Gomme : définition de gomme


Gomme : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

GOMME, subst. fém.

I.
A. − Substance mucilagineuse et transparente, provenant de l'exsudation naturelle ou provoquée de certains végétaux. Gomme de cerisier, de pêcher, d'abricotier, d'acajou; gomme adragante, arabique. Le dattier fleurit et le citronnier aussi; la gomme croît sur les arbres, l'encens sur les branches (Quinet, Ahasvérus,1833, 1rejournée, p. 117).L'oiseau-mouche consolide avec la gomme des arbres sa petite maison (Michelet, Oiseau,1856, p. 214).INDUSTR. PEINT. Un certain nombre de compositions brevetées [contre la corrosion des navires] sont constituées par des vernis obtenus en faisant dissoudre (...) des gommes et des résines dans des dissolvants volatils (Croneau, Constr. nav. guerre, t. 2, 1892, p. 497).La plupart des gommes à vernis sont d'origine fossile (Coffignier, Vernis,1921, p. 373).
En partic.
1. Boule, pastille de gomme. Confiserie composée de gomme arabique et de sucre que l'on suce par agrément ou pour soulager les petites irritations de la gorge. Il (...) se plaignit de son larynx, avalait de temps à autre une boule de gomme (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 45) :
1. Bonne-Maman avait des joues roses, des cheveux blancs, des boucles d'oreilles en diamant; elle suçait des pastilles de gomme, dures et rondes comme des boutons de bottine, dont les couleurs transparentes me charmaient... Beauvoir, Mém. j. fille,1958, p. 13.
Expr. fam., au fig. Mystère et boule de gomme. [Pour désigner une affaire enveloppée d'obscurité ou pour inviter à garder le secret] Ce n'est pas croyable : il faut qu'il ait faim pour que l'appétit vous vienne! Est-ce sublime? Est-ce grotesque? Gillou. − Mystère et boule de gomme (Montherl., Demain,1949, I, 2, p. 711).
2. Gomme à mâcher. Confiserie fabriquée à partir de gomme insoluble et parfumée que l'on mâche sans l'avaler. Synon. usuel chewing-gum.Elle faisait claquer sa gomme à mâcher. Elle était nerveuse, irritable (Roy, Bonheur occas.,1945, p. 197).
B. − MÉD. ,,Lésion inflammatoire subaiguë de l'hypoderme, circonscrite, évoluant vers le ramollissement et vers l'ulcération (...) due essentiellement à la tuberculose, à la syphilis, aux mycoses et aux infections à cocci`` (Méd. Flamm. 1975). L'ancien soldat de la reine (...) a laissé une jambe chez les sauvages Afghans, dit-il, (on l'a coupée dans quelque hôpital à la suite d'une gomme syphilitique du genou) (Bernanos, M. Ouine,1943, p. 1446).
C. − P. ext.
1. Morceau de caoutchouc servant à effacer le crayon, l'encre. Gomme de bureau; crayon avec gomme; coup de gomme. Les gommes « à encre » sont laminées dans des feuilles épaisses [de caoutchouc] que l'on découpe en rectangles (H. de Graffigny, Industr. caoutch.,1928, p. 135).
2. Colle sèche, agissant au contact d'un liquide. Campée sur le bras du siège, elle balançait une jambe, et léchait la gomme de l'enveloppe (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 110).
II. − Loc. fig. pop.
A. − Loc. adj. péj. À la gomme. Qui est sans consistance, sans valeur. Synon. pop. à la noix.Un type à la gomme, des idées à la gomme. Y avait un tatoueur parmi, qui en plus, tondait les chiens... tous les condés à la gomme... (...) ils étaient pouilleux comme une gare, crasspets, déglingués (Céline, Mort à crédit,1936, p. 358).On se croit libre alors qu'on imite On fait l'homme On veut dans cette énorme et plate singerie Lire on ne sait trop quelle aventure à la gomme (Aragon, Rom. inach.,1956, p. 16).
B. − Loc. verb. pop. Mettre (toute) la gomme. Accélérer l'allure; se dépenser dans une activité; donner de l'importance à. Synon. pop. mettre le paquet.Le vent dur battait le visage de Valérie [dans l'auto] (...). Le garçon mettait, comme on disait, « toute la gomme » (Vialar, Tournez,1956, p. 78).
III. − Arg., vx. Monde des gommeux (v. gommeux II). La haute et la basse gomme. Anna est très-connue dans toute la haute et demi-gomme (Vassy, 1875 ds Larchey, Dict. hist. arg.,1878, p. 196).Christian menait la vie oisive et si remplie de la jeune Gomme (A. Daudet, Rois en exil,1879, p. 85).
REM. 1.
Gomme-gutte, subst. fém.Résine jaune produite par divers arbrisseaux et utilisée comme purgatif ou comme substance colorante. Des tonneaux ventrus, pleins jusqu'aux bords des substances sans nombre employées dans la droguerie : gommes-guttes, couperoses, bois de Brésil (Theuriet, Mais. deux barbeaux,1879, p. 5).
2.
Gomme(-)laque,(Gomme laque, Gomme-laque) subst. fém.Résine sécrétée par des insectes parasites vivant sur certains arbres, soluble dans l'alcool et utilisée notamment comme vernis. Les enroulements quels qu'ils soient sont soigneusement enduits de vernis à la gomme laque ou d'un enduit spécial à base de caoutchouc (Soulier, Gdes appl. électr.,1916, p. 68).
3.
Gomme-résine, subst. fém.Mélange naturel de gomme et de résine, obtenu par exsudation naturelle ou provoquée de certains végétaux, et utilisé en médecine comme expectorant ou antispasmodique. La myrrhe et l'encens sont des gommes-résines (Ac.1878-1932).Ils [les sucs laiteux] constituent la plupart des gommes-résines (Deschamps d'Avallon, Compendium pharm. prat.,1868, p. 145).
4.
Gommo-résineux, euse, adj.Qui est composé de gomme et de résine. Il s'agit d'en profiter pour rouir le lin, c'est-à-dire faciliter la séparation de l'écorce filamenteuse et de la tige ligneuse, agglutinées par une substance gommo-résineuse à dissoudre (Pesquidoux, Chez nous,1923, p. 250).
Prononc. et Orth. : [gɔm]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Ca 1165 gome (B. de Ste-Maure, Troie, 14899 ds T.-L.); 1836 pastille de gomme « bonbon adoucissant » (Balzac, Lys, p. 68); 1866 « morceau de caoutchouc qui sert à effacer » (Littré); 1925 mettre la gomme « accélérer » (ibid.); 1921 à la gomme « sans valeur, peu sérieux » (ds Esn.). II. 1875 « monde des gommeux » (ibid.). I empr. au b. lat. gummi « gomme ». II dér. régr. de gommeux* (v. étymol. sens 2). Fréq. abs. littér. : 243. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 393, b) 373; xxes. a) 303, b) 314. Bbg. Arv. 1963, pp. 240-242. - Behrens (D.). Etymologisches. In : [Mél. Mussafia (A.)]. Halle, 1905, pp. 77-89. - Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 646. - Quem. DDL t. 3.

