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Haras

Sommaire

  • Définitions du mot haras
  • Étymologie de « haras »
  • Phonétique de « haras »
  • Citations contenant le mot « haras »
  • Images d'illustration du mot « haras »
  • Traductions du mot « haras »
  • Synonymes de « haras »

Définitions du mot haras

Trésor de la Langue Française informatisé

HARAS1, subst. masc.

A. − Établissement où l'on sélectionne et élève des étalons et des juments pour la reproduction et l'amélioration de la race chevaline. Créer, établir un haras; haras nationaux, privés. D'antichambre en écurie, frotté à toutes les roublardises, à toutes les rapacités, à tous les vices des domesticités de grande maison, il est passé lad au haras d'Eaton (Mirbeau, Journal femme ch.,1900, p. 335) :
Le prêteur, pour se pourvoir de tous les recours et garanties présentés par la législation commerciale, avait exigé d'Anthime que celui-ci (...) déclarât que l'emprunt était contracté par lui pour les besoins de l'exploitation d'un haras dont il se reconnaissait propriétaire. Châteaubriant, Lourdines,1911, p. 126.
P. méton. ,,Ensemble des animaux d'un élevage de chevaux et du personnel qui s'en occupe`` (St-Riquier-Delp. 1975).
Haras sauvage. ,,Lieu similaire où les chevaux non domestiqués vivent en liberté`` (St-Riquier-Delp. 1975).
En partic. Service des haras, p. ell. les haras. ,,Administration du ministère de l'agriculture, gérant les haras nationaux`` (Agric. 1977). Être employé aux haras.
B. − P. anal. Élevage d'autres animaux. Quand je fus prêt à partir, le roi me donna un parasol pour le soleil, et il me dit : « J'ai, sur l'Indus, un haras de chameaux blancs, prends-en ce qu'il te faut, et quand tu n'en voudras plus, tourne-leur la tête du côté du nord et souffle-leur dans les oreilles, ils reviendront » (Flaub., Tentation,1849, p. 294).Beaucoup de ces hommes, qui n'ont pas de quoi nourrir un chien, ont assez pour élever un âne qui les porte. Les troglodytes des cuevas, qui habitent des grottes sans fenêtres, ont des haras de bourricots (T'Serstevens, Itinér. esp.,1933, p. 22).
Haras humains. Les Lebensborn nazis. Une série de mesures « d'hygiène raciale » furent édictées afin de sélectionner les progéniteurs, de contrôler les mariages pour les individus reconnus de « sang pur » (...). C'est dans cette optique que furent créés en 1936 les Lebensborn (mot à mot : fontaines de vie) étudiés par Marc Hillel. Ces officines (...) tenaient à la fois de la clinique d'accouchement et du haras de reproduction (J. Ruffié, De la biologie à la culture, Paris, Flammarion, 1976, p. 452).
Prononc. et Orth. : [aʀa], ou [aʀ ɑ] (DG, Barbeau-Rodhe 1930, Pt, Rob., Warn. 1968), init. asp. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1160 haraz « troupe d'étalons et de juments réunis dans un lieu en vue de la reproduction » (Eneas, éd. J.-J. Salverda de Grave, 3937); 2. 1280 [date du ms.] « établissement où l'on tient réunis ces étalons et ces juments » (Alex. de Paris, Alexandre, var. ms. L, 1268 in Elliott Monographs, 38, 134). Prob. empr. de l'a. scand. hârr « au poil gris », d'après la couleur la plus fréquente de la robe des chevaux (cf. grison, grisard); suff. -as*; cf. FEW t. 16, p. 173 b-174 a et l'étymol. ar. (faras « cheval ») rejetée par Bl.-W.5. Fréq. abs. littér. : 71. Bbg. Sain. Sources t. 2 1972 [1930], pp. 415-416.

HARAS2, subst. masc.

Vx. ,,Gros perroquet à longue queue`` (Ac. 1835, 1878) ,v. ara.Alors, Abigail, tout en passant les doigts dans les plumes de son haras (Borel, Champavert,1833, p. 86).
Prononc. et Orth. : [aʀa] (Littré). Att. ds Ac. 1835, 1878. Forme usuelle ara*. Étymol. et Hist. V. ara.

haras ; haraz au xiies.; peut-être < scand. harr -

Wiktionnaire

Nom commun

haras (h aspiré)\a.ʁa\ ou (h aspiré)\a.ʁɑ\ masculin, singulier et pluriel identiques

  1. Écurie où logent étalons, juments et poulains.
    • Il y avait plusieurs haras en Perse et en Médie ; mais dans cette dernière province ceux du lieu nommé Nisée étaient les plus renommés, et c’était de là qu’était fournie l’écurie du roi. — (Charles Rollin, Historique ancien, Œuv. t. II, p. 404, dans Pougens)
    • Les chevaux arabes ont peuplé l’Égypte, la Turquie et peut-être la Perse, où il y avait autrefois des haras très considérables. — (Georges Louis Leclerc, Quadrup., t. I, p. 109)
    • (Figuré) (Par plaisanterie) Avant d’atteindre l’hôtellerie perchée près de l’église, il faut […] dormir la nuit dans les haras de puces des auberges ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  2. (En particulier) Établissement dans lequel sont entretenus les reproducteurs de l’espèce chevaline pour la multiplication et l’amélioration.
    • Après une lutte soutenue entre le gros bon sens du paysan et la folle impulsion donnée par l’administration des haras, celle-ci a été forcée de céder le pas, et s’est vue obligée en 1860 de supprimer les dépôts d’étalons d’Abbeville et de Charleville, […]. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • Il ne faut pas oublier l’établissement des haras en 1667 ; ils étaient absolument abandonnés auparavant. — (Voltaire, Louis XIV, 29)
  3. (Par métonymie) Les étalons et les cavales qui demeurent dans cet endroit.
    • Tout le haras prit peur.
  4. (Au pluriel) (France) Les haras nationaux.
    • L’administration des haras. Il est employé aux haras.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

HARAS. (H est aspirée.) n. m.
Lieu destiné à loger des étalons et des juments, pour la reproduction de la race chevaline. Créer un haras. Établir un haras. Directeur, inspecteur des haras. Cheval de tel haras.

