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Patagon

Définitions du mot « patagon »

Trésor de la Langue Française informatisé

PATAGON1, -ONNE, adj. et subst.

I. − Adjectif
A. − De Patagonie, région du sud de l'Argentine; qui se rapporte à la Patagonie ou à ses habitants. Climat patagon, race patagonne. La frégate se trouvait à la hauteur du cap Blanc, à trente milles sous le vent des côtes patagonnes (Verne, Vingt mille lieues, t.1, 1870, p.34).Je regarde avec curiosité la bibliothèque (...) une collection infinie de chaussures exotiques (...) escarpins et pantoufles de toute provenance (...), laponne, patagone (Verlaine, OEuvres compl., t.5, Quinze jours en Holl., 1893, p.222):
1. ... une particularité curieuse de la cosmographie patagone. Aux yeux de ces poétiques Indiens, Orion représente un immense lazo [var. de lasso] et trois bolas lancées par la main du chasseur qui parcourt les célestes prairies. Verne, Enf. cap. Grant, t.1, 1868, p.237.
B. − De race patagonne. Comme (...) le puma patagon, la mouffette occupe toute l'Amérique (Genevoix, Routes avent., 1958, p.69).
II. − Subst. masc. plur. Peuple amérindien qui vivait en Patagonie et qui disparut au xixes. Les Patagons sont presque toujours à cheval et vivent presque entièrement de chasse. (...) les Patagons ne quittent pas le continent (Dumont d'Urville, Voy. Pôle Sud, t.1, 1841, p.151):
2. Il avait passé la moitié de son existence de professeur au sud du Rio-Negro, chez les Patagons, à la recherche de l'homme tertiaire ou tout au moins de son squelette... G. Leroux, Parfum, 1908, p.43.
III. − Subst. masc., fam. Jargon. [La Tison] avertit les policiers de la Sûreté Générale, qui lui payaient chichement des petits rapports en patagon (L. Daudet,Lys sangl., 1938, p.243).
Prononc. et Orth.: [patagɔ ̃], fém. [-ɔn]. Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Nouv. Lar. ill. écrivent au fém.: patagone. Étymol. et Hist.1. 1585 (Cholières, Matinées, p.308 ds Gdf. Compl.: les sauvages et Patagons tiennent bride à leurs passions); 2. 1874 «langue parlée par les Patagons» (Lar. 19e). Dér. régr. de Patagonie [région du sud de l'Argentine].

PATAGON2, subst. masc.

NUMISM. Ancienne monnaie d'argent espagnole, qui valait environ trois livres tournois. Payer en patagons (Ac. 1798-1878).
Prononc. et Orth.: [patagɔ ̃]. Att. ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1634 (Songe arrivé à un homme d'importance ds Gaultier Garguille, Chansons, éd. Ed. Fournier, p.211). Altér. de l'a. subst. patacon «id.» (1578, Doc. (liégeois) ds B. de la commission royale de toponymie et de dialectologie, t.29, 1955, p.89), empr. au cast. patacon, augm. de l'esp. pataca «id.», lui-même empr. soit à l'a. prov. patac, soit à l'ital. patacca, d'orig. inc. (v. patard). Voir Cor.-Pasc., s.v. pataca.

Wiktionnaire

Adjectif

patagon \pa.ta.ɡɔ̃\

  1. (Histoire) (Géographie) Relatif à la Patagonie ou aux Patagons, ses habitants réels ou supposés. Souvent plaisant, en raison du caractère mythique attribué aux Patagons.
    • Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée — (Voltaire, Candide, chapitre XIX)
    • Ma sévérité amusait énormément son esprit patagon. — (William Henry Hudson, Un flâneur en Patagonie, traduit de l’anglais par Victor LLona, Payot, 2002, p. 136, ISBN 2-228-89618-7)
    • C’est un épanouissement joyeux de cette espèce, la sensation éprouvée en revenant à un état mental que nous avons dépassé par la croissance, que j’éprouvais dans la solitude patagone. — (William Henry Hudson, Un flâneur en Patagonie, traduit de l’anglais par Victor LLona, Payot, 2002, p. 212, ISBN 2-228-89618-7)

