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Curviligne

Définitions du mot « curviligne »

Trésor de la Langue Française informatisé

CURVILIGNE, adj.

MATH. Formé de lignes courbes; qui suit une courbe. Forme, mouvement, profil, triangle curviligne. Des losanges curvilignes très-régulièrement disposés (Cuvier, Anat. comp.,t. 3, 1805, p. 106).Les feuillets sont découpés en bandes étroites rectangulaires, triangulaires, à bords rectilignes ou curvilignes (Campredon, Bois,1948, p. 138):
Un petit angle curviligne est dessiné par des montagnes qui, de Cahors, remontent au nord-est jusqu'à Saint-Pourçain... Stendhal, Mémoires d'un touriste,t. 1, 1838, p. 116.
,,Qui se rapporte à une courbe`` (Uv.-Chapman 1956). L'intégrale curviligne (...) calculée sur une courbe joignant deux points arbitraires (Gds cour. pensée math.,1948, p. 163).
Prononc. et Orth. : [kyʀviliɳ]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. [1613 d'apr. Bl.-W.3-5et Pt Rob.]; 1690 (Fur). Composé de curve* et de ligne* (cf. courbeline xvies. ds DG). Fréq. abs. littér. : 8.

Wiktionnaire

Adjectif

curviligne \kyʁ.vi.liɲ\ masculin et féminin identiques

  1. (Mathématiques) Qui est formé par des lignes courbes.
    • Il est composé de huit secteurs rectilignes, où les particules sont accélérées par un champ électrique, entrecoupés de huit tronçons curvilignes où les trajectoires sont courbées par un champ magnétique intense. — (Olivier Rey, « Un monstre qui donne à penser », "Philosophie magazine", novembre 2008.)
  2. (Mathématiques) Qui suit une ligne courbe.
    • Autant dans le cas réel il n’y a qu’un seul chemin pour aller de u à v, dans le cas complexe, il y a une infinité de chemins. Gauss affirme alors que la valeur de l’intégrale est indépendante de celui qu’on a choisi ! On voit poindre la notion d’intégrale curviligne. — (Bertrand Hauchecorne, « La genèse de l’intégrale curviligne », Les nombres complexes, Bibliothèque Tangente no 63, mai 2018, page 8.)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CURVILIGNE. adj. des deux genres
. T. de Mathématiques. Qui est formé par des lignes courbes. Figure curviligne.

Littré (1872-1877)

CURVILIGNE (kur-vi-li-gn') adj.
  • Terme de géométrie. Formé par des lignes courbes. Figure curviligne.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

CURVILIGNE, adj. terme de Géometrie. Les figures curvilignes sont des espaces terminés par des lignes courbes ; comme le cercle, l’ellipse, le triangle sphérique, &c. Voyez Courbe & Figure.

Angle curviligne, est un angle formé par des lignes courbes. Pour la mesure de l’angle curviligne, tirez au point de concours des deux courbes ou sommet de l’angle les tangentes de chacune de ces courbes, l’angle formé par les tangentes sera égal à l’angle curviligne. Cela vient de ce que l’on peut regarder une courbe comme un polygone d’une infinité de côtés, dont les tangentes sont le prolongement ; d’où il s’ensuit qu’en tirant les tangentes, on a la position des petits côtés & par conséquent leur inclinaison. (O)

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Étymologie de « curviligne »

Composé de curve et de ligne [1].
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Lat. curvus, courbe, et ligne.