Littré (1872-1877)

HARAS (ha-râ ; l's se lie ; un ha-râ-z agrandi) s. m.
  • 1Lieu où l'on loge des étalons et des juments pour élever des poulains. Il y avait plusieurs haras en Perse et en Médie ; mais dans cette dernière province ceux du lieu nommé Nisée étaient les plus renommés, et c'était de là qu'était fournie l'écurie du roi, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 404, dans POUGENS. Les chevaux arabes ont peuplé l'Égypte, la Turquie et peut-être la Perse, où il y avait autrefois des haras très considérables, Buffon, Quadrup. t. I, p. 109.
  • 2 Particulièrement. Établissement dans lequel sont entretenus les reproducteurs de l'espèce chevaline pour la multiplication et l'amélioration. Il ne faut pas oublier l'établissement des haras en 1667 ; ils étaient absolument abandonnés auparavant, Voltaire, Louis XIV, 29.

    Haras sauvages, haras qu'on voit en Pologne et en Russie, et qui sont composés communément d'un millier de chevaux de tout âge, de tout sexe, poussés, pendant toute l'année, de pâturage en pâturage par leurs conducteurs.

    Haras demi-sauvages, haras où les animaux sont abandonnés à eux-mêmes pendant une partie de l'année, mais où l'homme intervient par divers soins.

    Haras parqués, haras qui seuls méritent ce nom et où tout est disposé pour la production et l'amélioration.

    Haras d'amélioration, ou de tête, ou de pépinière, ou de souche, ceux dans lesquels on ne trouve que des reproducteurs d'élite et susceptibles d'améliorer l'espèce.

    Haras de production, ceux où l'on a surtout pour but la multiplication, la reproduction.

    Haras de mulet, lieu où on fait des croisements d'ânes et de juments.

  • 3Les étalons et les cavales, renfermés dans le haras. Tout le haras prit peur.
  • 4 Au plur. L'administration des haras. Il est employé aux haras.

HISTORIQUE

XIIIe s. Et li comte, et li duc, et li baron, et li abbé, et tout li autre grant homme qui ont pasture suffisant, tiegnent haraz de jumenz de six ou de quatre au mains [moins], Bibl. des ch. 3° série, t. v, p. 180.

XIVe s. Il s'en print à aler et à mener autre part son farat [troupeau, haras ?], Bercheure, f° 9.

XVIe s. Les meridionaux meurent de jalousie, à cause de quoy ils ont les eunuques gardiens de leurs femmes, que les grands seigneurs ont en grand nombre comme des haras, Charron, Sagesse, I, 44. Il a toujours bien faict en sa charge ; aussi estoit il de très bon haras [race], Brantôme, J. A. Doria. Deux beaux jeunes poulains du haras de l'abbaye, Des Accords, Bigarr. des entends-trois. J'ai chassé au haras un vieux cheval du quel, à la senteur des juments, on ne pouvoit venir à bout, Montaigne, III, 3.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

HARAS, s. m. (Maréchall.) Nous avons deux sortes de haras, le haras du roi, & les haras du royaume. Le haras du roi est un nombre de jumens poulinieres & une certaine quantité de chevaux entiers, pour faire des étalons. Ces animaux sont rassemblés dans un endroit de la Normandie, aux environs de Melleraux, contrée où les pâturages sont abondans, succulens, propres à nourrir & à élever une certaine quantité de poulains. Ce dépôt de chevaux & jumens appartient en propre à Sa Majesté, pour être employé à multiplier l’espece.

Sous le nom des haras du royaume, on entend une grande quantité d’étalons dispersés dans les provinces & distribués chez différens particuliers, qu’on nomme garde-étalons. Ces animaux appartiennent en partie au Roi ; ils ne sont employés qu’à couvrir les jumens des habitans de la province, & dans la saison convenable à la copulation. Il est enjoint aux garde-étalons de ne pas leur donner d’autre exercice qu’une promenade propre à entretenir la santé & la vigueur de l’animal.

Nous ne nous arrêtons point à décrire la forme ni la constitution qu’ont les haras aujourd’hui, ni les divers moyens que l’on employe pour leur entretien ; ce seroit répéter ce que semblent avoir épuisé beaucoup d’auteurs ; tels sont MM. de Neucastle, de Garsault, de Soleysel, &c. Ainsi nous nous bornerons à quelques réflexions, 1°. sur les especes de chevaux qu’il faut de nécessité dans un état militaire & commerçant, tel que la France ; 2°. sur l’obligation d’avoir recours aux étrangers pour suppléer à nos besoins ; 3°. sur la facilité que l’on auroit à se passer d’eux, si on vouloit cultiver cette branche de commerce ; enfin sur les fautes que l’on commet au préjudice de la propagation de la bonne espece, soit par le mauvais choix que l’on fait des mâles & des femelles qu’on employe à cet usage, soit par leur accouplement disparate, soit enfin par la conduite que l’on tient à l’égard de ces animaux, laquelle est directement opposée à l’objet de leur destination.

Les especes de chevaux dont la France a besoin peuvent se réduire à trois classes ; savoir, chevaux de monture, chevaux de tirage, & chevaux de somme.

