La langue française

Fomentateur, fomentatrice

Sommaire

  • Définitions du mot fomentateur, fomentatrice
  • Étymologie de « fomentateur »
  • Phonétique de « fomentateur »
  • Évolution historique de l’usage du mot « fomentateur »
  • Citations contenant le mot « fomentateur »
  • Traductions du mot « fomentateur »
  • Synonymes de « fomentateur »

Définitions du mot fomentateur, fomentatrice

Trésor de la Langue Française informatisé

FOMENTATEUR, TRICE, subst.

Personne qui fomente, qui trame quelque chose. Fomentateur de guerres, de troubles. Pourquoi dénoncer les éternels fomentateurs de complots qui rêvent de reprendre la suite des coups de force du passé? (Clemenceau, Vers réparation,1899, p. 325).
REM.
Fomenteur, subst. masc.Synon.Le fomenteur subtil des mauvaises pensées (Dierx, Poèmes,1864, p. 113).Le Prophète, le fomenteur de révolution (Arnoux, Rossignol napol.,1937, p. 238).
Prononc. : [fɔmɑ ̃tatœ:ʀ], fém. [-tʀis]. Étymol. et Hist. 1613 subst. (César Nostre-Dame, Chron. de Provence, 545, édit. 1624 ds R. Hist. litt. Fr. t. 12, p. 706). Dér. de fomenter*; suff. -(at)eur2*. Fréq. abs. littér. : 3.

Wiktionnaire

Nom commun

fomentateur \fɔ.mɑ̃.ta.tœʁ\ masculin (pour une femme on dit : fomentatrice)

  1. Celui qui fomente des troubles, qui excite à la sédition, à la révolte.
    • Lorsqu’il [Napoléon dans la retraite de Moscou] campait, sa conversation roulait sur les ministres vendus, disait-il, aux Anglais, lesquels ministres étaient les fomentateurs de cette guerre. — (Chateaubriand, dans le dictionnaire de Dochez)

Nom commun

fomentatrice \fɔ.mɑ̃.ta.tʁis\ féminin (pour un homme on dit : fomentateur)

  1. Celle qui fomente des troubles, qui excite à la sédition, à la révolte.
    • Si ce soupçon est bien fondé, la plus favorable consequence que l’on puisse tirer de là est, que la Religion qui devroit reformer les hommes, & moderer l’impetuosité de leurs passions, est devenuë la corruptrice de leurs mœurs, & la fomentatrice des crimes les plus énormes[sic : graphies d’origine]. — (L’Espion dans les cours des princes chrétiens, Erasme Kinkius, 1715 → lire en ligne)

Forme d’adjectif

fomentatrice \fɔ.mɑ̃.ta.tʁis\

  1. Féminin singulier de fomentateur.
    • Un rapport à un objet irréductible l’anime, y persiste, passion fomentatrice de résistances à l’amour du travail ou de surcroît de travail à l’occasion, passion fomentatrice du refus d’être attelé à faire n’importe quoi. — (Collectif), Vie quotidienne en milieu urbain, Centre de recherches d’urbanisme, 1980

Nom commun

fomentatrice \fɔ.mɑ̃.ta.tʁis\ féminin (pour un homme on dit : fomentateur)

  1. Celle qui fomente des troubles, qui excite à la sédition, à la révolte.
    • Si ce soupçon est bien fondé, la plus favorable consequence que l’on puisse tirer de là est, que la Religion qui devroit reformer les hommes, & moderer l’impetuosité de leurs passions, est devenuë la corruptrice de leurs mœurs, & la fomentatrice des crimes les plus énormes[sic : graphies d’origine]. — (L’Espion dans les cours des princes chrétiens, Erasme Kinkius, 1715 → lire en ligne)

Forme d’adjectif

fomentatrice \fɔ.mɑ̃.ta.tʁis\

  1. Féminin singulier de fomentateur.
    • Un rapport à un objet irréductible l’anime, y persiste, passion fomentatrice de résistances à l’amour du travail ou de surcroît de travail à l’occasion, passion fomentatrice du refus d’être attelé à faire n’importe quoi. — (Collectif), Vie quotidienne en milieu urbain, Centre de recherches d’urbanisme, 1980
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

