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Inassimilable

Sommaire

  • Définitions du mot inassimilable
  • Étymologie de « inassimilable »
  • Phonétique de « inassimilable »
  • Citations contenant le mot « inassimilable »
  • Traductions du mot « inassimilable »
  • Synonymes de « inassimilable »
  • Antonymes de « inassimilable »

Définitions du mot « inassimilable »

Trésor de la Langue Française informatisé

INASSIMILABLE, adj.

I.
A. − Inassimilable (par ou pour + subst. désignant une pers. ou une entité concr. ou abstr.).
1. BIOL., PHYSIOL. Qui n'est pas susceptible de transformation organique, d'assimilation, d'être assimilé (v. ce mot I A 1). Anton. assimilable (v. ce mot A).Éléments inassimilables. Albumine, graisse et hydrate de carbone, qui sont mêlés à une matière cellulosique presque inassimilable pour l'homme (Macaigne, Précis hyg.,1911, p. 246).Ces sels s'y rencontrent sous une forme insoluble et inassimilable (Brunhes, Géogr. hum.,1942, p. 120).
2. P. anal., domaine intellectuel. Qui n'est pas susceptible d'assimilation, d'être assimilé (v. ce mot I B), intégré à l'acquis cognitif. Anton. assimilable (v. ce mot B 1).Abstractions, connaissances, enseignements inassimilables. Contraindre en masse [des élèves] à absorber des parcelles inassimilables de langages qui n'ont jamais existé (Valéry, Variété III,1936, p. 278).Il ne lui a pas suffi de nier ou de taire ce qui (...) est inassimilable par la doctrine (Camus, Homme rév.,1951, p. 291).
B. − SOCIOL. [En parlant de pers. ou d'entités pol.] Qui ne peut s'assimiler (v. ce mot II C), s'intégrer; qui n'est pas susceptible d'assimilation. Synon. inintégrable; anton. assimilable (v. ce mot B 2).Étrangers, personnes, populations inassimilables. [Les descendants d'Espagnols ou d'Italiens] restent aussi loin de nous, aussi inassimilables au génie de notre race que les Arabes eux-mêmes (Tharaud, Fête arabe,1912, p. 184).Les Juifs, accusés en de nombreux pays de constituer une race inférieure ou tout au moins particulière et inassimilable (Benda, Trahis. clercs,1927, p. 22)
II. − (Qqn ou qqc.) inassimilable à (qqn ou qqc.).Qui ne peut être assimilé (v. ce mot II B), considéré comme identique ou de même nature. Deux cas, deux exemples inassimilables (l'un à l'autre). Par son incoercibilité le réflexe reste inassimilable à la volonté (Ricœur, Philos. volonté,1949, p. 227).
REM. 1.
Inassimilé, -ée, adj.Qui n'est pas assimilé (v. ce mot I A 2). Le sentiment qui l'habite, proéminent et inassimilé, c'est une grande souffrance (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 47).La punition symbolique d'un conflit inassimilé (Mounier, Traité caract.,1946, p. 704).
2.
Inassimilation, subst. fém.Synon. inintégration; anton. assimilation (v. ce mot B 4).Absence, désert, inappétence, tours à vide, inassimilation, tous les grands coureurs de route et les mystiques, ces explorateurs de cellule, ont éprouvé ces effets (Arnoux, Gentilsh. ceinture,1928, p. 207).
Prononc. et Orth. : [inasimilabl̥]. Att. ds Ac. 1878 et 1935. Étymol. et Hist. 1834 (J.J. Broussais, Traité de physiol., Paris, Baillière t. II, p. 172 ds Quem. DDL t. 20). Dér. de assimilable*; préf. in-1*. Fréq. abs. littér. : 25.

Wiktionnaire

Adjectif

inassimilable \i.na.si.mi.labl\ masculin et féminin identiques

  1. Qui ne peut être assimilé au propre comme au figuré
    • Ses thèses sont inassimilables avec les principes de la démocratie.
    • C'est un aliment inassimilable par le corps.
    • Boutroux résumait ainsi l’histoire de la philosophie : « En quoi consiste selon l’histoire le progrès de la raison ? Tout d’abord certains aspects des choses lui apparaissent comme inassimilable, tel le non-être chez Parménide, l’ananké chez Platon, le sensible chez Descartes. Mais la raison s’assouplit, s’élargit, et réussit de la sorte à s’assimiler des éléments de l’être qui d’abord la scandalisaient. Elle s’assimile le non-être avec Platon, la liaison synthétique avec Descartes, […] l’évolution avec Hegel. » — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932, page 19)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

INASSIMILABLE. adj. des deux genres
. Qui ne peut être assimilé.

Littré (1872-1877)

INASSIMILABLE (i-na-ssi-mi-la-bl') adj.
  • Terme didactique. Qui ne peut être assimilé, qui n'est pas susceptible d'assimilation.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « inassimilable »

De assimilable avec le suffixe in- qui marque le contraire.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

In… 1, et assimilable.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « inassimilable »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
inassimilable inasimilabl

Citations contenant le mot « inassimilable »