La premiere classe renferme les chevaux de selle en général, les chevaux de manége, les chevaux d’élite pour la chasse & pour la guerre, & les chevaux de monture d’une valeur plus commune & d’un usage plus général ; de sorte que dans le nombre de ces chevaux il n’y a qu’un choix judicieux & raisonné à faire pour les distribuer & les employer à leur usage ; & c’est quelquefois de ce choix & de cet emploi que dépend le bon ou le mauvais service que l’on tire des chevaux.

On tire de la seconde classe les chevaux de labour si utiles à l’Agriculture ; ceux qu’on employe à voiturer les fourgons d’armée, l’artillerie, les vivres ; ceux dont on se sert pour les coches, les rouliers, & pour les voitures à brancart : les plus distingués de cette classe qui sont beaux, bien faits, qui ont le corps bien tourné, en un mot les qualités & la taille propres pour le carrosse, sont destinés à trainer ces voitures.

La troisieme classe est composée en partie des chevaux de selle les plus grossiers & les plus mal faits, & en partie des chevaux de labour trop foibles pour cet exercice & trop défectueux pour le carrosse.

Quoique nous ayons chez nous tout ce qu’il nous faut pour élever & nourrir une quantité suffisante de chevaux propres à remplir tous ces objets, nous n’en sommes pas moins dans la nécessité d’avoir recours aux étrangers, pour en obtenir à grands frais des secours qu’il ne tient qu’à nous de trouver dans le sein de notre patrie : l’Angleterre, par exemple, nous vend fort cher une bonne partie de nos chevaux de chasse, qui pour la plûpart ne valent rien ; la Hollande nous fournit presque tous les chevaux de carrosse ; l’Allemagne remonte une grande partie de notre cavalerie & de nos troupes légeres ; la Suisse attelle nos charrues, notre artillerie, & nos vivres ; l’Espagne orne nos manéges, peuple en partie nos haras, monte la plûpart de nos grands seigneurs à l’armée ; en un mot, la Turquie, la Barbarie & l’Italie empoisonnent, par le mauvais choix des chevaux qu’on en tire, les provinces qui devroient nous mettre en état de nous passer des secours de ces contrées éloignées.

En supposant qu’on voulût adopter nos idées, qui paroîtront peut être un peu dispendieuses, il faudroit commencer par réformer tous les mauvais étalons & toutes les jumens poulinieres défectueuses ; être fort circonspect sur l’achat de ceux de Turquie, de Barbarie ; & bannir pour jamais ceux d’Italie de nos haras. On tireroit de bons étalons d’Arabie, quelques-uns de Turquie & de Barbarie, & les plus beaux d’Andalousie, pour les mettre dans nos provinces méridionales & dans le Morvant. Ces provinces, par la quantité & la bonté de leurs herbages, & la qualité de leur climat, nous offrent des secours plus que suffisans pour élever & nourrir des poulains qui seroient l’élite des chevaux de la premiere classe : & avant d’être admis, les étalons seront scrupuleusement examinés, pour voir s’ils n’ont point de vices de conformation, d’accidens, ou de maladies. L’énumération en seroit inutile ; ces vices sont connus de tous les bons écuyers.

Le second examen se feroit sur les vices de caractere, pour voir par exemple si l’animal n’est pas rétif, ombrageux, & indocile à monter, s’il ne mord point, ou s’il ne rue pas trop dangereusement.

Le troisieme examen regarderoit les vices de constitution, de tempérament, ou de force : pour cela on le monteroit deux bonnes heures, plus ou moins, au pas, au trot ou au galop ; on répéteroit cet exercice de deux jours l’un ; & lorsqu’on jugeroit le cheval en haleine, on augmenteroit la promenade par degrés jusqu’à la concurrence de dix ou douze lieues. Le lendemain de chaque exercice, on le feroit trotter pour voir s’il n’est point boiteux. On observeroit s’il ne se dégoûte point, ou s’il n’est pas incommodé de ses travaux. L’épreuve seroit continuée de deux jours l’un, l’espace de cinq à six mois, plus ou moins, & sur toutes sortes de terreins. Par-là l’on verroit s’il a de la force, de l’haleine, des jambes, des jarrets, une bouche, & des yeux convenables à un bon étalon.

Si on lui trouvoit toutes ces qualités, & qu’il fût exempt, autant qu’il est possible, des vices de conformation, de caractere, & de tempérament, alors on lui destineroit des jumens qui auroient subi les mêmes épreuves ; ces jumens seroient de la même taille, de la même figure, & de la même bonté que l’étalon, & du pays le plus convenable, quoiqu’en général les bonnes jumens de nos contrées soient très-propres à donner à toutes especes d’étalons une belle progéniture. Elles seroient couvertes depuis l’âge de cinq ans accomplis jusqu’à quatorze ou quinze : l’étalon seroit employé à la propagation depuis six ou sept ans jusqu’à quinze ou seize. L’on donneroit à chaque étalon douze jumens à servir tous les ans pendant le temps de la monte, qui est ordinairement depuis le commencement d’Avril jusqu’à la fin de Juin. On sent bien que ces précautions exigent de la part des officiers des haras, 1°. une connoissance du cheval aussi parfaite qu’il est possible de l’acquérir ; 2°. les talens de le monter, pour être en état de juger de ses qualités bonnes ou mauvaises : enfin du zele pour le bien de la chose, sans quoi tout le reste n’est rien.

