La langue française

Convers, converse

Sommaire

  • Définitions du mot convers, converse
  • Étymologie de « convers »
  • Phonétique de « convers »
  • Évolution historique de l’usage du mot « convers »
  • Citations contenant le mot « convers »
  • Images d'illustration du mot « convers »
  • Traductions du mot « convers »
  • Synonymes de « convers »
  • Antonymes de « convers »

Définitions du mot convers, converse

Trésor de la Langue Française informatisé

CONVERS, ERSE, subst.

RELIG. CHRÉT.
A.− HIST. RELIG.
1. Dans la première Église, moine entré en religion à l'âge adulte (par opposition à ceux que leurs parents amenaient au monastère dans leur jeune âge, les oblats).
Rem. Associés à la vie relig. de la communauté, les convers, en gén. illettrés, ne pouvaient entrer dans la cléricature.
2. Au xiiesiècle, moine qui n'était pas soumis à la Règle majeure de l'Ordre, mais à un règlement mineur (les us et coutumes) et qui assurait les tâches matérielles permettant à la communauté de subvenir à ses besoins.
3. [Depuis le Concile de Trente, 1545-1563] Religieux, religieuse employé(e) aux travaux domestiques et aux œuvres serviles, ne chantant pas dans le chœur et exclu des ordres sacrés. Son frère est convers chez les Dominicains (Bernanos, Dialog. ombr.,1928, p. 204).Esclave porteur de bagages, humble convers toléré (Malègue, Augustin,t. 1, 1933, p. 319):
1. ... les purs contemplatifs se trouvent parfois chez les convers appliqués aux besognes subalternes, parce qu'elles ne détournent pas leur attention... Mauriac, Journal 2,1937, p. 158.
Emploi adj. Frère convers, sœur converse. Même sens. Synon. frère lai, sœur laie.Une dizaine de pères de chœur et (...) une trentaine de frères-lais ou convers (Huysmans, En route,t. 1, 1895, p. 249):
2. Elle a fait une sainte mort, me dit la Supérieure, elle se levait de son lit tous les jours de sa longue maladie, et deux sœurs converses la portaient à la chapelle. A. France, Le Jardin d'Épicure,1895, p. 169.
B.− Personne retirée dans un monastère et menant la vie des convers (cf. A 3).
Rem. L'emploi subst. au fém. est rare.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃vε:ʀ], fém. [-ε ʀs]. Ds Ac. 1694-1932. On rencontre la var. graph. convert : Les oblats, les converts et les reclus (Huysmans, Oblat, 1903, p. 188). Étymol. et Hist. 1160-74 subst. masc. (Wace, Rou, éd. H. Andresen, II, 16); ca 1200 subst. fém. (Première continuation de Perceval, éd. W. Roach, 17405 [leçon du ms. P, xiiies.]); ca 1210 (Bible Guiot, éd. J. Orr, 2091). Empr. au lat. chrét. conversus subst. masc. « converti » spéc. « qui s'est retiré du monde pour mener une vie plus religieuse, convers, religieux, moine » (506 ds Blaise), part. passé de convertere (convertir*). Fréq. abs. littér. : 84.

Wiktionnaire

Adjectif

convers \kɔ̃.vɛʁ\

  1. (Histoire) (Religion) Qui était employé aux œuvres serviles d’un monastère.
    • Il ne reste plus aujourd’hui dans les abbayes Cisterciennes que les pères, les frères lais ou convers, les oblats quand il y en a, et les paysans employés aux travaux des champs. — (Joris-Karl Huysmans, En route, 1895)
    • Je quitte le lieutenant licencié et regagne le couvent, où la sœur converse m’annonce qu’un ami est venu me demander. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Jamais Anne ne dut oublier la matinée de novembre où elle vit s’ouvrir la porte de la cuisine dans laquelle une sœur converse était en train de l’initier aux mystères de la pâte feuilletée. La mère supérieure entra : « Mon enfant, il va falloir avoir du courage. » — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 21.)
  2. (Religion) Qui se tourne vers la religion, ou qui entre dans les ordres tardivement, à un âge avancé, par opposition aux oblats.
  3. (Logique) Qualifie une proposition où, de l’attribut de la première, on fait le sujet de la seconde, et du sujet de la première l’attribut de la seconde, sans que la proposition cesse d’être vraie. → voir converse
    • La proposition : « Tout ce qui est matière est impénétrable », est converse de celle-ci : « Tout ce qui est impénétrable est matière ».

