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Poussah, poussa

Sommaire

  • Définitions du mot poussah, poussa
  • Étymologie de « poussah »
  • Phonétique de « poussah »
  • Citations contenant le mot « poussah »
  • Traductions du mot « poussah »
  • Synonymes de « poussah »

Définitions du mot « poussah, poussa »

Trésor de la Langue Française informatisé

POUSSAH, POUSSA, subst. masc.

Jouet représentant un buste de magot, porté par une demi-boule lestée de pierre ou de plomb qui ramène toujours l'objet en position verticale. On voyait un charmant magot en porcelaine, auprès d'une boîte à ouvrage, un poussa ou un jeu nouveau (Kock, Zizine,1836, p.136).Très amusant, 3 Poussahs cellulo (Catal. jouets(Louvre), 1936).
P. iron. Gros homme, petit et mal bâti. On salua gaiement derrière le comptoir le poussah qui étalait un diabète inquiétant, mais souriait bonassement (Drieu La Roch., Rêv. bourg.,1937, p.16).
Prononc. et Orth.: [pusa]. Homon. et homogr. poussa (de pousser). Littré, Lar. Lang. fr.: -ssah ou -ssa. Plur. des poussahs ou poussas. Étymol. et Hist.1. 1670 pussa «idole des Indiens» (R. de Hooge, Les Ind. Or., no2, planche 8 ds König, p.170); 1782 poussa «idole chinoise» (Sonnerat, Voy. aux Ind. Or. et à la Chine, t.II, p.8, ibid.); 2. 1836 poussa «jouet» (Kock, loc. cit.); 3. 1836 poussa «gros homme court et mal bâti» (Vidocq, Voleurs, t.1, p.265); 1852 poussah «id.» (Gautier, Émaux, p.48). Empr. au chinois p'usa «image de Bouddha» qui viendrait lui-même du sanskrit bōdhisattva littéral. (possédant) «l'essence (sattva) de l'éveil, de l'illumination spirituelle (bodhi)» v. König, p.169. Fréq. abs. littér.: 25.

Wiktionnaire

Nom commun

poussah \pu.sa\ masculin

  1. Jouet d’enfant figurant un magot gros et court qui se balance, quand on le pousse, mais demeure en équilibre sur une base arrondie.
    • Au contraire on peut montrer, comme on verra plus loin, que si la surface S est sphérique et si G est suffisamment proche de I0, le poussah se redresse après qu’il ait été fortement incliné. Cet équilibre parait paradoxal car nous sommes habitués à des objets reposant sur un fond plat qui peuvent être facilement renversés. — (Association des amis du musée scientifique du lycée Louis le Grand, « Mécanique du solide »)
  2. (Figuré) Homme ridiculement gros et bréviligne.
    • Les jeunes filles de quinze ans qui ressemblent à des poussahs trouvent quelquefois des maris parce que leur double surface donne l’illusion de la bigamie ; mais des amants, c’est une autre affaire : elles sont trop difficiles à enlever. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
    • Là ! Là ! Je n'ai rien dit de mal, grogna piteusement le poussah, mais on a le devoir d'offrir à boire à ses invités. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Châtiment des Foyle, 1934)
    • On ne peut donner les sumos en exemple. Ces poussahs maous paraissent nourris de plus de saindoux que de sushis. — (Bernard Pivot, « Les bienfaits de la gymnastique », dans Les dictées de Bernard Pivot, Albin Michel, coll. Le Livre de Poche, 2004, page 533)
    • En décidant de réduire les déficits par des hausses d’impôts plutôt que par la réduction des dépenses excessives de notre poussah étatique, il a creusé lui-même le piège où il est tombé, dans un climat de jacquerie fiscale. — (Franz-Olivier Giesbert, éditorial De l’air! De l’air! dans Le Point, le 31 octobre 2013, n°2146, page 7)
    • Vargas s’était considérablement empâté depuis notre rencontre à Hawaï. J’avais gardé le souvenir d’un petit homme sec, je retrouvais un poussah. — (Antoine Bello, Les Producteurs, 2015 ; édition Blanche, 2015, p. 95)