FOMENTATEUR (fo-man-ta-teur, tri-s') s. m.
  • Celui, celle qui fomente des troubles, qui excite à la sédition, à la révolte. Lorsqu'il [Napoléon dans la retraite de Moscou] campait, sa conversation roulait sur les ministres vendus, disait-il, aux Anglais, lesquels ministres étaient les fomentateurs de cette guerre, Chateaubriand, dans le Dict. de DOCHEZ.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « fomentateur »

Fomenter.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Mot dérivé de fomenter avec le suffixe -ateur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « fomentateur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
fomentateur fɔmɑ̃tatœr

Évolution historique de l’usage du mot « fomentateur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « fomentateur »

  • Ni que Socrate s'appellerait Chomsky ou Naomi Klein et qu'au lieu de la cigüe, on leur servirait, pour leur clore définitivement le bec, le brouet de l'étouffoir médiatique avec l'étiquette de libertaire pour le premier ou de fomentatrice de la théorie du complot, pour la deuxième. Club de Mediapart, Ma Grèce entre chaos et kalos kagathos | Le Club de Mediapart
  • George Soros, perçu par les complotistes comme le fomentateur de révolutions récentes, selon des photomontages qui circulent sur les réseaux sociaux. L'Orient-Le Jour, Ceux qui voient un complot derrière la révolte libanaise - L'Orient-Le Jour
  • A chacun son tour. Les USA, fomentateurs de crises et guerres civiles partout dans le monde, racistes et vulgaires méritent cette confrontation avec les opprimés afro-americains. Hespress Français, Sixième nuit de chaos aux Etats-Unis, Trump mis à l’abri dans un bunker | Hespress Français
  • Mgr Andari, qui précise que les maronites représentent le quart de la population de Lassa, met en cause des fomentateurs de troubles conduits vraisemblablement par un dignitaire chiite protégé, selon lui, par l’immunité que lui confère sa fonction religieuse. Et d’assurer que des contacts extensifs avaient été pris, avant le lancement du projet, pour lui assurer la couverture du Conseil supérieur chiite. L'Orient-Le Jour, Chaouki Daccache au ministre de l’Intérieur : Il n’y a aucun « conflit » sur le bien-fonds 50 à Lassa ! - L'Orient-Le Jour
  • Le fomentateur du putsch, le général Mohamed Madbouh, chef de la maison royale, et directeur du protocole, avait été scandalisé lors de son passage à Washington justement par le degré de corruption qui prévalait dans le sérail, à l’occasion de la discussion d’un contrat se rapportant semble-t-il à Royal Air Maroc, et que l’un de ses contacts américains lui avait dévoilé. C’est en tous cas ce que l’histoire a rapporté. Kapitalis, Ce jour-là : Skhirat, le coup de baraka du roi Hassen II - Kapitalis
  • En mai 1945, il est cantonné, avec sa compagnie de tirailleurs algériens, au sud de l’Allemagne. Les dépêches des massacres du 8 Mai et ceux des jours qui suivirent leur parviennent quelque temps après « l’accalmie ». La colère de ce rebelle inné atteint le comble. Il appelle tout simplement à la mutinerie de 300 soldats algériens, avec le slogan qu’il a lui-même conçu et crié à tue-tête : « Nous libérons vos mères, vous massacrer nos pères. » Après deux jours d’émeute, des incidents forts et des blessés de part et d’autre, il est mis aux arrêts, puis traduit au tribunal militaire pour faute gravissime : « fomentateur d’une mutinerie en état de guerre ». Son colonel intervint pour démonter cette accusation, du fait que la guerre est terminée, en ajoutant fortement : « Je témoigne que le sergent-chef a prouvé sa bravoure et ses capacités de commandement militaire en face de l’ennemi et que, si vous le condamniez, je vous rends mon képi, pour l’utiliser comme pot de chambre », en bravant bien sa casquette à l’adresse du tribunal. Démobilisé normalement, il est affecté dans un secteur d’amélioration rurale (SAR), dans sa région et se marie. A la fin des années 1940, il sollicite, un poste de caïd, en argumentant dans sa requête qu’il appartient à toute une lignée en la matière. Il fut convoqué au Gouvernement général à Alger. Il est reçu par un fonctionnaire, qui le laisse debout, son livret