La langue française

Version

Sommaire

  • Définitions du mot version
  • Étymologie de « version »
  • Phonétique de « version »
  • Citations contenant le mot « version »
  • Images d'illustration du mot « version »
  • Traductions du mot « version »
  • Synonymes de « version »

Définitions du mot « version »

Trésor de la Langue Française informatisé

VERSION, subst. fém.

I.
A. −
1. Action de traduire un texte d'une langue dans une autre; texte qui en résulte. Synon. traduction.Version anglaise des contes de Tchékov. La version française des Assises de Jérusalem, où se trouve le résumé le plus complet qui nous soit resté du droit chrétien et chevaleresque (Montalembert, Ste Élisabeth, 1836, p. LXV).Le tract est écrit. Kappel en fera la version allemande. Plattner le tirera à douze cent mille exemplaires (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p. 703).
2. État dans lequel se présente un texte ancien et, en partic., la Bible, en fonction d'interprétations dues aux différentes traditions dans des langues différentes. Version copte, grecque, juive de la Bible; version latine, mutilée d'un texte grec. S'aidant du texte grec d'Hérodote et le complétant avec la version phénicienne du périple d'Hannon, il est parvenu à retrouver des lacs qui semblaient perdus depuis l'éboulement de cette fabuleuse Atlantide (Reybaud, J. Paturot, 1842, p. 31).Goodspeed est d'avis qu'on range la traduction de 1611 parmi les grandes oeuvres littéraires du passé et qu'on lise l'Écriture dans des versions modernes plus littéralement exactes (Green, Journal, 1947, p. 128).
B. − P. ext.
1. [P. oppos. à thème] Exercice scolaire consistant à traduire, dans sa propre langue, un texte en langue ancienne ou en langue étrangère. Version latine, anglaise. Un enfant qui fait un thème a des idées dont il cherche les mots, et celui qui fait une version a des mots dont il cherche les idées (Bonald, Essai analyt., 1800, p. 222).Vous oubliez que j'ai remporté le prix de version grecque, en 1903, au séminaire de Paris! (Bernanos, Imposture, 1927, p. 313).
2.
a) Chacun des états d'un texte comportant des variantes ou des modifications du fait de l'auteur ou du copiste. Synon. leçon, variante.Version abrégée, intégrale d'un texte; version inachevée d'un roman; versions successives d'un texte de Flaubert; différentes versions de la Chanson de Roland. Et faites dire à l'éditeur de je ne sais quel journal à qui j'ai promis la version corrigée du Lys dans la vallée pour la traduire, que ce ne sera prêt que dans le premier mois de l'année prochaine (Balzac, Corresp., 1837, p. 338).J'ai fini L'Otage et j'ai même complètement achevé la version définitive du 1eracte (Claudel, Corresp.[avec Gide], 1910, p. 132).
b) Forme que peut prendre une œuvre (littéraire, musicale) transposée d'un domaine ou d'un genre dans un autre. Synon. adaptation.Version scénique d'un roman; version cinégraphique d'un roman, d'une pièce. Si l'on veut que la version chorégraphique [d'une musique] soit cohérente, une ou deux variantes seulement deviennent possibles (Lifar, Traité chorégr., 1952, p. 138).
c) Forme différente que peut prendre un récit historique, une légende, un mythe. Nous avons essayé (...) de vérifier la théorie sommairement exposée dans les pages qui précèdent, par une analyse exhaustive de toutes les versions connues des mythes (...) d'origine et émergence (Lévi-Strauss, Anthropol. struct., 1958, p. 243).
P. anal. [À propos d'une notion d'ordre esthét., pol. ou sociol. largement répandue dans le public] Ce roman à clefs [« Caravansérail » de Francis Picabia] est aussi celui de la vitesse et de la fureur de vivre. Une version « dada » des récits de Fitzgerald (Le Point, 23 févr. 1976, p. 111, col. 1).Même sous la VeRépublique version mitterrandienne, tout ne peut se résumer en la personne du chef de l'État (L'Express, 10 sept. 1982, p. 118, col. 1).
C. − Spécialement