Forme de verbe

poussa \pu.sa\

  1. Troisième personne du singulier du passé simple de pousser.
    • Rapidement, Giselle gagna un appartement reculé, dont les fenêtres donnaient sur la route et elle poussa une porte. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1907)

Forme de verbe

poussa \pu.sa\

  1. Troisième personne du singulier du passé simple de pousser.
    • Rapidement, Giselle gagna un appartement reculé, dont les fenêtres donnaient sur la route et elle poussa une porte. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1907)

Forme de verbe

poussa \pu.sa\

  1. Troisième personne du singulier du passé simple de pousser.
    • Rapidement, Giselle gagna un appartement reculé, dont les fenêtres donnaient sur la route et elle poussa une porte. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1907)

Forme de verbe

poussa \pu.sa\

  1. Troisième personne du singulier du passé simple de pousser.
    • Rapidement, Giselle gagna un appartement reculé, dont les fenêtres donnaient sur la route et elle poussa une porte. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1907)

Forme de verbe

poussa \pu.sa\

  1. Troisième personne du singulier du passé simple de pousser.
    • Rapidement, Giselle gagna un appartement reculé, dont les fenêtres donnaient sur la route et elle poussa une porte. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1907)

Forme de verbe

poussa \pu.sa\

  1. Troisième personne du singulier du passé simple de pousser.
    • Rapidement, Giselle gagna un appartement reculé, dont les fenêtres donnaient sur la route et elle poussa une porte. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1907)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « poussah »

(1852) poussah, (1782) poussa, (1670) pussa ; du chinois 菩薩, púsà (« bodhisattva »), en référence en particulier aux statues du bodhisattva Maitreya qui le représentaient assis et très bedonnant, observées par les voyageurs et missionnaires européens.
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Phonétique du mot « poussah »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
poussah pusa

Citations contenant le mot « poussah »