Nom commun 1

patagon \pa.ta.ɡɔ̃\ masculin singulier

  1. (Par plaisanterie) Jargon.
    • [La Tison] avertit les policiers de la Sûreté Générale, qui lui payaient chichement des petits rapports en patagon. — (Léon Daudet, Les Lys sanglants, Flammarion, 1938, p. 243)

Nom commun 2

patagon \pa.ta.ɡɔ̃\ masculin

  1. (Numismatique) Variante de patacon.
    • Declarant et promettant que celuy qui rapportera et prouvera l’Autheur dudit Escrit, ou celui qui l’aura le premier publié ou distribué, recevera promptement cent patagons. Faict ce 7. de May 1655. — (Mandement publié au Peron de Liége à son de trompette, et mis en garde de Loy, ce neufiesme May 1655, dans Bulletin de l’Institut archéologique liégeois, vol. 2, J.-G. Carmanne-Claeys, Liège, 1854, p. 284)
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Littré (1872-1877)

PATAGON (pa-ta-gon) s. m.
  • 1Nom d'une ancienne monnaie d'argent de Flandre, frappée sous l'archiduc Albert, avec son nom et celui de l'archiduchesse Élisabeth pour légende, et un écusson couronné qui contenait de petits lions. Après avoir valu d'abord quarante-huit sous, les patagons montèrent à cinquante-huit.
  • 2Monnaie d'argent espagnole, valant à peu près 3 francs. Il alla plusieurs fois en course, et amassa quatre cents patagons ; il en employa une partie au rachat de sa nièce, Lesage, Diable boît. ch. 15, p. 306, dans POUGENS.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

PATAGON. - ÉTYM. Ajoutez : Espagn. pataca, patacon, piastre forte ; de l'arabe bâ tâca, pour abou tâca, proprement le père de la fenêtre, parce que les Maures ont pris les colonnes d'Hercule, qui se trouvent figurées sur les piastres, pour une fenêtre, DOZY.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

PATAGON, s. m. (Monnoie.) Quelques-uns prononcent pattacon ; monnoie de Flandres faite d’argent qui a cours à-peu-près sur le pié de l’écu de France de soixante sols ; ils ne se reçoivent présentement qu’au poids dans les hôtels des monnoies, suivant le prix fixe par les ordonnances. Les diminutions du patagon sont les demi & les quarts.

Outre les patagons de Flandre, il s’en fabriquoit aussi autrefois quantité en Franche-comté, quelques-uns au poids & au titre de ceux de Flandre, c’est-à-dire pesant vingt-deux deniers, & tenant de fin dix deniers sept grains, & quelques autres un peu plus forts, comme ceux qui avoient une croix à feuillage couronnée d’un côté, & de l’autre les armes de Bourgogne, qui pesoient vingt-deux deniers douze grains, & tenoient de fin dix deniers quatorze grains. (D. J.)

Patagons les, (Géog. mod.) peuples de l’Amérique méridionale, dans la terre magellanique. Leurs bornes du côté du nord ne sont gueres connues : on les étend ordinairement jusque vers la riviere de los Camarones, & d’autres les poussent jusqu’à la riviere de la Plata. Du côté de l’orient ils sont bornés par la mer du Nord, au midi par le détroit de Magellan, & à l’occident par la Cordilliere de los Andes.

Ce pays s’appelloit Chiqua avant que Fernand Magellan l’eût nommé le pays des Patagons, quand il vit des géans au port de Saint-Julien ; ces prétendus géans n’étoient au fond que des hommes très-grands, & qui auroient eu environ huit piés par le rapport des mesures modernes au pié de roi.

Les Patagons sont couverts de peaux d’animaux assez grossierement cousues. L’air de ce grand pays est différent selon son éloignement du pôle antarctique ou de la ligne ; mais en général il est plutôt froid que chaud.

Les Indiens patagons voyagent en portant avec eux leurs cabanes & tous les ustensiles du ménage ; ces cabanes ne consistent qu’en quelques piquets, dont une partie se met debout, & le reste en-travers de l’un à l’autre, & le tout est couvert de peaux de cheval. Ils marchent le jour, campent la nuit. La chair de cheval est presque leur unique nourriture ; les uns la mangent crue, les autres la sont griller. Ce qu’ils nomment ville est une habitation qui consiste en cabanes petites, basses, irrégulieres, éloignées entre elles de trois piés au plus, & séparées par une petite palissade à hauteur d’appui. Ils reconnoissent un chef dont la parure consiste en un tablier d’étoffe pendu à sa ceinture, & un bonnet de plume d’autruche qui lui sert de diadème.