1. CIN. Forme sous laquelle se présente un film. Version intégrale (= non censurée); version originale (= sans coupures). Nous allons voir Le Lys brisé, nouvelle version parlante; beaucoup moins bonne que celle où l'on admirait Lilian Gish (Gide, Journal, 1936, p. 1257).
En partic. Version doublée, version originale (V.O.). État d'un film dans lequel les dialogues, les commentaires sont ou ne sont pas doublés en langue étrangère. (Dict. xxes.). Version française (V. F.). État d'un film étranger dans lequel les dialogues, les commentaires sont doublés en langue française (Dict. xxes.).
2. INFORMAT. ,,État d'un logiciel mis à la disposition des utilisateurs, comportant les corrections et améliorations apportées à l'état précédent`` (franterm Néol. 1984).
3. TECHNOL. Forme que peut prendre une chose en fonction de modifications qui lui ont été apportées. La première grande réalisation nucléaire électrique américaine de 1957 a été une version agrandie du moteur à uranium enrichi du premier sous-marin nucléaire américain (Goldschmidt, Avent. atom., 1962, p. 108).Il existe une version « tout électrique », et une version tout gaz (Elle, 31 oct. 1977, p. 39, col. 2).
D. − Manière de rapporter, de présenter ou d'interpréter un fait ou un ensemble de faits. Version officielle; versions des témoins; confirmer telle version des événements. De temps à autre, un monsieur se détachait d'un groupe pour aller demander aux trois héros la version exacte de quelque fait contesté (Zola, Fortune Rougon, 1871, p. 239).Ils n'auront plus à construire ensemble une version avouable du drame qu'ils ont vécu (Mauriac, Th. Desqueyroux, 1927, p. 177).
II. − OBSTÉTR. Manœuvre qui a pour objet de modifier la position du fœtus dans l'utérus, en vue de faciliter l'accouchement. Version par manœuvres externes, internes, mixtes (= associant les deux). Que doit-on observer relativement à la version de l'enfant dans le sein de sa mère, et à la manière de l'en extraire? (Baudelocque, Art accouch., 1812, p. 351).
Prononc. et Orth.: [vε ʀsjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. a) 1548 « action de traduire un texte; résultat de cette action » (Th. Sebillet, Art poét. fr., éd. F. Gaiffe, p. 187: la version ou Traduction); b) 1610 (Deimier, Abr. Philos. de Gassendi, p. 256: la susdicte version des Pseaumes); c) 1625 la version des Septante (Naudé, Apologie pour les grands hommes, p. 108); d) 1629 (Peiresc, Lettres, t. 2, p. 121: une version en dialecte samaritain), aux xvieet xviies. s'emploie surtout à propos des textes sacrés, cf. Ac. 1718: ,,son plus grand usage est en parlant des anciennes traductions de l'Escriture``; 2. a) 1718 (Ac.: Version, Se dit aussi Des traductions que les Écoliers font dans les Colleges); b) 1798 (Ac.: Version, se dit aussi des traductions que les Écoliers font dans les Colléges d'une Langue ancienne en leur propre Langue), v. thème; 3. 1831 « interprétation d'un fait » (Balzac, J.-C. en Flandre, p. 298); 4. a) 1878 « chacun des états d'un texte qui a subi des modifications » (Romania t. 1, p. 60); b) 1889 mus. (Bénédictins, Paléogr. mus., t. 2, p. 4); c) 1923 version cinégraphique « adaptation d'un roman ou d'une pièce au cinéma » (Livre d'Or de la Cinémat. en Fr. ds Giraud); d) 1925 (d'un film) sa version originale (C.M., p. 213, ibid.). B. 1824 « changement de position du fœtus » (Nysten). Empr. au lat. médiév.versio « changement, transformation » (ca 1270), « action de tourner, de retourner » (1446), « traduction » (ca 1580), v. Latham, dér. de versum supin de vertere « tourner, faire tourner, se tourner, changer, transformer » et « faire passer d'une langue dans une autre, traduire ». Fréq. abs. littér.: 482. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 568, b) 452; xxes.: a) 664, b) 918. Bbg. Noailly-le Bihan (M.). Côté question et qq. autres. Ling. Investig. 1982, t. 6, no2, pp. 333-341. − Sculpt. 1978, p. 549.