  • Et soudain, le mur craqua. L’impensable se produit. Depuis des années, Roger Ailes, le big boss de Fox News pratiquait, avec méthode, le droit de cuissage sur les candidates à la présentation des émissions. Les impétrantes, convoquées dans son bureau bien protégé, devaient montrer leurs jambes et faire valoir leurs atouts physiques. À celles qui s’étonnaient ou se cabraient, le poussah lubrique rétorquait : « La télévision est un médium visuel. » L’entretien d’embauche se concluait par la botte que proposait, patelin et inquiétant, le roi de la promotion canapé. La Croix, « Scandale », la chute du mur de la honte à Fox News
  • On ne peut donner les sumos en exemple. Ces poussahs maous paraissent nourris de plus de saindoux que de sushis. (La liposuccion d'un sumo, quel boulot !) Nous leur préférons les athlètes affûtés, à la silhouette fusiforme, au ventre plat, aux muscles saillants. Ils se sont donné bien du mal et ils se sont même condamnés à l'ascèse (l'ascète au beurre est un vieux calembour et une antinomie) pour obtenir ces corps de rêve. Ils fuient les amateurs de bonne chère, les abonnés aux agapes fournies, aux gueuletons, aux mâchons, aux excès des carêmes-prenants. Ils ne lésinent sur aucuns frais d'entretien, de raffermissement et de rajeunissement de leur capital de chair et d'os. Le Point, La dictée du "Point" #9 : le corrigé des "Bienfaits de la gymnastique" - Le Point
  • "des sanctions dévastatrices" ... c'est à s'y méprendre la dialectique du poussah nord-coréen !!! Le Figaro.fr, Syrie: Trump menace la Turquie de sanctions dévastatrices
  • Encore un gros échec du poussah de la maison-blanche. Le Figaro.fr, Pyongyang reste une «menace extraordinaire» pour la région, selon le Pentagone
  • "Si" et "Quand" étant plantés, il poussa "Rien". De Proverbe turc
  • Comment tu vas, l’Etat ? Est-ce que tu jouis du renversement de tendance quand tant de libéraux te voyaient comme un gros poussah à mettre au régime, un arthritique aux articulations à dérouiller pour te rendre agile, stratège, intelligent. Désormais, les mêmes rasent les murs. Ils acceptent les déficits abyssaux, applaudissent la monnaie hélicoptère, se félicitent que les dividendes ne fassent plus office de rente. Et il ne faudrait pas les pousser beaucoup pour qu’ils diabolisent les paradis fiscaux, à défaut de les abolir. Libération.fr, L’Etat (ne) paiera (pas) - Libération
  • Chapitre IIIAu détour d’une ruelle du quartier Misosi, Nabangui se retrouva nez-à-nez avec un copain qu’il évitait depuis un moment : Goukal. Ce dernier était militant du parti qui avait réclamé l’indépendance du pays et dont des membres étaient désormais sous maquis. Il ne put l’esquiver.— Nabangui, mon cher Nabangui, de quoi as-tu peur ? Je sais que tu aimes profondément ce pays, je sais que tu l’aimes, mais de quoi as-tu peur ? Nabangui poussa un soupir de résignation.— Ecoute, reprit Goukal, allons chez le camarade Manka, il n’habite pas loin d’ici, il est le responsable du parti dans ce secteur. Nabangui et Goukal ne marchèrent pas longtemps, et se retrouvèrent devant la case de cette personne. Bien que la porte fût ouverte, Goukal y frappa. — Ouiiii !! répondit une voix grave de l’intérieur.— C’est moi, camarade, moi Goukal, je viens avec un ami. — D’accord, entrez donc, vous êtes les bienvenus. Goukal pénétra dans la case de Manka, suivi de Nabangui. Ils le saluèrent. — Prenez place, mes amis, prenez place, vous êtes chez vous ici. Nabangui et Goukal s’assirent en face de Manka, dans son salon. Goukal s’éclaircit la voix. — Euh … camarade Manka …— Oui …— Je te présente mon ami Nabangui, c’est quelqu’un de bien. (Se tourne vers Nabangui). Nabangui, je te présente le camarade Manka. Nabangui et Manka sourirent. Goukal reprit la parole. — Nabangui, mon cher Nabangui, il faut t’engager dans la lutte, il faut le faire, tu es un vaillant garçon, tu dois nous rejoindre dans notre combat contre les Blancs et les traitres de notre race. Il faut rejoindre le maquis. Tu dois venir opérer avec nous, frapper sans pitié l’ennemi. Nous sommes là devant le camarade Manka qui coordonne le maquis ici dans la ville. Il peut t’introduire dans l’une de nos unités de combat, et opérer dès cette nuit-même, si tu le veux. Nous devons aller tuer un traître noir qui cause beaucoup de tort à notre lutte. Nous allons l’éliminer cette nuit. Il a déjà assez nui à la cause nationale, ça suffit. Nous allons le neutraliser. Il va aller au diable, comme il a choisi de servir les Blancs. — Oui, nous pouvons t’intégrer dans le commando que dirige le camarade Samory, le commando «chauve-souris ». Lui, il n’intervient que la nuit. Il se regroupe à une heure donnée, frappe, et se disperse avant que n’arrivent les forces ennemis.Nabangui poussa un soupir. Puis, il prit la parole.