Le continent des Patagons abonde en pâturages & en chevaux. Les Patagons, au-moins ceux que nous avons vûs, dit l’auteur célebre du voyage à la mer du Sud, ont communément cinq à six piés de haut ; leur teint est de couleur olivâtre ; ils ont le nez & les yeux petits : leur naturel est fort doux. Leur roi ou chef n’a sur ses sujets d’autres prérogatives que d’être exempt de toute espece de travail. Dans les festins il est confondu avec ses sujets ; & quand l’ivresse est de la partie, ils en viennent aux mains avec lui comme avec un autre.

Ces Indiens n’ont proprement aucune demeure fixe ; lorsque leurs chevaux ont consommé les pâturages d’un canton, ils transportent leurs cabanes & leurs effets dans un autre : cette transmigration se fait plusieurs fois dans l’année. Leurs habitations sont dispersées dans une grande étendue de pays ; chaque bourgade est composée d’un très-petit nombre de cabanes ; la bourgade même capitale est bien inférieure aux plus médiocres villages d’Angleterre pour le nombre d’habitations.

Ils ont quelque foible notion de la divinité ; ils rendent une façon de culte à la lune & au soleil. Le jour de la nouvelle lune ils s’assemblent on corps, & font une espece de procession autour de leurs cabanes ; celui qui marche à la tête porte un cerceau garni de sonnettes de cuivre & de plumes d’autruche ; ils font pirouetter de tems en tems ce cerceau, & à ce signal toute la troupe pousse de grands cris. Cette cérémonie dure environ une demi-heure.

On fait le même usage du cerceau auprès des mourans ; mais si-tôt que le malade est mort, on l’ensevelit bien vîte dans une peau de cheval avec tous les effets qui lui appartiennent, arcs, fleches, &c. On le porte tout de suite à quelque distance de l’habitation, & on le jette dans une fosse ronde qu’on a creusée exprès, & que l’on comble aussi-tôt.

Leur deuil consiste à rester seuls quelque tems, & à ne parler à personne ; pendant cette retraite, on leur envoie leur nourriture. Ils craignent extrèmement les spectres & les revenans, & par cela même ils sont sujets à en voir quantité. Ils les chassent autant qu’ils peuvent en frappant à grands coups sur les peaux de cheval dont leur cabane est entourée.

La polygamie leur est inconnue ; lorsque leur femme est en couche, l’entrée de sa cabane est interdite à tout le monde jusqu’à ce qu’elle en sorte elle-même portant son enfant entre ses bras. Aussi-tôt qu’elle en est délivrée, on enveloppe l’enfant d’une peau de mouton, on le couche sur une espece de civiere, dont le fonds est garni de la même peau ; on lui lie les bras & les jambes avec des especes de courroies contre le bois de la civiere, afin qu’il ne puisse pas tomber ; on suspend cette machine par les quatre coins : cette maniere d’emmailloter doit avoir des avantages, car les Patagons sont bien faits ; mais ils ont tous le derriere de la tête applati, ce qui vient sans doute de leur usage de tenir les enfans couché, sur le dos, sans autre oreiller que le bois de la civiere.

Dans les premiers mois après la naissance, les meres menent tous les matins leurs enfans à la riviere, & les y plongent. Cette pratique les rend si insensibles au froid, qu’au fort de l’hiver ils courent tout nuds sur la neige & la glace.

Les Patagons, hommes & femmes, portent des colliers & des brasselets de grains garnis de grelots : ils vont en course tous les printems, & emploient l’été à chasser & à prendre des chevaux sauvages avec un nœud coulant, en quoi ils sont d’une adresse surprenante.