Wiktionnaire

Nom commun

version \vɛʁ.sjɔ̃\ féminin

  1. (Linguistique) Traduction d’une langue étrangère vers la langue maternelle du traducteur (par opposition à thème).
    • Version littérale.
    • Version fidèle, exacte.
    • Faire une version.
    1. Anciennes traductions de l’écriture.
      • La version des Septante.
    2. Traductions que les écoliers font d’une langue ancienne ou étrangère en leur propre langue.
      • Son fils a remporté le prix de version grecque.
      • Faire une version anglaise, allemande.
  2. Manière de rapporter, d’interpréter des faits.
    • Cette version n’est pas fidèle.
    • Votre version n’est pas la mienne.
    • Il y a sur ce fait différentes versions.
  3. Forme différente que prend un récit historique, une légende ou un mythe.
    • Toutefois, les perceptions populaires de la version, plus mythique, de l’histoire islamique, sont solidement ancrées dans les masses. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p. 109)
    • Cependant les éditions incunables des Météorologiques, tout comme les autres versions manuscrites et imprimées de ce texte, transmirent dans les commentaires qui les accompagnaient diverses discussions autour de l'alchimie, […]. — (Didier Kahn, Alchimie et Paracelsisme en France à la fin de la Renaissance (1567-1625), Librairie Droz, 2007, page 52)
    • Timoléon ne mentionne pas les katoï, les travestis qui se produisaient dans des épisodes du Ramakien, version siamoise du Râmâyana. — (Dirk Van der Cruysse, L'abbé de Choisy : Androgyne et mandarin, Éditions Fayard, 1995)
  4. (Industrie) Forme que peut prendre un objet manufacturé.
    • La plupart des modèles d’hélicoptères ont à la fois des versions militaires et civiles, les secondes étant dérivées des premières qui bénéficient d'un financement étatique pour la R&D. — (Bernard Garrette, Coopérations, alliances et compétitivité, chapitre 7 de Management stratégique et compétitivité, éditeur scientifique : Marc Ingham, De Boeck Université, 1995, page 258)
    • Sans doute étonné par l'absence de nouvelles de Ned, George Brough, le constructeur de motocyclettes, lui a proposé, il y a quelques semaines, la dernière-née de ses ateliers : une nouvelle version du modèle Brough SS 100. — (Julien Jean Loup, Lawrence d'Arabie, Éditions Chronique/Dargaud, 2006)
  5. (Informatique) Niveau d’évolution précis d’un logiciel informatique caractérisé par un nombre, une combinaison de nombres séparés par des points, parfois par un intitulé.
    • Ce logiciel fonctionne en version 2.1.
    • Vous utilisez le système d’exploitation Linux Ubuntu en version Lucid Lynx.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

VERSION. n. f.
Traduction d'une langue en une autre. Version littérale. Version fidèle, exacte. Faire une version. Il se dit spécialement des Anciennes traductions de l'Écriture. La version des Septante. Il se dit aussi particulièrement des Traductions que les écoliers font d'une langue ancienne ou étrangère en leur propre langue. Son fils a remporté le prix de version grecque. Faire une version anglaise, allemande. Il se dit encore de la Manière de rapporter, d'interpréter des faits. Cette version n'est pas fidèle. Votre version n'est pas la mienne. Il y a sur ce fait différentes versions. Il se dit plus particulièrement des Formes différentes que prend un récit historique, une légende, un mythe. Les différentes versions de la bataille d'Actium. Les différentes versions de la table de Psyché, de la légende de Don Juan.

Littré (1872-1877)

VERSION (vèr-si-on) s. f.
  • 1Au propre, action de tourner, sens qui n'est usité que dans le langage de l'obstétrique. Déplacement ou changement de position que les accoucheurs font éprouver au fœtus lorsqu'il ne se présente pas dans sa position naturelle. La version de l'enfant.

    Version spontanée, mouvements qu'exécute le fœtus dans la cavité utérine pendant la première période du travail, et qui font que différents points de la surface extérieure du fœtus peuvent s'offrir alternativement à l'orifice utérin.

  • 2 Fig. Action de tourner d'une langue dans une autre, traduction. À nos seigneurs académiques, Raffineurs de locutions, Entrepreneurs de versions, Ménage, Requête des dictionn. Nous avons une version grecque d'un traité composé en langue punique par Hannon sur le voyage qu'il avait fait par ordre du sénat avec une flotte considérable autour de l'Afrique, pour y établir différentes colonies, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. I, p. 222, dans POUGENS.

    Il se dit surtout des anciennes traductions de la Bible. La version des Septante La version chaldaïque, arabe. Saint Jérôme… composa sur l'original hébreu la version de la Bible que toute l'Église a reçue sous le nom de Vulgate, Bossuet, Hist. I, 11.

  • 3Particulièrement, traduction que l'écolier fait d'une langue ancienne en sa propre langue. Version latine. Version grecque. Remporter le prix de version. Corriger une version. Le premier au jeu et au travail, fort à la balle et en version, Maurice était, dans toute l'acception du mot, un excellent écolier, Scribe, Nouvelles, Maurice, I.

    Version interlinéaire, voy. INTERLINÉAIRE.

  • 4Manière de raconter un fait. Il y a sur ce fait différentes versions.
  • 5Interprétation, explication. Je n'ai rien sur ma conscience pour n'avoir pas détrompé qui j'ai pu, et je ne puis me reprocher d'avoir perdu aucune version, ni négligé aucun ton, ni aucune rhétorique, pour éclairer les aveugles, Sévigné, janv. 1674 (t. III, p. 383, éd. RÉGNIER).
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

VERSION, s. f. (Gram.) interprétation littérale de quelque ouvrage.

Versions de l’Ecriture, (Critiq. sacrée.) on peut distinguer les versions de l’écriture en langues mortes & vivantes.

Quant aux langues mortes, on a dejà parlé dans cet ouvrage au mot Bible, des versions arabes, arméniennes, chaldaïques, éthiopiennes, gothiques, hébraïques & persanes. On a indiqué sous le même mot les éditions greques & latines.

