Foret : définition de foret


Foret : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

FORET, subst. masc.

Outil en acier qui sert à forer des matières dures (bois, métal, béton, matières plastiques, etc.). Foret de charpentier, de tonnelier, de bijoutier, etc. Nous montons un foret sur notre drille et nous perçons un petit trou dans une partie qui devra être enlevée (Rousset, Trav. pts matér.,1928, p. 88):
1. méphistophélès. − Procurez-moi un foret! brander. − Qu'en voulez-vous faire? Vous n'avez pas sans doute vos tonneaux devant la porte. Nerval, Faust,1840, p. 91.
Spéc., CHIR. DENT. ,,Instrument destiné à perforer le tissu de la dent ou à forer les canaux`` (Dict. odonto-stomatologique, No20, 28 sept. 1967 ds Rob. Suppl. 1970).
P. ext. et au fig. Tout instrument avec lequel on troue, creuse, perfore :
2. Sa mère allait subir une ponction et, très inquiétés par le coup de foret qui devait lui percer le ventre, Vatard et ses deux filles gémissaient et pleuraient. Huysmans, Sœurs Vatard,1879, p. 284.
Prononc. et Orth. : [fɔ ʀ ε]. Ds Ac. 1694-1932. Ac. 1762 écrit forêt. Homon. forêt et formes de forer. Étymol. et Hist xiiies. (Bans de Saint-Omer, ap. Giry, Hist. de St Omer, 526 ds R. Hist. litt. Fr. t. 12, p. 707). Dér. de forer*; suff. -et*. Fréq. abs. littér. : 9.

Foret : définition du Wiktionnaire

Nom commun

foret \fɔ.ʁɛ\ masculin

  1. (Arts) Instrument de fer ou d’acier dont on se sert pour faire des trous dans le métal, dans le bois, etc.
    • Foret de serrurier, de menuisier.
    • Pour les aciers doux et métaux tendres, utilisez un foret laminé. — (Nicolas Vidal, Bruno Guillou, Nicolas Sallavuard, François Roebben, L’essentiel du bricolage – Techniques de base, 2014)
    • La pointe d’un foret.
    1. (En particulier) Petit instrument avec lequel on perce un tonneau.
      • Tirer du vin au foret.
  2. (Entomologie) Nom donné à plusieurs genres de lépidoptères (i.e. papillons) appelés aussi borers, appartenant à trois familles différentes, et comprenant des espèces dont la chenille ravage divers types de plantes (e.g. canne à sucre, chou, riz et autres graminées) (genres Chilo et Hellula (crambidés), Maliarpha (pyralidés), Sesamia (noctuidés)).
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Foret : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FORET. n. m.
T. d'Arts. Instrument de fer ou d'acier dont on se sert pour faire des trous dans le métal, dans le bois, etc. Foret de serrurier, de menuisier. La pointe d'un foret. Il se dit particulièrement du Petit instrument avec lequel on perce un tonneau. Tirer du vin au foret.

Foret : définition du Littré (1872-1877)

FORET (fo-rè ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : des fo-rè-z aiguisés) s. m.
  • Petit instrument de fer dont on se sert pour percer des plaques métalliques. Foret de serrurier.

    Petit instrument en pointe avec lequel on perce les tonneaux. Foret de marchand de vin.

HISTORIQUE

XIVe s. Faire un petit pertuis d'un foret emprès le bondonnail, Ménagier, II, 3.

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Foret : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

* Foret, s. m. (Arts méchaniq.) Les ouvriers en fer font eux-mêmes leurs forets. S’il arrive au foret d’un horloger de se casser, il en refait la pointe ; il la fait rougir à la chandelle, & il la trempe dans le suif : quand elle est trempée, il la recuit à la flamme de la chandelle.

C’est en général un outil d’acier dont on se sert pour percer des trous dans des substances dures : d’où l’on voit que sa grosseur & la forme de sa pointe varient selon le corps à percer & la grandeur du trou.