Ainsi le Morvant, le Limousin, l’Auvergne, la Navarre, & en général toutes nos provinces méridionales étant en état de fournir au royaume assez de chevaux de selle de l’espece la plus précieuse, le Poitou, la Bretagne, l’Anjou, la Normandie, nous fourniroient nos chevaux de carrosse & les chevaux de selle communs. Pour cet effet on mettroit dans ces provinces des étalons d’Allemagne, de Danemark, d’Hanovre, de Brandebourg, de Frise, & quelques-uns d’Angleterre, les uns de cinq piés un ou deux pouces pour la plus grande taille, de structure & de conformation propres à aller au carrosse. On choisiroit des jumens pareilles à ces étalons ; ils subiroient les uns & les autres le même examen que nous avons prescrit pour les étalons & jumens de la premiere classe ; avec cette différence, qu’ils seroient exercés & éprouvés au chariot ou au carrosse par un sage & bon cocher. Cet exercice seroit continué pendant cinq ou six mois, en l’augmentant par degré jusqu’à ce qui s’appelle un travail pénible ; & quand on seroit assûré de leur bonté à tous égards, ce ne seroit qu’après un mois ou plus de repos, qu’on les employeroit à la propagation dans la saison usitée.

Les étalons de quatre piés dix pouces & au-dessous seroient employés à produire les chevaux de selle pour la cavalerie, les dragons, & pour le commun des gens à cheval, & on en tireroit des bidets pour le carrosse ; on leur destineroit aussi des jumens de la même taille, & les épreuves seroient les mêmes.

Pour se procurer assez de chevaux pour monter nos dragons & nos troupes legeres, l’on mettroit dans les Ardennes, dans l’Alsace, & dans une partie de la Lorraine & de la Champagne, des étalons tartares, hongrois, & des transilvains, avec des jumens du même pays. Ces étalons & ces jumens seroient de la même taille de quatre piés six à sept pouces ou environ, subiroient le même examen & les mêmes épreuves, pour s’assûrer de leur bonté.

Avec les mêmes précautions, la Beauce, le Perche, le Maine & ses environs produiroient suffisamment de chevaux pour monter les postes, sans y mettre ni jumens ni étalons étrangers.

La Flandre, le pays d’Artois, la Picardie, la Franche-Comté & la Brie nous fourniroient les chevaux de labour & de charroi. En général, Il ne s’agiroit que de choisir dans ces provinces & dans la Suisse des étalons & des jumens bien assortis, après avoir bien examiné si les uns & les autres sont propres à l’usage auquel ils sont destinés.

Il est à présumer qu’avec ces précautions, & la réforme qu’il y auroit à faire dans la conduite que l’on tient à l’égard des étalons, des jumens & des poulains pendant & après la copulation, nous aurions assez de bons chevaux de toutes les especes pour remplir les trois classes qui nous sont nécessaires, & que nous pourrions par-là nous passer des chevaux étrangers.

Mais pour cela il ne faudroit pas énerver les étalons soit par le coït trop fréquent, & continué jusqu’à l’âge où ces animaux n’ont plus ni force ni vigueur ; soit par un travail journalier & quelquefois forcé, qu’on leur fait faire en certains endroits, & contre les ordonnances ; soit en les laissant languir trop long-tems dans l’écurie, où ils s’ennuient, s’engourdissent, ou s’épuisent à force de se tourmenter ; soit enfin en les faisant saigner, comme l’on fait après la monte. Cette pratique répugne au bon sens & à la raison. Le coït est un épuisement que l’animal éprouve pendant le tems de la monte ; la partie la plus pure & la plus spiritueuse des liqueurs s’évacue dans cet acte. L’étalon qui l’aura fréquemment soûtenu pendant les trois mois du printems, a besoin alors d’être rétabli & reconforté par des alimens restaurans & une bonne nourriture, pour réparer la déperdition de ses forces ; au contraire on lui donne du son, nourriture peu succulente ; ensuite on le saigne pour achever de l’épuiser. Nous sommes d’accord là-dessus avec M. de Bourgelat. Il résulte de cette pratique que l’étalon trop vieux, ou épuisé pour quelque cause que ce puisse être, ne peut produire que des poulains fluets & d’une mauvaise constitution.

Si l’on fait des fautes contre la propagation de l’espece à l’égard de l’étalon, l’on en fait de plus grossieres encore à l’égard de la mere, & ces fautes n’influent pas peu sur les poulains. M. de Buffon, qui les a bien senties, ne les a pas assez combattues. L’on a la pernicieuse habitude de faire couvrir les jumens tous les ans, quelques jours après qu’elles ont pouliné, pour tirer, dit-on, plus de profit. Voyons quel est le résultat de cette économie. Le partage de la nourriture que la jument pleine est obligée de donner à son poulain nouveau-né & à celui qu’elle porte, influe beaucoup sur son tempérament, ainsi que sur celui des deux nourrissons ; desorte qu’étant obligée de fournir doublement le plus pur & le plus substantiel de sa nourriture, il ne lui en reste pas suffisamment pour elle : ensorte qu’après un certain nombre de nourritures, cette jument a les organes tellement affoiblis, qu’elle ne produit plus que des poulains d’une complexion débile & délicate, d’une structure mince, peu propres à résister au travail.

Or cette jument qui auroit en huit ans produit à son propriétaire quatre bons poulains qu’il auroit vendus fort cher, lui auroit été plus utile qu’en lui en donnant un chaque année dont il ne se défait qu’à vil prix. Aux maux qui résultent de cette épargne mal entendue pour les poulains qui ont été engendrés par une jument nourrice, & nourris ensuite par une jument pleine, il s’en joint de plus graves encore.

La jument, quoique pleine, a pendant les premiers mois la même attache & la même amitié pour son nourrisson, qu’au moment qu’elle lui donna le jour. Ce petit par des mouvemens de gaieté s’écarte çà & là de sa mere, cabriolant & bondissant à son aise : cette mere qui craint de le perdre, court après lui ; elle hennit avec fureur, s’agite avec violence, ce qui peut nuire au poulain qu’elle porte : le nouveau-né revient avec précipitation sur sa mere, en lui détachant des coups de pié sur le ventre, souvent même des coups de tête en voulant prendre ses mamelles. Cette mere est-elle couchée, elle a l’attention de ne pas nuire à son nourrisson ; tandis que celui-ci fait tout ce qu’il faut pour la blesser, en se couchant & s’agitant sur elle. Est-il couché auprès de sa mere, elle a la complaisance de se mettre dans une situation desavantageuse à son état, de-peur d’incommoder son poulain.

