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Pouce

Variantes Singulier Pluriel
Masculin pouce pouces

Définitions de « pouce »

Trésor de la Langue Française informatisé

POUCE, subst. masc.

I.− ANATOMIE
A.−
1. Premier doigt de la main ou du pied, le plus court, le plus gros et le plus fort, chez les vertébrés tétrapodes, opposable aux autres doigts chez les primates, et comportant deux phalanges chez les mammifères :
1. ... c'est un « paresseux ». Il n'a que quatre doigts aux pattes de devant, l'index restant atrophié; les pattes de derrière sont prenantes, les pouces nettement opposés au reste des doigts. Gide, Voy. Congo,1927, p. 770.
2. Doigt postérieur isolé chez certains oiseaux. Le pouce devient libre chez les Goëlands (E. Perrier, Zool.,t. 4, 1931, p. 3124).
3. Partie double de la pince des crustacés. (Dict. xxes.).
B.−
1. [Chez l'homme]
a) Premier doigt de la main, le plus court, le plus gros et le plus fort, à deux phalanges, opposable aux autres doigts et jouant, grâce à cette aptitude, un rôle essentiel dans la préhension. Son pouce ne trembla pas, lorsqu'il le trempa doucement dans les Saintes Huiles et qu'il commença les onctions sur les cinq parties du corps où résident les sens (Zola, Rêve,1888, p. 190).C'était un beau violon rouge. D'un grattement du pouce il en fit vibrer toutes les cordes (Châteaubriant, Lourdines,1911, p. 64):
2. Mathieu prit l'ouvre-boîte (...); il l'appuya sur le rebord de fer-blanc et pesa dessus de toutes ses forces. Mais la lame glissa sans mordre, sauta hors de la rainure et vint heurter son pouce gauche. Sartre, Mort ds âme,1949, p. 172.
SYNT. Pouce carré, épais, plat, écarté, enflé; pouce droit, de la main droite; ongle, gras du pouce; gros, haut, long comme le pouce, de la grosseur du pouce; saisir qqc. entre le pouce et l'index; faire claquer son pouce; empreintes de pouce, du pouce gauche; blessure, écorchure au pouce; fracture du pouce; coup de pouce, geste, pression du pouce.
b) P. anal. Pouce (du pied). Gros orteil. Sa façon de guérir les entorses en faisant une croix dessus avec le pouce du pied gauche (Claudel, Otage,1911, ii, 1, p. 250).
c) P. méton.
Endroit de pièce de vêtement recouvrant cette partie de la main. Je me retourne, (...) vois le pauvre homme mettant ses gants. Ils étaient (...) décousus au pouce (Musset, Il ne faut jurer,1840, i, 1, p. 105).
Trace, marque de pouce. Pages les plus usées, noires de crasse, marquées çà et là d'un pouce énorme, au chapitre sans doute lu et relu (Bernanos, Nuit,1928, p. 37).
2. Loc. fam.
Manger (un morceau), déjeuner, dîner sur le pouce. Prendre un repas debout et sans couvert; p. ext., consommer à la hâte. Est pris d'une rage de tout apprendre, soupant sur le pouce et courant à tous les cours du quartier (Goncourt, Journal,1858, p. 513).Après un court repas froid, avalé sur le pouce (Van der Meersch, Empreinte dieu,1936, p. 130).Sur le pouce, loc. adv., vieilli. Rapidement. Je me mis à parler sur le pouce, comme ça, de la campagne de 1816 (Céline, Voyage,1932, p. 432).Tout de suite, sur le pouce, pour vider l'affaire en cinq-secs et qu'il n'en soit plus question (Duhamel, Cécile,1938, p. 41).
Mettre les quatre doigts et le pouce (vx). Se servir de façon impolie à table; au fig., manquer de délicatesse et de ménagement; agir carrément, sans hésiter. (Dict. xixeet xxes.).
Mettre, coucher (vx) les pouces. Cesser de résister, céder. Synon. capituler, se rendre, venir à jubé (vieilli, v. ce mot B).On se déteste, mais on se craint et chacun met les pouces, parce qu'on pense à mille circonstances où il serait fâcheux d'être brouillés (Goncourt, Journal,1860, p. 851).Oh! dans trois mois la Société aura couché les pouces. Nous en sommes à dix mille francs près (Maupass., Mt-Oriol,1887, p. 229).
