveloppe dure & crustacée, qui réunit toutes les parties de l’animal en une seule masse ; dans cet état on les nomme chrysalides.

« Les insectes qui se changent en chrysalides, subissent une transformation de plus que les autres insectes ; avant de devenir nymphes ils prennent sous cette peau la forme d’une ellipsoide, ou d’une boule allongée, dans laquelle on ne reconnoît aucune partie de l’animal ; dans cet état la tête, le corcelet, les aîles & les jambes de la nymphe sont renfermées dans la cavité intérieure du ventre, dont elles sortent successivement par le bout antérieur, à peu-près de la même maniere qu’on feroit sortir l’extrémité d’un doigt de gant qui seroit rentré dans sa propre cavité. Les insectes de cette classe ne se distinguent pas des autres seulement en ce qu’ils se changent en nymphes sous leur peau, mais sur-tout en ce que pour devenir nymphes, ils subissent une double transformation. Suivant cette idée on pourroit réduire les différences des quatre ordres de transformation à des termes plus aisés & plus simples, disant que les insectes du premier ordre, après être sortis de l’œuf, parviennent à leur état de perfection, sans s’y disposer par aucun changement de forme ; que ceux de la seconde classe s’y disposent par un changement de forme incomplet ; ceux de la troisieme par un changement de forme complet, & ceux de la quatrieme par un double changement de forme ».

Indépendamment de ces métamorphoses, les insectes changent de peau ; les uns tels que les araignées une seule fois, & les autres plusieurs fois, par exemple les grillons des champs & les chemlles du chou en changent quatre fois ; d’autres enfin se dépouillent jusqu’à six fois, & même plus. Les uns fendent leur peau près de la tête pour la quitter, & les autres sous le ventre ; la dépouille de plusieurs especes d’insectes garde la forme exacte de toutes les parties de leur corps.

Les chrysalides ont différentes formes ; il y en a de coniques, d’autres sont angulaires ; il s’en trouve de ressemblans à des dattes ; on leur donne le nom de feves. D’autres ressemblent en quelque façon à un enfant au maillot, à la tête d’un chien, d’un chat, d’une souris, d’un oiseau, &c. On se doute bien que ces ressemblances sont très-imparfaites. On reconnoît plus aisément dans la forme de la chrysalide celles des principales parties de l’insecte qui en doit sortir ; tous ses membres sont rangés, appliqués, pliés ou étendus contre le corps ; on les voit à-travers la coque de quelques chrysalides, ou au moins on distingue leur figure. Les chrysalides ont différentes couleurs quelquefois très-belles ; il y en a de dorées, de brunes, de jaunes, de rouges, de vertes, de blanches, de violettes ; on en voit qui ont différentes teintes de ces couleurs. Souvent les plus beaux insectes sortent des chrysalides les moins belles, & les insectes les plus laids viennent des plus belles chrysalides.

Quelques insectes sont immobiles dans l’état de chrysalides ; d’autres font quelques petits mouvemens lorsqu’on les touche ; mais aucun ne prend de nourriture durant cet état. Comme ils ne peuvent pas veiller à leur sureté, ils se placent à l’abri d’une pierre ou d’une racine ; & ils rendent le côté de leur coque qui est exposé plus ferme pour résister à la dent des vers ; d’autres se suspendent à des fils, ou font au-tour d’eux une sorte de filet à larges mailles ; d’autres enfin se revêtent de laine ou de coques de soie. Il y a des coques ovales ; il y en a de sphéroïdes, de coniques, de cylindriques, d’angulaires ; d’autres ont la forme d’un bateau, d’une navette ou d’une larme de verre, dont le corps seroit renflé & la pointe recourbée, &c.

Chaque espece d’insecte a son tems pour se transformer en nymphe ou en chrysalide ; les uns au mois de Mai, d’autres en Juin, en Juillet, en Août, en Septembre. Il y en a qui ne demeurent dans cet état que douze jours, tandis que d’autres y en restent quinze, seize ou vingt ; quelques uns ne sortent pas même si tôt de leur prison ; ils y sont enfermés les uns trois semaines & les autres un mois ; on en voit qui y restent deux mois, d’autres six, neuf ou dix ; d’autres enfin une année & même plus ; par conséquent on les voit paroître successivement dans différent tems de l’année, depuis le mois de Février jusqu’au mois de Décembre ; il y en a même qui ont deux générations en un an.