Nom commun 1

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Logique) Proposition converse : proposition sur laquelle on opère la conversion, c’est-à-dire dont on change l’attribut en sujet et le sujet en attribut, sans qu’elle cesse d'être vraie.
    • Nulle pierre n’est homme devient ainsi : Nul homme n’est pierre. La première de ces deux propositions est la converse — (Littré)
  2. (Religion) Moniale responsable des travaux manuels.

Nom commun 2

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Familier) Conversation.
    • J’ai entamé la converse. — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Tornade chez les flambeurs, Gallimard, 1956, page 11)

Forme d’adjectif

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Féminin singulier de convers.

Forme de verbe

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe converser.

Nom commun 1

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Logique) Proposition converse : proposition sur laquelle on opère la conversion, c’est-à-dire dont on change l’attribut en sujet et le sujet en attribut, sans qu’elle cesse d'être vraie.
    • Nulle pierre n’est homme devient ainsi : Nul homme n’est pierre. La première de ces deux propositions est la converse — (Littré)
  2. (Religion) Moniale responsable des travaux manuels.

Nom commun 2

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Familier) Conversation.
    • J’ai entamé la converse. — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Tornade chez les flambeurs, Gallimard, 1956, page 11)

Forme d’adjectif

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Féminin singulier de convers.

Forme de verbe

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe converser.

Nom commun 1

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Logique) Proposition converse : proposition sur laquelle on opère la conversion, c’est-à-dire dont on change l’attribut en sujet et le sujet en attribut, sans qu’elle cesse d'être vraie.
    • Nulle pierre n’est homme devient ainsi : Nul homme n’est pierre. La première de ces deux propositions est la converse — (Littré)
  2. (Religion) Moniale responsable des travaux manuels.

Nom commun 2

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Familier) Conversation.
    • J’ai entamé la converse. — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Tornade chez les flambeurs, Gallimard, 1956, page 11)

Forme d’adjectif

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Féminin singulier de convers.

Forme de verbe

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe converser.

Nom commun 1

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Logique) Proposition converse : proposition sur laquelle on opère la conversion, c’est-à-dire dont on change l’attribut en sujet et le sujet en attribut, sans qu’elle cesse d'être vraie.
    • Nulle pierre n’est homme devient ainsi : Nul homme n’est pierre. La première de ces deux propositions est la converse — (Littré)
  2. (Religion) Moniale responsable des travaux manuels.

Nom commun 2

converse \kɔ̃.vɛʁs\ féminin

  1. (Familier) Conversation.
    • J’ai entamé la converse. — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Tornade chez les flambeurs, Gallimard, 1956, page 11)

Forme d’adjectif

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Féminin singulier de convers.

Forme de verbe

converse \kɔ̃.vɛʁs\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe converser.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe converser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe converser.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CONVERS, ERSE. adj.
Qui est employé aux œuvres serviles d'un monastère. Frère convers. Sœur converse. En termes de Logique, Proposition converse ou, comme nom féminin, Une converse, Proposition où de l'attribut de la première on fait le sujet de la seconde, et du sujet de la première l'attribut de la seconde, sans que la proposition cesse d'être vraie. Cette proposition : Tout ce qui est matière est impénétrable, est converse, est la converse de celle-ci : Tout ce qui est impénétrable est matière.

Littré (1872-1877)

CONVERS (kon-vêr, vèr-s') adj.
  • 1 Terme monastique. Frères convers, frères lais, qui n'ont point d'ordres, et qui ne chantent point dans le chœur, mais qui servent en divers offices de la maison ; ils sont sans études et par conséquent exclus des ordres sacrés. Les moines de Cîteaux amenèrent leurs frères convers avec plusieurs écuyers, Voltaire, Mœurs, 64.

    Les sœurs converses sont dans les couvents de femmes ce que les frères convers sont dans les couvents d'hommes. Une converse, infante douairière, Singe voilé, squelette octogénaire, Gresset, Vert-Vert. IV.

  • 2 S. m. Un des noms de la jeune alose.

HISTORIQUE

XIIe s. Uns des convers as monies (ne le m'unt pas nummé) Out mult esté grevé de grant enfermeté, E out d'idropisie le ventre mult enflé, Th. le mart. 94. Se clers, muines, chanuines u convers passast mer, Le brief à la justice l'en estuveit porter, ib. 67.