Jouer du pouce. V. jouer I F 2.
Malade du pouce. V. malade I A 1.
Se tourner les pouces, tourner ses pouces (vx). Ne rien faire; vivre dans l'oisiveté. Synon. être les bras* ballants, les bras* croisés, se croiser les bras*, ne rien faire de ses dix doigts (s.v. doigt).Grandet tourna ses pouces pendant quatre heures, abîmé dans des calculs dont les résultats devaient, le lendemain, étonner Saumur (Balzac, E. Grandet,1834, p. 119).Non, je ne resterai pas longtemps à me tourner les pouces ici, pendant qu'ils continuent à torturer et à tuer (Triolet, Prem. accroc,1945, p. 304).
Serrer les pouces à qqn (vieilli). Contraindre par force à avouer. D'abord, il entendait savoir ce qu'il y avait eu entre Pauline et ce jeune homme. Et si elle avait été tant soit peu imprudente, il lui serrerait les pouces (Pourrat, Gaspard,1930, p. 153).
S'en mordre les pouces. V. mordre I A 3 a loc.
Donner un/le coup de pouce
à la balance. Donner une chiquenaude au plateau de la balance pour falsifier le poids. P. métaph., p. ell. Le délit pesé en une seconde, avec un coup de pouce dans la balance (Goncourt, Journal,1853, p. 97).
Au fig. Aider discrètement et efficacement, en particulier en faveur d'un avancement, d'une réussite. Synon. pistonner.Il paraît que c'est lui [Félix Faure] qui a donné le dernier coup de pouce à Zurlinden pour le mettre en ligne contre Brisson (Clemenceau, Vers réparation,1899, p. 176).P. ell. coup de pouce. V. coup B synt.
Donner une impulsion favorisant le développement de quelque chose. Et il sembla que la divinité qui réglementait le climat du lieu donnât soudain à la marche naturelle des saisons un coup de pouce auguste (...) la chaleur arriva soudain (Hémon, M. Chapdelaine,1916, p. 66).Et voilà. Maintenant le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie, on donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop qu'on se pose un soir... C'est tout (Anouilh, Antigone,1946, p. 165).
Donner le coup de pouce (à un ouvrage). Achever (un ouvrage). Depuis quatre jours, je ne fais pas autre chose que de relire mes douze pages, auxquelles je trouve un coup de pouce à donner, si bien que je me trouve en retard d'une semaine (Flaub., Corresp.,1876, p. 380).
Déformer légèrement la réalité de quelque chose. Donner un coup de pouce à l'histoire, à un texte. J'aurais pu donner, çà et là, dans mon récit, un coup de pouce pour produire l'effet, mais je respectais trop mon sujet pour chercher rien d'autre que la justesse de sentiment (Barrès, Serv. All.,1905, p. xiii).
Arg. Étrangler Marius songeait à ces mots de Thénardier dont il entrevoyait la signification sanglante : Si vous me faites arrêter, mon camarade donnera le coup de pouce à l'Alouette (Hugo, Misér.,t. 1, 1862, p. 957).
BEAUX-ARTS. Coup de pouce (d'un artiste, d'un artisan). Manière d'exécuter une œuvre picturale ou sculpturale à l'aide du pouce. Sa face, maigre et allongée, semblait creusée par le coup de pouce d'un sculpteur puissant (Zola, Fortune Rougon,1871, p. 11).Chaque artiste a donc sa manière de peindre comme il a sa taille et son coup de pouce, et Rembrandt pas plus qu'un autre n'échappe à cette loi commune (Fromentin, Maîtres autrefois,1876, p. 324).
3. JEUX. Crier, demander, faire pouce et p. ell., pouce! interj. Lever le pouce pour demander à sortir momentanément du jeu ou à suspendre le jeu; au fig., abandonner la partie. Léo : Pouce! Pas de disputes (Cocteau, Parents,1938, iii, 4, p. 283).
Pouce cassé! [Pour marquer la reprise du jeu] Jessica : Tu joues? Hugo : Oui. Jessica : Alors, pouce : je ne joue plus. Ouvre la valise. Hugo : Pouce cassé : je ne l'ouvrirai pas (Sartre, Mains sales,1948, 3etabl., 1, p. 68).
II.− MÉTROLOGIE
A.− MÉTROL. ANC.