S’il y a des insectes dont la génération soit spontanée, comme l’ont cru les anciens, au moins la plûpart des insectes que nous connoissons le mieux sont les uns mâles & les autres femelles ; ils s’accouplent & produisent des œufs d’où il sort un ver. Les éphemeres ne s’accouplent pas, le mâle fraie seulement comme les poissons sur les œufs de la femelle ; dans quelques especes, comme celles des limaces, des escargots, des vers de terre, chaque individu a les deux sexes qui se joignent réciproquement de part & d’autre dans l’accouplement ; dans certaines especes, tels que celles des abeilles, des guêpes, des fourmis, il y a grand nombre d’individus qui ne sont ni mâles ni femelles ; c’est pourquoi on les appelle mulets. On a observé dans ce siecle qu’un puceron produit d’autres pucerons lui seul sans accouplement ; enfin, différentes parties d’un polype coupées & séparées les unes des autres, deviennent chacune des polypes entiers, comme le rameau d’un arbre devient par bouture un arbre complet.

Dans les especes d’insectes qui s’accouplent, les femelles sont ordinairement plus grosses que les mâles ; cette différence est évidente parmi les puces, les grillons, &c. dans plusieurs especes les antennes des mâles ont des nœuds, des barbes ou des bouquets de poils qui ne sont pas sur les antennes des femelles ; les mâles de quelques especes d’insectes ont des aîles, & les femelles en manquent, ou n’en ont que d’imparfaites ; elles sont pourvûes dans d’autres especes d’un tuyau qui sert à conduire leurs œufs entre l’écorce des arbres, dans la terre, dans le parenchyme des feuilles, & dans d’autres endroits où ils ne pourroient pas parvenir sans cet organe. Quelquefois les couleurs du mâle sont différentes de celles de la femelle.

Il se trouve autant de variétés entre les œufs des insectes qu’entre leurs différentes especes, tant par la grandeur & la forme de ces œufs, que par les couleurs. On en voit de ronds, d’ovales, de coniques, &c. de bruns, de verds, de rougeâtres, de jaunâtres, de couleur d’or & de perles, &c. la ponte de quelques insectes, tels que le grand scarabé pillulaire, n’est que d’un œuf ; d’autres en sont six ou sept, trente, soixante, &c. il en sort plusieurs centaines, & même plusieurs milliers d’une seule femelle, telle par exemple qu’une mere abeille. Il y a des insectes qui ne prennent d’autre soin de leurs œufs que de les déposer dans des lieux où les vers trouvent au sortir de l’œuf une nourriture convenable ; plusieurs les enveloppent de soie, les couvrent de poils qu’ils tirent de leur corps, les enduisent d’une matiere visqueuse, les mettent sous des arbres, les cachent en terre, &c. la plûpart des meres meurent dès qu’elles ont pondu ; d’autres au contraire, n’abandonnent jamais leurs œufs ; quelques especes d’araignées les portent toûjours avec elles renfermés dans une enveloppe ; les abeilles, les guêpes, les frelons, les fourmis ont un soin continuel de leurs œufs & de leurs nymphes.

Plusieurs insectes font des nids avec une singuliere industrie ; ils y emploient différentes matieres. La teigne qui vit au fond de l’eau se fait un fourreau avec des brins d’herbe, de petites pierres, des fragmens de bois, d’écorces, de feuilles, &c. elles collent ces différentes matieres les unes contre les autres avec une sorte de glu, qui rend le fourreau lisse à l’intérieur tandis qu’il est raboteux à l’extérieur. D’autres insectes, tels que les scarabés pillulaires, font des petits nids ronds semblables à ceux des hirondelles. Il y a des abeilles qui roulent des feuilles pour en faire un étui où elles déposent leurs œufs ; cet étui a la forme d’un dé à coudre : « elles soudent de leur bouche, par le moyen d’une humeur visqueuse, les côtes d’une feuille fort soigneusement ; elles ferment le fond de leur nid par trois ou quatre morceaux de feuilles circulaires, appliquées les unes sur les autres pour rendre l’ouvrage plus solide ; & comme ces pieces circulaires ont un peu plus de circonférence que n’en a l’ouverture qu’elles doivent fermer, cela fait que quand le bourdon les y colle, elles prennent une figure convexe. Le dessus du nid est fermé par un couvercle qui a la forme d’une assiete. Le bourdon le leve quand il veut sortir, après quoi il se referme de lui-même ». Elles se servent des feuilles de différentes autres manieres aussi industrieuses, & font d’autres manœuvres très-singulieres, pour se loger & pour renfermer leurs provisions, leurs œufs, leur nymphes, &c. comme on peut le voir dans cet ouvrage aux articles de plusieurs insectes, par exemple, voyez Abeille, Ruche, Guepe, Guépier, &c. Extrait de la Théolog. des insectes.