  • la France a un problème de politique colonial qui lui retombe dessus , normal vous avez créer des zones de citoyens indigènes inassimilable en les parquants derrière du béton www.lepopulaire.fr, Un rodéo se termine en émeute contre la police municipale dans le quartier de Beaubreuil à Limoges - Limoges (87000)
  • The Chinese Must Go montre comment un pays qui était en train d'accorder, lentement et laborieusement, la citoyenneté aux anciens esclaves et aux Amérindiens en venait à interdire de naturalisation une autre population. Selon Lew-Williams, les lois d'exclusion des Chinois allaient créer le concept d'«étranger inassimilable», une notion toujours dommageable à l'Amérique contemporaine. Slate.fr, Les Chinois, «étrangers inassimilables» de l'histoire américaine | Slate.fr
  • Alors nous ne progresserons pas dans la compréhension de ce que pourrait être le dépassement des propriétés tant collectives que privées. C’est-à-dire le dépassement de la propriété en général et pour autant qu’elle désigne la possession d’un objet par un sujet. Le propre de l’«individu» pour parler comme Marx, c’est d’être incomparable, incommensurable et inassimilable - y compris à lui-même. Ce n’est pas de posséder des «biens». C’est d’être une possibilité de réalisation unique, exclusive et dont l’unicité exclusive ne se réalise, par définition, qu’entre tous et avec tous - contre tous aussi bien ou malgré tous mais toujours dans le rapport et l’échange (la communication). Il s’agit là d’une «valeur» qui n’est ni celle de l’équivalent général (l’argent) ni donc non plus celle d’une «survaleur» extorquée mais d’une valeur qui ne se mesure d’aucune façon. Libération.fr, Communovirus - Libération
  • Editorial du « Monde ». On le sait depuis 1945 : les crimes contre l’humanité ont commencé par des mots. Ceux qui ont présenté les juifs comme un peuple inassimilable et menaçant dont la seule présence compromettrait une identité nationale immuable. Stigmatisation, exclusion, expulsion, extermination. « Au bout de la chaîne, il y a le camp », a écrit l’auteur italien Primo Levi, à son retour d’Auschwitz. Le Monde.fr, Eric Zemmour et la haine télévisée
  • Pareil raisonnement faisait consensus dans l'appareil d’État: le juif ne pourrait s'adapter à la réalité du pays, le juif était incapable de travailler la terre, le juif ferait passer son intérêt personnel avant celui du pays, le juif vivrait en vase clos sans se fondre dans la masse citoyenne, le juif provoquerait des désordres au sein de la population, le juif aurait des pratiques incompatibles avec les mœurs chrétiennes, le juif serait par nature inassimilable, le juif n'aurait pas le goût du travail. Slate.fr, Quand le Canada était antisémite | Slate.fr
  • « Mulhouse, ville multiconfessionnelle » rompant au fil de son histoire avec l’uniformité protestante pour accueillir les campagnes catholiques dans ses usines, les Israélites souvent à partir de 1820, notamment dans le contexte d’une urbanisation et de la promotion sociale de grandes familles (Dreyfus par exemple), ville de forte présence musulmane, parfois déclarée « inassimilable » avec ces mêmes arguments de rejet des identités religieuses entendus aujourd’hui mais opposés hier aux catholiques, en particulier italiens (terrorisme et anarchisme, comportements « machistes, vol des emplois, inassimilabilité culturelle… ). L'Alterpresse68, Mulhouse traversée par une caravane citoyenne à vélo - L'Alterpresse68
  • Au début du siècle, la haine du juif, c’est la haine de l’élément étranger, inassimilable — les juifs sont alors un peuple paria, selon le mot du sociologue Max Weber, vivant nécessairement à l’intérieur et à l’extérieur des sociétés avec lesquelles ils doivent cohabiter.  France Culture, Comment expliquer l’augmentation des actes antisémites ?
  • Ainsi, il y a bien une stratégie identitaire nationaliste visant à constituer un bloc « français de (supposée) souche », séparé d’un bloc supposément homogène, les « musulmans visibles », bloc censé être « inassimilable ». Et, comme son miroir inversé, il y a bien une stratégie identitaire chez les mouvements fondamentalistes islamistes visant à constituer un bloc de (supposés) « vrais musulmans », séparé d’un bloc supposé « mécréant », par définition « infidèle », incluant tant les non-musulmans que les très nombreux musulmans ne se reconnaissant pas dans cette construction. The Conversation, De quoi « communautarisme » est-il le nom ?
  • On peut toujours rêver. Par essence, l'islam est incapable de devenir démocratique puisqu'il ne dissocie pas le religieux du civil. C'est pourquoi il est inassimilable ; par contre il assimile facilement, au besoin par la violence. On objectera que les religions chrétiennes en ont fait autant en leur temps. Or, l'islam, il ne faut pas l'oublier, a 600 ans de retard par rapport à la chrétienté. Il est donc dans le "cycle" normal, mais avec un demi millénaire de retard. Repassez dans deux ou trois cent ans, et nous verrons où il en sera... Le Point, Et si l'islam devenait une démocratie spirituelle ? - Le Point
  • Maintenue dans sa longueur, la séquence de la plantation française, toujours aussi frustrante - musique bâclée, bavardage sur-signifiant et diadactique - est comparable à une greffe maudite, inassimilable, une erreur impossible à corriger. Dans l’excellent making of d’Eleanor Coppola, « Hearts of darkness » sorti en 1991 et présent dans ce coffret, le cinéaste raconte avoir retiré la scène du montage de 1979, mécontent – à juste titre – de sa direction d’acteurs. Le finale, quasiment identique à la version « Redux », invite également à la circonspection. Comme s’il fallait rentabiliser à rebours le cachet monstrueux lâché à Marlon Brando, Coppola le larde de monologues poético-branlants du colonel Kurtz, dont l’armée de fanatiques, en réchappant finalement au bombardement psychédélique que lui réservait le cinéaste dans son premier jet, fait peser sur le film une chape d’indécision un peu tarte. L'Obs, En Blu-Ray 4K : « Apocalypse Now Final Cut », du travail d’orfèvre
  • Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le philosophe Michel Feher fut à la pointe du combat contre sa politique d’immigration. Après les propos du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur le caractère inassimilable des populations Roms, le président de l’association « Cette France-là » repart au combat. Entretien. Les Inrockuptibles, Roms : "Manuel Valls réhabilite un racisme à l'ancienne"
  • Il tiendra comme ça près d’une heure face à un public plutôt captivé (ou endormi). Il faut dire que Zemmour n’est pas un grand orateur et le discours aussi monocorde que monomaniaque. Seules quelques phrases sont prononcées avec plus de ferveur : comme cette sentence, « l’islam est inassimilable à la France, c’est tout », qui suscite de vifs applaudissements. Rue89 Bordeaux, Au Fémina, Eric Zemmour radote, obsédé par l'Islam - Rue89 Bordeaux