1. Avant l'établissement du système métrique, mesure de longueur équivalent au douzième du pied de roi, soit 2,7 cm. Autrefois, quand les hommes vivaient trois cents ans et plus, et avaient huit pieds de haut... − Avocat, passez au déluge; le pied n'avait alors que six pouces (Karr, Sous tilleuls,1832, p. 74).
2. Pouce d'eau, (de) fontainier (rare). Quantité d'eau s'écoulant, par une ouverture d'un pouce de diamètre, d'un réservoir situé un pouce au-dessus du niveau de l'eau, et équivalant à quatorze pieds environ par minute. Le nouveau pouce d'eau généralement adopté (...) fournit vingt mères cubes en vingt-quatre heures (Ac.1878).Des robinets coulant toujours, qui versent sur le plancher de marbre environ un demi-pouce d'eau (Lamart., Voy. Orient,t. 1, 1835, p. 196).
B.− Unité de longueur anglo-saxonne (traduisant « inch ») équivalent à 25,4 mm. Le pouce se fractionne par 2, 4, 6, 8, 16, 24, etc. (Dew.Mes.1973).Dans les annonces de journaux, chacun d'eux indique sa taille, 5 pieds 9 pouces 1/2 (Taine, Notes Anglet.,1872, p. 53).
C.− Loc. verb., surtout à la forme nég.
Ne pas perdre un pouce de sa taille. Se tenir très droit. J'avais un mètre soixante-neuf de taille, il y a dix ans (...). Je me tiens droit et ne perds pas un pouce de cette taille honorable et médiocre (Duhamel, Notaire Havre,1933, p. 10).
Ne pas perdre un pouce de terrain*, ne pas céder un pouce de. Ne pas céder sur un seul point; rester ferme dans ses convictions. Puisqu'on le prend avec moi sur ce ton-là, je ne céderai pas un pouce de mes prétentions. Je veux cinq cent mille francs, je les aurai (Sandeau, Sacs,1851, p. 56).
Ne pas avancer, bouger, céder, reculer d'un pouce. Rester sur place; au fig., se maintenir sur ses positions. Chassebœuf (...) n'était nullement disposé à céder d'un pouce de son système, ni à répondre aux interruptions (Nerval, Fayolle,1855, p. 38).Je ne bougerais pas d'un pouce jusqu'à ce que la lumière revienne; je ne suis pas faite pour marcher à tâtons. J'ai besoin de savoir où je pose le pied (Bernanos, Joie,1929, p. 678).
Ne pas... d'un pouce/un pouce de. Ne pas... du tout, ne pas... d'une semelle. Ne pas quitter qqn d'un pouce. Te connaissant depuis toujours, je ne m'y suis pas trompé : tu n'as pas changé d'un pouce (Estaunié, Ascension M. Baslèvre,1919, p. 139).Il a fallu que je promette (...) de ne plus obéir aux voyous... de plus quitter ma mère d'un pouce (Céline, Mort à crédit,1936, p. 136).
(N'avoir) pas un pouce de + subst. concr. ou abstr.N'avoir pas la moindre quantité de. Synon. pas un brin de, une miette de, une once de, une parcelle de.Eva : Il était pauvre? Il n'avait pas de maison à la campagne, pas un pouce du sol français n'était le sien? (Giraudoux, Siegfried,1928, iii, 5, p. 145).Un grand voyou, lui-même tellement tatoué sur toute la peau qu'il ne lui en restait plus un pouce de libre (Van der Meersch, Invas. 14,1935, p. 164).
Loc. adv. Pouce à/par pouce. Progressivement et de façon opiniâtre. Synon. pied* à pied, d'arrache-pied*.Il émit (...) une quantité d'ordres catégoriques. Pouce à pouce, la Notre-Dame avança, comme un coin émoussé dans un bois dur (Hamp, Marée,1908, p. 12).On fouilla pouce par pouce la métairie et le château des Chapioux : rien, rien (Pourrat, Gaspard,1925, p. 120).
III.− Au fig. pop. Et le pouce (!) [Dans la lang. parlée, pour rectifier une sous-estimation] Et encore plus, et bien davantage, bien plus que vous ne croyez. La mère Bavoureau a soixante ans? − Oui, et le pouce! (France1907).[La durée] s'éternise. 8h.50, et le pouce (Arnoux, Double chance,1958, p. 198).