militaire et le dossier de son grand-père ouverts sur le bureau. L’administrateur de ce corps lui dit d’emblée : « Monsieur, vous feriez un mauvais caïd. » « Tant pis, je le serai chez moi », répondit-il et il sortit bruyamment, sans attendre la réaction dudit agent. Il reprend sa fonction initiale. En 1960, un réveillon fut organisé au 5e bureau de l’armée française de notre ville. Autour d’une table, il y a le commandant de la place, notre vieil ami et un compagnon. L’officier l’interroge : « Alors, sergent-chef, la France a bien gagné la guerre sur le terrain, que penses-tu de l’avenir politique du bled ? » (1). La réponse fusa : « Une Algérie libre et indépendante, mon colonel. » Son compagnon, stupéfait s’attendait aux foudres du ciel ; tout confus, il implore : « Excusez-le mon colonel, il est soûl. » Le lieutenant-colonel, n’écoutant pas son compagnon, relance la discussion : « Sans aucun lien avec la France ? Tu penses que c’est concevable ? » « Oui, mon colonel, l’Algérie va avoir bon gré mal gré, son indépendance totale », tout en frappant un coup de poing sur la table de service. Les présents s’arrêtèrent de danser. La discussion prend fin. Après un bon moment de fête, le saint-cyrien appelle son chauffeur personnel en lui ordonnant : « Soldat, donnez deux bouteilles de liqueur au sergent-chef, puis, raccompagnez-le chez lui, dans la gaieté, ainsi que son compagnon. » Le sergent-chef n’était pas en état d’ivresse. En juillet 1962, il a été malmené lâchement par les « martiens », de faux combattants zélés de dernière minute, dont il savait beaucoup de choses, sur le passé, de certains d’entre eux. Leur dernier méfait sur sa personne a été son incrimination dans une « affaire » de disparition d’un petit sac de 15 kg… de grains de pin d’Alep (zguigou), de la pépinière forestière de la ville. Idiote et ridicule accusation. Cette cabale débile le mène, malgré son âge avancé, en prison pendant plusieurs mois. Sans procès. Enfin, tenu en parodie, le juge prononce au nom du peuple algérien le verdict ; alors, notre vieil ami le stoppe net : « Vous n’avez pas le droit de me condamner en son nom, car vous l’avez anéanti ce brave peuple qui est devenu un autre. » Il échappa de peu à une autre condamnation, pour outrage à magistrat. Il s’en foutait pas mal, son franc-parler étant inné. Il est libéré de suite, mais marqué à jamais, plus que toutes les autres épreuves. Par fidélité à son profond souhait d’écrire un essai, sur un fait naturel, qu’il transposait sur la nature humaine, nous relatons brièvement la portée du sujet. Un jour, il fut attiré par des pastèques, il en ouvrit une, bien rouge, mais au goût très amer. Il observe le champ qui est fortement entouré de coloquintes (2). Il déduit que ces dernières ont croisé les pastèques. D’où ce phénomène, tout à fait normal, mais significatif pour lui. L’année suivante, il déracina toutes les coloquintes des lieux et ouvrit par curiosité une d’elles ; il constate que son intérieur est rouge comme une pastèque, mais toujours aussi amère. Une pollinisation inversée. Le titre de l’essai qu’il avait l’intention d’écrire, mais jamais entamé est Coloquinte toujours amère. C’est un sujet qui l’a tourmenté tout le temps. Il était convaincu que la bonté et la bravoure sont souvent « hybridées » par la vilenie et la lâcheté. L’amertume dans tous les cas d’espèces. L’injustice l’avait rendu ainsi aigri. Il me disait aussi que la joie de l’indépendance nationale a été viciée par l’âcreté des « martiens » qu’il qualifiait d’hybrides : le croisement entre l’imposture et la compromission. Un produit hideux. Le Monsieur est hautain mais sympathique, toujours bien habillé, l’allure pleine de panache militaire, taciturne, solitaire et surtout foncièrement sincère. Il représentait une certaine génération, élevée dans la culture du respect des sages et des gens âgés. Il était toujours révolté contre l’injustice et la déchéance des gens nobles. Il est mort vers la fin des années 1990. En toute dignité. Qu’il repose enfin dans la paix éternelle. Cette contribution est dédiée à sa mémoire. Maghreb Online, Il était une fois, le 8 Mai 1945... - Maghreb Online