Il faut y distinguer trois parties ; une des extrémités ordinairement aiguë, & toûjours tranchante, qu’on appelle la pointe ; le milieu, qui est renflé & plat ; & la queue, qui est arrondie.

Les Serruriers en ont de 9 à 10 pouces de long ; ils s’en servent pour percer à froid toutes les pieces qui n’ont pû l’être à chaud : ils ont la pointe aiguë & à deux biseaux tranchans.

La trempe du foret varie selon la matiere à percer : on en fait la pointe droite pour le fer ; en langue de serpent, pour le cuivre.

On ajuste au milieu du foret, sur sa partie renflée & plate, une espece de poulie à gouttiere, qu’on appelle une boite : c’est dans la gouttiere de cette poulie qu’est reçûe la corde de l’arc qui fait tourner le foret, soit avec la palette ou le plastron, soit avec la machine à forer. Voyez l’article Forer ; & dans les articles suivans, des exemples & des usages des forets.

* Foret, outil d’Arquebusier. Les forets des Arquebusiers sont de petits morceaux d’acier trempés, de la longueur de deux ou trois pouces, assez menus, dont un des bouts est fort aigu & tranchant : ces ouvriers en ont de plats, de ronds, & à grains d’orge ; ils s’en servent pour former des trous dans des pieces de fer, en cette sorte : ils passent le foret au milieu de la boîte, & l’assujettissent dedans ; ensuite ils mettent le bout qui n’est point aigu dans un trou du plastron, présentent la pointe sur le fer qu’ils veulent percer ; & puis avec l’archet dont la corde entoure la boîte, ils font tourner le foret, qui perce la piece de fer en fort peu de tems.

* Foret en bois, outil d’Arquebusier, c’est une espece de poinçon, long de 6 à 8 pouces, fort menu, & un peu plat, emmanché comme une lime, aigu par la pointe, avec lequel les Arquebusiers percent des petits trous dans le bois des fusils, pour y poser les goupilles qui passent dans les tenons du canal, & qui l’attache sur le bois.

Foret, (Bijoutier.) est un instrument de fer long & aigu par un bout, qui a quelquefois plusieurs carnes tranchantes, ayant à l’autre extrémité un cuivrot. Voyez Cuivrot.

Les forets ont différentes formes, selon les usages auxquels ils sont destinés ; leur tranchant fait quelquefois le demi-cercle, ou bien il est exactement plat, & continue d’un angle à l’autre : on se sert de ceux de cette forme pour forer les goupilles dans les charnieres de tabatieres, ou bien encore il forme le chevron. L’ouvrier intelligent leur donne la forme la plus convenable au besoin qu’il en a : mais la condition essentielle de tout bon foret, est d’être bien évuidé, & d’une trempe ni trop seche ni trop molle.

Foret, outil dont la plûpart des artistes qui travaillent les métaux, se servent pour percer des trous ; c’est une longue branche d’acier, AB, (voyez nos Planches d’Horlogerie.) dont une des extrémités, B, qu’on nomme la meche, est trempée & un peu revenue. Cette meche est applatie & tranchante par les deux côtés qui forment l’angle B ; l’autre extrémité du foret est pointue en P, & porte un cuivrot A, sur lequel passe la corde de l’archet.

Pour s’en servir, on met un archet sur le cuivrot A ; on place la pointe P dans une cavité qui, pour l’ordinaire, est au côté de la mâchoire de l’étau : on appuye la piece à percer contre la meche B ; & on tourne le foret au moyen de l’archet, après avoir mis de l’huile en B & en P. L’huile que l’on met à la meche B n’est souvent pas tant pour percer plus vîte, que pou : l’empêcher de s’engager dans les parties du métal : ce que l’on appelle en terme de l’art, gripper. Quand cela arrive, cela fait souvent casser le foret, pour peu qu’il soit menu ou délié. On a des forets assortis comme des cuivrots, de toutes sortes de grosseurs.