Que le poulain échappe aux dangers qu’il court dans le ventre de sa mere, c’est peu de trouver épuisées les mamelles qui doivent le nourrir ; pour comble de maux il y suce un lait corrompu : car le plus pur & le plus spiritueux du sang de la mere est employé à la formation & à la nutrition du fœtus ; ainsi étant obligée de donner à tetter dans cet état, son lait ne peut être que grossier & dépravé, en comparaison de celui qu’elle fourniroit si elle n’étoit point pleine. Son lait peche non-seulement par la quantité, mais encore par la qualité. Le fœtus enleve les parties butyreuses & onctueuses ; il ne reste à ce suc que les parties caséeuses & séreuses : ce lait est très-propre à produire chez le poulain des levains qui par la suite forment différens genres de maladies dont on ignore souvent la cause, & que l’on croit avoir expliquées quand on a dit que c’est un reste de gourme ou fausse gourme.

Le poulain ôté d’auprès de sa mere avec les infirmités qu’il a reçûes d’elle & de l’étalon, soit vices de conformation, de constitution, ou vices de caractere, ne peut rendre qu’un très-mauvais service ; quelquefois même il se trouve absolument hors d’état de servir. Tels sont aujourd’hui la plûpart des chevaux qui sortent de nos haras.

Il importe donc de se procurer de bons étalons & de bonnes jumens de taille & de figure égale, pour en tirer une race propre à réparer le dépérissement de l’espece.

L’accouplement disparate, c’est-à-dire d’un grand étalon & d’une petite jument, ou d’une grande jument avec un petit étalon, l’un bas du devant, & l’autre bien relevé, font souvent des poulains qui ne sont propres ni à la selle ni au carrosse.

L’on pourroit nous objecter 1°. que notre système seroit trop dispendieux & trop difficile à mettre en pratique : 2°. qu’il ne faut pas un si long tems ni un si long exercice pour s’assûrer de la bonté d’un étalon & d’une jument que l’on destine à la propagation. Mais nous croyons pouvoir répondre 1°. que la dépense qu’exigeroit notre système seroit bientôt remplie par les sommes immenses que l’on épargneroit, en trouvant dans des haras ainsi menés des poulains propres non seulement à remplir tous nos objets, mais encore à faire des étalons excellens & des jumens parfaites : 2°. qu’un cheval est comme un ami, qu’on ne peut connoître qu’aux services que nous en exigeons ; ainsi tel cheval nous paroît bon pendant plusieurs mois, qui se trouve mauvais dans la suite ; au contraire il en est d’autres qui nous paroissent ne rien valoir, & qui se bonifient par l’usage.

Un homme, quelque connoisseur qu’il se dise, peut-il faire un choix judicieux d’étalons & de jumens d’un coup-d’œil qu’il leur donne à peine en passant ? Il est d’expérience que nos célebres Ecuyers, dans le nombre prodigieux de chevaux étrangers qu’on leur amene, en trouvent à peine quelques-uns qui puissent leur convenir pour l’emploi auquel ils sont destinés : on devroit encore être bien plus circonspect dans le choix des étalons & des jumens pour peupler un haras ; puisque c’est de ce choix réfléchi & judicieux que dépendent la beauté & la bonté des poulains qui en résultent.

Nota. M. de Puismarets, Gentilhomme du Limousin, a observé, & a appris de divers Gentilshommes versés comme lui depuis très long-tems de pere en fils dans l’éducation des chevaux, qu’une jument poussive engendre des poulains qui deviennent poussifs ou lunatiques, si l’on peut nommer ainsi avec le vulgaire cette maladie des yeux. Artic. de M. Genson.

Haras ; c’est par rapport à l’Architecture, un grand lieu à la campagne composé de logemens, écuries, cour, préau, où l’on tient des jumens poulinieres avec des étalons pour peupler.

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Étymologie de « haras »

(XIIe siècle) Origine obscure. Émile Littré [1] lui consacre un chapitre étymologique exceptionnellement long pour soutenir un emprunt arabe :
En bas-latin haracium. Il y a en latin hara (« porcherie, poulailler »), et en bas-latin hara cunicularia, « garenne à lapins » ; la signification ne convient guère. Diez rejette l’ancien haut-allemand hari, « troupe », parce que la signification en est trop générale, et qu’il aurait donné harias et non haras. Mais il signale comme bien plus approprié l’arabe فرس, faras (« cheval »), dit collectivement. Toutefois il s’objecte à lui-même que, pour justifier cette étymologie, il faudrait ou, dans le français, faras, ou, dans le bas-latin, faracium. Voilà maintenant farat trouvé dans Bercheure (voir aussi l’historique) ; la conjecture de Diez devient donc tout à fait vraisemblable. D’autant plus que l’arabe فرس a pénétré dans l’Occident de différents côtés : espagnol alfaraz, « cheval de la cavalerie maure » ; bas-latin, farius, même sens, et très probablement l’ancien français auferant, « coursier ».
Le TLFi [2] note que cette étymologie a été rejetée et qu’il est « probablement » du vieux norrois harr (« gris »), « d’après la couleur la plus fréquente de la robe des chevaux » → voir grison et grisard en français, hare (« lièvre [animal au poil gris] ») en anglais pour un mot apparenté au vieux norrois et stud pour l’équivalence « étalon/haras », sur une autre base lexicale.
L’arabe [3] [4] a aussi le mot حرس, ḥaras, collectif de حارس, ḥāris, « gardien », parfois « valet d’écurie », mais selon Clement Manly Woodard le sens de haras manque.
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Bas-lat. haracium. Il y a dans le latin hara, toit à porcs, et dans le bas-latin hara cunicularia, garenne à lapins ; la signification ne convient guère. Diez rejette l'anc. h. allem. hari, troupe, parce que la signification en est trop générale, et qu'il aurait donné harias et non haras ; mais il signale comme bien plus approprié l'arabe faras, cheval, dit collectivement (comme, dans le provençal moderne, ego, qui signifie proprement cavale, se dit collectivement pour haras). Toutefois il s'objecte à lui-même que, pour justifier cette étymologie, il faudrait ou, dans le français, faras, ou, dans le bas-latin, faracium. Voilà maintenant farat trouvé dans Bercheure (voy. l'historique) ; la conjecture de Diez devient donc tout à fait vraisemblable ; d'autant plus que l'arabe faras a pénétré dans l'Occident de différents côtés : espagn. alfaraz, cheval de la cavalerie maure ; bas-grec φάρας, cheval de race ; bas-latin, farius, même sens, et très probablement l'anc. français auferant, coursier.