  • Réponse d'un profane à Thomas Piketty et Philippe Aghion Les inégalités sociales n’ont pas d’autre histoire que celle de la relation économie-démographie. Et si nous ignorons cela, nous nous interdisons : — de les maîtriser — d'éradiquer la pauvreté profonde — ne nous réconcilier avec notre environnement. Richesse et pauvreté en tout, existent l’une par l’autre et sont relatives, comme elles l'ont toujours été. Par ailleurs, où que ce soit et sous tous les régimes politiques, un pauvre ne peut enfanter que des pauvres, comme un riche ne peut donner naissance qu’à des riches ; quels que soient les aléas heureux ou malheureux de l’existence de chacun par la suite, tels que les déterminent ses talents, ses ambitions, sa volonté, ses efforts, sa chance ... et les circonstances. Les hasards de sa naissance insèrent chacun dans la pyramide sociale selon ses antécédents génétiques, sociaux et culturels, situation que la lutte des classes n’a jamais ni nulle part changé d’un iota, avec ou sans suppression de l’héritage. Une telle mesure ne conduisant d'ailleurs qu’à accroître la richesse collective autrement que par les voies habituelles que sont la confiscation pure et simple ou l’impôt, sans modifier le caractère incontournablement pyramidal de la richesse comme de la société, qui refuse toute forme d’égalité. N'est-il pas par contre remarquable que nul expert en sciences humaines ait jamais dénoncé le fait que si l’enrichissement individuel comme collectif n’ont aucune limites autres que celles de l’ambition de ceux qui le convoitent et les ressources dont ils sont tirés, LA PAUVRETÉ A LA SIENNE, QUI EST LE NIVEAU ZÉRO DE LA RICHESSE ? C’est cette condition fondamentale qu’il faut vaincre ; non par des combats primitifs qui en l’ignorant ne font que l’aggraver depuis toujours, mais en “isolant” la pauvreté profonde de ce niveau zéro de la richesse. L’instauration d’un revenu universel minimum et inconditionnel, annulant l’effet d’inégalités sociales qui ne peuvent et n’ont fait qu’augmenter depuis la nuit des temps en suivant systématiquement l’évolution constante du binôme démographie-économie (avec toutes conséquences sur la croissance et partant sur l’environnement) pourrait par contre être LA solution. Au contraire, la lutte des classes ne fait que ramener l’être humain au statut de l’insecte qui se heurte obstinément à la vitre dont il est prisonnier sans la voir, pour finir par ne plus concevoir que le renversement illusoire de la pyramide sociale pour mettre fin à des inégalités sociales fondamentalement attachées à la condition humaine. Faute d'arguments crédibles, leurs espérances dans la lutte des classes déçues, l'atteinte de cet idéal d’égalité qui reposerait sur la disparition des riches leur apparaît comme l'ultime issue. Fantasme des partisans d’un égalitarisme exigeant la mort des nantis, la base de la pyramide sociale écraserait ainsi la société sous son poids, jusqu’à obtenir un nivellement généralisé, évacuant les riches dans le triomphe des pauvres. Que les uns n’existent que par les autres et que ce triomphe, allant à contre- courant du progrès, risque être celui de la pauvreté davantage que des pauvres, conduisant à la misère pour tous avant de sombrer dans l’inexistence sociale et la barbarie d’une fin de civilisation qui ne s’annonce pas sous les meilleurs augures, n’est qu’un détail qu’il suffirait de régler le moment venu. Quoi qu’il en soit, la pyramide inversée a ceci de remarquable qu’elle n’est plus une pyramide et tient davantage de l’entonnoir que de ce polyèdre universellement reconnu comme représentatif de toute organisation hiérarchisée et faite d’interdépendance entre ses occupants. L’inversion de la pyramide sociale n'est rien d'autre que sa déformation, par l’illusion d’une idéologie sommaire prétendant hisser à un sommet qui n’en est plus un, la masse des individus en constituant la base ; négation extrême de ces individus en tant que tels, au profit d’un pouvoir d'abord fondé sur le nombre. C’est aussi oublier un peu facilement que si tous nous profitons – aussi inégalement que ce soit – des millénaires de progrès scientifique et technique, ce dernier résulte des impulsions d’une élite, ce qui