Quelquefois on a une espece de manche rond KXY (voyez les mêmes Planches.), dans lequel on peut ajuster & faire tenir différens forets K : par ce moyen, un seul cuivrot Y & un manche x, servent pour un grand nombre de forets.

Foret à noyon, est un foret R S (figure de la même Planche.), dont les Horlogers se servent pour faire des noyures circulaires & plates dans le fond, & percées à leur centre. Les forets sont percés pour recevoir le petit pivot S, qui se met dans le trou autour duquel on fait la creusure : du reste, on s’en sert de la même maniere que des précédens.

On fait souvent la tige de ce foret d’égale grosseur & bien ronde, depuis I jusqu’en sa partie R. On y ajuste alors un canon, au bout duquel est réservée une assiette ; & l’on met une vis dans le milieu de ce canon ; de telle sorte qu’après l’avoir vissée à un certain degré, elle puisse presser la tige du foret. Cette vis sert à arrêter l’assiette dont nous venons de parler, à différentes distances de la meche ou du tranchant, selon que les cas l’exigent. Au moyen de la piece précédente, qu’on appelle support, on est sûr de faire le fond des noyures beaucoup plus paralleles au plan de la platine ou de la piece dans laquelle on la fait ; & l’on est en même tems plus certain de la hauteur qu’on leur donne. (T)

Forêt ; on nomme ainsi, dans l’Imprimerie, une tablette divisée en différentes cellules, dans lesquelles on serre les bois qui servent à garnir les formes pour l’imposition ; tels que les biseaux, les têtieres, bois de fond, & autres.

Foret, est un outil dont les Tonneliers se servent pour percer une piece de vin : c’est une espece de vrille ou instrument de fer pointu qui se termine en meche par un bout ; & de l’autre est emmanché par le travers d’un morceau de bois qui tient lieu de marteau pour frapper le fausset dans le trou qu’on a fait avec le foret.

* Foret, est parmi les Tondeurs de drap, un instrument grand & en forme de ciseaux, dont ils se servent pour couper le superflu du poil qui se trouve sur une étoffe. Cet instrument est composé de deux branches tranchantes ; celle qui est tournée vers le tondeur s’appelle femelle, l’autre mâle. A l’endroit où commence le tranchant de la femelle, il y a un poids qui la charge, & qui aide à tondre le drap de plus près ; & un tasseau ou morceau de bois qui s’arrête dessous la femelle par une petite verge de fer, & qu’on relâche ou serre à discrétion par le moyen d’une petite vis. Au haut de ce tasseau est attachée une croix ou bande de cuir croisée qui répond à la mailloche, qui appuyée sur le mâle, tire la femelle à soi, & fait ainsi courir le foret sur toute la piece d’étoffe. Voyez l’article Manufacture en laine, à l’article Laine.

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Étymologie de « foret »

Étymologie de foret - Wiktionnaire

Mot dérivé de forer avec le suffixe -et.
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Phonétique du mot « foret »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
foret fɔrɛ play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « foret »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « foret »

  • François Claveirol : Les consignes sont assez restrictives dans la mesure où nous sommes en vigilance élevée pour le risque feu de forêt, à savoir niveau trois sur une échelle de cinq. Toutes les forets du littorales ont actuellement mis en place la réglementation suivante :  Interdiction de fumer, de faire des barbecues en forêt, de tirer de feu d'artifice ... à moins de 200 mètres des lisières.  France Bleu, Gironde : L'ONF met en garde contre les incivilités en forêt
  • Dieux ! que ne suis-je assise à l'ombre des forêts ! Jean Racine, Phèdre, I, 3, Phèdre
  • Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme. Victor Hugo, Les Contemplations, Aux arbres, III, 24

Images d'illustration du mot « foret »

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Traductions du mot « foret »

Langue Traduction
Corse foresta
Basque baso
Japonais 森林
Russe лес
Portugais floresta
Arabe غابة
Chinois 森林
Allemand wald
Italien foresta
Espagnol bosque
Anglais forest
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Synonymes de « foret »

Source : synonymes de foret sur lebonsynonyme.fr

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