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Phonétique du mot « haras »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
haras ara

Citations contenant le mot « haras »

  • Le monde d'aujourd'hui est, pour les hommes, un harem, et pour les femmes, un haras. De Abel Hermant / Vérités
  • Quand vous êtes harassés de fatigue, pensez toujours à l’exemple de la bouilloire. Elle a beau avoir le couvercle en ébullition, cela ne l’empêche pas de chanter. De Anonyme
  • Après une reprise des cours bien organisée selon les règles sanitaires en vigueur et le plaisir de retrouver son cheval ou poney préféré, c’est sous le signe de la réussite que les cavaliers du haras L’Étrier situé à Bégoux ont récemment passé leur examen d’équitation. Quatre journées ont été mises en place pour le passage des différents galops et des examens poneys — en fonction de l’âge et du niveau de chacun. Place désormais au planning des vacances, où sont proposés des cours, stages divers et promenades tout au long de l’été. Les activités sont évidemment adaptées à tous les âges et à tous les niveaux. Le tout dans le respect constant des gestes barrières. Le calendrier est en ligne sur le site internet www.etriercahorsbegoux.com. Seront également accueillis les cavaliers de passage ou les enfants souhaitant découvrir les joies de l’équitation. Le haras L’Étrier est ouvert jusqu’au 22 août. Les cours classiques reprendront eux le vendredi 4 septembre prochain. ladepeche.fr, Cahors. En selle au haras de Bégoux - ladepeche.fr
  • Le 11 juillet 2020, un incendie a ravagé le haras de la Née, situé à Néewiller-près-Lauterbourg dans le Bas-Rhin. Quatorze chevaux ont été tués. Sa propriétaire, Estelle Hoffarth, est dévastée. France Bleu, "C'est toute ma vie" : au haras de la Née, la douleur après l'incendie qui a tué 14 chevaux
  • Un incendie s'est déclaré au haras de la Née, à Néewiller-près-Lauterbourg dans le Bas-Rhin, ce samedi matin à 10h. Au moins 11 chevaux sont morts et deux ont disparu. 50 animaux ont été sauvés. France Bleu, Bas-Rhin : un haras détruit et 11 chevaux morts dans un incendie
  • Orphelin d’Equestria, le haras de Tarbes reste en selle en cette saison estivale. Tous lew week-ends, cet écrin de verdure est ouvert au public. L’occasion d’apprécier les œuvres de Bruno Schmeltz dans le décor atypique de la maison du cheval. nrpyrenees.fr, Le haras en guinguette… - nrpyrenees.fr
  • Le spectacle se jouera tous les mercredis du 22 juillet au 26 août, à 18h30 en juillet et à 11h et 18h30 en août, au grand manège du haras. Tarifs : 16 € les adultes, 6 € les enfants de 5 à 12 ans, 3 € les enfants de 3 et 4 ans. Pour réserver, il faut passer par la billetterie à l’office de tourisme à Uzès ou par téléphone au 04 66 22 68 88 ou sur place, 1h avant le spectacle. , UZÈS Les rêves équestres reviennent à partir du 22 juillet au haras – Objectif Gard
  • Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2019, deux écuries du haras de Saint-Lô étaient ravagées par un incendie. Un an plus tard, la reconstruction de ces bâtiments historiques s'organise, entre quête de financement et nouveaux projets.  France 3 Normandie, Un an après l'incendie, comment le haras de Saint-Lô se reconstruit ?
  • Le petit hameau de Ginestoux, sur la commune des Salces, abrite, depuis décembre, un haras dédié à l’insémination des juments. midilibre.fr, Lozère : insémination et savon de lait de jument au haras de Ginestoux - midilibre.fr
  • Thomas Carlile s’impose au haras de Jardy avec la jument qu’il prépare pour les JO Eurosport, Thomas Carlile s’impose au haras de Jardy avec la jument qu’il prépare pour les JO - Equitation - Eurosport
  • Cette artiste équestre de 27 ans, n’est pas inconnue des fidèles du Haras, puisqu’elle avait inauguré l’idée même d’artistes en résidence au haras, dès 2013.  , Au haras du Pin, Lucie Vauthier évolue sur des échasses entre ses juments en liberté | Le Journal de l'Orne
  • Le haras fait l’objet d’un projet d’aménagement. Les travaux démarreront en janvier prochain avec la construction d’un manège, d’une écurie et d’un pôle d’équithérapie. L’hébergement touristique suivra. Journal L'Union abonné, Le haras de Montier-en-Der poursuit sa mue
  • Depuis, ce samedi et jusqu’au 23 août, le haras de Lamballe est passé en mode été. Des visites guidées sont possibles quatre fois par jour en semaine, trois fois le samedi et deux fois le dimanche. Le lundi et le mercredi, seront proposées des balades en calèche et le mardi et le vendredi, des démonstrations équestres. La journée de jeudi reste réservée aux spectacles et autres activités. Une exposition photo est disponible ainsi qu’une exposition de Bernard Coupé, le matin. En raison de la crise sanitaire, le masque est obligatoire et du gel hydroalcoolique est disponible un peu partout sur le site. « On a réduit de 50 à 25 personnes par visite. Et il y aura deux guides », expliquent les deux salariés. Plus d’informations sur le site internet Le Telegramme, Le haras de Lamballe passe en mode été - Lamballe-Armor - Le Télégramme