On divise les insectes en sept classes.

La premiere classe comprend les insectes coléopteres ; ils ont des fourreaux sur les aîles, & leurs mâchoires sont posées l’une à côté de l’autre, & non-pas l’une au-dessus de l’autre, comme dans les quadrupedes.

La deuxieme classe comprend les hémipteres ; ils ont les aîles croisées & une trompe recourbée sous la poitrine.

La troisieme classe comprend les neuropteres ; ils ont quatre aîles parsemées de veines en forme de rézeau.

La quatrieme classe comprend les lépidopteres ; la plûpart ont une trompe en spirale, & ils tous quatre aîles membraneuses.

La cinquieme classe comprend les dipteres ; ils n’ont que deux aîles ; il y a sous chacune un stilet terminé par un bouton.

La sixieme classe comprend les hyménopteres ; ils ont quatre aîles membraneuses.

La septieme classe comprend les apteres ; ils n’ont point d’aîles.

Chacune de ces sept classes est soûdivisée en plusieurs genres.

Premiere classe : insectes coléopteres, insecta coleoptera. Cette classe comprend vingt-deux genres.

1°. Les scarabés, scarabæi ; ils ont les antennes terminées par un bouton, & divisées à leur extrémité en plusieurs pieces longitudinales.

Les principales especes de ce genre sont le cerf-volant, le rhinoceros, le hanneton, &c. On distingue ces especes par la figure des cornes, des mâchoires, de la poitrine, &c. par leur poil, leurs couleurs, &c.

2°. Les scarabés disséqueurs, dermestes ; ils ont les antennes terminées par un bouton, & divisées à leur extrémité en plusieurs pieces transversales.

On distingue les especes de ce genre par les mêmes caracteres que celles des scarabés, & de plus par la forme du ventre, la couleur des yeux, &c.

3°. Les scarabés tortues, cassidæ ; ils ont les antennes semblables à des fils ; elles sont plus épaisses sur le côté extérieur que sur l’intérieur ; la poitrine est plate, & terminée de chaque côté par un rebord.

4°. Les coccinelles, coccinellæ ; elles ont les antennes terminées par un bouton qui n’est point divisé en lames ; la poitrine forme une demi-sphere avec les fourreaux, dont le côté extérieur & la partie postérieure sont terminés par un rebord.

La plûpart des especes de ce genre sont caractérisées par les couleurs des fourreaux.

5°. Chrisomeles, chrisomelæ ; elles ont les antennes composées de grains en forme de chapelet ; ces antennes sont plus épaisses sur le côté extérieur que sur l’intérieur ; ces insectes ont le corps presque ovoïde, & la poitrine presque cylindrique.

6°. Les charensons ou calendres, curculiones ; leurs antennes tiennent à un bec allongé ou une trompe qui a la consistence de la corne.

Quelques especes de ce genre sont indiquées par la figure de la trompe & des cuisses.

7°. Les capricornes, cerambices ; ils ont les antennes semblables à des soies ; les fourreaux tronqués à la partie antérieure, & la poitrine presque cylindrique.

8°. Les leptures, lepturæ ; ils ont les antennes semblables à des soies ; les fourreaux tronqués à la partie antérieure, & la poitrine presque cylindrique.

9°. Les escarbots ou scarabés jardiniers, carabi ; ils ont les antennes semblables à des soies ; la poitrine un peu convexe, terminée sur les côtés par un rebord fait en forme de cœur, & échancrée par derriere.

10°. Les scarabés sauteurs, mordellæ ; ils ont les antennes semblables à des fils, la partie postérieure du corps est arrondie ; la plûpart ont les piés conformés de façon que l’insecte a beaucoup de facilité pour sauter.