On a parlé des polyglottes au mot Polyglotte ; quant à ce qui concerne le travail d’Origene, on en a traité au mot Origene Héxaples, & de celui de S. Jérôme au mot Vulgate.

Pour les versions greques en particulier, voyez Versions greques & Septante.

Pour la version syriaque, voyez Version syriaque.

Pour la version samaritaine, voyez Pentateuque samaritain, & Samaritains Caracteres .

Pour les paraphrases chaldaïques, voyez Targum.

Quant aux traductions de l’Ecriture en langues vivantes, elles ne doivent pas beaucoup nous arrêter, parce qu’elles changent perpétuellement avec le langage.

Luther est le premier qui ait fait une version de l’Ecriture en allemand sur l’hébreu ; ensuite Gaspard Ulenberg en mit au jour une nouvelle pour les catholiques, à Cologne en 1630.

Les Anglois avoient une version de l’Ecriture en anglo-saxon, dès le commencement du huitieme siecle. Wicles en fit une seconde, ensuite Tindal & Coverdal, en 1526 & 1536.

La plus ancienne traduction françoise de la bible est celle de Guiars de Moulins, chanoine ; elle est de l’an 1294, & a été imprimée en 1498.

La premiere version italienne est de Nicolas Malhermi, faite sur la vulgate, & mise au jour en 1471.

Les Danois ont une version de l’Ecriture dans leur langue en 1524. Celle des Suédois fut faite par Laurent Petri, archevêque d’Upsal, & parut à Holm en 1646.

Mais-ceux qui voudront connoître à fond tout ce qui concerne les versions de l’Ecriture, ne manqueront pas de secours.

Ils peuvent donc consulter R. Elias Levita ; épiphanes de ponder. & mensur. Hieronimi commentaria : Antonius. Carassa ; Kortholdus de variis bibliot. edit. & Lambert Roi. Parmi les françois, le P. Morin, exercit. biblicæ ; Dupin, bibliotheq. des aut. eccles. Simon, hist. du vieux & du nouveau Testament ; Calmet, dict. de la bible ; & Lelong, bible sacrée ; enfin on trouvera à puiser chez les Anglois des instructions encore plus profondes, en lisant Usserius, Pocock, Péarson, Prideaux, Grabe, Wower, de græc. & latin. bibliot. interpret. Mill. in N. T. Waltoni prolegomena, Hodius de textib. biblior. Origen. &c. (D. J.)

Versions greques du v. T. (Critiq. sacrée.) on en distingue quatre : celle des septante, d’Aquila, de Théodotion & de Symmaque. Pour ce qui regarde celle des septante, la meilleure de toutes & la plus ancienne, nous en avons fait un article à part. Voyez Septante.

Nous remarquerons seulement ici, qu’à mesure que cette version gagnoit du crédit parmi les chrétiens, elle en perdoit parmi les juifs, qui songerent à en faire une nouvelle qui leur fût plus favorable. Celui qui s’en chargea fut Aquila, juif prosélyte, natif de Sinope ville du Pont. Il avoit été élevé dans le paganisme, & dans les chimeres de la magie & de l’astrologie. Frappé des miracles que faisoient de son tems les chrétiens, il embrassa le christianisme, par le même motif que Simon le magicien, dans l’espérance de parvenir à en faire aussi ; mais voyant qu’il n’y réussissoit pas, il reprit la magie & l’astrologie, afin de passer à son tour pour un grand homme. Ceux qui gouvernoient l’église, lui remontrerent sa faute ; mais il ne voulut pas se rendre à leurs remontrances : on l’excommunia. Là-dessus il prit feu, & renonçant au christianisme, il embrassa le judaïsme, fut circoncis, & alla étudier sous le rabin Akiba, le plus fameux docteur de la loi de ce tems-là ; il fit de si grands progrès dans la langue hébraïque & dans la connoissance des livres sacrés, qu’on le trouva capable d’exécuter la version de l’Ecriture ; il l’entreprit effectivement, & en donna deux éditions.

La premiere parut la 12e année de l’empire d’Adrien, l’an de J. C. 128. Ensuite il la retoucha, & publia sa seconde édition qui étoit plus correcte. Ce fut cette derniere que les juifs hellénistes reçurent ; & ils s’en servirent par-tout dans la suite, au-lieu de celle des septante. De-là vient qu’il est souvent parlé de cette version dans le talmud, & jamais de celle des septante.

Ensuite on s’alla mettre en tête, qu’il ne falloit plus lire l’Ecriture dans les synagogues, que conformément à l’ancien usage, c’est-à-dire, l’hébreu premierement, & puis l’explication en chaldéen ; & l’on allégua les decrets des docteurs en faveur de cet usage. Mais comme il n’étoit pas aisé de ramener les juifs hellénistes à des langues qu’ils n’entendoient point, après avoir eu si longtems l’Ecriture dans une langue qui leur étoit en quelque maniere naturelle.