  • Un paradoxe qui s’inscrit dans une montée du racisme: «Tous les indicateurs nous alertent sur la montée de l’islamophobie, qui existait avant les attentats de la semaine dernière. Aujourd’hui on a tendance à assimiler le mot musulman à fondamentaliste, à une culture inassimilable. Pas seulement dans les actes de violence, mais dans le discours.» , Islamophobie en France: «On a tendance à assimiler le mot musulman à fondamentaliste»
  • ? S’il y a autant de redressements, c’est que la législation est inassimilable pour les cotisants ? Avant d’exiger des résultats, nous suggérons aux magistrats que les pouvoirs publics simplifient la législation applicable et la rende compréhensible pour le commun des mortels ! , La Cour des Comptes estime les contrôles URSSAF "inefficaces"
  • Mai pourquoi laisser ces bateaux arriver jusqu'en Angleterre ? Il fallait les ramener à leur point de départ. Dieu sait ce que ces clandestins transportent avec eux en terme de virus et autres maladies. Et question clandestins, nous sommes largement pourvus. De toute façon, ces pays ne sont pas en guerre sauf tribale, de clans, et cela depuis la nuit des temps. Rien ne changera. L'Europe n'a pas vocation à accueillir une telle population inassimilable. Il faut les renvoyer ! Valeurs actuelles, En plein confinement, quatre bateaux de migrants interceptés au large des plages britanniques | Valeurs actuelles
  • L’immigration n’est pas un phénomène passible d’une «solution». C’est un fait inassimilable avec les instruments politiques actuels à disposition. Il y a ceux qui (comme moi) souhaitent l’accueil, l’organisation des chances dans un monde désormais ouvert en mouvement. Comment faire en pratique? Est-ce que je partage mon appartement, (de préférence celui de mes voisins)? Est-ce que je donne une partie de mon salaire pour assurer l’entretien décent des migrants et leur intégration progressive dans mon pays (mais sans hausse excessive d’impôt)? Quelle est la dose de générosité dont peut faire preuve une famille avec des enfants déjà occupée à sa propre organisation? La générosité est un don mais c’est aussi un luxe. Le Temps, A Calais avec l’âne de Buridan - Le Temps
  • Le racisme englobe un certain nombre d’idéologies basées sur l’inégalité des races ayant leur propre régime d’historicité. Pour faire simple : tout racisme a une histoire. Les corpus de textes, d’images et de représentations diverses qui avilissent l’Autre permettent à l’historien d’en souligner les permanences et les ruptures. Pour prendre des exemples non sujets à polémiques, il est bien clair que l’antisémitisme, le racisme anti-noir ou anti-arabe ont suivi des cheminements et des logiques très différentes au cours des époques. En schématisant à l’extrême, le racisme anti-arabe a puisé sa source dans l’orientalisme et la domination coloniale. Aujourd’hui, la figure péjorée du « musulman inassimilable et potentiellement fanatique » a pris la place de l’immigré arabe venu « prendre le pain des Français ». Concernant les Noirs, après le traumatisme moral du nazisme et les décolonisations, le racisme biologique a progressivement laissé la place à un racisme plus culturel. Le racisme relève toujours d’un discours essentialiste justifiant une domination. Il procède à la dépréciation par la race d’un groupe dominée et surtout –on l’oublie souvent - à la valorisation par la race du groupe dominant. Mais l’histoire nous apprend qu’il peut parfaitement y avoir esclavage ou colonisation sans racisme. C’est là où les choses se compliquent et deviennent intéressantes. Les Romains essentialisaient les Barbares mais ne les racisaient pas. Les traites arabes justifiaient l’esclavage sur des bases religieuses : les Dhimmis (les gens du Livre, juifs et chrétiens) devaient en principe y échapper, en conséquence, de nombreux Noirs convertis y échappaient. Avant le XVIIIe siècle, nous trouvons certes des textes isolés (juifs, chrétiens et musulmans) particulièrement négrophobes, mais pas plus « animalisant » que pour d’autres groupes stigmatisés. Le racisme au sens moderne est paradoxalement né des Lumières, de l’idée de progrès et donc de compétition entre « nations ». L’ethnonationalisme prenait son envol en Europe après la Révolution française et les guerres napoléoniennes. Le point de basculement fut le milieu de XIXe siècle avec la diffusion simultanée d’un certain nombre d’ouvrages racistes provenant de France, d’Allemagne et des Etats-Unis. D’où un deuxième paradoxe : c’est au moment des abolitions successives de l’esclavage que surgit le racisme, en tant qu’idéologie constituée et légitimée par la biologie et un évolutionnisme dévoyés. Contrairement aux colonisations du XVIe siècle, le racisme fournissait donc une justification morale ex ante à la colonisation : « le devoir de civiliser », dont la dimension positive (et positiviste) doit bien être perçue. Inférioriser certaines races n’était pas perçu comme une infamie. Bien au contraire, les discours de Jules Ferry sur la nécessité morale de coloniser sont à ce titre très éclairants. Faut-il rappeler que le racisme peut être bienveillant, sur le mode « je ne suis pas raciste car j’adooore les Noirs » ?  AgoraVox, Peut-on encore parler de racisme de façon raisonnée ? - AgoraVox le média citoyen
  • 44Ce reste, si c’est un reste, nous aurons bien du mal à en parler – puisqu’il est le dehors ou l’inassimilable du sens, ou, si l’on préfère, un devenir-signifiant qui ne s’arrête jamais dans la forme d’une signification. Il « ressemble » (mais il n’a pas de forme, il ne ressemble donc à rien) à une sorte de khôra linguistique. Dans le Timée, Platon distingue en effet d’une part les formes pures, intelligibles, d’autre part les choses sensibles faites sur le modèle des premières, et enfin la khôra, un « matériau » (52a) , La poésie est-elle nécessairement illisible ? (Acta Fabula)
  • Depuis le traumatisme des attentats terroristes de janvier 2015, la République n’a cessé d’être invoquée et convoquée. Fondement de notre société, socle de la citoyenneté et rempart de notre laïcité, elle est aussi décriée. L’onde de choc de ces attentats ne cesse de révéler les fractures béantes de la société française. Pour les uns, l’islam serait une religion "violente et inassimilable", alimentée par une immigration depuis longtemps incontrôlée mais cautionnée par l’establishment et l’Europe de Schengen, au risque du "grand remplacement". Pour d’autres, la persistance sur notre territoire de ghettos sociaux ferait de notre pays un régime d’"apartheid". Pour d’autres encore, la République, en refusant de reconnaître son passé colonial et son présent post-colonial, nourrirait les discriminations, l’antisémitisme, et tous les ressentiments violents. Pour tous au fond, la République est en jeu, en danger pour les uns et sommée d’en revenir à de stricts principes fondateurs comme celui de la laïcité ; coupable pour les autres et sommée de se réformer, en reconnaissant sa diversité, par les statistiques ethniques ou la discrimination positive. centrepresseaveyron.fr, "Le sens de la République" avec Patrick Weil - centrepresseaveyron.fr
