La langue française

Chevaler

Sommaire

  • Définitions du mot chevaler
  • Étymologie de « chevaler »
  • Phonétique de « chevaler »
  • Évolution historique de l’usage du mot « chevaler »
  • Citations contenant le mot « chevaler »
  • Traductions du mot « chevaler »
  • Synonymes de « chevaler »

Définitions du mot « chevaler »

Trésor de la Langue Française informatisé

CHEVALER, verbe.

I.− [P. réf. au cheval]
A.− Emploi intrans., MAN., vx. Synon. chevaucher*.
Au fig. Faire des allées et venues :
1. Quand Juan approcha de la case, Jaquez, qui toujours chevalait de long en large, l'aperçut de fort loin, ... P. Borel, Champavert,J. Barraou, le charpentier, 1833, p. 50.
B.− Emploi trans. Poursuivre à cheval :
2. Ramon enfourche la jument et part chevaler les taureaux. Montherlant, Les Bestiaires,1926, p. 422.
II.− Domaines techn.
A.− CHARPENT. Étayer à l'aide d'un chevalement*. Chevaler un mur.
B.− TECHNOL. Utiliser le chevalet*. Chevaler les cuirs. Les tanneurs, les corroyeurs chevalent les cuirs (Ac.1835-1932).
Prononc. et Orth. : [ʃ(ə)vale]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. xiiies. cevaler « monter un cheval » (Chron. d'Ernoul, éd. Maslatrie, p. 282 ds Gdf.); 2. a) 1676 archit. (Félibien Dict.); b) 1723 technol. « se servir d'un chevalet » (Savary des Bruslons, Dict. univ. de comm.). Dér. de cheval* désignant l'animal et le chevalet; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 7.

Wiktionnaire

Verbe

chevaler \ʃə.va.le\ 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Transitif) (Architecture) Étayer avec des chevalements.
    • Chevaler un mur, une maison qu’on reprend en sous-œuvre.
  2. (Arts) Travailler avec un chevalet.
    • Les tanneurs, les corroyeurs chevalent les cuirs.
    • Les scieurs de bois chevalent.
  3. (Intransitif) (Couvertures) (Vieilli) Croiser.
  4. (Intransitif) (Équitation) (Vieilli) Passer sur les voltes, en croisant les jambes de devant.

Verbe

chevaler \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Chevaucher, monter un cheval.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)

Nom commun

chevaler \Prononciation ?\ masculin

  1. Variante de chevalier.
    • Ceo est la femme al chevaler — (Bisclavret, Marie de France, f. 133v, 1re colonne de ce manuscrit de 1275-1300)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CHEVALER. v. tr.
T. d'Architecture. Étayer avec des chevalements. Chevaler un mur, une maison qu'on reprend en sous-œuvre. Il signifie encore, en termes d'Arts, Travailler avec un chevalet. Les tanneurs, les corroyeurs chevalent les cuirs. Absolument, Les scieurs de bois chevalent.

Littré (1872-1877)

CHEVALER (che-va-le) v. n.
  • 1Faire des allées et venues, des démarches pour une affaire. Il m'a bien fait chevaler. Vieilli en ce sens.
  • 2 Terme de manége. Chevaucher, passer sur les voltes en croisant les jambes de devant.
  • 3Faire usage d'un chevalet. Les scieurs de long chevalent.
  • 4 V. a. Chevaler les cuirs, les travailler sur le chevalet.
  • 5Chevaler un mur, l'étayer avec des chevalements.

HISTORIQUE

XVe s. Vous cheez par une recrue souffrance en leur servitute, comme les perdris qui, en fuiant à despourveue negligence le perdrieur qui les chevale [poursuit], cheent en sa tonnelle, Chartier, l'Espérance, p. 272, dans LACURNE.