Les Patagons qui habitent les contrées voisines de la montagne des Cordillieres, sont très-belliqueux, haïssent mortellement les Espagnols, & leur font une guerre continuelle ; ils sont comme les autres de haute taille & d’un teint basané : leurs armes sont la lance & la fronde, qu’ils manient avec beaucoup de dextérité. Ils se dispersent en différens partis dans ces vastes plaines, ayant chacun leur chef ou cacique, & montent à cheval comme à-peu-près nos houssards d’Europe. Leurs étriers sont un morceau de bois percé d’un trou pour y mettre le bout du pié ; leurs brides sont de crin, & le mords est de bois.

Ils n’ont point de demeures fixes, sont errans, & par-là même inaccessibles aux Espagnols ; ils font de tems en tems des courses sur les frontieres espagnoles, enlevent le bétail & les habitans ; mais de tous les prisonniers qu’ils font, ils ne gardent que les femmes & les enfans pour en faire des esclaves, & tuent le reste. (Le Chevalier de Jaucourt.)

Patagons terre des, (Géog. mod.) On donne le nom de terre des Patagons à cette partie de l’Amérique meridionale qui est au sud des établissemens des Espagnols, & qui s’étend depuis ces colonies jusqu’au détroit de Magellan. La partie orientale de ce pays est remarquable par une particularité qui ne se trouve dans aucune autre contrée de notre globe connue ; c’est que quoique tout le pays qui est au nord de la riviere de la Plata soit rempli de bois & d’arbres de haute futaie, tout ce qui est au sud de cette riviere est absolument dépourvû d’arbres, à l’exception de quelques pêchers que les Espagnols ont plantés & fait multiplier dans le voisinage de Buenos-Ayres ; de sorte qu’on ne trouve dans toute cette côte de quatre cens lieues de longueur, & aussi avant dans les terres que les découvertes ont pu s’étendre, que quelques chétives brossailles. Le chevalier Narboroug, que Charles II. envoya exprès pour découvrir cette côte & le détroit de Magellan, & qui en 1670 hiverna dans le port Saint-Julien & dans le port Désiré, assure qu’il ne vit pas dans tout le pays un tronc d’arbre assez gros pour en faire le manche d’un couperet. Voyage de G. Anson, in-4°. Amsterdam 1749. (D. J.)

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Étymologie de « patagon »

Dérivé de patac ou patard, sorte de monnaie ; picard, patacon, argent monnayé ; espagn. patacon, sorte de monnaie (voy. PATARD).

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→ voir Patagon
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Phonétique du mot « patagon »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
patagon patagɔ̃

Citations contenant le mot « patagon »