11°. Les cicindelles, cicindelæ ; ces insectes ont les antennes menues comme des fils ; les mâchoires sont saillantes & garnies de dents ; la poitrine est arrondie, à l’exception de quelques angles qui s’y trouvent.

12°. Les buprestes, buprestes ; ils ont les antennes semblables à des soies ; la partie posterieure de la tête entre dans la poitrine, qui a une forme cylindrique.

13°. Les scarabés d’eau, ditisei ; la plûpart ont des antennes semblables à des soies ; les piés sont conformés d’une maniere favorable pour nager, & dégarnis de poil.

14°. Les ressorts ou les maréchaux, élateres ; ils ont les antennes semblables à des soies, & le corps oblong ; ils sautent étant renversés sur le dos, & ils se retrouvent sur leurs piés.

15°. Les cantarides, cantarides ; elles ont les antennes semblables à des soies, les sourreaux flexibles, la poitrine presque plate, & les côtés du ventre plissés en forme de mammelon.

16°. Les bavarots, tenebriones ; les antennes ressemblent à des fils ; les fourreaux tiennent l’un à l’autre, & il n’y a point d’aîles.

17°. Les scarabés des maréchaux, melæ ; les antennes ressemblent à des soies ; les fourreaux ne couvrent que la partie antérieure du corps ; les aîles sont découvertes.

18°. Les fouilles-terre, necidalides ; les antennes ressemblent à des soies ; les fourreaux ne couvrent que la partie antérieure du corps ; les aîles sont découvertes.

19°. Les perce-oreilles, forficulæ ; les antennes ressemblent à des soies ; la queue est en forme de pince ; les fourreaux ne couvrent que la partie antérieure du corps, & les aîles se replient sur leurs fourreaux.

20°. Les staphilins ou courtilles, staphilini ; les antennes ressemblent à des fils ; il y a deux vésicules sur la queue ; les fourreaux ne couvrent que la partie antérieure du corps, & les aîles se replient par-dessous.

21°. Les blattes, blattæ ; les antennes ressemblent à des soies ; il y a deux petites cornes sur la queue ; les fourreaux sont membraneux ; la poitrine est presque platte, arrondie & terminée par un rebord sur les côtés.

22°. Les grillons, grilli ; les antennes ressemblent à des soies ; les fourreaux sont membraneux, étroits & semblables à des aîles ; la poitrine est serrée par les côtés, & les piés sont conformés de façon que l’insecte a beaucoup de facilité pour sauter.

Les principales especes de ce genre sont, le grillon-taupe, ou courtiliere, les grillons domestiques & sauvages, les sauterelles, la mante des Indes, &c. On distingue quelques-unes de ces especes par la figure des piés & de la queue.

Deuxieme classe. Insectes hémipteres, insecta hemiptera : cette classe comprend huit especes. 1°. Les cigales, cicadæ ; elles ont un bec recourbé, des antennes très-courtes, quatre aîles disposées en forme de croix, la poitrine presque cylindrique, le dos convexe, & les piés conformés de maniere que l’insecte saute aisément.

2°. Les punaises, cimices ; elles ont un bec recourbé, les antennes composées de quatre phalanges, quatre aîles disposées en croix, la poitrine terminée par un rebord sur les côtés, le dos plat & les piés conformés de maniere que l’insecte court aisément.

Parmi les especes de ce genre, les unes sont rondes, & les autres oblongues.

3°. Les punaises à avirons, notonectæ ; elles ont un bec recourbé, les antennes très-courtes, quatre aîles disposées en crois, & les piés conformés de maniere qu’elles nagent aisément.

4°. Les scorpions aquatiques, ou les punaises de riviere, hepæ ; ils ont un bec recourbé, des antennes en forme de pince d’écrevisse, quatre aîles disposées en croix. & quatre piés.

Le scorpion de marais, & le scorpion ou la punaise aquatique, sont des especes de ce genre.

5°. Les kermes, chermes ; ils ont la bouche placée sur la poitrine, le ventre pointu par-derriere, quatre aîles placées sur les côtés du corps, & les piés conformés de maniere que ces insectes sautent facilement.