Prononc. et Orth. : [pus]. Homon. pousse, formes de pousser. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1 a) Ca 1130 pouz « le plus fort des doigts » (Lois G. le Conquérant, éd. J. E. Matzke, 10, § 1); b) loc. 1718 y mettre les quatre doigts et le pouce « se servir avidement et malproprement d'un plat » (Ac.); 1790 coucher les pouces « s'avouer vaincu, céder » (Jugement de M. Necker in Braesch, Le Père Duchesne d'Hébert, p. 205 ds Quem. DDL t. 19); 1790 mettre les pouces « id. » (Jean Bart, numéro 80, p. 5, ibid.); 1829 prendre un petit verre sur le pouce (Vidocq, Mém., t. 3, p. 244); 1834 tourner ses pouces (Balzac, E. Grandet, p. 11); 1893 se tourner les pouces (Courteline, Boubouroche, p. 277); 1847 donner le coup de pouce « étrangler » (Balzac, Cous. Pons, p. 232); 1872 donner le coup de pouce à balance (Larch., p. 104); 1862 donner le coup de pouce « arranger, forcer, exagérer légèrement la réalité » (Flaub., Corresp., p. 66); 1853 coup de pouce dans la balance (Goncourt, loc. cit.); 1874 donner le coup de pouce à un roman, à un dessin « donner la dernière main à un ouvrage, le finir, le parachever » (Lar. 19e); 1883 pouce! interj. (empl. par les enfants) servant à se mettre momentanément hors du jeu (Delvau Suppl.); 2. a) fin xiiies. peuce « premier orteil du faucon » (trad. du Traité de fauconnerie de l'emp. Frédéric II ds Z. rom. Philol. t. 46, p. 276); 1845 « doigt postérieur des oiseaux » (Besch.); b) 1549 le poulce du pied (Est.); 3. a) ca 1140 pouz « mesure de longueur, 1/12 du pied » (Pèlerinage Charlemagne, éd. Favati, 811); b) loc. av. 1654 pas un pouce de terre « pas la moindre propriété territoriale » (Guez de Balzac, Le Romain ds Littré); 1831 ne pas céder un pouce de terre (Michelet, Hist. romaine, t. 2, p. 192); 1836 ne pas reculer d'un pouce (Stendhal, L. Leuwen, t. 1, p. 248); c) 1842 et le pouce! (Balzac, Début vie, p. 314). Du lat. pollicem, acc. de pollex « pouce »; les formes sans e final en 1 a et 3 a étant dues à une syncope précoce de la pénultième atone. Coucher (var. mettre) les pouces, peut-être p. allus. à la coutume antique de diriger le pouce vers le bas pour signaler la défaite acceptée ou la sanction de la défaite par la mise à mort. Sur le pouce, l'expr. fait sans doute réf. au rôle des pouces dans le maniement du couteau et du pain tranché ainsi qu'à la nourriture rapidement « poussée ». Tourner ses pouces, cf. 1611 les poulces à la ceinture « oisif » (Cotgr.); 1862 malade du pouce « fainéant qui refuse le travail sous prétexte de maladie » (Larch., p. 259). Donner le coup de pouce, par suite de l'infl. homon. du verbe pousser. 3 c en raison de son domaine d'application (prix, commerce en partic.), doit peut-être être rapproché de certaines expr. de l'anc. lang. du commerce telles que poulce sur aune (1606, Nicot, s.v. fust), pouce et aune (1723, Savary, s.v. bon d'aunage), (marché fait) au pouce de la chandeille « vente aux enchères limitée en durée par une marque faite sur une chandelle, qui devait se consumer jusqu'à une pouce de sa base » (1450 a un poch de candeille alumée, Cartulaire de l'Abbaye de Flines, fo504 ro). Fréq. abs. littér. : 1 511. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 646, b) 2 294; xxes. : a) 1 653, b) 1 944.
DÉR.
Poucier, subst. masc.a) Doigtier qui protège le pouce; spéc., doigtier servant à protéger le pouce dans certaines professions. Les pastourelles du XIIIesiècle (...) les montrent [les bergers] en des accoutrements ridicules (...) avec (...) des moufles sans poucier (Faral, Vie temps st Louis,1942, p. 121).b) Serr. Pièce de loquet servant à ouvrir une porte, sur lequel on appuie avec le pouce pour soulever la clenchette (d'apr. Martellière, Gloss. Vendômois, 1893, p. 252). Loquet à poucier (Chabat1881). [pusje]. Homon. poussier. Att. ds Ac. dep. 1835. 1resattest. a) 1530 « doigtier pour préserver le pouce, dans certains métiers » (Palsgr., p. 220); b) 1765 serr. (Encyclop.); de pouce, suff. -ier*.
BBG. − Quem. DLL t. 2, 14, 19, 27 (s.v. appui du pouce).