  • Pour ce qui est du travail de Jean Rolin, il entre de plein droit, me semble-t-il, dans cette catégorie des « littératures de terrain », ne serait-ce que parce que son écriture est inséparable d’une immersion dans un espace concret volontairement délimité et d’un travail de collecte d’informations et de matériaux. Pour autant, quand on pose à l’écrivain, comme nous l’avons fait lors de la table ronde, la question de la proximité de sa démarche avec celle des enquêtes de terrain telles que les pratiquent les sciences sociales, c’est plutôt de la réticence qui prévaut dans ses réponses. Il y a plusieurs raisons à cela, qui tiennent peut-être, comme vous le suggérez, à une méthode Rolin, inassimilable à aucune autre et donc irréductible à ce qui est une caractéristique de la démarche scientifique, à savoir sa reconductibilité. DIACRITIK, Marie-Odile André et Anne Sennhauser : « La dynamique de l’œuvre de Jean Rolin, c’est une exploration sans cesse relancée »
  • En effet, ce réel qu’on déforme doit peut-être relever du Réel, rester introuvable, inassimilable, irreprésentable, et pour autant inéluctable. Le geste de déformation prend ainsi la dimension d’une transgression c’est-à-dire, selon l’acception bataillienne du terme, d’un dépassement qui ne fait que renforcer l’interdit. Elle procède donc plutôt par des silences et des manques, par des échecs plutôt que par des réussites expressives. En déformant, elle engendre, quand la raison dort, un monstre qui, bien sûr, n’en est pas un. , Déformer le réel
  • Ce chiffre est obtenu, par l’entité financière globaliste, à partir d’un calcul des besoins du système des retraites. Equilibres culturels, conflits religieux, poids financier d’une immigration sous-qualifiée et largement inassimilable, intrusion des robots : de cela le FMI de Christine Lagarde évidemment ne veut pas entendre parler. Son raisonnement biaisé vient étayer le stupéfiant appel, lancé par le ministre des Affaires étrangères espagnol Josep Borrell, à régénérer l’Espagne par un « sang nouveau ».  , Le FMI de Christine Lagarde prône 5,5 millions d’immigrés de plus en Espagne, le ministre Josep Borrell veut « un sang nouveau » - Décryptage - Actualité - Liberté Politique
  • Cette distance élitaire, presque constitutive, que les œuvres imposent à leur public, est due au caractère savant, souvent complexe, et intrinsèquement transgressif, de l’art contemporain. Littéralement différent, inassimilable. Ce par quoi il résiste toujours, peu ou prou, aux assauts commerciaux qui visent à l’enfermer dans les limites de la marchandise, dans les logiques quantitatives du marché. Ce par quoi, également, il décourage les velléités des sociétés démocratiques à le diffuser largement, à le mettre égalitairement à la portée de tous. Paris Art, La culture, allégorie de l’art
  • « Non, il faut savoir que les trois quarts des minéraux de l’eau sont anorganiques donc inassimilables par l’organisme, contrairement aux minéraux organiques que l’on retrouve dans les végétaux. Ces minéraux vont plutôt surcharger notre organisme, les reins en particulier. Il faut dans l’idéal boire des eaux qui ont un résidu sec peu élevé et de préférence redynamisée car cette méthode va restructurer les minéraux de l’eau pour leur permettre, d’une part, un taux d’assimilation plus élevé et, d’autre part, une meilleure évacuation pour les molécules qui restent inassimilable. »eval(ez_write_tag([[580,400],'metrotime_be-banner-1','ezslot_3',106,'0','0'])); Metro, Redynamiser son eau du robinet
  • Cette fois, qui aura l’audace de protester contre cette forme nouvelle de grand remplacement, qui prend en tenailles le vieux pays, entre la montée de l’islam inassimilable si bien anticipé par Houellebecq et la dictature germanique dénoncée par Jean-Luc Mélenchon ? Qui, alors que la propagande mondialiste est omniprésente, braquera son patriotique regard vers la ligne bleue des Vosges – «n’en parler jamais, y penser toujours» – et quel nouveau Daudet écrira une version actualisée de la Dernière Classe, qui a tiré de justes larmes à tant d’écoliers aux temps où l’école républicaine n’était pas infestée par le pédagogisme courageusement stigmatisé par Alain Finkielkraut ? Il faut dénoncer hautement ces mensonges qui nous ont fait tant de mal. Mais heureusement, comme le rappelait Eric Zemmour avant d’être censuré par les médias du système, la terre, elle, ne ment pas et bientôt les hommes et les femmes enracinées dans nos héroïques provinces perdues, non loin de la colline inspirée, se lèveront pour dire : «Non, vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine !» Libération.fr, Ils ont vendu l'Alsace-Lorraine ! - Libération
  • Il écrit des propos surprenants, mais qui sont bien révélateurs des idées de la haute bourgeoisie de son temps, sur l’antisémitisme : révulsé par les mesures prises par les nazis et par Vichy contre les juifs, il tient des propos sur eux dont il ne perçoit pas l’antisémitisme, en faisant des étrangers inassimilables dont il faut limiter l’influence par des quotas dans certaines professions influentes, sans persécutions physiques  – un antisémitisme purement social bien décrit par Robert Badinter dans son livre « Un antisémitisme ordinaire » ; il y a là une vision du juif « étranger inassimilable » qui ignore l’ Histoire de pays comme le Portugal (et sans doute bien d’autres) où la majorité des juifs ont choisi de se convertir au catholicisme lors de l’ Inquisition, et ont totalement oublié depuis  leurs origines juives, au point de les ignorer ; on estime que 1/7 ème de la population portugaise actuelle en descend – tous ceux qui s’appellent Mendès, ou qui ont pris des noms de villes ou d’arbres fruitiers ( Pereira, Figueiredo, Laranjeira, etc.), et se sont ensuite dissous dans des mariages d’abord mixtes, puis exclusivement catholiques. En somme: Garçon ne voit que les juifs peu ou mal assimilés, il ne se rend pas compte du fait qu'il ne peut pas voir  les autres - ceux qui ignorent eux-mêmes qu'ils sont d'origine juive - et pour cause. Marianne, Maurice Garçon: les ambiguïtés de l' Occupation. | Marianne