en fait précisément l’élite pour le meilleur et pour le pire. Qu’une large partie de cette élite, soumise à ses émotions telles que les suscite une compassion dévoyée ou plus simplement ses propres intérêts, puisse usurper sa position ou en abuser, et que certains de ses représentants opèrent dans l’imposture et l’incompétence, est une toute autre affaire. La pyramide sociale inversée ne fait qu’exprimer une volonté de soumission de la raison à la force, de l’intelligence à l’instinct, de la civilisation à la barbarie, sachant au demeurant que les révolutionnaires les plus radicaux et les pires anarchistes, sont eux-mêmes structurés pyramidalement, avec leurs chefs, voire leurs riches (instigateurs, fomentateurs et meneurs en tous genres) – le premier d’entre eux siégeant au sommet –, puis leurs cadres et leurs exécutants aux niveaux intermédiaires, que les uns et les autres participent ou non à l’action. Le renversement de la pyramide est un geste dicté par l’angoisse existentielle et la conception morbide d’un désespoir social tournant le dos à la réalité plutôt que de l’affronter. Hors du temps et de la raison, il préfigure cette désincarnation à laquelle nous aboutissons tous ; ce néant où la politique pas davantage que l’économie, la sociologie ou la démographie, l’ordre que l’anarchie ou que la pire des idéologies, n’ont plus leur place. Que les chemins du progrès et de son partage soient, ici et maintenant, semés d’embûches et que les pouvoirs, notamment religieux, politique, intellectuel, médiatiques, ... plus soucieux du nombre que du bien-être de ceux sur lesquels ils se fondent en soient comptables, rien ne paraît plus vrai ni plus légitime, mais n’est-il pas d’attitude plus sensée que celle qui consiste à vouloir mettre fin, à n’importe quel prix, à une évolution conduisant, en dépit de ses lenteurs et de ses ratées, au mieux être souhaité par le plus grand nombre ? La pyramide sociale ayant au moins le mérite d’être une représentation réaliste et suffisamment compréhensible, y compris par ceux qui la contestent, l’impossibilité absolue de la détruire peut les conduire à envisager son utopique retournement. Mais à quoi d’autre celui-ci pourrait-il conduire, qu’à en édifier une autre ? Les exemples de l’aboutissement d’une telle utopie sont aussi nombreux que les tentatives avortées d’instauration du pouvoir absolu de la base (dictature du prolétariat) : depuis les innombrables jacqueries qu’a connu de tous temps le monde jusqu'à la révolution bolchevique et à l’effondrement du bloc soviétique ; du fiasco de Cuba à l’évolution du communisme en Chine, en passant par bien d’autres pays, sans oublier le point d’orgue en la matière que fut le Cambodge de Pol-Pot et de ses Khmers rouges. Il faut se souvenir que 12 ans après cette tentative de renversement de la pyramide sociale que fut sa Révolution qu’elle voulait universelle, la France avait un empereur, puis a connu d’autres monarchies et de nouvelles républiques, dont l’actuelle, qui ne satisfait pas davantage le citoyen que les précédentes ; en attendant la suivante. Démonstration s’il en est que la révolte n’apporte de changement que là où se joue une partie de chaises musicales, un pouvoir remplaçant l’autre. Mouvante mais impérissable, la structure de la société demeure la même et la masse qu’elle organise et qui croît sans cesse en nombre et en richesse, ne fait que changer de maîtres ou s’en donne l’illusion, avec l’aide de sciences et de techniques seules réellement porteuses de nos avancées sociales. Une révolution chasse l’autre et aucune n’a jamais rien durablement changé à l’ordre fondamental des choses, pas plus qu'à la nature humaine. D’ailleurs, qui peut sérieusement imaginer qu’au lendemain de l’aboutissement de la lutte finale, le grand partage ayant eu lieu, la terre ne serait pas peuplée de ceux qui sauraient faire fructifier leur part et de ceux qui, dénués des talents indispensables, en éprouveraient une frustration soigneusement entretenue par ceux dont ils continueraient de constituer la clientèle, elle serait toujours insuffisante ? Sauf bien entendu collectivisme dictatorial, avec lui aussi un sommet dominant sa base, encore