Gomme : définition du Wiktionnaire

Nom commun

gomme \ɡɔm\ féminin singulier

  1. Sève visqueuse de certains arbres pouvant avoir des usages divers (par exemple épaississant en confiserie).
    • Le Sénégal peut fournir , année commune , cinquante captifs, quatre mille cuirs, douze cens quintaux de gomme , & vingt quintaux de morfil. — (Jacques Savary des Bruslons & ‎Philemon-Louis Savary, Dictionnaire universel du commerce, t.1 (A-B), Jacques Estienne, 1748, page 373)
    • Quand on emploie l’albumine comme moyen d’émulsionner, on a recours au blanc d’œuf, et plus souvent encore au jaune d’œuf; ces corps sont même préférables à la gomme, quand il s'agit de diviser une huile épaisse et visqueuse comme celle des ricins ; […]. — (Eugène Soubeiran, Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique, page 60, 1837)
    • Il faut débarrasser le coton des produits ligneux, pectiques, mucilagineux ainsi que des gommes, résines et cires qu’il peut renfermer …. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • L’encens, qui était une gomme résineuse, était exclusivement réservé aux cérémonies religieuses. — (Marcel Hégelbacher ; La Parfumerie et la Savonnerie., 1924)
  2. Bloc de caoutchouc ou de matière synthétique qui sert à effacer.
    • Il y a deux sortes de gomme, la gomme encre, la gomme crayon. Un autre accessoire que tout écolier désire posséder, c'est un «affile-crayons», autrement dit un taille-crayon. — (René de Chantal, Chroniques de français, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1961, p. 100)
    • J'ai pris mes livres à colorier, mes livres à raconter, mes feuilles à dessiner, tous mes crayons, toutes mes gommes, tous mes taille-crayons, tous mes marqueurs. — (Jacques Henrard, Cinq ans et des cadeaux, Éditions L’Age d’Homme, 1993, p. 53)
  3. (Canada) (Confiserie) Gomme à mâcher, chewing-gum.
  4. Matière adhésive se trouvant au dos des timbres ou des enveloppes et qui permet de les coller, le plus souvent après l’avoir humectée.
  5. Maladie de certaines plantes, notamment les arbres fruitiers, qui se traduit par une ulcération de l’écorce.
  6. (Médecine) (Chirurgie) Tumeur qui vient aux os et au périoste.
  7. (Sports mécaniques) Pneumatique.
  8. (Argot) (Vieilli) Le monde des gommeux, des muscadins, des dandys ; leur société.
    • En voilà un dont la trop courte fréquentation n'a pas augmenté mon goût pour la gomme parisienne ! — (Léon de Tinseau, Du Havre à Marseille par l'Amérique et le Japon, 1891.)
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Gomme : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GOMME. n. f.
Substance visqueuse qui découle de certains arbres, qui s'épaissit à l'air et qui est soluble dans l'eau. Gomme de cerisier, de prunier, d'abricotier. Un écoulement de gomme trop abondant nuit aux arbres fruitiers. Gomme arabique. Gomme adragant ou adragante. Voyez ADRAGANT. Gomme copal, Résine qui s'emploie dans la préparation des vernis. Gomme-résine, Suc végétal principalement composé de gomme et de résine, dont une partie se dissout dans l'eau et l'autre dans l'esprit-de-vin. La gomme-résine est un suc laiteux qui découle de certains végétaux auxquels on fait des incisions. L'assa fœtida, la myrrhe l'encens sont des gommes-résines. Gomme-gutte, Gomme-résine, jaune, âcre, amère, qui s'emploie en médecine comme purgatif, mais surtout en peinture, pour l'aquarelle. La gomme-gutte se recueille dans l'île de Ceylan et dans la presqu'île du Cambodge. La gomme-gutte est une des couleurs jaunes les plus pures. Gomme élastique, Substance élastique, dite aussi CAOUTCHOUC, qui donne le suc de certaines plantes lactescentes. Il se dit, par extension, d'un Morceau de cette substance qui sert à effacer le crayon, l'encre. Il se dit, en termes de Chirurgie, d'une Sorte de tumeur qui vient aux os et au périoste.