Wiktionnaire

Interjection - français

pouce \pus\

  1. (Jeux) Terme de jeu employé par les enfants pour donner le signal de suspendre la lutte ou la partie.
    • LE SOUS-CHEF. — Tant pis pour toi ! Je tire.
      LUPIN. — T’oserais pas.
      LE SOUS-CHEF. — Une… deux…
      LUPIN. — Pouce !
      LE SOUS-CHEF, ahuri. — Quoi ?
      LUPIN, se levant. — Pouce… J’ai dit pouce… par conséquent… (d’un ton grave) puisque le destin cruel m’oblige à mourir, voilà, je tiens à faire remarquer que le collier est encore ici, sur cette table.
      — (Maurice Leblanc, Une aventure d’Arsène Lupin, saynète, 1911)
    • 13 janvier 45 – Les nazis font encore semblant de penser qu’ils peuvent vaincre et rejeter les Alliés à la mer. Quand diront-ils : Pouce ? Quand tout cela finira-t-il ? — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 394)
    • Pouce ! fit Aubin. Nous savons par cœur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 105)

Nom commun - français

pouce \pus\ masculin

  1. (Anatomie) Le plus gros et court des doigts de la main, opposable aux autres.
    • Pendant quelques secondes il roula son cigare entre le pouce et l’index, à hauteur de l’œil droit, suivit du regard le mince filet de fumée qui montait en spirale bleuâtre […] — (Octave Mirbeau, Le Colporteur)
    • C’est comme pour appeauter un tétras, rien de plus simple. Tu tends une feuille de chiendent entre tes deux pouces et tu souffles dans l’intervalle. Tu vois arriver le coq, la crête droite, écarlate et le collet ébouriffé. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • La cuiller à café se prendra entre le pouce, l’index et le majeur. — (Patricia de Prelle, Marlène de Wouters et Robert A. Remy, Le Guide de l’étiquette & du savoir-vivre, éditions Racine, Bruxelles, 2001, page 258)
  2. (Par métonymie) Partie d’un vêtement qui couvre exactement ce doigt.
    • J’ai des moufles islandaises, mais Evans n’en a point, et je l’entends grommeler entre les dents ; apitoyé sur son sort, je lui passe une de mes moufles, qui s’adapte également aux deux mains, chaque moufle étant munie de deux pouces. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, E. Plon & Cie, Paris, 1883, page 82)
  3. (Zoologie) Doigt que quelques mammifères ont aux mains et même aux pieds, et qui, comme le pouce chez l’être humain, est opposable aux autres doigts.
  4. (Métrologie) (Désuet) Ancienne unité de mesure de longueur française (symbole : p). La douzième partie d’un pied.
    • On se sert à cet effet d’un instrument en forme de fourche à dents verticales de 1 m 50 de long et 15 pouces d’écartement et que l’on appelle crampon. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Au Canada, l’ancien pouce français est défini légalement comme valant 2,707 005 centimètres exactement.
    • […] souviens-toi toujours qu’il ne s’en est fallu peut-être aujourd’hui que d’un pouce de lame pour percer ton cœur. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • En Arragon la vare fait une aune & demie de Paris, c’est-à-dire qu’elle contient 5 piés 5 pouces 6 lignes. — (Jean-Baptiste de La Chapelle, Louis de Jaucourt, Jean-Jacques Rousseau, Gabriel François Venel, L’Encyclopédie, 1re éd. : MESURE, 1751)
  5. (Métrologie) Unité de mesure de longueur du système impérial britannique valant 2,54 centimètres ou un douzième d’un pied britannique. Le symbole : , in en anglais, po en français. → voir inch
    • Personne de vraiment grand, sentait-on, n’aurait eu une expression si virulente et si agressive, bien qu’en réalité Butteridge eût une taille de six pieds deux pouces (1m88) et un poids exactement proportionnel. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 34 de l’édition de 1921)
    • Un écran plat, dont la diagonale fait 17 pouces, peut afficher la même quantité d’informations qu’un écran à tube cathodique dont la diagonale fait 19 pouces. — (Michel Martin, Mon premier PC sous Vista, Pearson Education France, 2007, page 33)
  6. (Audiovisuel) (Par métonymie) (un 17 pouces, etc.) Écran dont la diagonale a cette longueur.
    • La résolution native est celle qui est préconisée par le constructeur. Par exemple 1 680 x 1 050 sur un 22 pouces au format 16/10, ou encore 1 280 x 1 024 sur un 17 pouces au format 4/3. — (Michel Martin, Windows 8 : Le guide de référence, 2013, ISBN 9782744025433, page 150)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

POUCE. n. m.
Le plus gros et le plus court des doigts. Fig. et fam., Serrer les pouces à quelqu'un, Le contraindre par des menaces ou des violences à dire ce qu'on veut savoir de lui. Fig. et fam., Se mordre les pouces d'une chose, S'en repentir. Il a fait un sot mariage, il s'en mordra les pouces. J'ai prêté de l'argent à ce joueur, je m'en suis bien mordu les pouces. Fig. et fam., Lire du pouce, Parcourir un livre en tournant rapidement les feuillets avec le pouce. Fam., Il y met les quatre doigts et le pouce, se dit d'un Homme qui prend avidement et malproprement dans un plat ce qui est à sa portée. Il se dit aussi figurément en parlant de Tout ce qu'une personne fait sans ménagement et sans délicatesse. Il vieillit. Fig. et fam., Mettre les pouces, Se rendre, céder après une résistance plus ou moins longue. Je l'ai forcé à mettre les pouces. Fig. et fam., Manger, déjeuner sur le pouce, À la hâte, sans prendre le temps de s'asseoir. Fam., Se tourner les pouces, Être inoccupé, ne savoir que faire. Fam., Donner le coup de pouce à quelque chose se dit de Quelqu'un qui imprime une légère poussée à une chose pour qu'elle aille à son gré. Donner le coup de pouce à une pendule, à une balance. Il s'emploie figurément et signifie Arranger, forcer, exagérer légèrement. Il a fallu qu'il donne un coup de pouce à ce texte pour lui faire dire ce qu'il en a tiré. Pouce! Terme de Jeu employé par les enfants, qui lèvent le pouce pour donner le signal de suspendre la lutte ou la partie.

POUCE se dit, en termes de Zoologie, d'un Doigt que quelques mammifères ont aux mains et même aux pieds, et qui, comme le pouce chez l'homme, est opposable aux autres doigts.

POUCE, se disait aussi, dans l'ancien Système des mesures, de la Douzième partie d'un pied. Le pouce vaut à peu près 27 millimètres. Fig., N'avoir pas un pouce de terre, N'avoir aucun bien en fonds.

Littré (1872-1877)

POUCE (pou-s') s. m.
  • 1Le plus gros, le plus fort et le plus court des doigts de la main et du pied.

    Fig. C'est le temps qui creuse une ride Dans un claveau trop indigent, Qui sur l'angle d'un marbre aride Passe son pouce intelligent, Hugo, Voix, 4.

    Serrer les pouces, sorte de question qui consistait à comprimer les pouces avec une grande douleur dans un engin. Sur ce qu'il voulut encore faire le muet, on fit apporter un fusil pour lui serrer les pouces, Scarron, Rom. com. II, 13.