6°. Les pucerons, aphides ; ils ont un bec recourbé, & quatre aîles qui sont posées verticalement, & qui ne paroissent qu’avec l’âge ; il y a deux cornes sur la partie supérieure de l’avant-dernier anneau du ventre ; & les piés sont conformés de façon que ces animaux marchent très-lentement.

7°. Les cochenilles, cocci ; elles ont la bouche sur la poitrine & deux aîles poseés verticalement ; la partie postérieure du ventre est couverte de soies : il n’y a que les mâles qui ayent des aîles.

La cochenille de Pologne & les gallinsectes de différentes plantes, sont des especes de ce genre.

8°. Les amafleurs, thripea ; ils ont le bec peu apparent, le ventre très-mince, étroit, & allongé, quatre aîles qui tiennent au dos & qui sont étendues obliquement en-arriere.

Troisieme classe. Insectes neuropteres, insecta neuroptera ; cette classe comprend six genres. 1°. La mouche-scorpion, panorpa ; le bec est de figure cylindrique & de substance de corne ; la queue ne differe de celle du scorpion, qu’en ce qu’elle est terminée par une pince au lieu d’une pointe.

2°. Rapidiæ, mouches dont la tête est applatie & de substance de corne ; la queue est terminée par une soie en forme de piquant.

3°. Hemerobii, mouches qui ont deux petites antennes de chaque côté du palais qui est saillant ; les aîles sont épaisses & inclinées en bas ; les nymphes courent & sont voraces.

Le lion puceron, la mouche puante, le fourmilion, &c. sont des especes de ce genre.

4°. Phryganeæ, mouches qui ont deux petites antennes de chaque côté du palais qui est saillant, & les aîles sont couchées sur le corps. Les nymphes de ces insectes sont aquatiques, & logent dans un tuyau cylindrique.

5°. Les mouches éphémeres, ephemeræ ; elles ont sur la tête deux tubercules en forme d’yeux ; la queue ressemble à une soie & les antennes sont courtes.

6°. Les demoiselles, libellulæ ; elles ont la bouche composée de deux mâchoires ; les antennes courtes, & la queue en forme de pince.

On divise ce genre en trois genres secondaires.

1°. Les grandes demoiselles ; 2°. les demoiselles moyennes ; 3°. les petites demoiselles.

Quatrieme classe. Insectes lépidopteres, insecta lepidoptera : cette classe ne contient que deux genres. 1°. les papillons de jour, papiliones ; ils ont les antennes terminés par un bouton.

La plûpart des especes de ce genre ont des noms particuliers ; savoir, le maure, la grande tortue, la petite tortue, le double c, le paon de jour, l’amiral, la belle-dame, l’empereur, le roi, la reine, le prince, la princesse, le comte, le faune, le satyre, le coridon, l’alexis, le caniculaire, le gazé, l’aurore, l’argus ; les autres sont désignés par les chenilles qui les ont produits, & par les plantes sur lesquelles ces chenilles vivent.

2°. Les phalenes ou les papillons de nuit, phalenæ ; leurs antennes n’ont point de bouton.

Les especes de ce genre sont en très-grand nombre.

Quelques-unes ont des noms particuliers, comme les papillons de jour ; savoir, le sphinx, la cochonne, le léopard, le timide ou le craintif, l’ours, le lamda, le c, le psi, le double w, l’omicron, l’ypsilon.

Les especes des phalenes étant très-nombreuses, on a été obligé de diviser ce genre en cinq genres secondaires ; 1°. les phalenes qui ont les antennes prismatiques, 2°. les phalenes qui ont les antennes comme des plumes, & qui n’ont point de trompe, 3°. les phalenes qui ont les antennes comme des plumes, une trompe contournée en spirale, & les aîles horisontales ou inclinées en bas ; 4°. les phalenes qui ont les antennes simples, la trompe contournée en spirale, & les aîles horisontales ; 5°. les phalenes qui ont les antennes simples, le front élevé, & la trompe contournée en spirale, ou qui n’ont point de trompe.

Cinquieme classe. Insectes himenopteres, insecta himenoptera : cette classe contient cinq genres.

1°. Les mouches à scie ou à tarriere, teuthredines ; les femelles ont près de l’anus un aiguillon dentelé sur toute sa surface : les vers qui produisent ces insectes ont plusieurs piés.