  • Une artiste totalement inassimilable à quelque mouvement esthétique relevant spécifiquement de notre pseudo-modernité “globalisée”. Totalement actuelle de ne jamais chercher à se conformer. Comme si finalement, profondément ancrée dans son Amérique intérieure, vaste territoire tout à la fois géographique, idiomatique, culturel et imaginaire, Peg, depuis son plus jeune âge à l’église ou dans les réunions de famille, ne savait faire autrement que chanter ce qu’elle vit, comme elle vit, là où elle vit, pour elle-même et les siens, inscrivant sa voix au présent dans le prolongement “naturel” de toutes celles qui avant elle auront emprunté et traversé les mêmes chansons, et tirant sa profonde originalité d’une sorte d’effacement égotique dans ce grand choeur/corps collectif… Car c’est là sans doute son paradoxe le plus riche et fécond, rien d’autarcique, d’étroitement communautaire ou d’ostensiblement passéiste ne vient jamais limiter la portée universelle de cette “musique domestique”, traversée à sa manière par le temps qui passe et le brouhaha du monde… France Musique, Peg Carrothers, ballades et chuchotements à l'heure bleue
  • Jean Messiha n'est pas un "extrême", c'est un français atterré par la décomposition ethnico-religieuse de la France - communautarisme, islamisation , territoires perdus... -  à cause de l'immigration inassimilable. , Morandini Live: Le débat entre Jean Messiha du Rassemblement national et Rost sur l’immigration tourne mal avec menace de plainte - VIDEO
  • LOL à partir du moment où on critique les conséquences de décennies d'immigration islamique inassimilable on est qualifié d'extreme-droite par la gauche immigrationniste et collaborationniste, ce chantage au racisme et à l'extreme-droite a bien marché dans les années 80-90 mais maintenant de plus en plus d'européens voient bien qui hait nos compatriotes juifs (tous les assassinats antisémites de ces dernières années l'ont été par des musulmans) qui veut imposer une police des mœurs et une vision rétrograde de la femme , imposer des un diktat religieux . Après les communauté musulmanes qui refusent de s'intégrer mais imposent leur mode de vie posent des problèmes partout en Occident, même au Canada les Quebecois ont été obligés de légiférer contre l'islamisation de leur société. , La vidéo de l'interpellation d'une femme avec un voile ou une burqa en Seine-Saint-Denis provoque une vive émotion - La Préfecture de Police intervient sur Twitter - Regardez la scène
  • Bref, alors qu’« il avait au plus haut point le sens et l’amour de l’unité de l’Église, le souci d’être fidèle à la tradition des saints Pères (…), pourtant, sur bien des points, Augustin a ouvert à la réflexion théologique des voies nouvelles, qui marqueront profondément l’histoire de l’Occident chrétien, et resteront totalement inassimilables pour les églises non-latines » et, quelques lignes plus bas, « dans une très large mesure, le catholicisme romain, le protestantisme et le jansénisme différeront de l’Orthodoxie en ce qu’ils sont des “augustinismes” » ; sa conclusion est sans appel : « Les maux dont l’Occident a souffert et souffre encore aujourd’hui viennent dans une large mesure de ce qu’il a trop longtemps vécu de la seule tradition augustinienne, ou du moins l’a privilégiée ». La Croix, ORTHODOXIE : Le regard d’un moine sur l’Occident chrétien
  • Outre les croyances populaires sur cette algue verte prisée des végétaliens pour son apport en vitamine B12 - pourtant inassimilable par l'organisme - l'Anses a enregistré, via son dispositif de veille, une cinquantaine de signalements pour effets indésirables, dont un oedème facial. "L'eau avec laquelle les produits incriminés sont cultivés, surtout hors de l'Union européenne, peut contenir des métaux lourds. L'algue peut également être contaminée par des toxines", précise Irène Margaritis. Seuls remontent les cas signalés à l'Anses qui, jusque-là, n'a pas eu à tester les baies de goji, contrairement à son homologue hollandais, la NVWA, dont les récentes découvertes ont scandalisé.  LExpress.fr, Les mensonges des "super-aliments" - L'Express
  • Le nationalisme a sa part respectable: le développement d’un sentiment d’appartenance, qui encourage en principe la solidarité au sein du groupe. Mais il compte aussi une face obscure: il tend à exacerber les différences et à décréter autrui inassimilable, quand il ne le transforme pas purement et simplement en ennemi. C’est ce «besoin de détester» qu’Emmanuel Todd craint de distinguer derrière le 11 janvier. Notamment derrière le mépris affiché envers la sensibilité de nombreux musulmans. Le Temps, Pour Emmanuel Todd, Charlie Hebdo révèle deux France opposées, «laïque et catholique zombie» - Le Temps
  • Arf vous me l enlevez de la bouche . 10000 euros de prime pour 5 ans d opex en Seine Saint Denis . Mais le pire c est que ça ne fonctionnera pas . Même les instits et profs de gauche n y resteront pas . Quel est l intérêt de travailler dans le 93? : prix de l immobilier exhorbitant , insécurité totale , incivilités , saleté , échec scolaire assuré avec une immigration de masse inassimilable . Faut être fou pour engager la vie de ses enfants dans ce territoire . Même pour 20000 ou 50000 euros mais ils ne trouveront personne . Quel policier serait assez fou pour y risquer sa vie pour 10000 euros . Agir et voir que la justice ne suit pas après avoir chopé pour la vingtième fois une racaille , qu ils risquent l igpn à chaque interpellation : contrôle d identité , poursuite de scooters volés etc .. Si on suit le raisonnement des gauchistes , si l immigration est une richesse , le 93 devrait être le département le plus riche de France après Paris . Et bien sûr ce gouvernement de gauchistes ne donne pas le montant exact de ces 23 mesures. Petit à petit les mesures d exception se mettent en place pour les départements enrichis . On ouvre la boîte de Pandore de la discrimination positive à grande échelle , elle n est plus individuelle comme sous Sarkozy mais elle devient communautaire et territoriale . Le 93 obtiendra encore et encore pour acheter la paix sociale . Pire avec cette lâcheté des politiques , le 93 obtiendra dans quelques années une certaine autonomie. Dans la stupidité des mesures , plus rien ne pourrait m étonner à l avenir .. Liberté d'expression, Bloc-notes : la gauche française, ferment du sectarisme - Liberté d'expression
  • Pour que le capitalisme puissance mondialisé puisse ne pas s'imposer, il suffit de restituer les droits souverains aux nations souveraines, capables d'opposer leur véto résolu aux dictats d'une puissance politique supranationale qui impose, comme le fait l'Ubutopion Eurabienne, ses diktats parfaitement contraires aux intérêts des peuples concrets. Que ce soit en matière de l'économie et du contrôle des frontières, ou encore de l'attitude à prendre envers le phénomène avéré de l'invasion "migratoire" des gens culturellement inassimilables. Liberté d'expression, Bloc-notes : l’urgence est de réparer la France abîmée - Liberté d'expression