Gomme : définition du Littré (1872-1877)

GOMME (go-m') s. f.
  • 1Substance visqueuse et transparente qui découle de certains arbres. Gomme de cerisier, de prunier.

    Les gommes, nom de beaucoup de substances qui ont cela de commun, d'épaissir l'eau en la rendant mucilagineuse, et d'être ensuite précipitées par l'alcool.

    Gomme adragant, voy. ADRAGANT.

    Gomme-sassa ou gomme pseudoadragante, noms sous lesquels on désigne la sorte de gomme fournie par l'acacia gummifera (légumineuses), Legoarant

    Gomme arabique, gomme fournie par plusieurs plantes du genre acacia, de la famille des légumineuses mimosées.

    Gomme de Bassora, gomme qui vient des environs de Bassora, et qu'on doit à un végétal encore inconnu qui pourrait être l'acacia leucophloea (légumineuses), Legoarant

    Gomme lignirode, débris ligneux réunis en masses marronnées qu'on trouve dans les gommes du Sénégal, et qui sont des portions d'enveloppes protectrices pétries par des insectes pour leurs larves.

    Gomme du pays, celle que sécrètent plusieurs de nos arbres à fruits, tels que le cerisier, le merisier, le prunier, l'abricotier.

    Gommes du Sénégal, gommes dont on distingue deux sortes, l'une dure, l'autre friable.

    Gomme de fenouil, liqueur blanche et épaisse que, selon Mathiole, le fenouil commun laisse quelquefois échapper de ses rameaux dans les lieux très chauds et qui se durcit à l'air, Legoarant

  • 2Gomme-résine, produit végétal qui participe de la nature des gommes et de celle des résines, et qui est un mélange de ces deux genres de substances.

    Gomme ammoniaque, gomme - résine produite par une plante de la Libye et de la Perse, le dorema ammoniacum, DON.

    Gomme animée, résine qui découle d'incisions faites au tronc de l'hymenaea courbaril, L., et qui entre dans les vernis.

    Gomme caragne, substance gommo-résineuse, que l'on attribue à l'icica carana, HUMBOLDT, et BONPLAND, arbre de la Colombie, de la famille des térébinthacées.

    Gomme de cèdre, oléorésine, fournie par le cèdre du Liban.

    Gomme copal, voy. COPAL.

    Gomme-gutte, gomme-résine qui, formant avec l'eau une émulsion d'un beau jaune, sert à l'aquarelle. La gomme-gutte est aussi un purgatif drastique.

    Gomme laque, voy. LAQUE.

    Gomme en larmes, nom donné parfois au galbanum.

    Gomme de lierre, substance gommo-résineuse, dite aussi hédérine, que l'on extrait, dans le Levant, à l'aide d'incisions faites sur des vieux troncs de lierre, Legoarant

    Gomme d'Orenbourg, gomme donnée par les branches, le bois et le cœur du mélèze.

  • 3Gomme élastique, voy. CAOUTCHOUC.

    Absolument, gomme, le morceau de gomme élastique qui sert à effacer le crayon.

  • 4 Terme d'horticulture. Maladie qui vient aux pêchers, aux pruniers, aux abricotiers, etc. et qui consiste en une plaie de l'écorce avec écoulement d'une matière gommeuse.
  • 5Graisse sèche qui gâte le parchemin.
  • 6 Terme de minéralogie. Gomme des funérailles, l'asphalte ou bitume de Judée dont les anciens se servaient pour embaumer les morts.
  • 7 Terme d'alchimie. Gomme des sages, gomme de l'or, le mercure des philosophes ; gomme rouge, le soufre.
  • 8 Terme de chirurgie. Sorte de tumeur qui vient aux os et au périoste, ordinairement d'origine syphilitique.

SYNONYME

GOMME, RÉSINE. Les gommes sont des substances contenant un mucilage ; les résines, des substances contenant une essence.

HISTORIQUE

XVe s. Je congnois l'arbre à veoir la gomme, Villon, Ball.

XVe s. Benjoin, gomme arabique…, Paré, XXIV, 21. Du vinaigre dans lequel auront esté dissoutes des gommes de pecher, d'amandier amer, et de pin, De Serres, 968.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

GOMME. Ajoutez :
9 Arbre à la gomme, plusieurs acacias, l'eucalyptus resinifera, Baillon, Dict. de botan. p. 247.

HISTORIQUE

Ajoutez :

XIIe s. Des gomes qui dedans alument Bone est l'olors, puisqu'eles fument, Benoit de Sainte-Maure, Roman de Troie, V. 14829.

XVe s. Ajoutez : Or comparons proprement L'ome à l'eaue, et vitement Se verra vil plus que gomme, Deschamps, Poés. mss. f° 82.