2°. Les bedeguards ou mouches à tarriere, teuthredines, ont l’eguillon de l’anus de figure conique & recourbé : les nymphes qui les produisent se trouvent dans des galles de plantes.

3°. Les ichneumons, ichneumones ; ils ont un aiguillon à l’anus renfermé dans un fourreau composé de deux pieces.

4°. Les abeilles, apes ; elles ont à l’anus un aiguillon dont on ne voit pas le fourreau ; elles se servent de cet aiguillon pour piquer.

Ce genre contient non-seulement les abeilles, mais encore les guêpes, les frelons & les bourdons.

5°. Les fourmis, formicæ ; elles ont une écaille élevée entre la poitrine & le ventre : les fourmis ouvrieres n’ont point d’aîles.

Sixieme classe. Insectes dipteres, insecta diptera : cette classe contient sept genres. 1°. Astri ; ils n’ont point de bouche.

Les especes de ce genre se trouvent sur différens animaux : il y en a une qui est dans l’eau, & que l’on appelle le caméléon.

2°. Les asiles, asili ; elles ont un bec simple, pointu, & fait en forme d’haleine.

3°. Les mouches de cheval, hippoboscæ ; ces insectes ont la trompe divisée en deux parties, obtuse, & de forme cylindrique ; la langue ressemble à une soie.

4°. Les taons, tabani ; leur bouche a des dents & une trompe terminée par un bouton, comme celle de l’éléphant.

5°. Les mouches, muscæ ; leur bouche n’a qu’une trompe sans aucunes dents.

On a divisé ce genre en six genres secondaires.

1°. Les mouches qui ont différentes couleurs sur les aîles ; 2°. les mouches velues ; 3°. les mouches qui ont différentes couleurs ; 4°. les mouches qui mangent les pucerons ; 5°. les mouches dorées ; 6°. les mouches communes.

6°. Les cousins, culices ; leur bouche a la forme d’un syphon qui ressemble à un fil.

7°. Les tipules, tipulæ ; elles ont aux côtés de la bouche des antennules courbes & composées de phalanges.

Septieme classe. Insectes apteres, insecta aptera : cette classe comprend onze genres. 1°. Les poux, pediculi ; ils ont six piés conformés de maniere qu’ils marchent lentement : ils ont deux yeux simples.

Le poux de l’homme, le morpion, les poux de différens animaux, tant quadrupedes qu’oiseaux. Les poux de bois, & le poux de terre, sont des especes de ce genre.

2°. La puce, pulex ; elle a six piés conformés de maniere qu’elle saute avec beaucoup de facilité : elle a deux yeux ; le bec est recourbé & le ventre est applati sur les côtés & arrondi.

3°. Les poux sauteurs, poduræ ; ils ont six piés conformés de façon que ces insectes peuvent courir : ils ont deux yeux composés chacun de huit petits ; la queue est fourchue, recourbée, & sert à ces insectes pour sauter.

4°. Les perroquets d’eau, monoculi ; les premiers piés sont divisés en plusieurs filets : ces insectes s’en aident pour nager & pour sauter ; ils n’ont qu’un œil, mais il est composé de trois petits ; le corps est couvert d’une taie.

5°. Les cirons, acari ; ils ont deux yeux & huit piés ; les jambes sont composées de huit phalanges.

Les cirons de l’homme, des animaux quadrupedes, des oiseaux & des insectes ; l’un de ces cirons est nommé le poux des insectes, les cirons des plantes : telle est l’araignée faucheur ; les cirons du bois, au nombre desquelles est le scorpion araignée ; les cirons de la farine ; les cirons qui se trouvent sur la terre & sur les pierres ; les cirons qui sont dans l’eau, &c. sont des especes de ce genre.

6°. Les scorpions, scorpiones ; ces insectes ont huit piés, deux pinces sur le front, & huit yeux, dont deux sont placés l’un contre l’autre sur la partie postérieure de la poitrine, & les six autres sur les côtés ; la queue est terminée par un aiguillon courbe.

7°. Les crustacées, cancerea ; ils ont deux yeux & dix piés, dont les premiers sont faits en forme de pince ; la queue est composée de plusieurs lames.

Le crabe, le poupar, l’araignée de mer, le homard, l’écrevisse, la squille, le soldat, ou bernard-l’hermite, la puce aquatique, &c. sont des especes de ce genre.