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Phonétique du mot « curviligne »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
curviligne kyrviliɲ

Évolution historique de l’usage du mot « curviligne »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « curviligne »

  • Retour fissa aux séquences : Une annonce, jaillie en fanfare des onze-mille enceintes disposées tous les cent mètres, sur le pourtour du Colosse, aussitôt illustrée à fleur d’écran curviligne par la vision à 360° d’un gigantesque parachutage au-dessus des côtes, galvanise le public, en traverse par à-coups chacun des membres. On revient à soi. Un à un, les muscles s’étirent, les sens reprennent possession du territoire, vaguement abasourdis d’abord, puis médusés par la nouvelle attraction : la fameuse, la légendaire retombée des corps dans le vide. Une caméra multidirectionnelle a été fixée à l’équipement de quarante-huit parachutistes, de sorte à créer l’illusion, pendant le temps de la diffusion alternée des images, d’un espace sans couture et d’une immersion totale. L’événement, cela va de soi, est transmis en direct sur les panneaux surmontant circulairement l’édifice originel. Difficile pourtant d’en augurer les visées — simple exercice, débarquement, divertissement ? —, et plus encore de s’en représenter l’envergure : des milliers de km2 de cristaux liquides le disputant à la voûte céleste, le renflouement de l’atmosphère en diodes électroluminescentes, le bleu du ciel comme vous ne l’avez jamais vu, transfiguré par la dématérialisation et l’encodage de plusieurs millions de nuances d’azur. Les corps y balancent, dans le claquement incessant des enveloppes, retenus par le frottement avec l’air de la soie synthétique, polyamide ou polyester, d’une kyrielle de voilures multicolores, vers la terre ferme qui s’étend en contrebas, sous les nuages de basse altitude. On commence d’ailleurs à reconnaître, dans le tiers inférieur de l’écran, certains traits de côte : ici les sols gagnés sur la houle forment un zonage tiré au cordeau, ou une ligne continue de renflement ; là les matériaux issus de l’érosion continentale ont dessiné avec le temps des reliefs aléatoires, des accidents en série. Les frontières maritimes des nations, les pointes, les deltas, les presqu’îles et les golfes, les détroits, toutes les routes de cabotage et jusqu’aux passages interocéaniques percés dans les isthmes, apparaissent à mesure de l’approche avec la netteté d’un tracé cartographique, dont l’œil ou le doigt s’amuse encore à suivre depuis les gradins, ou la sinuosité, ou la perfection linéaire. Mais la distance se contracte et ce sont maintenant les parties blanches du littoral, là-bas, qui attirent l’attention : ces bandes limitrophes, d’incultes à clairsemées, toutes ces plages diversement ameublies où après des heures de joie exorbitante passées dans l’oubli de sa propre masse, il faudra tôt ou tard atterrir. Reprendre pied. Qui ne sait en effet qu’à ce milieu sans contour, euphorique, et pourquoi pas paradisiaque des hauteurs, se substituera sous peu la rudesse des sols ? Le terre à terre. La chute. Et cet inévitable choc, qui ne cherche à l’amortir ? Une telle hantise, épidermique, de l’impact, est unanimement, encore que secrètement partagée, mais il est dit qu’elle doit éclater au grand jour, ou selon d’autres expressions approuvées par des siècles de retour d’expérience (car la scène a déjà eu lieu plusieurs fois et chacun en porte la trace à des profondeurs intestines), que l’abcès pourra crever, ou se vider, que l’écran se déchirera quand et seulement quand, au-dessus de l’arène sans mesure, dans le ciel réel, commencera à poindre une flopée de minuscules hémisphères. À faire de l’ombre puis à s’abattre, chair et os. Ce qui advient à chaque fois, invariablement, dans l’atterrement général. Réveil à double détente (c’était donc vrai), réveil sans fin. Il n’y en a plus alors pour très longtemps. Quelques premiers parachutés s’abîment en pleine mer, mer Jaune