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Gomme : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

GOMME, s. f. (Phys. génér.) suc végétal concret, qui suinte à-travers l’écorce de certains arbres, soit naturellement, soit par incision, & qui s’endurcit ensuite ; la gomme qui découle d’elle-même, paroît être en Physique une espece de maladie de la seve des arbres, qui étant viciée, s’extravase, & devient en quelque maniere solide. Elle perce par quelque endroit tendu, écorché, ou rompu de la plante, & fait mourir les parties voisines ; de sorte que pour arrêter les progrès du mal, il faut couper la branche malade un peu au-dessus de l’endroit affligé. Mais ce suc végétal gommeux qui transude quelquefois sur le fruit, n’est pas une maladie, c’est une simple surabondance de seve qui sort à-travers la peau. On voit souvent sur plusieurs pommes des pays chauds, comme en Languedoc, en Provence, en Italie, une gomme claire, insipide, & dure. Cette gomme n’est autre chose qu’une extravasation du suc du fruit, que l’air & le soleil ont endurci, & cette extravasation se trouve quelquefois en plusieurs endroits de la même pomme. Les prunes domestiques & sauvages, offrent souvent aux observateurs une gomme toute semblable ; le laurier-cerise jette une fine gomme transparente, de couleur blanche, sans goût, & qu’on peut manger, sans qu’il en arrive aucun mauvais effet, tandis que l’infusion des feuilles du même arbre cause des convulsions, la paralysie, & la mort. (D. J.)

Gomme, (Chimie, Pharmacie, & Mat. méd.) les gommes proprement dites remplissent avec les mucilages une division de la classe générale des corps muqueux végétaux. La gomme est soluble dans les menstrues aqueux ; elle est capable de la fermentation vineuse, elle est nourrissante. Voyez Vin & Nourrissant.

Cette substance qui a beaucoup d’eau dans sa composition, quoiqu’elle ait déjà essuyé une véritable dessication (voyez Gomme, Physique.), en prend encore une quantité considérable, avec laquelle elle acquiert la consistance d’un mucilage mou & gélatineux : réduire une gomme dans cet état, s’appelle très-improprement dans le langage ordinaire de la Pharmacie, tirer le mucilage d’une gomme.

La gomme se réduit en poudre, & même en poudre très-subtile, si on la pile dans un mortier très chaud ; cette précaution est sur-tout nécessaire pour pulvériser la gomme adragant.

La gomme mise sur le feu se boursouffle, bouillonne, & se réduit bien-tôt en une matiere friable & demi-torréfiée, qui est soluble dans l’esprit-de-vin, comme tous les autres sucs végétaux legerement grillés.

On employe en Pharmacie la gomme arabique, la gomme du Senégal, & la gomme adragant : on ne fait aucune distinction dans l’usage des deux premieres ; & on leur peut substituer sans inconvénient les gommes de notre pays ; celle du cerisier, de l’amandier, ou du prunier. Voyez Adragant (gomme.) Voyez aussi Arabique (gomme).

On donne encore en Pharmacie le nom de gomme à deux especes de sucs végétaux concrets bien différens de celui-ci ; savoir à des résines & à des gommes-résines. Voyez Résine & Gomme-Résine.

Les substances qui sont dans ces cas sont les suivantes :

Gomme animé, voyez Animé.

Gomme copale, voyez Copal.

Gomme caragne, voyez Caranna.

Gomme-Résine, (Chimie, Pharmacie, & Mat. méd.) Les gommes résines sont formées par le mélange d’une substance gommeuse & d’une substance résineuse foiblement unies.

Cette legere union se manifeste lorsqu’on essaye de les faire fondre dans les menstrues aqueux, en ce qu’on n’obtient point une dissolution transparente, mais une liqueur laiteuse. Cette liqueur éclaircie par le repos, fournit un dépôt où la résine pure domine, & dont on peut la retirer par le moyen de l’esprit-de-vin.

On peut aussi retirer du corps entier des gommes-résines par le moyen de l’esprit-de-vin, & sur-tout de l’esprit-de-vin alkalisé, la partie résineuse, & la séparer ainsi de la partie gommeuse.

Le corps entier des gommes-résines est dissous par le vin & par le vinaigre ; ces dissolutions ne sont pourtant pas parfaites, mais elles sont suffisantes pour les usages pharmaceutiques ; on introduit commodément par ce moyen dans la composition des emplâtres les gommes-résines qu’on ne pourroit mettre que difficilement en poudre, telles que le galbanum, la gomme ammoniac, l’oppopanax, le sagapenum. Au reste celles-ci même peuvent se réduire en poudre quand elles sont mêlées avec beaucoup d’autres drogues, comme dans la poudre de la thérlaque. Les gommes-résines employées en Medecine, sont les suivantes : la gomme ammoniac, l’assa fœtida, le bdellium, l’euphorbe, le galbanum, la myrrhe, l’oppopanax, le sagapenum & la sarcocole. Voyez les articles particuliers. Toutes ces substances, à l’exception de l’euphorbe qui est un purgatif & un errhin très-violent, sont sur-tout connues en Medecine par leurs qualités communes, & on les employe assez fréquemment ensemble. Elles sont emménagogues, hystériques, & antispasmodiques dans l’usage intérieur, & elles passent pour des puissans résolutifs dans l’usage extérieur ; c’est à ce titre qu’elles entrent dans un grand nombre d’emplâtres auxquelles elles donnent une autre qualité, sinon plus réelle, du-moins plus évidente, savoir de la viscosité. Voyez Emplatre, Résolutif & Topique. L’auteur d’un petit traité qu’on nous a traduit de l’anglois depuis quelques années sous le nom pharmacien moderne, prétend qu’il faut mettre l’oliban au rang des gommes-résines. (b)

Gomme Elemi, voyez Elemi.