    Fig. Serrer les pouces à quelqu'un, le tourmenter, le maltraiter pour lui faire avouer quelque chose.

    Fig. Mettre les pouces, ou coucher les pouces, se rendre, céder, après une résistance plus ou moins longue, locution qui paraît venir de ce que le pouce tombe dans la main, quand la résistance cesse (voyez l'historique). Il a fallu qu'il mît les pouces, Dict. de l'Acad.

    Fig. Se mordre les pouces de quelque chose, s'en repentir. Moi seul, tel que vous me voyez, Suis suffisant, et m'en croyez, De leur faire mordre les pouces, Scarron, Virg. VII.

    Fig. Jouer du pouce, compter de l'argent pour payer.

    Familièrement. Manger sur le pouce, manger à la hâte, sans prendre le temps de s'asseoir, Dict. de l'Acad.

    Legoarant remarque que cette locution est inintelligible, et qu'il faut dire : manger un morceau sous le pouce, c'est-à-dire sans s'attabler, en tenant sa viande, son fromage, etc. au moyen du pouce, sur son pain.

    Il y met les quatre doigts et le pouce, il prend avidement, il manie grossièrement. Je me contenterais même d'y tremper les quatre doigts et le pouce, Lesage, Gil Blas, X, 10.

    J'aimerais mieux baiser mon pouce, se dit d'une chose qui fait peu de plaisir.

    Populairement. Malade du pouce, fainéant.

    Lire du pouce, feuilleter un livre en tournant les feuillets avec le pouce et sans lire attentivement. Il lit sans cesse et le plus souvent du pouce, Bonnet, Lett. div. Œuv. t. XII, p. 220, dans POUGENS.

    Compter, faire un calcul sur le pouce, faire un calcul sur ses doigts, à peu près, approximativement.

    Donner un coup de pouce, étrangler.

    Fig. Sucer son pouce, se donner un plaisir illusoire.

    Fig. Tourner ses pouces, ne rien faire, ou se livrer à une vaine occupation. Il passe son temps à tourner ses pouces.

    Faire aller une montre au pouce, mettre à l'heure de temps en temps une montre qui va mal.

  • 2 En termes de dessin, le pouce a un tiers de face, ou une longueur de nez, Buffon, Hist. nat. Homme, Œuv. t. IV, p. 326.
  • 3 Terme de zoologie. Quelques mammifères ont aux mains et même aux pieds un pouce, c'est-à-dire un premier doigt opposable aux autres.

    Le doigt postérieur, dans les oiseaux, quand il est solitaire.

    Le dernier article de la serre des crustacés.

  • 4Mesure qui est la douzième partie du pied de roi, et qui se divise en douze lignes.

    Fig. Si on lui en donne un pouce, il en prend long comme le bras, se dit de celui qui abuse de la liberté qu'on lui donne.

    Fig. Un pouce de terre, une très petite étendue de propriété, de possession territoriale. N'eût-il pas voulu déposer Pyrrhus… bien loin de lui laisser, par un traité, un pouce de terre en Italie ? Guez de Balzac, le Romain. Si jamais un passant curieux te demande Le funeste récit des maux que j'ai soufferts, Dis : ce cercueil chétivement enserre La reine dont le sang règne en tout l'univers, Qui n'eut pas en mourant un seul pouce de terre, Sonnet sur la mort de Marie de Médicis. Le pape, qui ne possédait pas un pouce de terre dans Rome, donnait des royaumes ailleurs, Voltaire, Mœurs, Rem. X.

    Par analogie. Fils n'ayant pas pour un pouce de vie, La Fontaine, Faucon.

    Le pouce superficiel carré contient cent quarante-quatre lignes ou douzièmes de pouce. Le pouce cube en contient mille sept cent vingt-huit.

  • 5Pouce d'eau, pouce de fontainier, pouce fontainier, l'unité ancienne employée pour évaluer la dépense des orifices d'écoulement ; il est égal à environ 13 litres par minute, et représente la quantité d'eau qui s'écoule dans une minute par un orifice d'un pouce de section percé en une paroi verticale, et un pouce au-dessous du niveau de l'eau ; c'est une mesure de 672 pouces cubes d'eau par minute ; le demi-pouce d'eau est le quart, et la ligne d'eau la 144e partie du pouce fontainier.

    Le nouveau pouce d'eau généralement adopté et calculé par Prony s'écoule par un orifice circulaire de deux centimètres de diamètre, muni d'un ajutage cylindrique de 17 millimètres de longueur, et le niveau de l'eau dans le réservoir étant maintenu à une distance de 3 centimètres au-dessus de la partie supérieure de l'orifice. La quantité d'eau fournie en 24 heures par cet orifice est de vingt mètres cubes, Legoarant

  • 6Tom-Pouce, voy. TOM-POUCE.

HISTORIQUE

XIe s. Si la plaie lui vient… al polz, Lois de Guill. 12.