8°. Cloportes, onisei ; ils ont quatorze ou seize piés, & le corps est de figure ovale. Linnæi, Syst. naturæ.

Insecte amphibie, (Hist. natur.) insecte qui peut vivre également ou alternativement dans l’air & dans l’eau ; mais M. Lyonnet observe très bien, que les insectes qu’on considere comme amphibies, ne le sont pas tous de la même maniere.

Il y en a qui après avoir été aquatiques sous une forme, changent tellement de nature en la quittant, que s’il leur arrive ensuite de tomber dans l’eau, ils s’y noyent.

D’autres naissent, vivent, & subissent toutes leurs transformations dans l’eau, & vivent ensuite dans les deux élémens.

Quelques-uns après être nés dans l’air, se précipitent dans l’eau, & y restent jusqu’au tems qu’ils prennent des aîles, pour pouvoir redevenir habitans de l’air.

Plusieurs especes naissent, & croissent dans l’eau, se changent en nymphes dans la terre, & passent leur état de perfection dans l’eau & dans l’air, mais plus constamment dans ce premier élément.

Enfin, il y en a qui passent leur état rampant sous l’eau, sans y être aquatiques que par la tête, le reste de leur corps ne s’y mouille jamais ; il est toûjours environné d’un volume d’air assez considérable, pour leur laisser la respiration libre ; & ces sortes d’insectes après leur dernier changement, ne vivent plus que dans l’air. Quelle diversité la nature offre à nos yeux dans la maniere d’exister des plus petits animaux ! (D. J.)

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Étymologie de « insecte »

Lat. insectum, de insecare, couper, de in, en, et secare, couper (voy. SECTION), ainsi dit à cause des étranglements du corps.

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(Date à préciser) Du latin insecta (« coupé »), correspondant aux segments composant un insecte.
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Phonétique du mot « insecte »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
insecte ɛ̃sɛkt

Citations contenant le mot « insecte »