Gomme Tacamaque, voyez Tacamaque.

Gomme Ammoniac, voyez l’art. Ammoniac.

Gomme de notre pays, gummi nostras, (Mat. méd.) offic. nom abrégé & reçû dans les boutiques, pour désigner la gomme qui découle des cerisiers, des pêchers, des pommiers, des pruniers, & autres arbres de nos climats. Leur gomme a les mêmes propriétés que la gomme arabique ; mais on préfere cette derniere en Medecine, parce que ses vertus sont connues & approuvées par une longue expérience, & l’on réserve la gomme de notre pays pour les usages de Méchanique. (D. J.)

Gomme du Gommier, (Hist. nat. des Drogues.) chibou-gummi, & par nos Epiciers galipot d’Amérique. C’est une gomme ou résine blanche, assez semblable au galipot, mais moins puante, qui découle en abondance d’un grand arbre des îles de l’Amérique, appelle gommier par les François, à cause de la grande quantité de gomme qu’il jette.

Il se trouve deux sortes de gommiers en Amérique, & sur-tout à la Guadeloupe, le blanc & le rouge.

Le gommier blanc est un des plus hauts & des plus gros arbres de cette île. Son bois est blanc, gommeux, dur, traversé, fort, & par conséquent difficile à mettre en œuvre. On en fait des canots ; il a les feuilles semblables au laurier, mais beaucoup plus grandes. Ses fleurs sont petites, blanches, disposées par bouquets aux sommets des rameaux. Son fruit est gros comme une olive, presque triangulaire, uni, verd au commencement, & ensuite rouge-brun : sa chair est tendre, & remplie d’une résine gluante & blanchâtre.

Le gommier rouge a le tronc assez gros, droit, & élevé ; son bois est fort tendre & blanchâtre ; son écorce épaisse, verdâtre, & couverte d’une pellicule ou épiderme rousse, fort déliée, & fort aisée à détacher par de grandes lames en-travers. Ses branches s’étendent à la maniere de celles de nos grands pins. Elles sont garnies à leurs extrémités de quelques touffes de feuilles presque semblables à celles de nos frênes, mais un peu plus larges, & sans aucune dentelure. Elles sont lisses, vert-foncées, & chargées de quelques petites nervures. Les fleurs blanches & menues naissent par bouquets au bout des rameaux ; le pistil qui est au milieu de chaque fleur, devient un fruit charnu semblable aux pistaches, gros comme une olive, presque triangulaire, uni & verd dans sa formation, ensuite rouge-brun dans sa maturité. Sa chair est tendre, & remplie d’une résine blanchâtre & gluante. Ce fruit renferme un noyau dur, un peu pressé par les côtés, & de la grosseur d’un grain de mays. Le gommier rouge est moins estime que le gommier blanc ; son bois est de peu de durée, & se pourrit bien-tôt.

Le P. Plumier prétend que les gommiers dont on vient de parler, different seulement de nos térébinthes par la structure de leurs fleurs qui ne sont pas à étamines. On trouve quantité de ces arbres dans les îles de l’Amérique, particulierement dans les lieux secs & arides.

Hernandez, liv. III. chap. xx. de son histoire des plantes du Mexique, appelle le gommier copaltic, & dit que les Mexiquains font un grand cas de sa résine dans toutes sortes de flux-de-sang. Ils s’en servent extérieurement pour amollir, pour résoudre, & pour fortifier les nerfs. Ils employent en qualité de vulnéraires extérieurs les feuilles de l’arbre qui ont été trempées dans de l’eau-de-vie bouillante. Enfin ils brûlent quelquefois cette résine au lieu d’huile. On dit qu’elle sort par incision du tronc des gommiers en si grande quantité, qu’il y a tel de ces arbres d’où l’on en peut tirer jusqu’à cinquante livres.

Nous l’employons en Europe aux mêmes usages que l’huile de térébenthine ; on nous l’apporte des îles de l’Amérique, dans des barrils de différens poids, enveloppées dans de larges feuilles qui naissent sur un grand arbre du pays qu’ils appellent cachibou, d’où est venu le nom chibou de la gomme. Les Amériquains se servent des feuilles de l’arbre par préférence à d’autres dans leurs paniers d’aromates, afin d’empêcher que l’air n’y penetre.

Quelques marchands trompeurs tant en Amérique qu’en Europe, sofistiquent la gomme chibou en la lavant dans quelque huile odoriférante, & la vendent les uns pour de la gomme animé, les autres pour de la gomme tacamahaca, & d’autres assez communément pour le vrai élémi. Les connoisseurs savent distinguer ces différentes gommes ; mais ceux qui ne sont pas du métier, en apprennent seulement la différence par les effets.

James a confondu la gomme du gommier, qu’on appelle quelquefois élemi d’Amérique, avec la véritable gomme élemi. Voyez Elemi. (D. J.)

Gomme de Genevrier, voyez ci-devant l’article Genevrier. Cette gomme s’appelle aussi sandaraque des Arabes. Voyez Sandaraque des Arabes.

Gomme de Lierre, voyez Lierre.