XIIIe s. La jointure qui est en mi le pauch, Comput, f° 8. La vaine ki est entre le pauc et l'autre doit, si est boine à sainnier, Alebrand, f° 12. En un trou de tariere [ils] lui boutent erramment Les deux pols, puis les coignent mout angoisseusement, Berte, XI. Puis a çainte une espée au senestre costés, Une toise ot de lonc ; moult estoit li brans lés, Bien avoit plaine paume et deus pols mesurés, Ch. d'Ant. V, 378.

XVe s. Hay, hay. - Tout est mal compassé. - Comment ? - On ne joue plus du pousse, Villon, Malep. et Baillev.

XVIe s. Et faisant une belle reverance se retira, luy estant tombé le poulce dans la main [mettant les pouces, refusant de se battre], Carloix, I, 29. [Mercure] Aux pieds tousjours au guet, aux poulces dangereux, Ronsard, 919. C'est contre costume aller que du poulce sa peau gratter, Génin, Récréat. II, p. 236.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

POUCE. Ajoutez :
7 Populairement. Et le pouce, se dit après l'expression d'une quantité, pour exprimer qu'il y a quelque chose en plus. On remarquait MM. Frank Ramson (pesant 212 livres),… Lyons, président de la Banque (260 livres et le pouce), le Rappel, 15 fév. 1873.

REMARQUE

Il est dit dans le Dictionnaire que, populairement, malade du pouce signifie fainéant. Non ; malade du pouce se dit de celui qui n'a pas d'argent, qui n'aime pas à en donner, qui ne peut pas avancer de l'argent, comme on fait avec le pouce (comparez jouer du pouce à JOUER, n° 6).

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

POUCE, en Anatomie, se dit du gros doigt de la main & du pié. Voyez Doigt.

Abducteur du pouce, voyez Abducteur.

Adducteur du pouce, voyez Adducteur.

Le long & le court extenseur du pouce, voyez Extenseur.

Le long & le court stéchisseur du pouce, voyez Fléchisseur.

Il est bon d’ajouter que la nature exerce quelquefois ses jeux sur cette partie, soit en la retranchant, soit en la multipliant. Saviard a vû à l’hôtel-dieu de Paris, une fille âgée de huit ans qui avoit à la main gauche un petit pouce enté sur la jointure de celui de cette main. Saviard coupa le pouce superflu, sans le vouloir séparer immédiatement de la jointure à laquelle il étoit attaché, de peur d’occasionner un dépôt sur la partie, en intéressant les ligamens de cette jointure. La plaie se trouva guérie en quinze jours après le retranchement de ce doigt inutile, sans qu’il soit survenu depuis aucun accident à cette fille ; il lui est seulement resté sur cette jointure une petite portion d’os qui ressembloit à un sézamoïde. (D. J.)

Pouce cambré, (Orthopédie.) Le pouce cambré, vulgairement nommé pouce de tailleur, est un pouce renversé comme ces soutiens qui sont au haut des réchauds, & qui servent à porter les plats. Ce renversement donne au pouce une figure fort désagréable ; elle procede communément d’un effort habituel qu’on fait naître à ce doigt, pour pousser quelque chose qui résiste, une grosse aiguille, par exemple, ce qui est cause que les Tailleurs ont ordinairement le pouce ainsi cambré. Les enfans se divertissent quelquefois à se le renverser de la sorte les uns aux autres : ce petit jeu à force d’être répété, rend enfin le pouce tout-à-fait cambré ; & si l’on ne remédie pas promptement à cette difformité, on romproit ensuite plûtôt le doigt que de le redresser. C’est aux parens à y veiller ; & voici ce qu’on doit pratiquer dans cette occasion.

L’on assujettira le pouce de l’enfant entre deux lames de fer blanc enveloppées d’un linge, lesquelles par le moyen d’un cordon qu’on liera plus ou moins fortement autour de ces deux lames, en feront incliner le bout vers l’intérieur de la main. La lame qui appuyera sur l’ongle, doit être un peu avancée intérieurement, pour repousser le haut du pouce vers le dedans de la main ; mais la lame opposée ne doit monter que jusqu’à la jointure, pour laisser au doigt le mouvement libre, & lui permettre de revenir en-dedans. On peut imaginer plusieurs autres moyens semblables & propres à mettre le pouce dans son état naturel. (D. J.)

Pouce, (Mesure.) la douzieme partie d’un pié de roi, qui contient douze lignes ; chaque ligne se partage en six points. Le pouce quarré superficiel contient cent quarante-quatre lignes, & le pouce cubique mil sept cens vingt-huit.

Pouce d’eau, c’est la quantité d’eau courante qui s’écoule par l’ouverture circulaire du canon d’une jauge qui a un pouce de diametre : l’expérience a fait connoître qu’il donnoit par minute 13 pintes d’eau mesure de Paris, & dans une heure 810 pintes ou deux muids & 18 pintes, & dans un jour 67 muids & demi sur le pié de 288 pintes le muid. (K)

Pouce, (Hydraul.) Il y a différentes sortes de pouces ; savoir le pouce courant, qui est divisé en 12 lignes courantes.