  • Du 4 juillet au 23 août, à la Maison du cheval du haras de Tarbes accueille les peintures de l’artiste campanois Bruno Schmeltz. Une exposition inaugurée mardi soir en présence des maires de Tarbes et Campan dans cet écrin qui sera ouver0te au public du llundi au vendredi dans le cadre des visites huidées du site, mais aussi le week-end à partir de 17 heures. Un artiste bien connu des Bigourdans pour avoir exposé au Carmel il y a deux ans mais aussi pour sa fresque sur le gymnase du collège Desaix comme dans sa commune de Campan. Les œuvres exposées à la maison du cheval racontent la vie pyrénéenne avec fidélité mais aussi inventitivté et créativité, en mêlant réalisme, jeux de couleurs et de lumières, et références mythologiques. A découvrir tout l’été au haras. / Photo Florian Albessard ladepeche.fr, Tarbes. L’œil de Bruno Schmeltz illumine le haras - ladepeche.fr
  • Le formateur du haras assume que « son comportement est plutôt indélicat » : , Justice. Près d'Argentan, le salarié du haras avait des comportements déplacés avec les apprenties | Le Journal de l'Orne
  • « Nous avons peu communiqué sur cette reprise, car nous ne savions vraiment pas si ce concours serait possible avec les conditions sanitaires », commente Florence de Robillard, la responsable du pôle compétition hippique du haras du Pin, en raison de l’épidémie de Covid. , Après la reprise artistique, la reprise sportive au haras du Pin | Le Journal de l'Orne
  • « Cet été, Les Jeudis du Haras, organisés par le Syndicat mixte du haras national de Lamballe, vont bien avoir lieu, entre le 16 juillet et le 20 août, dans le respect des nouvelles consignes sanitaires », s’est félicité, samedi, lors d’un point presse, Philippe Hercouët, président du Syndicat mixte. Le Telegramme, Cet été, au haras, spectacle équestre, le jeudi, à 15 h et à 18 h - Lamballe-Armor - Le Télégramme
  • Avant le traitement, Philippe Roche, référent patrimoine et formateur sellerie harnachement au haras d'Uzès, a passé 15 jours à nettoyer et préparer les voitures hippomobiles. De véritables petits bijoux patrimoniaux destinés à "une valorisation muséale ou dynamique qui nécessite une restauration", ajoute Marielle Zanchi, ingénieure projets et développement au haras. , GARD Haras nationaux : fumigation insecticide pour les voitures hippomobiles – Objectif Gard
  • Un équilibre et un confort auquel Anouck veille depuis des mois au cœur du haras de Tarbes où elle est en résidence depuis février 2019. Là où elle avait accompli ses premiers tours de piste et de grâce lors d’Equestria, d’abord sur les scènes plus confidentielles dès 2010 (elle n’a alors que 16 ans) puis en 2014, au cours de la Nuit des Créations, avec la compagnie de Benjamin Aillaud. "Depuis toute petite, ce festival me faisait rêver, avoue celle qui voue depuis toujours une passion pour l’art équestre. Toute cette émotion à vivre et à transmettre aux gens, ces frissons, cette poésie..." ladepeche.fr, Tarbes. Anouck incarnera l’art équestre au haras - ladepeche.fr
  • A l’entrée du jardin partagé situé dans le haras de Saint-Lô, une pancarte accueille les curieux, avec ces quelques mots : « Ce lieu est entretenu et animé collectivement. On y vient pour apprendre, pour échanger, troquer, bricoler, discuter et aussi jardiner. » , Jardin partagé du haras de Saint-Lô : on y cultive des plants mais aussi du lien social | Côté Manche
  • Des agents du haras ont également répondu présent : Cléa présente un Pas de deux et un numéro de voltige cosaque ; Cerise excelle dans la Poste hongroise (qui consiste à monter debout sur une paire de chevaux) ; et Gilles fera des démonstrations à l’obstacle. D’origine guerrière, la voltige cosaque était utilisée par les cavaliers pour se dissimuler, feindre la mort ou même attaquer. , Au haras du Pin, les artistes font leur retour pour un spectacle estival dans la carrière de la Poste | Le Journal de l'Orne
  • Le propriétaire du haras a pu compter, durant cette période de confinement, sur son orthopédiste et son vétérinaire, en cas de besoin et même sur son équithérapeute, venue lui rendre visite, afin de savoir quand elle pourrait revenir, avec ses enfants handicapés. www.paris-normandie.fr, Déconfinement. Le Haras de Valême, à Évreux, se remet doucement au pas
  • Y a t'il un territoire où autant de chevaux circulent toute l'année pour rejoindre les haras, les écuries de compétition, les herbages, les concours de Normandie comme cette belle échéance de juillet? Peu de routes françaises comme celle qui dessert le Carrefour St Jean reliant le Pays d'Auge à la côte voient circuler autant de vans toute l'année. Une densité rare d'infrastructures dans un si petit périmètre. Le Haras de la Vallée est l'épicentre de cette filière équestre normande hyper active entre Gènes Diffusion, Amélis Equitechnic, le domicile du célèbre Bold Eagle, le Haras de l'Aga Khan à dix kilomètres, les installations de Pénélope Leprévost, de Clarbec, des Coudrettes... Ils sont tous là, tous voisins. Les écuries de sport et d'élevage fleurissent autour du CARREFOUR St Jean qui n'avait jamais aussi bien porté son nom qu'en ce dimanche ensoleillé de Juillet au cours duquel Notre Dame d'Estrées passe un cap et entre dans la cour des Grandes compétitions nationales.  , Alexis Deroubaix révèle Kitona dans le Grand National / Saut d'obstacles / Sport / Accueil - leperon.fr