Cette affaire causa tant de fracas, que les empereurs furent obligés de s’en mêler. Justinien publia une ordonnance, qui se trouve encore parmi les nouvelles constitutions, portant permission aux juifs de lire l’Ecriture dans leurs synagogues dans la version greque des septante, dans celle d’Aquila, ou dans quelle autre langue il leur plairoit, selon les pays de leur demeure. Mais les docteurs juifs ayant réglé la chose autrement, l’ordonnance de l’empereur ne servit de rien, ou de fort peu de chose ; car bientôt après les septante & Aquila furent abandonnés, & depuis ce tems là, la lecture de l’Ecriture s’est toujours faite dans leurs assemblées en hébreu & en chaldéen.

Peu de tems après Aquila, il parut deux autres versions du vieux Testament : l’une par Théodotion, qui florissoit sous l’empereur Commode, & la seconde par Symmaque qui vivoit sous Severe & Caracalla. Le premier, selon quelques-uns, étoit de Sinope dans le Pont, & selon d’autres d’Ephese. Ceux qui tâchent de concilier ces contradictions, prétendent qu’il étoit né dans la premiere de ces villes, & qu’il demeuroit dans la seconde.

Pour Symmaque, il étoit samaritain, & avoit été élevé dans cette secte ; mais il se fit chrétien de la secte des Ebionites, & Théodotion l’ayant été aussi, on a dit de tous deux qu’ils étoient prosélytes juifs. Car les Ebionites approchoient de la religion des juifs, & se croyoient toujours obligés de garder la loi de Moïse ; de sorte qu’ils se faisoient circoncire, & observoient toutes les autres cérémonies de la religion judaïque. Aussi les chrétiens orthodoxes leur donnoient ordinairement le nom de juifs. De-là vient que les deux traducteurs dont il s’agit, sont quelquefois traités de juifs par les anciens auteurs ecclésiastiques, mais ils n’étoient qu’ébionites.

L’un & l’autre entreprit la version par le même motif qu’Aquila, c’est-à-dire, tous les trois pour corrompre le vieux Testament, Aquila en faveur des juifs, & les deux autres en faveur de leur secte. Tous trois s’accordent parfaitement à donner au texte le tour qu’il leur plait, & à lui faire dire ce qu’ils veulent pour les fins qu’ils se proposent. On ne convient pas tout-à-fait laquelle de ces deux versions fut faite avant l’autre. Dans les héxaples d’Origene, celle de Symmachus est placée la premiere, d’où quelques-uns concluent qu’elle est la plus ancienne. Mais si cette maniere de raisonner étoit concluante, on prouveroit aussi par-là que sa version & celle d’Aquila étoient toutes deux plus anciennes que celle des septante ; car elles sont toutes deux rangées avant celle-ci dans l’ordre des colonnes. Irénée cite Aquila & Théodotion, & ne dit rien de Symmachus ; ce qui paroît prouver qu’elle n’existoit pas de son tems.

Ces trois traducteurs ont pris des routes différentes. Aquila s’attachoit servilement à la lettre, & rendoit mot à mot autant qu’il pouvoit, soit que le génie de la langue dans laquelle il traduisoit, ou le sens du texte le souffrissent, ou ne le souffrissent pas. Delà vient qu’on a dit de cette version que c’étoit plutôt un bon dictionnaire, pour trouver la signification d’un mot hébreu, qu’une explication qui découvre le sens du texte. Aussi S. Jérome le loue souvent pour le premier, & le blâme pour le moins aussi souvent pour le second.

Symmachus prit la route opposée, & donna dans l’autre extrémité ; il ne songeoit qu’à exprimer ce qu’il regardoit comme le sens du texte, sans avoir aucun égard aux mots ; & ainsi il fit plutôt une paraphrase qu’une version exacte.

Théodotion prit le milieu, & ne se rendit pas esclave des mots, ni ne s’en écarta par trop non plus. Il tâchoit de donner le sens du texte par des mots grecs qui répondissent aux hébreux, autant que le génie des deux langues le lui permettoit. C’est, à mon avis, ce qui a fait croire à quelques savans, qu’il avoit vécu après les deux autres ; parce qu’il évite les deux défauts dans lesquels ils étoient tombés. Mais pour cela il n’est pas besoin qu’il les ait vûs, le bon sens seul peut lui avoir donné cette idée juste d’une bonne version. La sienne a été la plus estimée de tout le monde, hormis des juifs qui s’en sont toujours tenus à celle d’Aquila, tant qu’ils se sont servis d’une version greque.

Cette estime fit que quand les anciens chrétiens s’apperçurent que la version de Daniel des septante étoit trop pleine de fautes pour s’en servir dans l’église, ils adopterent pour ce livre celle de Théodotion ; & elle y est toujours demeurée. Et par la même raison, quand Origene dans son héxaple est obligé de suppléer ce qui manque aux septante, qui se trouve dans l’original hébreu, il le prend ordinairement de la version de Théodotion. Le même Origene l’a mise dans sa tétraple, avec la version d’Aquila, celle de Symmaque & les septante. (Le chevalier de Jaucourt.)