XVIe s. Avec les caphardes paroles De ces moines à testes folles Qui vous chevalent [tâtonnent] pour leur bien, Marot, IV, 187. Ainsi font les grands voleurs et les fameux coursaires : les uns descouvrent le pays, les autres chevalent les voyageurs, La Boétie, 64. C'estoient de son costé principalement, que l'une des poinctes de la bataille des ennemis s'approchoit le plus près, et le chevaloit pour l'environner par derriere, Amyot, Crassus, 47. Il ne luy voulut pas courir sus à toute oultrance, ains seulement le feit chevaler tout alentour, commandant à ses soudards qu'ilz l'espargnassent luy et ses gens, Amyot, Brutus, 32. Ces trois harpies avoient, tout le matin, au desceu l'un de l'autre poursuivi, importuné et chevalé sa majesté, pour engloutir ce benefice, Carloix, II, 10. Se voyant à toute force chevalé, picqué, esperonné et, pour mieux dire, suborné, Pasquier, Lettres, t. II, p. 38, dans LACURNE. Dans Lyon on avoit projetté de faire assassiner le roy, soudain après sa conversion ; et sur ce projet il avoit esté chevalé jusques dans Melun par un meschant homme, lequel y fut prins, Pasquier, ib. p. 272. Et après l'avoir par longs ambages chevalé, tasté et tenté, Pasquier, ib. p. 343. Ce pauvre esprit, de ceste façon chevalé, se laisse aller à la volonté et discretion de celui qui le mene d'une parole amadouante, Pasquier, Recherches, liv. III, p. 298. Jamais personne accusée ne fut tant chevalée par un juge pour estre surprise que la pucelle d'Orleans, et toutesfois personne ne respondit plus à propos que cette-cy, Pasquier, ib. liv. VI, p. 472.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

CHEVALER. Ajoutez :
6Activement et fig. Presser pour obtenir quelque chose (inusité présentement). Les autres demandent la fin de leurs meilleurs amis, et, si celui qu'ils chevalent [pour hériter de lui] ne meurt bientôt, il les épuise, Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

* CHEVALER, verb. en termes de manege, se dit de l’action du cheval à qui quand il passege sur les voltes au pas ou au trot, la jambe de dehors de devant, croise ou enjambe à tous les seconds tems sur l’autre jambe de devant. Voyez Passeger, &c. (V)

* Chevaler, v. act. qu’on a fait dans presque tous les arts où l’on se sert du chevalet, pour désigner l’action de l’ouvrier sur cet instrument. Les Tanneurs chevalent ou quiossent. Voyez Quiosser & Tanner. Les Drapiers chevalent ou drousent. Voyez les articles Drap & Drouser. Les Corroyeurs chevalent les cuirs. Voyez Corroyer. Les Scieurs de bois chevalent ou placent sur des treteaux les pieces qu’ils ont à débiter en bois de sciage. Les Maçons entendent par chevaler un mur, l’étayer. Voy. Chevalement ; & les Charpentiers par chevaler un pan de charpente, soit pour le redresser, soit pour l’avancer, soit pour le reculer, lui appliquer des étais doubles & arcboutés l’un contre l’autre. Voyez aussi aux articles Megissiers, Chamoiseur, ce qu’ils entendent par chevaler, & l’article Chevalet.

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Étymologie de « chevaler »

Cheval.

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Dénominal de cheval et -er.
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(Verbe) Dénominal de cheval et -er.
(Nom) → voir chevalier.
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Phonétique du mot « chevaler »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
chevaler ʃœvale

Évolution historique de l’usage du mot « chevaler »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « chevaler »

  • Amoureux de la région, qui l’a adopté depuis de nombreuse années, il a représenté de façon picturale de nombreux endroits en son sein. Ayant un style reconnaissable qui lui est propre, Rafighi aime planter son chevaler au milieu des gens ou de paysages, et peindre sur le vif. Il saisit ainsi l’esprit de ce qu’il représente, mettant en avant couleurs et mouvements.  , Exposition à Carnon : cinquante peintres et sculpteurs à bon port | Métropolitain

Traductions du mot « chevaler »

Langue Traduction
Anglais prop up
Source : Google Translate API

Synonymes de « chevaler »

Source : synonymes de chevaler sur lebonsynonyme.fr
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