  • Promenade en calèche au pays des haras 2020-07-18 14:30:00 14:30:00 – 2020-07-18 Les Authieux-du-Puits Orne Les Authieux-du-Puits Unidivers, Promenade en calèche au pays des haras Les Authieux-du-Puits samedi 18 juillet 2020
  • Saint-Lô : Visite du Haras national : balade au pas dans les coulisses du Haras. Chaque jour de 10 h à 18 h, en visite libre, à découvrir 22 points remarquables du Haras national. Des chevaux bien sûr mais pas que… Découvrez les arbres remarquables du site, les bâtiments de la cour d’honneur et leur riche histoire et bien d’autres encore ! Jusqu’au dimanche 30 août, 10 h à 18 h, haras National, avenue du Maréchal-Juin. Gratuit. Contact : 02 33 72 47 25, [email protected], http://www.polehippiquestlo.fr , Que faire ce vendredi 10 juillet dans la Manche ? Voici nos idées du jour… | La Presse de la Manche
  • L’un des quatre sites nationaux dont dispose l’Institut français du cheval et de l’équitation se situe à Uzès. Installé sur seize hectares, ce haras national ouvert en 1974 a pour vocation d’accompagner le développement de la filière équine sur l’arc méditerranéen. Il abrite un centre de ressources, un centre de formation, assure l’élevage de chevaux, accueille colloques et manifestations diverses, à l’instar du spectacle “Rêves équestres”, tous les mercredis du 22 juillet au 26 août. midilibre.fr, Tournée de l'été : Midi Libre fait étape à Uzès ce mardi - midilibre.fr
  • La municipalité annécienne vient d’annoncer la réouverture prochaine d’un lieu emblématique de la ville : le haras. La Savoie, (VIDEO) Annecy : le haras ouvrira ses portes au public le 3 juin - La Savoie
  • Comme prévu, le haras d’Annecy a rouvert ses portes au public mercredi 3 juin. Dans une atmosphère pluvieuse mais joyeuse. Le Messager, (VIDEO & PHOTOS) Annecy : ouverture pluvieuse pour le haras - Le Messager
  • Créés en 1846, les haras nationaux de Saintes, situés rive droite de la ville, devaient répondre, comme d’autres sites en France, aux besoins en cavalerie de Louis XIV. C’est Colbert qui organisa l’expansion de l’élevage équin pour assurer les réserves en chevaux des armées. La Révolution supprima les haras en 1790. Ils seront rétablis en 1806 par Napoléon 1er.  SudOuest.fr, Une nouvelle vie commence aux haras de Saintes
  • Présenté au conseil municipal du 24 juin 2019, le projet architectural du haras d’Annecy n’est pas du goût de tous les candidats aux Municipales. L’Essor Savoyard leur a donné la parole. Le Messager, Annecy: que veulent les candidats aux Municipales pour l’avenir du haras? - Le Messager
  • Le groupe Mercure présente ce haras normand comme un bien « clé en main ». « Toutes les infrastructures nécessaires pour une activité équestre de haut niveau sont présentes : carrière olympique, rond de long, rond d’Havrincourt, plus de cinquante boxes dont trois pour étalons, huit stabulations et un espace de stockage de plus de 1 000 m2 pour le matériel agricole, le fourrage et la graineterie. Un espace de soin et deux barres d’insémination sont également présents dans le haras, facilitant les activités d’élevage. Des dépendances permettent aussi d’héberger des cavaliers ainsi que du personnel. Avec son charmant château du XVIIIe siècle entièrement rénové, la propriété offre un espace de vie de 550 m2 complété d’une piscine couverte, de deux courts de tennis et d’un parc arboré composé d’un étang de 4 500 m2. » www.paris-normandie.fr, Un haras de prestige de 120 hectares est actuellement en vente dans l’Orne
  • Cette saison, pour la dernière saison avant le début théorique des travaux, la partie bar et restauration du haras sera tenue par Julien Grass. Il raconte son projet pour ce lieu qu’il affectionne, et ses envies pour l’avenir. Le Messager, Annecy : un nouveau visage au haras pour la dernière saison avant les travaux - Le Messager
  • Depuis quelques jours, les équipes du futur tiers lieu se penchent sur le devenir des anciens haras nationaux. Et, par exemple, en fin de semaine dernière, les riverains sont venus découvrir l’endroit et apporter leurs idées. centrepresseaveyron.fr, Rodez : Station A prend possession du haras - centrepresseaveyron.fr
  • Le haras de Hus mis en vente Eurosport, Xavier Marie a officialisé la mise sur le marché du haras de Hus, au Petit-Mars en Loire-Atlantique - Equitation - Eurosport

Images d'illustration du mot « haras »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « haras »

Langue Traduction
Anglais stud
Espagnol semental
Italien perno
Allemand zucht
Chinois 螺柱
Arabe عشيق
Portugais viga
Russe шпилька
Japonais スタッド
Basque stud
Corse perno
Source : Google Translate API

Synonymes de « haras »

Source : synonymes de haras sur lebonsynonyme.fr
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