Le pouce quarré est de 144 lignes quarrées en multipliant 12 par 12, dont le produit est 144.

Le pouce circulaire est de 144 lignes circulaires en multipliant 12 par 12, dont le produit est 144.

Le pouce cylindrique qui est un solide, est la multiplication de la superficie d’un pouce circulaire contenant 144 lignes circulaires par sa hauteur 12, ce qui donne 1728 lignes circulaires.

Le pouce cube est la multiplication de la superficie d’un pouce quarré contenant 144 lignes quarrées par sa hauteur 12, ce qui produit 1728 lignes cubes. (K)

Pouce-évent, terme d’aunage ; ce mot en fait d’aunage d’étoffes de laine, signifie mettre le pouce de la main devant le bout de l’aune en aunant les étoffes, afin d’en augmenter la mesure. Le réglement des manufactures, du mois d’Août 1669, article xljv. veut que toutes les étoffes soient aunées bois-à-bois & sans évent ; n’étant permis aux auneurs d’en user autrement, sous peine de cent livres d’amende pour chacune contravention ; mais c’est une chose impossible à prouver. Savary. (D. J.)

Pouce, partie du bas au métier. Voyez cet article.

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Étymologie de « pouce »

Wallon, pôss, poûss ; bourg. peuce ; picard, peu, peuce, peuche ; provenç. polce, pouse, poze, pous, poutz ; cat. polse ; ital. pollice ; du lat. pollicem, que l'on rattache à pollere, être fort : le gros doigt.

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(1130) De l’ancien français polz, pouz, puis poulce, du latin pollĭcem, accusatif singulier de pollex (« pouce »).
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Phonétique du mot « pouce »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
pouce pus

Citations contenant le mot « pouce »

  • Je connais un monsieur, c’est un auto-stoppeur professionnel. Il lui est arrivé un accident de travail... il a perdu le pouce ! De Raymond Devos / Les gens sont très marqués par ce qu’ils font
  • L'Eternité c'est tiède, doux et ça serre très fort... C'est le poing de mon bébé enroulé sur mon pouce. De Patrick Sébastien / Carnet de notes
  • Le meilleur forgeron frappe quelquefois sur son pouce. De Proverbe néerlandais
  • La liberté d’expression n’est jamais aussi précieuse que lorsqu’un homme se blesse le pouce avec un marteau. De Anonyme
  • Il n'existe pas un pouce de terre où une créature n'en garde une autre. De Guéorgui Vladimov / Fidèle Rouslan : Histoire d'un chien de garde
  • J’ai une écharde dans le pouce, pourvu que ça ne s’infecte pas... je touche du bois ! De Philippe Geluck / Ma langue au chat
  • Pour identifier la main droite, il suffit de placer les deux mains à plat : la main droite est celle dont le pouce est à gauche. De Anonyme
  • Retournez, retournez à l'infini, lui seul est assez grand pour l'homme. Ni chemin de fer, ni longue cheminée à vapeur, ni aucune autre invention n'agrandiront la terre d'un pouce. De Henri Lacordaire / Quarante-cinquième conférence de Notre-Dame
  • Quand un politicien se touche le visage il dit la vérité, quand il se gratte l'oreille il dit la vérité, quand il lève le pouce il dit la vérité ; c'est quand il remue les lèvres qu'il ment. De Batiste W. Foisy
  • L’automatisation : système simplifiant tellement le travail qu’on finira par avoir besoin d’un cerveau électronique pour se tourner les pouces. De Noctuel
  • Nouveau coup de pouce pour l'entretien vélo ! Bordeaux Métropole met en place une aide complémentaire à celle de l'Etat, qui permet d'obtenir une aide financière de 10 à 50 euros. AquitaineOnLine, Vélo : le coup de pouce métropolitain
  • Près de 40 millions de masques seront bientôt envoyés gratuitement à 7 millions de Français. Un coup de pouce pour les plus modestes. Franceinfo, Masques gratuits : un coup de pouce suffisant ?
  • En passant par le site coupdepoucevelo.fr, on peut identifier les réparateurs agréés à proximité de chez soi. Ces réparateurs peuvent appliquer une réduction allant jusqu’à 50 € par vélo sur la facture des pièces et de la main-d’œuvre destinées à sa remise en état. Ne sont toutefois pas concernés les accessoires de sécurité (antivol, gilet réfléchissant, casque, lampes amovibles…). , Consommation - Vivre mieux | Coup de pouce vélo : comment en profiter ?

Images d'illustration du mot « pouce »

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Traductions du mot « pouce »

Langue Traduction
Anglais thumb
Espagnol pulgar
Italien pollice
Allemand daumen
Chinois 拇指
Arabe الإبهام
Portugais polegar
Russe большой палец
Japonais 親指
Basque thumb
Corse pulgaru
Source : Google Translate API

Synonymes de « pouce »

Source : synonymes de pouce sur lebonsynonyme.fr

Pouce

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