ou mer Rouge, en mer de Thrace, dans ce qui reste de la mer d’Aral, dans les golfes d’Oman ou du Mexique, ou l’étroit golfe de l’Ob, non loin d’un méthanier qui venu faire le plein de gaz liquide dans les cuves de la péninsule, négocie à travers les glaces son retour vers le sud asiatique. Leur naufrage a lieu sous vos yeux. Il est repris sur les écrans, de plus en plus agilement selon des angles divers, que déleste encore l’ultra ralenti des caméras SuperLoupeTM, seules capables de sublimer le tressaillement des épidermes, d’en déplier, d’en fluidifier jusqu’aux plus subtiles trémulations, assurant ainsi à l’entrechoc une réception idéale et un sentiment diffus de dilution temporelle — mieux qu’un sursis : un report gracieux, comme à perpétuité, du dénouement. Les autres météores touchent terre partout ailleurs, n’importe où, à pieds joints et bras au corps, genoux fléchis, mâchoires serrées contre la poitrine, à Tripoli, en Ossetie, au cap York, à Bagdad ou à Pittsburgh, ou à Bombay, ou dans les îles sanctuaires de Lagos, ou à Madagascar, sur la terrasse d’une mine à ciel ouvert, ou comme ils peuvent au gré des vents : qui au bord d’un cratère, en un hasardeux roulé-boulé, qui au pied d’un terril, d’un gratte-ciel tombé là, né de quoi, en pleine jungle ou en plein désert. Lorsque la dernière voile s’affaisse sur les dunes, dans un quartier nord de Tombouctou, moire et remous des tissus reproduits à l’envi sur les écrans aériens, en slow motion, le soleil a déjà disparu derrière l’horizon. Au même moment, ou peu s’en faut, du plus loin des abysses — mais à ce point de rebond et de redéploiement autant le dire : de la nuit des temps —, des milliards d’organismes marins commencent leur migration quotidienne, verticale, vers les régions riches en nutriments, quelque part au large de la côte ligure, disons : 43° 18’ 11’’ de latitude Nord et 7° 52’ 06’’ de longitude Est. De 10 à 20% de la population planctonique, s’élançant de plusieurs centaines de mètres, remonte alors la colonne d’eau, s’enlève par vagues successives et pulse, fuse, louvoie. Un balayage systématique de la zone, grâce à la bande étroite d’un sonar ADP® dernier modèle, à effet Doppler, a déjà permis non seulement de matérialiser l’orientation et la vitesse des différents groupes de plancton animal, présents tout au long de l’axe en aplomb de l’observatoire, mais aussi de confirmer définitivement le rôle, dans les variations migratoires de la biomasse, du cycle de la lune : la densité organique est bien proportionnelle, et inversement, à l’intensité lumineuse. Cette campagne préliminaire est aussitôt suivie de deux ou trois introspections in vivo, caméra à vision nocturne Full High Definition au poing, dans la partie supérieure du puits de remontée. Au hasard donc du faisceau de lumière : meganyctiphanes norvegica, nematoscelis megalops, quelques hydroméduses bioluminescentes, cavolinia inflexa, et ici, tout en transparence, bolinopsis infundibulum, de l’embranchement des cténophores, et ce nœud, là-bas, praya dubia, maintenant déroulé comme un fouet, c’est le siphonophore géant, lequel fait fuir la squille, dite encore crevette-mante, membre de l’ordre des stomatopodes, seul représentant aujourd’hui de la sous-classe, fossile désormais, des hoplocarides. Les yeux surtout de ce crustacé sont sidérants de sophistication — 360°, tridimensionnalité, relief — mais que dire de ceux d’opisthoproctus soleatus, qui vient d’entrer dans le champ et considère placidement l’objectif ? Tubulaires, ils sont à l’intérieur de sa tête et comme cette tête est comme du verre, ils sont visibles de l’extérieur. D’un coup de queue le « revenant » — c’est son nom de surface, son nom de grand jour —, se replie devant une raie aux ailerons déployés, gueule grande ouverte : mobula mobular. Elle engloutit formes et couleurs pendant que l’éclaireur en dessous amorce un piqué à la rencontre, qui sait, du calmar colossal, invertébré indétectable dont on dit que les yeux sont les plus gros du règne, et qui possède pourtant, contre son prédateur, une énorme poche d’encre très noire, cryptique comme le sang, propre à épaissir davantage la nuit qui le cerne. Club de Mediapart, COLOSSE | Le Club de Mediapart