Gomme-Gutte, (Hist. nat. des drog. exot.) suc concret, résineux & gommeux, inflammable, sec, compacte, dur, brillant, opaque, d’une couleur de safran jaunâtre, formé en masses rondes ou en petits bâtons cylindriques, sans odeur & presque sans goût ; au-moins quand on le retient dans la bouche, il n’a d’abord d’autre goût que celui de la gomme arabique, mais peu de tems après il laisse dans le gosier une legere acrimonie avec un peu de sécheresse.

On tire la gomme-gutte de Camboge, du royaume de Siam, de la Chine, & même, dit-on, de quelques provinces de l’Amérique : elle a reçu une quantité de noms différens, tels que gutta ad podagram, gumma-gutta, gutta-gamba, gutta gamandra, cambodium, cambogium, & plusieurs autres qui lui ont été donnés, soit à cause de la goutte que l’on s’imaginoit qu’elle guérissoit, soit à cause de Cambaye, Cambodje, ou Camboge, selon que différentes nations prononcent, soit à cause des différens pays d’où on l’apporte.

Les anciens ne la connoissoient point du tout, & ce n’est que depuis environ un siecle, qu’elle est employée beaucoup par les Peintres, & de-tems-en-tems par les Medecins. Elle fut envoyée pour la premiere fois à Clusius l’an 1603, & dès-lors son usage s’est étendu peu-à-peu dans l’Europe.

On estime celle qui est pure, qui n’est point mêlée de sable, ni souillée d’ordures, d’une couleur fauve, ou d’un beau safran, inflammable sur le feu & donnant la couleur jaune à la salive & à l’eau.

Les auteurs ont été long-tems incertains sur l’origine de ce suc ; mais on croit savoir aujourd’hui assez sûrement qu’il découle de deux arbres, dont l’un est une espece d’oranger de Malabar appellé ghoraka cingalensibus, coddam-pulli, & par Acosta carcapulli. Voyez Carcapulli. L’autre est nommé ghoraka dulcis, & differe du précédent par sa fleur & son fruit, qui n’est que de la grosseur d’une cerise. Herman, témoin oculaire sur les lieux, rapporte qu’il dégoutte un suc laiteux & jaunâtre des incisions que l’on fait aux arbres dont nous venons de parler ; que ce suc s’épaissit d’abord à la chaleur du soleil ; & que lorsqu’on peut le manier, on en forme de grandes masses orbiculaires ou des bâtons. M. Richer prétend qu’il y a un arbre à Cayenne qui donne aussi de la gomme-gutte ; mais comme il n’a point envoyé de cette gomme-gutte de Cayenne, & qu’il n’a point décrit l’arbre qui la fournit, nous ne reconnoissons pour véritable gomme-gutte que celle des Indes orientales.

L’usage de cette gomme est considérable, parce qu’on en tire un très-beau jaune facile à employer, & dont on se sert pour la miniature & pour les lavis ; mais comme la gomme-gutte est en même tems un des plus puissans cathartiques que l’on connoisse dans le genre végétal, il mérite notre curiosité à cet égard. Voyez donc ci-dessous Gomme-Gutte, (Medec. Mat. méd.) (D. J.)

Gomme-Gutte, (Medec. Mat. méd. & Chimie.) Quoique l’Histoire naturelle des drogues soit un vaste pays dont on tire plus de dépouilles par l’amour du gain, que par l’envie de connoître la nature, cependant il y a des philosophes qui ne sont épris que de cette derniere ambition. Nous pouvons donner parmi nous cette loüange à MM. Boulduc & Geoffroi, d’avoir consacre leurs veilles à des recherches utiles sur les simples efficaces. Les mémoires de l’académie royale des Sciences le prouvent. L’année 1701 de ce recueil nous offre, par exemple, une excellente dissertation de M. Boulduc, & le traité de matiere médicale de M. Geoffroi contient un très-bon morceau sur la gomme-gutte en particulier. Profitons de leurs travaux, & appliquons-nous toûjours à les étendre.

La gomme-gutte étant approchée de la flamme, s’allume, brûle, jette elle-même une-flamme brillante comme les résines, & répand beaucoup de fumée ; elle se dissout dans l’esprit-de-vin, mais non pas entierement, car la sixieme partie ou environ, reste sans se dissoudre, & c’est la partie gommeuse, laquelle se dissout promptement dans l’eau chaude, ou dans l’huile de tartre. La gomme-gutte paroît se dissoudre dans les menstrues aqueux, mais elle ne fait que se convertir comme la scammonée, en un lait blanchâtre ou jaunâtre, se précipite ensuite au fond du vaisseau, & l’eau demeure claire & limpide.

Il semble résulter de l’analyse chimique, que la gomme gutte est un composé salin, résineux, & gommeux, formé d’abord d’un soufre leger, lequel donne l’amertume & l’odeur au phlegme qui sort le premier ; ensuite d’un soufre grossier, qui ne s’eleve & ne se sépare de la terre que par un feu violent ; & finalement d’un sel tartareux, un peu ammoniacal, qui par le moyen de la distillation se résout partie en acide, & partie en sel nitreux.

La dissolution entiere de la gomme-gutte acquiert la couleur du sang, en y versant de l’huile de tartre par défaillance, ou de l’eau de chaux, peut-être parce que les parties sulphureuses se développent, comme il arrive dans la dissolution du soufre minéral, par une forte lessive alkaline.