  • Là où l’antijudaïsme désignait dans l’ennemi celui qui s’avérait inassimilable, l’étranger par excellence en raison de ses mœurs et de son refus de la conversion au christianisme, l’antisémitisme a substitué l’image d’un juif au contraire si bien intégré qu’il en devient d’autant plus dangereux dans la mesure où il est désormais impossible de l’identifier. L’antisionisme qui s’est développé à partir des années 70, sur l’échec du discours marxiste et tiers-mondiste, a identifié la critique du capitalisme et les attaques proférées à l’encontre des Etats-Unis et de leur allié Israël. La mondialisation servirait un seul et même projet : celui d’un pouvoir mondial instrumentalisé aux mains des juifs. La montée de l’extrême droite et la crise des banlieues y a ajouté le motif, bien connu depuis la fin du XIXe siècle, de la dénonciation des élites et du savoir. Enfin, la théorie du complot réactive depuis le 11 septembre 2001 sous des formes à peine inédites, le Protocole des sages de Sion, faux grossier du début du XXe siècle dont on trouve différentes versions dans l’ensemble des pays européens. Or l’antisémitisme dont on parle ici n’est plus celui des marges ou des banlieues ; il n’est plus celui des mouvements fondamentalistes. Ce que nous avons découvert en boucle sur nos écrans ce week-end c’est cette réalité, désormais effrayante, que l’antisémitisme existe bien plus largement dans la société. Libération.fr, Antisémitisme : au lieu de débattre, ils préfèrent l’anathème et la dénonciation - Libération
  • En comprenant ce que la haine antisémite signifie aujourd’hui. Car l’antisémitisme a largement changé de sens entre les années 1930 et aujourd’hui. Au début du siècle, la haine du juif, c’est la haine de l’élément étranger, inassimilable — les juifs sont alors un peuple paria, selon le mot du sociologue Max Weber, vivant nécessairement à l’intérieur et à l’extérieur des sociétés avec lesquelles ils doivent cohabiter.  France Culture, Exposition : Vasarely / Histoire populaire / Rapatrier les djihadistes / Augmentation des actes antisémites
  • Le premier résultat n’est pas une meilleure instruction, mais l’accablement : personne ne serait capable d’assimiler tout ça ! On se console en se disant qu’on trouvera vite le renseignement qui fait défaut avec le moteur de recherche toujours prêt de son inséparable portable. Il s’ensuit que le statut de l’ignorance a changé. Avant, ce qu’on ne savait pas était hors de portée. On ne savait même pas qu’on ne savait pas et on ne culpabilisait donc pas. Maintenant, on sait que la totalité du savoir humain est inassimilable parce qu’on n’a pas assez de gigabits dans le cerveau, mais qu’on peut trouver ce dont on a besoin. Alors, est-on plus libre et plus responsable ? Eh bien, ce n’est pas évident du tout, parce qu’une mémoire artificielle aux capacités de stockage illimitées n’est pas une intelligence capable d’évaluer l’intérêt ou l’utilité de ce qu’elle sauvegarde. Aleteia, Trop d’info tue l’info ?
  • Pour lui, jouer est un acte total. Engagement sans faille du système nerveux central. Ce qui ne manque jamais de dérouter son auditoire, moins par son inassimilable bouillonnement que par ses rites et ses manières : petites danses gracieuses, féminines, apprivoisement du grand piano, incantations du secret, tout faisait tordre le nez d’un public venu pour écouter ce qu’il reconnaissait, entendre du piano pianoté. A moins que l’auditoire admît de recevoir ce que lui, Cecil Taylor, offrait sans compter : amphithéâtre d’Assas en 1967, Nuits de la Fondation Maeght (1969), Newport à New York (1973), Châteauvallon (1973), Uzeste musical (1995), Banlieues bleues (2002), etc. Le Monde.fr, Mort de Cecil Taylor, pianiste et improvisateur furieux du jazz
  • "L'énigme Théologico-politique qui est le propre de l'histoire occidentale, son reste inassimilable, car nous sommes encore redevable (qu’on le veuille ou non, qu'on le sache ou pas) de cette longue histoire qui fait du sacrement eucharistique la métaphore active de toute organisation sociale. Reposant sur la théologie de l'incarnation, elle informe et contraint l'implicite d'une théorie de la représentation, entendue à la fois dans son sens figuratif (comme agissent les images pour rendre présente l'absence) et et son sens politique (comment s'organisent les institutions pour déléguer le pouvoir des communautés introuvables à des représentants)". France Culture, Le pouvoir cannibale - Ép. 6/12 - Fictions Politiques
  • Aujourd'hui et depuis 2011, le Liban accueille tant bien que mal plus d'un million de réfugiés syriens, soit ¼ de sa population. Imaginez cet ordre de grandeur en France (et imaginez aussi la tête des représentants du FN!): cela représenterait plus de 16 millions de personnes, cela serait tout simplement inimaginable, inconcevable, inassimilable. Très loin de ce genre de réalité, la France voit aujourd'hui ses extrêmes prendre de l'ampleur et s'insurger d'un trop plein de migrants, alors que l'on parle de quelques 10.000 personnes de plus par an. Sur un pays de plus de 66 millions d'habitants. Je vous laisse (re)-faire le calcul. Le HuffPost, Migrants: et le Liban dans tout ça? | Le HuffPost
  •  L'idée d'un Etat juif est née dans les années 1880, et a connue un véritable essor à partir de 1896 date de publication de Der Judenstaat par Herzl. Il est intéressant de constater que la plupart des sionistes de l'époque ont une trajectoire similaire : fortement assimilationnistes (Herzl proposait même la conversion au christianisme des juifs de France), ils perdent peu à peu leur foi dans la doctrine de l'assimilation-émancipation au vu de l'antisémitisme, florissant dans tout les Etats d'Europe à partir des années 1880. Les sionistes politiques pensaient comme inepte le concept même de peuple juif. Seulement voila, Herzl et les autres vont partir d'une prédiction : l'antisémitisme est irréductible (certains intellectuels comme Pinsker, lui donnait une dimension pathologique et héréditaire), et empêchera à jamais l'assimilation complète et donc l'émancipation totale des juifs dans les pays européens. L'antisémitisme est nouveau dans la mesure où c'est lui qui crée le concept de nation juive. En effet, pour les antisémites, les juifs sont inassimilables, car ils constituent déjà, intrinsèquement, une nation, et qu'une nation ne peut s'assimiler à une autre surtout quand, selon les antisémites, le but de cette dernière est de conquérir le monde en sous main. Les antisémites préconisent donc le rejet des juifs, nation parasitique, dans la nation. Or la doctrine antisémite est auto-réalisatrice. En empêchant l'assimilation d'aboutir, les antisémites créent de fait une nation juive, car les juifs, ne pouvant se fondre totalement dans la nation à cause même des doctrines antisémites, ils constitueront alors progressivement une classe à part. La doctrine antisémite porte donc en elle une contradiction particulière ; elle est à la fois coupable et délatrice. Des antisémites comme Drumont ou Daudet salueront