Version syriaque de l’Ecriture, (Critique sacrée.) c’est une des versions orientales des plus précieuses de l’Ecriture sainte : ce qui m’engage de lui donner un article particulier.

Cette version fut faite ou du tems même des apôtres, ou fort peu de tems après, pour les églises de Syrie où elle est encore en usage, ainsi qu’une seconde version syriaque faite environ six cens ans après la premiere.

Les Maronites & les autres chrétiens de Syrie vantent beaucoup l’antiquité de la vieille ; ils prétendent qu’une partie a été faite par ordre de Salomon, pour Hiram, roi de Tyr, & le reste qui contient tous les livres écrits depuis Salomon, par ordre d’Abgar, roi d’Edesse, qui vivoit du tems de notre Seigneur. La principale preuve qu’ils en donnent, c’est que S. Paul dans le iv. chapitre de son épître aux Ephésiens, v. 8, en citant un passage du ps. 68. 18, ne le cite pas selon la version des septante ni selon l’hébreu ; mais selon la version syriaque ; car c’est la seule où il se trouve comme il le cite. Par conséquent, disent-ils, cette version étoit faite avant lui. Les termes de ce passage, tels que S. Paul les cite, sont : il a mené captive une grande multitude de captifs, & il a donné des dons aux hommes. Cette derniere partie n’est ni selon les septante ni selon l’hébreu, mais seulement selon la version syriaque ; car selon les deux premieres, S. Paul eût dit : & il a reçu des présens ou des dons pour les hommes. Il ne se trouve dans le pseaume, comme S. Paul le cite, que dans la version syriaque.

Il est bien certain que cette version est fort ancienne, comme Pocock l’a prouvé dans la préface de son commentaire sur Michée. Il y a même beaucoup d’apparence qu’elle est faite dans le premier siecle, & que son auteur est un chrétien, juif de nation, qui savoit très-bien les deux langues ; car elle est fort exacte, & rend avec plus de justesse le sens de l’original, qu’aucune autre qui se soit jamais faite du nouveau Testament avant la restauration des lettres dans ces derniers siecles. Ainsi comme c’est la plus ancienne de toutes, excepté les septante & la paraphrase chaldaïque d’Onkélos sur la loi, & celle de Jonathan sur les prophetes, c’est aussi la meilleure de toutes celles des anciens, en quelque langue que ce soit. Ce dernier éloge lui convient même aussi bien pour le nouveau Testament que pour le vieux.

C’est pourquoi de toutes les anciennes versions que consultent les Chrétiens pour bien entendre l’Ecriture du vieux ou du nouveau Testament, il n’y en a point dont on tire tant de secours que de cette vieille version syriaque, quand on la consulte avec soin, & qu’on l’entend bien. Le génie de la langue y contribue beaucoup ; car comme c’étoit la langue maternelle de ceux qui ont écrit le nouveau Testament, & une dialecte de celle dans laquelle le vieux nous a été donné ; il y a quantité de choses dans l’un & dans l’autre, qui sont plus heureusement exprimées dans cette version, qu’elles ne le sauroient être en aucune autre. (D. J.)

Version angloise de la Bible, (Hist. des versions de la Bible.) elle fut faite au commencement du regne de Jacques I. & par ses ordres. Il écrivit à ce sujet une lettre en date du 22 Juillet de la seconde année de son regne, au docteur Whitgift, archevêque de Cantorbery, pour encourager & avancer cette traduction.

Il informe ce prélat qu’il a nommé cinquante-quatre habiles gens pour cet ouvrage, parmi lesquels il remarque qu’il y en a plusieurs qui ne possedent point du tout de bénéfices, ou qui n’en possedent que de très-petits, qui sont, dit sa majesté, fort au-dessous de leur mérite, à quoi nous-mêmes ne sommes pas en état de remédier dans l’occasion. Il charge donc l’archevêque d’écrire en son nom, tant à l’archevêque d’Yorck, qu’aux évêques de la province de Cantorbery, que lorsqu’il viendra à vaquer quelque prébende ou cure marquées dans le livre des taxes, l’une & l’autre de vingt livres sterlings au-moins, soit à leur nomination ou de quelqu’autre personne quelle qu’elle soit, ils n’y admettront aucun sujet, « sans nous informer, dit-il, de la vacance ou du nom du patron (si le bénéfice n’est pas à leur nomination), afin que nous puissions recommander tel habile homme que nous jugerons digne d’en être pourvu . . . . Ayant nous-mêmes pris les mesures pour les prébendes & bénéfices qui sont à notre disposition ».