— Pourquoi continuer à tuer les gens, l’indépendance n’a-t-elle pas été proclamée le 1er janvier 1960 à Ewondo, le 2 janvier ici à Kweditown et le 3 janvier à Sobajo ? Pourquoi continuer à faire couler le sang, celui des nôtres, alors que nous avons vaincu les Blancs, dès lors qu’ils ont accepté de proclamer l’indépendance ? Ne leur avons-nous pas mis un genou à terre ? Manka bougea ses fesses sur son fauteuil, croisa et décroisa ses jambes, puis redressa son torse. — Euh … camarade, non, non, tu n’y es pas, non, non, le 1er janvier, à Ewondo, le 2 janvier, ici à Kweditown, le 3 janvier, à Sobajo, n’a pas été proclamée l’indépendance. Non, ce fut un simulacre d’indépendance, un mensonge grotesque pour nous tromper, nous les Noirs, comme d’habitude, pour nous tromper une fois de plus, il n’y a pas eu indépendance, non, il n’y a rien eu du tout, la preuve, tous les Blancs d’hier sont encore là à nous maltraiter comme ils l’ont toujours fait, avec la complicité des Noirs traitres que nous devons éliminer, un point c’est tout. Aucune pitié pour eux. Je dis bien aucune pitié. Ils trahissent notre race, ils doivent être châtiés, c’est tout. On les tue, point. Goukal reprit la parole. — Nabangui, quel est ton métier ? — Je suis chauffeur-mécanicien. Je conduisais un taxi, celui de mon patron blanc, Monsieur Lebron. J’ai fait un accident avec le taxi, et il m’a licencié. A présent, je suis au chômage, répondit Nabangui. — Voilà ! Camarade, voilà ! Si tu avais tué ce Blanc, si tu l’avais fait avant qu’il ne te licencie, tu aurais gardé le taxi pour toi, tu aurais actuellement une voiture à toi, tu as été bête. Le camarade Mokandjo, tailleur de profession, a tué son patron, et il est parti avec sa machine Singer, toute neuve, à présent, il a ouvert son propre atelier de couture à Nkong. Si tu tuais ce Blanc, tu pouvais te sauver avec la voiture dans une autre ville, et faire le taxi là-bas. Tu as été bête. Regarde, à Manjo, à Penja, à Mbanga, bref, dans le Mungo, nous tuons les Blancs et reprenons leurs plantations. Ils n’ont qu’à rentrer chez eux. Ils nous ont déjà suffisamment exploités comme ça. Tu devais tuer ton Blanc, Nabangui, tu devais le tuer, tu aurais actuellement une voiture à toi, un taxi que tu serais en train de conduire quelque part, dans une autre ville, tout tranquillement. Tu ne serais pas au chômage actuellement.Nabangui poussa de nouveau un soupir, se gratta la tête. — C’est cette violence que je réprouve, cette soif de tuer les gens qui vous anime, vous les « maquisards », vous tuez, tuez, tuez, sans état d’âme, et les Blancs, d’ailleurs très peu, et les Noirs, en grand nombre, ce n’est pas bien. Vous avez transformé l’indépendance en un incompréhensible bain de sang. Manka dressa la tête.— Ne mélange pas les choses, camarade, ne mélange pas les choses, ce sont les Blancs qui en premier nous ont tués, nous, actuellement, nous ne faisons que leur rendre le mal qu’ils nous ont fait en arrivant ici, la Bible à la main gauche, et le fusil à la main droite. — Et les Noirs, pourquoi les tuez-vous, et plus grave, plus que les Blancs ? C’est pour l’indépendance que vous faites cela ? Tuer vos congénères ? Ça n’a pas de sens……………………………………………. CAMEROON MAGAZINE - CAMEROUN INFO - CAMEROUN ACTU, CAMEROUN :: Vient de paraître: L’INCENDIE DU QUARTIER CONGO A DOUALA 24 AVRIL 1960 :: CAMEROON - CAMEROON MAGAZINE - CAMEROUN INFO - CAMEROUN ACTU

Traductions du mot « poussah »

Langue Traduction
Anglais pushah
Espagnol pushah
Italien pushah
Allemand pushah
Chinois 普希亚
Arabe pushah
Portugais pushah
Russe pushah
Japonais プーシャ
Basque pushah
Corse pushah
Source : Google Translate API

Synonymes de « poussah »

Source : synonymes de poussah sur lebonsynonyme.fr
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