C’est d’après les principes chimiques de la gomme-gutte, qu’on soupçonne que sa vertu cathartique dépend d’une substance sulphureuse, ténue & mêlée avec une certaine portion de sel volatil, ensorte que ses particules salines, sulphureuses, développées par le suc gastrique, irritent violemment les membranes de l’estomac & des intestins, & excitent les nausées, les vomissemens, & la purgation ; mais on ne doit donner ces sortes d’explications que pour des hypothèses, & non pour des vérités.

M. Boulduc n’a pu réussir à obtenir des fleurs de la gomme-gutte, ainsi qu’on en obtient du benjoin ; la résine de cette gomme tirée à l’esprit-de-vin, purge avec beaucoup plus de force & d’irritation, que la gomme même.

Cette gomme dans les expériences que ce chimiste a faites, s’est dissoute dans une égale quantité d’eau bouillante, à l’exception d’un petit nombre de particules terrestres ; cette liqueur étant filtrée, a donné après son évaporation à petit feu, une espece de sel grisâtre qui coule aisément lorsqu’on n’a pas soin de bien boucher le vaisseau dans lequel on l’enferme. Cet extrait salin purge avec moins d’activité & en moindre dose que la gomme ; mais comme il ulcere la gorge, il faut quand on l’employe, l’envelopper dans quelque substance onctueuse & adoucissante.

Nous avons déjà remarqué que la gomme-gutte ne se dissout point dans l’eau, qu’elle se précipite au fond du vase en substance laiteuse de couleur jaunâtre, & laisse l’eau aussi nette qu’auparavant ; nous ajoûtons ici que ce résidu ne differe en rien de la gomme, mais qu’il est plus pur. Le vinaigre distillé éclaircit cette substance laiteuse ; l’huile de vitriol la trouble, & l’esprit-de-vin la rend de couleur d’or.

Puisque la gomme-gutte est un des plus puissans cathartiques du regne végétal, & par conséquent un des plus propres à produire de grands effets, il importe de savoir à qui, comment, à quelle dose, & avec quelle précaution ou correctif on peut la prescrire.

Elle ne convient point aux tempéramens délicats dont les nerfs sont attaqués, ni aux personnes qui ont une grande difficulté à vomir. Lorsque la maladie l’exige dans certains cas, il est bon de la donner sous la forme de bol ou de pilules, parce qu’il n’y a point de menstrue capable d’en extraire toutes les qualités : on ne peut la bien pulvériser, sans y ajoûter quelque peu de sel lixiviel, tel que celui de tartre ou du sucre, qui d’ailleurs ont l’avantage de diviser ses parties résineuses, & de les empêcher de s’attacher trop fortement aux membranes de l’estomac & des intestins.

Cette gomme évacue sur-tout & promptement, les humeurs séreuses & bilieuses, ténues, tant par haut que par bas. Les medecins éclairés qui savent administrer ce remede avec prudence, y trouvent les avantages suivans, qu’il est sans goût & sans odeur, qu’on le donne en petite dose, qu’il fait son effet en peu de tems, qu’il dissout puissamment les sucs visqueux & tenaces en quelque partie du corps qu’ils se trouvent, & enfin qu’il chasse par le vomissement ceux qui sont dans l’estomac, & les autres en abondance par les selles. Ces mêmes medecins assûrent avoir employé ce remede avec un grand succès dans l’apoplexie séreuse, l’hydropisie, l’asthme humide, & d’autres graves maladies catarrheuses.

Ils prescrivent la gomme-gutte depuis deux grains jusqu’à quatre, & ils ont observé que ce remede donné à cette dose, excitoit peu ou point de vomissement ; & que lorsqu’il en causoit, cet effet cessoit d’ordinaire à la seconde ou troisieme prise.

Ce remede depuis quatre grains jusqu’à sept, développé dans beaucoup de liqueur, purge par haut & par bas, mais communément sans violence. Si on le donne à cette dose sous la forme de bol ou de pilules, il fait d’abord vomir ; mais le vomissement est très-leger, ou n’arrive point du tout, si on joint la gomme avec du mercure doux.

Cependant quand on a considéré que la gomme-gutte étoit du nombre de ces violens cathartiques, qui causent le bouleversement de l’estomac & la superpurgation, on s’est attaché à lui chercher des correctifs, pour modérer son activité : on a proposé à ce sujet les substances incrassantes, les sels lixiviels, tels que celui de tartre, le sucre, le mercure doux, & quelques autres moyens.

M. Boulduc a imaginé pour y parvenir, une expérience assez singuliere ; il a enfermé la gomme-gutte dans un sachet, a mis ce sachet dans un pain tout chaud, & l’y a laissé pendant vingt-quatre heures ; ensuite il a pulvérisé sa gomme, l’a remise dans un autre sachet, & a repété son procédé quatre ou cinq fois consécutivement. Il nous assûre que cette préparation a détruit la violence irritante de la gomme-gutte, sans diminuer ses vertus. Il ajoûte que la croute du pain où il avoit enfermé cette gomme, possédoit une qualité purgative & émétique.