Le roi charge aussi ce prélat d’engager tous les évêques à s’informer eux-mêmes quels sont les habiles gens qui se trouvent dans leurs diocèses, surtout ceux qui sont particulierement versés dans les langues hébraïque & grecque, & qui ont fait une étude particuliere de l’Ecriture-sainte, soit pour éclaircir ce qu’il y a d’obscur dans les expressions de l’original hébreu ou grec, soit pour lever les difficultés ou corriger les fautes de l’ancienne version angloise, « que nous avons, dit-il, donné ordre d’examiner à fond & de corriger. Nous souhaitons qu’on leur écrive, & qu’on les charge très expressément, en leur faisant connoître notre volonté, qu’ils envoyent leurs observations de ce genre à M. Pivelie, notre professeur en hébreu à Cambridge, ou au docteur Harding, notre professeur en hébreu à Oxford, ou au docteur Andrews, doyen de Westminster, pour les communiquer à leurs confreres, afin que de cette maniere on ait le secours des lumieres de tous les savans qui se trouvent dans l’étendue de notre royaume, pour la version que nous avons projettée ».

Le docteur Fuller nous apprend que le roi prit soin de recommander aux traducteurs d’observer les regles suivantes : 1°. de suivre & de changer aussi peu que l’original le permettoit, la bible qu’on lisoit ordinairement dans les églises, appellée communément la bible des évêques ; 2°. de conserver les anciens termes ecclésiastiques, comme celui de l’église, & de ne le point rendre par celui d’assemblée, &c. 2°. de retenir les noms des prophetes, des écrivains sacrés, & les autres qui sont dans l’Ecriture, le plus qu’il se pourroit selon l’usage vulgaire ; 4°. lorsqu’un mot auroit diverses significations, de suivre celle que les plus illustres peres y ont donnée, lorsqu’elle s’accorderoit avec le sens du passage & avec l’analogie de la foi ; 5°. de ne changer la division des chapitres que le moins qu’il se pourroit, & lorsque la nécessité le demanderoit ; 6°. de ne point faire de notes marginales, sinon pour expliquer les mots hébreux ou grecs, qu’on ne pourroit exprimer dans le texte que par une circonlocution ; 7°. de mettre en marge les renvois nécessaires aux autres endroits de l’Ecriture ; 8°. que tous les membres d’une des compagnies travaillassent sur le même ou sur les mêmes chapitres, & qu’après les avoir mis chacun en particulier dans le meilleur état qu’il leur seroit possible, ils confrontassent leur travail, pour décider ce qu’ils jugeroient devoir conserver ; 9°. qu’après qu’une des compagnies auroit ainsi achevé un livre, elle l’envoyât aux autres pour être mûrement examiné, sa majesté souhaitant qu’on y regardât de près ; 10°. que si dans cette révision il se trouvoit quelque chose sur quoi les examinateurs doutassent, ou fussent d’un avis différent des traducteurs, ils en informassent ceux-ci, en leur indiquant le passage & les raisons de leur avis : que s’ils ne pouvoient s’accorder, la décision seroit renvoyée à l’assemblée générale qui se tiendroit à la fin de l’ouvrage, composée des principaux de chaque compagnie ; 11°. que lorsqu’on douteroit du sens de quelque passage obscur, on écriroit expressément à quelque habile homme à la campagne pour en avoir son avis ; 12°. que chaque évêque écriroit à son clergé pour l’informer de cet ouvrage, & pour enjoindre à ceux qui seroient versés dans les langues, & qui auroient travaillé en ce genre, d’envoyer leurs observations à Westminster, à Cambridge ou à Oxford ; 13°. que les présidens de Westminster seroient le doyen & celui de Chester : & dans les deux universités, les professeurs royaux en hébreu & en grec ; 14°. qu’on se serviroit des versions de Tindal, de Matthieu, de Coverdale, de Whitchurch & de Genève, lorsqu’elles seroient plus conformes à l’original que la bible des évêques.

Outre cela pour faire d’autant mieux observer la quatrieme regle, le vice-chancelier de chacune des universités devoit nommer, de l’avis des chefs, trois ou quatre des plus anciens & des plus graves théologiens, de ceux qui n’avoient point de part à la traduction, pour être réviseurs de ce qui seroit traduit tant de l’hébreu que du grec.

L’ouvrage fut achevé au bout de quatre ans, & on envoya trois copies de toute la bible de Cambridge, Oxford & Westminster, à Londres, après quoi six nouveaux commissaires revirent toute la besogne, avant que de la mettre sous presse. (D. J.)

Version du vieux Testament en espagnol, (Hist. crit. ecclés.) version faite de l’hébreu en espagnol dans le seizieme siecle par Abraham Usque, juif portugais, & non chrétien, comme M. Arnauld se l’étoit persuadé.