plus insupportable à l’homme que les pires inégalités. En fait, la pyramide sociale inversée n’est pas davantage une pyramide que la représentation d’une société, ni même d’un projet de société. Elle est tout au plus une utopie, sortie d’esprits s’imaginant qu’il suffit de modifier la représentation d’un état de fait pour le modifier, à la manière de ceux qui suppriment leurs opposants, brûlent les écrits de ceux qui les contredisent ou mettent simplement en cause leurs certitudes ; ou encore s’imaginent éradiquer ce qu’ils considèrent comme des maux en soustrayant des dictionnaires et des constitutions les mots qui les désignent. C’est son incommensurable vanité et la frustration qui conduisent l’homme à nier sa condition et à négliger que richesse et pauvreté, toujours relatives et existant l’une par l’autre, structurent la société. Après les hasards de la naissance de chacun, ses capacités faites de courage, de talent, d’ambition, de chance, de désir d’innover et d’entreprendre, de goût du risque, etc. sont des différences que le nombre suffit à rendre toujours plus difficiles à compenser intelligemment et durablement. L'Obs, « Taxer les riches ne suffit pas » : Philippe Aghion répond à Piketty
  • Au cours de longues discussions sur les réseaux, on peut entendre Inna Kholodtsova affirmer que Dmitri Murmalev est un provocateur du FSB. Voilà un point avec lequel nous sommes d’accord. Mais poursuivons sa rhétorique : il n’y a pas un « provocateur » central en la personne de Viatcheslav Maltsev, responsable du fiasco général de sa révolution du 5 novembre 2017. Certains comparent cet aventuriste avec le prêtre orthodoxe Gueorgui Gapone. Ce dernier avait appelé le peuple à converger le 9 janvier 1905 vers le palais d’hiver à Saint-Pétersbourg où il fut massacré. Cette tuerie est rentrée dans l’histoire sous le nom de « Dimanche rouge ». Mais Inna Kholodtsova a un tout autre avis. Comme vous pourrez l’entendre, elle décline toute hypothèse d’un provocateur central, Viatcheslav Maltsev, en faveur de fomentateurs respectifs pour chaque groupe d’arrestations. Club de Mediapart, Dmitri Murmalev assassiné. À qui le tour ? | Le Club de Mediapart
  • Valentina Lisitsa a affirmé sur son compte Twitter qu’elle ne mélangeait pas la musique et la politique et «ne prêchait pas» pendant ses interprétations. Pourtant, ses adversaires l’ont accusée d’être «une porte-parole du Kremlin» et «une fomentatrice de la haine». RT en Français, Canada: la pianiste ukrainienne interdite de jouer à Toronto — RT en français
  • Les intervenants laïcs au congrès n’ont pas marchandé leurs points de vue. La pastorale de l’Eglise se déploie dans un pays né d’une colonie d’exploitation et non d’une colonie de peuplement. Haïti est étampée par la division faite système, fomentatrice d’une crise séculaire ininterrompue. Elle est aujourd’hui un pays rendu exsangue par des bilatéralismes, les multilatéralismes déficitaires et les ondes néolibéralistes, facilités dans leur travail de sape par des dirigeants peu enclins à accorder la primauté aux réflexions et expertises des penseurs nationaux qui, au nom de leur ardent patriotisme, leur offrent gratuitement et avec constance des recommandations. Peu de présidents haïtiens ont été de vrais chefs d’État ! Soumis aux ambassades des grands pays du globe, à des moments clés de face, loin de défendre la cause nationale, ils abaissent les ponts-levis de la forteresse haïtienne aux envahisseurs, habiles néocolonialistes ou prédateurs de souveraineté… Pis encore, la plupart sont atteints de boulimie financière ! « Que faire pour que la corruption ne niche pas dans nos cœurs ? » a lancé à l’assemblée la psychologue Lynda D.METAYER. Le Nouvelliste, Le Nouvelliste - Au Congrès des laïcs, l’Eglise catholique d’Haïti décrète le grand virage !

Traductions du mot « fomentateur »

Langue Traduction
Anglais fomentator
Espagnol fomentador
Italien fomentator
Allemand fomentator
Chinois 气化器
Arabe المحرض
Portugais fomentador
Russe fomentator
Japonais fomentator
Basque fomentator
Corse fomentatore
Source : Google Translate API

Synonymes de « fomentateur »

Source : synonymes de fomentateur sur lebonsynonyme.fr
Partager