d'ailleurs Herzl pour avoir reconnu les juifs en tant que nation inassimilable, simplement ils n'auront pas compris qu’ils sont eux même, avec leurs partisans, la cause de cette assimilation impossible (ce que Herzl ne manquera pas de leur rappeler). /* */ Ainsi pour les penseurs sionistes, les juifs ne pourront jamais s'émanciper à travers une assimilation car elle ne sera jamais qu'inachevée à cause des antisémites. L'antisémitisme étant irréductible là où il est implanté il faudrait alors, pour s'émanciper, que les juifs se déplacent au sein d'un Etat ou l'antisémitisme n'existe pas, c'est à dire un Etat juif. Le projet d'Herzl est en réalité la réponse à l'interrogation : comment créer un Etat sans antisémitisme ? Cela n'a rien de nouveau, c'est le projet pragmatique même des nationalismes émancipateur : pour nous émanciper, faisons disparaitre les barrières à notre émancipation : créons un Etat où nous serons souverains. En réalité le sionisme est une réponse au nationalisme dit défensif (ou de fermeture). Dans les années 1880, les Etats nations sont le théâtre d'un autre type de nationalisme, le nationalisme de fermeture. Ainsi partout en Europe on se demande si les juifs, tout comme les autres minorités, font partie de la nation. C'est à ce moment là que fleurit l'antisémitisme. En France le point d’orgue de cette interrogation reste l'affaire Dreyfus, durant laquelle la France répondit, de manière hésitante : oui, les juifs font partie de la nation. Seulement, pour les sionistes, le fait même que la question soit posée, et la difficulté d’y répondre, montrent que cette réponse n'est qu'imparfaite et provisoire. Le sionisme est donc un projet de nationalisme émancipateur qui n'est autre qu'une réponse à des nationalismes de fermeture des pays européens. Pourquoi tout ses rappels historiques ? Car ceux qui tentent de délégitimer Israël, se battent tout particulièrement sur le front de l'Histoire. La première étape est de nier l'existence d'une nation juive, comme a pu le faire Schlomo Sand dans son ouvrages très controversé : "Comment le peuple juif fut inventé". En effet, si il n'y a pas de peuple, de nation, si il n'y a qu'une religion, l'Etat devient illégitime, on ne peut être légitimement l'Etat d'une religion. Mais ce que nous dit l'Histoire, notamment l'histoire des premiers sionistes, c'est qu'il faut réfléchir sur le la notion même de peuple, de nation. Qu'est ce qui fait qu'un peuple est un peuple, qu'une nation est une nation ? Un peuple porte-t-il en lui une certaine naturalité, historique ou même ethnique ? Non, un peuple est un peuple parce qu'il a décidé de se constituer en tant que tel à travers un projet politique. C'est le propos de Renan dans sa célébrissime conférence de 1882 "Qu’est ce qu'une nation ?", et de la conception républicaine de la nation qui en découlera. Or selon cette conception, il n'y a pas de nation juive, mais il y a une nation sioniste, et quelle nation peut mieux coller à la définition républicaine de la nation que la nation sionistes quand on sait que des hommes qui n'avaient ni la même langue, ni la même origine ethnique, ni la même culture, décident ensemble de porter un projet politique qui transcende leur clivages ? Nier par l'Histoire l'existence d'un peuple juif pour délégitimer Israël est donc vain, les peuples n'ont pas tous une histoire linéaire et cohérente. Tout peuple a des mythes fondateurs, la France en tête avec notamment "l'histoire de France", de Michelet. Nier son existence par la filiation comme le fait Sand, conduirait a une vision ethnique et racialiste des peuples, ce qui d'abord est éminemment dangereux, et ensuite entrainerait la disparition intellectuelle de quasiment tous les peuples européens, le peuple français en tête. Ainsi la délégitimation par la négation du peuple juif est aussi hors sujet qu'inefficace, cependant, les partisans d'Israël doivent eux aussi faire attention à ne pas légitimer l'Etat juif par l'argument quasi messianique et transcendant du retour à une terre historique qui appartiendrait à leur ancêtre. Les premiers sionistes d'ailleurs ne privilégiaient pas la Palestine historique pour fonder un Etat juif, Herzl penchait par exemple pour des territoires sud-américains qui appartiennent à l'Argentine actuelle. Dans ce cas ou aller chercher la légitimité d'un Etat ? Dans son histoire ? Dans sa puissance ? Non. Un Etat puise sa légitimité dans sa démocratie. La démocratie est ici prise au sens large, c'est à dire des élections libres et disputées, un respect du pluralisme et des libertés publiques, un Etat de droit, en somme un "un gouvernement du débat" selon Amartya Sen. Or Israël est un des Etats les plus démocratiques du monde et ce en dépit de son enclavement dans une région extrêmement instable et de toute les menaces pour sa sécurité qui peuvent en découler. Ainsi la Knesset est désignée par un des modes d'élections les plus démocratiques au monde (proportionnalité avec seuil de 2%), la cour constitutionnelle israélienne est l'une des plus respectée de la planète. Ainsi ceux qu'on appelle les arabes israéliens (20% de la population), ont été les premiers arabes à avoir le droit de vote dans la région, les arabes israéliennes, font parti des rares femmes de la région pouvant élire et être élues. La discrimination envers la minorité nationale arabe est interdite et fortement sanctionnée en Israël. Les arabes israéliens ont accès aux meilleurs hôpitaux du Moyen Orient. En conséquences (et pour montrer que ces lois ne sont pas du vent) les arabes israéliens ont l'espérance de vie la plus importante de tout le moyen orient (74 ans), sans compter le fait que les petits arabes israéliens sont les enfants arabes les mieux éduqués de la région puisque dans le cadre de la politique d'égalité stricte entre juifs et arabes en Israël, 300 000 petits arabes israéliens étudient dans les écoles et universités israéliennes. Peut on comparer ces chiffres avec ceux de la population syrienne, libyenne, algérienne (on ne parle même pas des minorités), dont le soulèvement des populations a montré la souffrance à un monde aveugle depuis 30 ans ? Peut on dire des Etats environnants qui depuis 60 ans cantonnent les réfugiés palestiniens de 1948 dans des camps et leur refusent la citoyenneté alors que 88% d'entre eux la demande (le Liban a accordé les premiers droits politiques aux réfugiés en 2010, 62 ans après) qu'ils sont légitimes ? Peut-on dire de l’Etat Libyen qui massacre sans vergogne ses citoyens qu’il est plus légitime que l’Etat d’ Israël ? Ceux qui le pensent en ont le droit mais devront tôt ou tard assumer leurs positions AgoraVox, Petit plaidoyer sur la légitimité d'Israël - AgoraVox le média citoyen