Cette version a été imprimée pour la premiere fois à Ferrare en 1553. Elle répond tellement mot pour mot au texte hébreu, qu’on a de la peine à l’entendre, outre qu’elle est écrite dans un vieil espagnol, qu’on ne parloit que dans les synagogues.

L’auteur de la préface assure qu’on a suivi, autant qu’il a été possible, la version de Pagnin & son dictionnaire ; mais le p. Simon croit qu’il n’a parlé de cette maniere que pour empêcher les inquisiteurs de traiter cette version comme hérétique.

Il y a de l’apparence qu’Abraham Usque aura fait usage de quelques anciennes gloses de juifs espagnols : ce qui rend sa traduction entierement barbare & inintelligible.

Le compilateur (car ce n’est qu’une espece de compilation) étoit tellement persuadé de la difficulté qu’il y avoit à traduire l’Ecriture-sainte, qu’il a cru être obligé de marquer avec des étoiles un grand nombre de passages où le sens lui paroissoit douteux & incertain. Mais ceux qui ont fait réimprimer cette version en l’an 1630 avec quelques corrections, ont retranché la meilleure partie de ces étoiles, au lieu qu’on les devoit plutôt augmenter.

Cette traduction ne peut être utile qu’à des juifs espagnols, si ce n’est qu’on s’en veuille servir comme d’un dictionnaire, pour traduire à la lettre les mots hébreux. Elle peut même servir de grammaire, parce que les noms & les verbes y sont aussi traduits selon la rigueur grammaticale.

Le traducteur n’est pas néanmoins parvenu à cette grande exactitude qu’il s’étoit proposée, & il ne paroît pas avoir toujours bien rencontré dans le choix des rabbins qu’il suit ; car il a laissé plusieurs endroits que l’on pourroit traduire encore plus exactement, tant selon le sens que selon la grammaire. Il s’attache tantôt à la paraphrase chaldaïque, tantôt à Kimhi ou à Rasci, tantôt à Aben-Ezra ou à quelque autre rabbin ; mais il ne le fait pas avec discernement. Ajoutez que cette grande exactitude grammaticale ne s’accorde pas toujours avec le sens, il ne l’a pas même attrappée ; car il l’a retranché en divers passages, & par-là il a entierement bouleversé le sens de ces passages. (D. J.)

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Étymologie de « version »

Du latin versio, de vertō qui signifie « changer ».
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Du moyen français version, venant du latin médiéval versio.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Lat. versionem, de versum, supin de vertere, tourner.

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Phonétique du mot « version »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
version vɛrsjɔ̃

Citations contenant le mot « version »

  • Je suis devenu la version adulte de l'enfant que j'étais. De Leonardo DiCaprio
  • Lors d’une dispute conjugale, la seule personne qui écoute attentivement la version de chaque époux, c’est le locataire de l’appartement contigu. De Anonyme
  • Mammifères. Famille d'animaux vertébrés dont les femelles allaitent naturellement les petits, mais dont la version instruite et civilisée utilise une nourrice ou un biberon. De Ambrose Bierce / Le Dictionnaire du Diable
  • Les travaux d'écolier sont des épreuves pour le caractère et non point pour l'intelligence. Que ce soit orthographe, version ou calcul, il s'agit d'apprendre à vouloir. De Alain
  • Il n'y a qu'une seule religion, bien qu'il y en ait des centaines de versions. De George Bernard Shaw / Pièces plaisantes
  • L'alcool, il y a deux versions. Soit c'est un ennemi qui te veut du bien mais qui te fait du mal, soit c'est un ami qui te veut du mal, mais qui te fait du bien. De Jacques Dutronc
  • Cinq ans après sa sortie le système d'exploitation de Microsoft continue de se développer au fur et à mesure des versions, la dixième est actuellement en cours de diffusion. CNET France, Windows 10 fête ses 5 ans, la dernière version progresse doucement - CNET France
  • C'est en utilisant une coque d'Astus 16.5 et un flotteur d'Astus 14, deux anciens modèles de la gamme qu'est né l'Astus 14.5, proposé en deux versions : Prao en standard ou trimaran en option. Depuis le projet a été confié à VPLP qui a travaillé sur un nouveau moule de coque et un nouveau flotteur. Le bateau — homologué en catégorie D — sera d'ailleurs présenté au Grand Pavois à La Rochelle fin septembre 2020. Bateaux.com, Astus 14.5, version prao ou trimaran pour s'amuser sur l'eau
  • Selon l'antivirus Windows Defender, la version gratuite de l'application de nettoyage CCleaner serait une application indésirable, qui pourrait affecter négativement les performances systèmes des ordinateurs. CCleaner est actuellement en discussion avec Microsoft pour résoudre le problème. Clubic.com, Peugeot 5008 : une version 100 % électrique du SUV devrait voir le jour en 2023

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Traductions du mot « version »

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Synonymes de « version »

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