Tout cela se peut ; mais outre qu’une telle épreuve est très-fautive, la gomme-gutte de M. Boulduc n’en étoit pas moins émétique ; & en effet tous les correctifs du monde ne sauroient détruire l’éméticité de ce remede : d’ailleurs, il n’est pas besoin de recourir à des correctifs, pourvû qu’on donne la gomme à une petite dose, avec un adjoint convenable, ou en la délayant suffisamment. D’autres chimistes préparent une résine & un magistere avec ce suc ; mais de telles préparations sont inutiles & sont même plus de mal que de bien, car les résines des purgatifs purgent généralement moins, & allument un plus grand feu dans les visceres.

Je finis par une observation sur la gomme-gutte, c’est que tandis qu’elle purge violemment, le fruit de l’arbre qui la produit est très-sain, se mange avec délices comme nos oranges ; & quand il est sec, il sert de remede efficace pour arrêter les flux de ventre séreux & bilieux. (D. J.)

* Gomme, terme de Chamoiseur, c’est une espece de graisse qui se rencontre dans les peaux de moutons ou de chevres que l’on passe on chamois. On fait sortir ce qui reste de chaux & de gomme dans ces peaux, par le moyen du confit. Voyez Chamois, à l’endroit où il est parlé de la maniere de passer & préparer les peaux de moutons en huile ou autrement dit en chamois.

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Étymologie de « gomme »

Étymologie de gomme - Wiktionnaire

(Date à préciser) Du latin cummis ou gummis (« gomme végétale »), venant du grec ancien κόμμι kómmi lui-même emprunté à l’égyptien ancien N29 W19 M17 M17 X1 N33
Z2 ḳmj.t désignant le produit de l’acanthe.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de gomme - Littré

Provenç. et espagn. goma ; ital. gomma ; du latin gummi ; qui vient du grec ϰόμμι, dérivé lui-même de l'égyptien ou copte cama.

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Phonétique du mot « gomme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
gomme gɔm play_arrow

Citations contenant le mot « gomme »

  • La gomme à mâcher serait tellement résistante et collante qu’elle adhérerait aux parois de l’estomac, parfois pendant des années, selon une croyance persistante. Une autre version prétend que les gommes avalées finiraient par se coller les unes aux autres, au risque de bloquer le système digestif! l-express.ca, La gomme ne colle pas dans l’estomac - l-express.ca
  • La limitation de vitesse est un sujet casse-gueule en France. Surtout lorsque le débat est lancé à quelques jours d’une élection municipale. Échaudé par la fronde contre les 80 km/h sur le réseau secondaire, le gouvernement sait que le passage de 130 à 110 km/h sur autoroute est une "bonne mauvaise" idée qui peut le propulser dans le mur. À écouter la ministre des Transports on sent d’ailleurs que la proposition de la Convention citoyenne pour le climat destinée à réduire l’émission de gaz à effet de serre est aussi dangereuse qu’un aquaplaning sur une route de montagne. Pour flatter les électeurs écologistes, Élisabeth Borne se dit favorable à la baisse tout en ouvrant grand la porte du référendum. Une façon de ménager la chèvre et le chou qui laisse peu d’espoir sur l’application de cette mesure. Au pays de la bagnole, une telle polémique ferait chauffer la gomme au moins jusqu’en 2022. midilibre.fr, Chauffer la gomme - midilibre.fr
  • « Le marché La gomme de guar mondial croît à un TCAC élevé au cours de la période de prévision 2020-2026. L’intérêt croissant des particuliers pour cette industrie est la principale raison de l’expansion de ce marché. Selon le Rapport, le marché La gomme de guar devrait croître à un TCAC de xx % au cours de la période de prévision (2019-2027) et dépasser une valeur de XX USD d’ici la fin de 2027. » Thesneaklife, Marché La gomme de guar mondial 2020 – Impact du COVID-19, analyse de la croissance future et défis | Hindustan Gum, Jai Bharat Gum and Chemicals, Neelkanth Polymers, Sunita Hydrocolloids, Vikas WSP – Thesneaklife
  • Le rapport de recherche du marché mondial La gomme arabique 2020 est une étude professionnelle et approfondie sur l’état actuel de l’industrie mondiale La gomme arabique. Le rapport sur le marché La gomme arabique est une recherche complète qui fournit des informations sur la taille, les tendances, la croissance, la structure des coûts, la capacité, les revenus et les prévisions 2026 du marché La gomme arabique. Ce rapport présente en outre les spécifications du produit, la méthode de production et la structure des coûts des produits. La production est séparée par régions, technologies et applications. Le rapport mondial sur le marché La gomme arabique 2020 fournit des statistiques vitales exclusives, des données, des informations, des tendances et des détails sur le paysage concurrentiel dans ce secteur de niche. , Croissance du marché La gomme arabique, taille, part, tendances, principaux acteurs et prévisions jusqu’en 2020-2026 – InFamous eSport
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  • Le crayon de Dieu lui-même n'est pas sans gomme. De Aimé Césaire / Une saison au Congo
  • Allez Chico on met la gomme!
  • Le temps, quelle merveilleuse gomme à effacer. De André Prévot
  • Qui sait raser le rasoir saura effacer la gomme. Henri Michaux, Tranches de savoir, Cercle des Arts

Images d'illustration du mot « gomme »

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Traductions du mot « gomme »

Langue Traduction
Corse gomma
Basque gomazko
Japonais ゴム
Russe резинка
Portugais borracha
Arabe ممحاة
Chinois 橡胶
Allemand gummi
Italien gomma da cancellare
Espagnol borrador
Anglais rubber
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Synonymes de « gomme »

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