  • Podalydès, en praticien de la scène, ne se contente pas d'explorer la lettre des pièces, il en recherche l'âme, la nature théâtrale. Ainsi aborde-t-il l'incompatibilité première entre de telles oeuvres et la conception française de l'art dramatique. Par-delà les divergences des règles formelles, et le choc entre la sauvagerie féconde de Shakespeare et notre volonté de bienséance, il épuise la querelle de "l'esprit anglais confus et alambiqué, inassimilable par l'esprit français cartésien".   LExpress.fr, Shakespeare, la redécouverte permanente - L'Express
  • Récit autobiographique, cette anti-romance de la France pauvre rappelle, par sa violence et sa crudité, le livre de Mohamed Choukri, Le Pain nu (Maspero, 1980), autofiction iconoclaste du Tanger des années 1950. On songe aussi, immanquablement, au film d'Ettore Scola, Affreux, sales et méchants (1976). Mais le récit d'Edouard Louis n'est pas celui d'un révolté. C'est l'histoire d'un évadé qui, une fois à l'air libre, se retourne sur son passé. Et raconte, par le menu, comment son milieu, version picarde et lepéniste, avec sa violence et ses codes de classe, s'est littéralement insurgé contre lui, l'inassimilable, " le pédé "... Citations en italique à la clé, En finir avec Eddy Bellegueule donne à entendre la violence presque célinienne de la France des laissés-pour-compte. Il le fait " de façon sensible, irréfutable ", note, dans un courriel adressé à l'auteur, la romancière Annie Ernaux qui juge le livre d'Edouard Louis " d'une force et d'une vérité bouleversantes ". Cri de colère, le récit du jeune homme exprime son " dégoût " devant le mythe - tenace - qui fait des prolétaires de " braves bêtes, gentils au fond, des bons vivants ". Edouard Louis sait de quoi il parle. Il en a réchappé. Par la grâce d'un roman, mêlant avec audace l'ordure et la lumière. , "En finir avec Eddy Bellegueule" de Edouard Louis chez Seuil (Paris, France)
  • De ce point de vue, les faits fondamentaux de la criminologie se présentent à nous sous un aspect entièrement nouveau. Contrairement aux idées courantes, le criminel n’apparaît plus comme un être radicalement insociable, comme une sorte d’élément parasite, de corps étranger et inassimilable, introduit au sein de la société ; c’est un agent régulier de la vie sociale. Le crime, de son côté, ne doit plus être conçu comme un mal qui ne saurait être contenu dans de trop étroites limites ; mais, bien loin qu’il y ait lieu de se féliciter quand il lui arrive de descendre trop sensiblement au-­dessous du niveau ordinaire, on peut être certain que ce progrès apparent est à la fois contemporain et solidaire de quelque perturbation sociale. C’est ainsi que jamais le chiffre des coups et blessures ne tombe aussi bas qu’en temps de disette. En même temps et par contrecoup, la théorie de la peine se retrouve renouvelée ou, plutôt, à renouveler. Si, en effet, le crime est une maladie, la peine en est le remède et ne peut être conçue autrement, aussi toutes les discussions qu’elle soulève portent-­elles sur le point de savoir ce qu’elle doit être pour remplir son rôle de remède. Mais si le crime n’a rien de morbide, la peine ne saurait avoir pour objet de le guérir et sa vraie fonction doit être cherchée ailleurs. Atlantico.fr, Augmentation de la criminalité de 300% en France depuis le début du siècle : pourquoi le crime n'est pas une maladie sociale | Atlantico.fr
  • Après un billet sur les vertus de l’école républicaine pour mieux nous signifier que cette école-là, réparatrice des injustices sociales, était belle et bien morte et enterrée, et plus encore auprès d'une population sans doute jugée « irrécupérable », voire inassimilable, une population perdue pour la France... AgoraVox, Pierre Jourde... de la nouvelle, nouvelle, nouvelle gauche ! - AgoraVox le média citoyen
  • Monstrueux et blasphématoire, le cinéma de Cipri et Maresco est une sorte de bras d'honneur adressé, par une Sicile inassimilable et fière de l'être, à l'Italie berlusconienne. Ce deuxième film, un temps interdit dans la Péninsule, est un triptyque qui met en scène un ramassis d'obsédés sexuels, de retardés mentaux et de mafieux d'anthologie au service d'une variation scandaleuse de la Passion qui dynamite civisme, bienséance, morale et religion. Le Monde.fr, "Toto qui vécut deux fois" : blasphème à la sicilienne
  • Merci à tous les Présidents de la République Française qui ont, de façon méprisable, pour des intérêts financiers, fait venir autant d'immigration en sachant pertinemment qu'elles sont inassimilables car totalement incompatibles ! Liberté d'expression, Bloc-notes : que sont les Français devenus ? - Liberté d'expression
  • – Cet imaginaire naturaliste est encore très prégnant, même si on n’utilise plus l’argument biologique parce qu’il a été remis en question par la biologie elle-même. On prétend encore qu’il y a des différences insurmontables, entre l’homme et la femme, mais aussi entre les cultures, et les religions. Une personne d’une autre culture est considérée, par essence, comme inassimilable à la nôtre; quelqu’un de telle religion est intrinsèquement incapable de s’ouvrir à nos valeurs. Aujourd’hui, c’est clairement l’islam qui est racialisé. Ce qu’on observe donc au-delà de ces évolutions, c’est bien la permanence des mécanismes qui fondent ces discours. Et c’est là la force du racisme: sa capacité d’adaptation. Le Temps, L'anthropologue Mondher Kilani: «L’idéologie du camp est devant nous» - Le Temps
  • Tant que nous n'avons pas encore compris que le pays qui s'appelle actuellement Liban à été depuis sa création en 1920 constamment divisé et clivé entre deux factions, nous serons incapable de comprendre notre passé commun et surtout de construire l'avenir Le Liban a deux épines dorsales identiques à sa géographie Il y a ceux qui l'on voulu comme patrie définitifve indissoluble et inassimilable à d'autres entités régionales et pour ce faire ont sacralisé sa terre et son indépendance depuis le début des temps Ceux là constituent sa première épine dorsale la plus élevée Et il y a ceux qui n'y voient qu'une partie d'un plus grand projet et qui souhaitent le rattacher à tous les courants de la région : egytiens, syriens, palestiniens, saoudiens et iraniens Ceux là forment sa petite chaîne de montagne et ne voient dans ce pays qu'une étape Et C'est la cause de tous nos malheurs et nos guerres L'Orient-Le Jour, Revisiter la guerre du Liban : une nécessité et un défi - L'Orient-Le Jour

Traductions du mot « inassimilable »

Langue Traduction
Anglais unassimilable
Espagnol inasimilable
Italien non assimilabile
Allemand nicht assimilierbar
Chinois 无法同化的
Arabe غير قابل للاندماج
Portugais inassimilável
Russe unassimilable
Japonais 同化できない
Basque unassimilable
Corse inasimilabile
Source : Google Translate API

Synonymes de « inassimilable »

Source : synonymes de inassimilable sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « inassimilable »

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