XIIIe s. S'aucuns crestiens se soit ofers à nostre Signor à servant à l'ospital St Julien, ne doit mie estre recheu en frere ni en sereur, ains soit converse entre les freres et les sereurs et esprouvés par six mois, Tailliar, Recueil, p. 68. Atant estesvos [voilà] un convers [frère lai], Qui deux viautres [chiens] encheanez Avoit lez la voie amenez, Ren. 1866. S'il avient que aucuns mesiax [ladre], ou que aucuns convers de maladrerie ou d'ostellerie soit de malvese conversation, Beaumanoir, LVI, 7.

XVIe s. Il a parlé de saint Paul le convers [le converti], Comme il eut peur, quand il cheut à l'envers, Sat. Mén. p. 200.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

CONVERS, s. m. (Jurispr.) est le nom que l’on donne dans les couvents à des freres qui n’ont point d’ordre. Ce mot vient du latin conversus, qui dans son origine signifioit un homme converti. On appliquoit ce nom aux laïcs qui dans un âge de raison embrassoient la vie religieuse, à la différence de ceux que leurs parens y avoient voüés, & offerts à Dieu dès l’enfance, que l’on nommoit oblats seu oblati. Ces freres convers sont aussi nommés improprement freres lais ; ce qui ne signifie pas néanmoins qu’ils soient véritablement laïcs. En effet, dès l’an 383 le pape Sirice appella tous les moines à la cléricature ; & les freres convers, dont l’institution n’est que du xj. siecle, n’ont été appellés lais, que parce que dans l’origine c’étoient des gens sans lettres, comme ils sont encore la plûpart. Le terme lais signifiant en cette occasion un homme non lettré, par opposition au terme clerc, qui signifioit alors également l’ecclésiastique & l’homme de lettres.

Les freres convers sont néanmoins incapables de posséder des bénéfices, n’ont point de voix en chapitre ; ils n’assistent point ordinairement au chœur, mais sont employés aux œuvres extérieures de la maison : il y a néanmoins quelques ordres où les sœurs converses ont voix en chapitre. Voy. Mabillon, soec. vj. Bened. praf. XI. n. 11. Tournet, lett. B. n. 45. Papon, liv. II. tit. jv. n. 44. Loix eccléfiastiq. de d’Hericourt, tit. de l’élection, &c. n. 15. (A)

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Étymologie de « convers »

Du latin convertere, « tourner, changer complètement », désigne celui qui s’est détourné du monde pour se tourner vers Dieu.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Provenç. convers ; espagn. et ital. converso ; du latin conversus, converti, part. passé de convertere (voy. CONVERTIR), ainsi dit parce que c'étaient souvent des laïques convertis, c'est-à-dire changeant de vie, qui se faisaient convers.

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Phonétique du mot « convers »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
convers kɔ̃vɛr

Évolution historique de l’usage du mot « convers »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « convers »

  • La prime à la conversion sera plus intéressante pour les ménages dont les revenus sont inférieurs à 18.000 euros. Le dispositif va s’appliquer en effet à la fois au neuf mais aussi aux achats de voitures d’occasion. CharenteLibre.fr, Bonus de 7.000 euros, prime à la conversion…: sur quelles aides pourrez-vous compter pour changer de voiture dès le 1er juin? - Charente Libre.fr
  • Chez Convers - baptisée ainsi en référence à la « conversation » et non aux célèbres baskets américaines - nulle pointeuse et organisation du travail rigide. Ici, on ne parle pas de 35 heures mais de « temps convenu », une fabrication maison qui est née dans l'esprit de Philippe de Gibon. En clair, chacun choisit son rythme hebdomadaire selon son rythme de vie et peut travailler 20, 30 ou 35 heures. leparisien.fr, Convers, la PME championne de l’emploi des seniors - Le Parisien
  • Le documentaire «La vie est dans le pré» suit la conversion de l’agriculteur Paul François, céréalier en Charente, au bio. Un défi de taille mener en parallèle de son combat en justice face à Monsanto. CNEWS, «La vie est dans le pré» suit la conversion d’un agriculteur au bio | CNEWS

Images d'illustration du mot « convers »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « convers »

Langue Traduction
Anglais lay brother
Espagnol hermano lego
Italien fratello laico
Allemand laienbruder
Chinois 外行兄弟
Arabe أخ غير عادي
Portugais irmão leigo
Russe лежащий брат
Japonais 寝そべる兄弟
Basque anaia laikoa
Corse fratellu laicu
Source : Google Translate API

Synonymes de « convers »

Source : synonymes de convers sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « convers »

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