  • En 1989, puis en 1998, il "occupe" brièvement l'archipel des Minquiers, éparpillement de granit peuplé de lapins, au sud de Jersey, "en représailles à l'occupation des Malouines, territoire purement patagon, par les Britanniques". Le Point, Jean Raspail, romancier et patagon très royaliste - Le Point
  • Je viens d’un pays où le Royaume de Patagonie et ses autorités, auto-désignés par leur force de caractère et leur farouche esprit de liberté, sont tenus dans la plus haute estime. Nous sommes en plein combat pour accéder au respect des autres en cessant d’être l’objet de leurs sarcasmes et plus fondamentalement, pour faire reconnaître notre propre crédibilité, indissociable de notre possibilité de mener à bien notre projet martien. Nous espérons la sympathie du gouvernement patagon (outre, bien sûr, que nous recherchons l’appui de l’opinion publique) pour que, éclairés par son prestige et par sa gloire, nous puissions plus facilement surgir dans la lumière aux yeux de ceux qui sont les mieux équipés pour voir les potentialités de notre monde. Exploration spatiale, Hommage et supplique au Prince Jean de Patagonie – Exploration spatiale
  • Le lendemain, dans le village d’El Chalten où ils cantonnent, à l’entrée du parc naturel du Fitz Roy argentin, le commandant Sancier, chef du groupe, réunit ses hommes pour le point météo du jour. L’adjudant-chef Bayol et les adjudants Alozy et Duchêne ainsi que le caporal-chef Bletton écoutent la litanie des dépressions. La Patagonie est le réceptacle d’un des systèmes météorologiques les plus instables du monde. Ses côtes sont hérissées d’épaves. Les tempêtes lavent des ciels démesurés. Les pluies fouettent une prairie où de maigres arbres poussent obliquement, dans le sens des vents d’ouest. Les ouragans venus d’un océan, que Magellan eut l’incongruité d’appeler « Pacifique », mordent la herse granitique du Fitz Roy et déversent des cataractes de neige qui coiffent les pointes granitiques de champignons de glace. Les Indiens Yamanas, qui peuplaient ces confins, appelaient le vent « le grand assassin ». Ils survécurent, en chevaliers de la pluie, dans ces tornades. Puis le progrès, la colonisation technique et l’exploitation des terres patagones eurent raison de ces gardiens de la brume. Et ils disparurent. , Avec Sylvain Tesson, sur les traces des héros de l'Aéropostale
  • En ces temps confus de Brexit, Jean Raspail a jugé qu’il n’était pas inopportun de réaffirmer la souveraineté patagonne sur l’archipel des Minquiers. Ce groupe d’îlots rocheux, situé au sud des îles anglo-normandes et administrativement rattaché à Jersey, et dépendant donc officiellement de la Couronne britannique, est en effet revendiqué depuis les années 1980 par le royaume de Patagonie, dont le consul général n’est autre que l’écrivain français, auteur entre autres de Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie, où il racontait l’aventure de cet avoué périgourdin qui s’improvisa en 1860 roi des tribus indiennes d’Araucanie et de Patagonie – royaume dont Jean Raspail et certains de ses lecteurs, naturalisé sujets patagons, s’emploient à entretenir la postérité, y voyant, selon les mots de l’écrivain, « une seconde patrie, la patrie refuge de ceux qui croient à la transcendance, à la nécessité d’exhausser ses pensées ». Valeurs actuelles, “Consul général de Patagonie”, l'écrivain Jean Raspail plante son drapeau sur l’archipel des Minquiers | Valeurs actuelles
  • Les mardi 22 et mercredi 23 octobre, un commando patagon a envahi un îlot rocheux de l'archipel des Minquiers. Une invasion au nom du royaume de Patagonie. ParisDepeches.fr, Le drapeau patagon a flotté sur les Minquiers
  • L’universitaire a parcouru plus de 2 000 kilomètres à pied. Avec pour simple Graal le souhait de réentendre la rumeur des premiers peuples fuégiens, ces autochtones patagons qui sont aujourd’hui de parfaits inconnus pour le grand public. «La plupart des livres et des articles à leur sujet affirment que ces Amérindiens arrivés en Terre de Feu il y a plus de 10 000 ans ont disparu depuis belle lurette, s’insurge Lauriane. Or, dès mon premier voyage, j’ai compris que la réalité était tout autre : des descendants de ces peuples indigènes exterminés par les colons européens ou assimilés de force à la culture hispanique sont encore bien vivants, que cela soit en Argentine ou au Chili. Pas plus que leur culture et leurs langues, menacées certes de disparition imminente à force d’être bafouées, n’ont été effacées des mémoires.» Geo.fr, Vagues, vents, animaux… En Patagonie, elle collecte les sons d'un monde oublié - Geo.fr
  • "Nous vîmes un géant qui était sur le bord de la mer, tout nu, et il dansait et sautait et chantait, et en chantant il se mettait du sable et de la poussière sur la tête. Il était si grand que le plus grand de nous ne lui venait qu'à la ceinture." 31 mars 1520. La flotte de Magellan est au mouillage dans la baie San Julián lorsque lui apparaît le premier Indien Tehuelche. La description que le journal d'Antonio Pigafetta fait de la rencontre lancera pour longtemps la légende du géant "patagon". D'où vient ce nom, choisi par le navigateur portugais ? Non de la langue des Indigènes, mais d'un roman de chevalerie paru sept ans plus tôt, Primaleon : le "Patagon" y est un géant à tête de chien et pieds de cerf. Le Point, Comment peut-on être patagon ? - Le Point

Traductions du mot « patagon »

Langue Traduction
Anglais patagon
Espagnol patagon
Italien patagon
Allemand patagon
Chinois 巴塔哥
Arabe باتاغون
Portugais patagon
Russe патагонские гиганты
Japonais パタゴン
Basque patagon
Corse patagonu
Source : Google Translate API

Synonymes de « patagon »

Source : synonymes de patagon sur lebonsynonyme.fr

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