  • Va-t-en, chétif insecte, excrément de la terre ! Jean de La Fontaine, Fables, le Lion et le Moucheron
  • L'insecte net gratte la sécheresse […]. Paul Valéry, Charmes, le Cimetière marin Gallimard
  • Abeille : Petit insecte capable de fabriquer du ciel. De Pef / Dictionnaire des mots tordus
  • L’insecte humain ne se décourage jamais et recommence de grimper. De François Mauriac
  • Je suis inculte parce que je n'en pratique aucun, et insecte parce que je me méfie de toutes. De Raymond Queneau
  • Je suis l'insecte aimé du poète et des dieux. Jean Aicard, Poèmes de Provence, la Cigale , Lemerre
  • Un moustique peut piquer et faire se cabrer un cheval, mais l'un demeure un insecte et l'autre est toujours un cheval. De Jules Renard
  • Pour écouter les insectes ou les hommes portons-nous les mêmes oreilles ? De Ando Wafû
  • Même parmi les insectes au chant, il en est d’habiles d’autres, non ! De Kobayashi Issa
  • Les insectes piquent, non par méchanceté, mais parce que, eux aussi, veulent vivre ; il en est de même des critiques ; ils veulent notre sang et non pas notre douleur. De Friedrich Nietzsche / Le Voyageur et son ombre
  • On peut espérer que, lorsqu'ils seront les maîtres du monde, les insectes se souviendront avec reconnaissance que nous les avons plutôt bien nourris lors de nos pique-niques. De Colette
  • Les hommes sont des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue. De Voltaire / Zadig ou la destinée
  • Chez les individus, la réforme de l'esprit ne s'effectue pas d'une façon aussi spectaculaire que la mue chez les insectes. De Zsigmond Kemény / Sorts et attirances
  • Ecrire, pourquoi ? Ecrire pour qui ? Est-ce vraiment si important ? Ecrire l'activité des insectes que nous sommes ! De Normand Rousseau / Les jardins secrets
  • Ce qui rend les femmes vulnérables, c'est leur sexe, ce grand orifice dans lequel même les insectes peuvent ramper. De Madonna / Star-Club - Août 1991
  • Les insectes sont des invertébrés de l’embranchement des articulés. Il n’y a pas de quoi se vanter. De Pierre Desproges / Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis
  • Des chercheurs de l'université de Washington sont parvenus à créer une caméra tellement petite qu'elle tient sur le dos d'un scarabée. Elle peut pivoter de 60 degrés et permet de suivre les déplacements des insectes en vue à la première personne. Futura, Une caméra toute petite pour espionner le monde des insectes
  • Illustration d'un insecte diptère prédateur. Photo DR Facebook Nice-Matin, Mais quel est ce mystérieux insecte aperçu sur la Côte d'Azur depuis le début de l'été? - Nice-Matin
  • Ÿnsect a obtenu l’autorisation de l'Anses de mise en marché de son engrais naturel d’insecte ŸnFrass, conçu à base de déjections (ou "frass") de Tenebrio Molitor, espèce de vers élevée et nourri avec des co-produits céréaliers au sein de la Fermilière Ÿnsect de Dole. « ŸnFrass est le fruit de quatre années de recherches en partenariat avec plusieurs instituts et est utilisable en agriculture biologique conformément au règlement n°384/2007 », précise l'entreprise. Terre-net, Ÿnsect a obtenutenir l’AMM de son engrais naturel d’insecte « ŸnFrass »
  • Des chercheurs français ont mis au point un robot guidé, par des câbles, pour avoir une meilleure compréhension des mécanismes de vol et de détection des odeurs des insectes. Techniques de l'Ingénieur, Ce robot peut suivre l’évolution d’un insecte en vol | Techniques de l'Ingénieur
  • Ces magnifiques inclusions provenant de Birmanie livrent des détails inédits sur ces insectes et leur environnement. Sciences et Avenir, L'ambre révèle la couleur d'insectes vieux de 99 Ma - Sciences et Avenir
  • Des micro-insectes pour lutter contre la pyrale du maïs. Le procédé est des plus naturels. Aux Pujols, Jérôme Sottana l’emploie depuis plusieurs années maintenant. Un moyen de lutte biologique qui a depuis le temps fait ses preuves. « Comme la coccinelle neutralise le puceron, le trichogramme — une espèce d’insecte microscopique issu de la famille des abeilles — vient pondre dans les œufs de la pyrale et l’empêche de se développer », explique le céréalier, également président du syndicat des producteurs de maïs de l’Ariège. ladepeche.fr, En Ariège, des micro-insectes pour lutter contre la pyrale du maïs - ladepeche.fr
  • Lorsque le temps est propice et qu’elles ont bien grandi, la nymphe décide alors de trouver une surface, généralement les arbres, ou le mur d’une maison comme les photos transmises à la rédaction pour muer. Par un mouvement de pression, le dos se fend pour laisser place à un tout autre insecte, la cigale s’extirpe de son ancien corps ! La métamorphose durant environ 45 minutes. Elle prendra son envol et elle chantera pendant quelques semaines, puis s’éteindra après l’été après une belle mélodie. www.herault-tribune.com, ACTUALITÉS : INSOLITE - Mais quel est cet étrange insecte au masque vert ? : Hérault Tribune
  • Moustiques, guêpes, mouches et autres rampants et volants seront de sortie cet été. Alors que les Belges s’apprêtent à passer leurs vacances en Belgique, 25 % des personnes sondées à la demande de la société Vapona indiquent qu’ils craignent d’être dérangés par les insectes durant leurs vacances. 64 % s’attendent même à subir les mêmes inconvénients que l’été dernier. Et les entomologistes ne vont malheureusement pas leur donner tort. DH Les Sports +, Pourquoi cet été sera infesté d’insectes - DH Les Sports+
  • Chose certaine, juillet ne déroge pas à la tradition, puisqu'une tonne d’insectes et quelques poissons débarqueront dans le jeu de Nintendo dès mercredi. Pèse sur start, Animal Crossing: voici les nouveaux poissons et insectes qui arrivent en juillet | Pèse sur start

Images d'illustration du mot « insecte »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « insecte »

Langue Traduction
Anglais insect
Espagnol insecto
Italien insetto
Allemand insekt
Chinois 昆虫
Arabe حشرة
Portugais inseto
Russe насекомое
Japonais 昆虫
Basque intsektu
Corse insettu
Source : Google Translate API

Synonymes de « insecte »

Source : synonymes de insecte sur lebonsynonyme.fr

Insecte

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