  • La nouveauté, ce sont donc ces « nanoneedles » de silicium extrêmement petites mais durables avec des pointes angulaires aiguisées qui pénétrent facilement et de manière indolore et peu invasive dans la peau. Ces nano-aiguilles de silicium biorésorbables sont développées sur un film médical mince, flexible et soluble dans l'eau. Le film soluble dans l'eau sert de support temporaire interfacé avec la surface douce et curviligne de la peau pendant l'insertion des nano-aiguilles. santé log, CANCER de la PEAU : Un patch de chimio topique | santé log
  • Posté sur une passerelle curviligne qui surplombe le grand hall d’accueil, le gardien du Guggenheim de Bilbao fait les cent pas. Jamais la vue depuis son périmètre de travail n’aura semblé si vertigineuse. En contrebas, l’atrium, cet espace immense aux volumes courbes où convergent toutes les galeries, est encore désert. Il est près de 15 heures, les portes du musée sont ouvertes depuis une heure. SudOuest.fr, Pays basque espagnol: renouer avec "l’effet Guggenheim"
  • Sarto va faire dans la capitale plusieurs rencontres capitales. Par le graveur Albert Yersin (qui devrait se voir honoré à partir du 10 avril au nouveau MBC-a…), il rencontre un Jean Bachelard pas encore promu gloire nationale. Il entre surtout en contact avec Albert Mentzel, dit Albert Flocon. Graveur et théoricien, ce dernier lui enseigne la perspective curviligne. Je m’explique. Jusqu’au XXe siècle, la peinture vivait avec la perspective classique, avec de savantes lignes de fuite (dont la construction en fait artificielle) remontait à l’Italien Leon Battista Alberti au XVe siècle. La perspective curviligne, elle, se base sur les courbes, qui sont comme chacun sait le moyen le plus agréable de passer d’un point à un autre. Elle peut se montrer cylindrique. Ce serait en photo le grand angle. Il lui est aussi possible de se devenir sphérique. Toujours en photo, il s’agirait alors d’un l’objectif «œil de poisson». Bilan, Lausanne fête Pietro Sarto, le peintre des perspectives curvilignes, pour ses 90 ans - Bilan
  • En plaçant ensuite votre curseur sur le tracé arrondi du burger, vous remarquerez l'étrange icone qui apparait alors. Cliquez sur votre tracé et saisissez votre texte. Pour le mettre ensuite en forme, cliquez dans le menu principal Texte -> Texte curviligne -> Options de texte curviligne. leparisien.fr, Créer un logo avec Illustrator - Le Parisien
  • Son illustration de Dylan en 1966, son visage une simple silhouette noire mais ses cheveux poussant dans une débauche de couleurs de façon curviligne, ont mis en forme graphique la philosophie des années 1960 selon laquelle laisser vos cheveux voler était un moyen de libérer votre esprit. (Pour lui, cependant, ce n’était pas une image inspirée de la drogue: il a dit qu’il avait emprunté à Marcel Duchamp et à l’art islamique.) Garçonne Magazine, Décès de Milton Glaser, créateur du logo «I Love NY» - Garçonne Magazine
  • OnePlus a fait ses débuts avec son nouveau logo, et bien que la société ne s’éloigne pas trop de son design précédent, elle apporte quelques modifications pour le faire ressortir. Le plus grand changement est le chiffre «1», la marque passant à un design curviligne. Breakingnews.fr, Voici le nouveau logo et l'identité visuelle de OnePlus

Traductions du mot « curviligne »

Langue Traduction
Anglais curvilinear
Espagnol con línea no recta
Italien curvilineo
Allemand krummlinig
Chinois 曲线的
Arabe منحني الأضلاع
Portugais curvilíneo
Russe криволинейный
Japonais 曲線の
Basque mugimenduetara
Corse curviliniu
Source : Google Translate API

Synonymes de « curviligne »

Source : synonymes de curviligne sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « curviligne »

Curviligne

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