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Orge

Définitions de « orge »

Trésor de la Langue Française informatisé

ORGE, subst.

A. − Subst. fém.
1. Céréale à épi barbu, la plus anciennement cultivée, de la famille des Graminées, à croissance rapide, poussant dans les terres médiocres des contrées montagneuses ou nordiques des régions tempérées, et cultivée pour son fourrage précoce et pour son grain. Champ, sillons d'orge; orge d'hiver, de printemps. La délicieuse idylle de Ruth et de Booz, la jeune veuve arrivant au pays de Bethléem, pendant la moisson des orges (Zola,Dr Pascal, 1893, p.154):
1. Parmi les céréales (...), l'orge a été longtemps la favorite; semée en novembre et récoltée en mars ou avril, elle mûrit plus tôt que le blé et, chose précieuse dans ces terres d'irrigation, laisse plus longtemps la place libre pour d'autres cultures. Vidal de La Bl.,Princ. géogr. hum., 1921, p.134.
BOTANIQUE
Orge à deux rangs. Orge dont l'épi porte deux rangs de grains. Synon. paumelle2.Les palafittes ont donné l'orge à deux rangs de grains (Mortillet,Préhist., 1882, p.581).
Orge à six rangs. Orge dont l'épi porte six rangs de grains. Synon. escourgeon.Les trois épillets sont fertiles (...) chez l'Orge à six rangs ou Escourgeon (Plantefol,Bot. et biol. végét., t.2, 1931, p.291).
Loc. verb. fig., vieillie. Faire ses orges. Faire ses affaires en réalisant des profits, en s'enrichissant, le plus souvent de façon peu scrupuleuse:
2. Le drôle se fait donc huit mille francs aux boulevards (...). Comprends-tu? (...) −Je comprends que je ne suis pas libre d'écrire ce que je pense... −Eh! que t'importe, si tu y fais tes orges... Balzac,Illus. perdues, 1839, p.433.
2. P. méton.
a) Grain de cette céréale dont la valeur alimentaire se situe entre celles du blé et du seigle, et qui est utilisé surtout en brasserie pour la fabrication du malt. Farine, galettes d'orge. Quand mai viendra (...) je sèmerai (...) cent trente minots de blé, d'orge et d'avoine (Hémon,M. Chapdelaine,1916, p.189).[Les extraits de malt] sont préparés dans quelques usines spécialisées à partir du malt d'orge ou malt ordinaire (Brunerie,Industr. alim., 1949, p.28):
3. ... un homme de Saint-Laurent, y a de ça deux mois, est donc venu me trouver: «Taboureau, qu'il m'a dit, pourriez-vous me vendre cent trente-sept setiers d'orge? −Pourquoi pas? que je lui dis (...)» Balzac,Méd. camp., 1833, p.66.
Pain d'orge. Pain de mauvaise qualité, lourd et indigeste, fabriqué à partir de la farine d'orge. Tandis que l'administrateur des finances laisse passer la fleur de nos grains chez l'empereur, il nous fait manger du pain d'orge et de seigle (Marat,Pamplets, Nouv. dénonc. Necker, 1790, p.179).Et tant de pauvreté! Ses petits vont pieds nus l'hiver comme l'été. Pas de pain de froment. On mange du pain d'orge (Hugo,Légende, t.2, 1859, p.765).
(Être) grossier comme du pain d'orge. (Être) très grossier, brutal et rustre. Les façons de M. César lui imposaient, lui donnaient le change. M. Amédée, il le trouvait grossier comme du pain d'orge (Pourrat,Gaspard, 1930, p.188).
Loc. proverbiale, vx. Il faut mourir, petit(s) cochon(s), il n'y a plus d'orge. La mort est inévitable, faute de ressources, d'espoir. Depuis plus de quarante-huit heures (...) [le serrurier sans travail] n'avait (...) pris aucune espèce de nourriture. «Allons, dit le serrurier, (...) il faut mourir, petits cochons, il n'y a plus d'orge (...)» (Vidocq,Mém., t.4, 1828-29, p.146).
b) Sucre d'orge. Pâte translucide colorée, obtenue par cuisson de sucre dépuré dans une décoction d'orge et dont on fait de petits bâtons en confiserie. C'était la tristesse d'un gosse auquel on enlève son bâton de sucre d'orge pour le donner à sucer à un autre (Huysmans,Oblat, t.2, 1903, p.32).Augustine n'a pas d'économies. Elle dépensait tout son argent à s'acheter des sucres d'orge et des livraisons illustrées (Renard,Journal, 1909, p.1223).
3. P. anal. Grain d'orge
a) [Dans une loc. adj. ou adv.]
[En parlant d'un tissu, d'un cuir] (À/de) grain d'orge. Semé de points ressemblant à des grains d'orge. Toile, linge grain d'orge, de grain d'orge, à grain d'orge; futaine, broderie à grain d'orge (Ac. 1835, 1878). Sac de voyage (...) en cuir de vache, grain orge (Catal. jouets (Louvre),1937).Empl. subst. masc., p. ell. Du grain d'orge (Littré).
À/en grain d'orge. En forme de grain d'orge. [Quand] l'extrémité inférieure de la tige du tour à faïence n'est ni aiguë ni obtuse, (...) on dit [qu'elle est] terminée à grain d'orge (Bastenaire, Daudenart,Art fabr. faïence, 1828, p.466).
Lancette à/en grain d'orge. Lancette dont l'extrémité de la lame est en forme de grain d'orge. On pratique sur la région préparée, avec la lancette à grain d'orge, des scarifications verticales (Nocard, Leclainche,Mal. microb. animaux, 1896, p.379).
b) Synon. fam. de orgelet. (Dict. xixeet xxes.).
B. − Subst. masc.
1. Orge mondé. (Grain d')orge dépouillé de sa première enveloppe. L'orge mondé est l'orge qui a été dépouillée par le frottement (Deschamps d'Avallon, Compendium pharm. prat., 1868, p.648).Orge perlé. (Grain d')orge dépouillé de ses deux enveloppes et réduit à son seul volume alimentaire, de forme arrondie, qui entre dans la préparation de potages. Menu de grand dîner. Potages, purée de perdreaux chasseur, orge perlé à la princesse (Mallarmé,Dern. mode, 1874, p.787).
2. Eau d'orge (mondé ou perlé) et, p. ell., orge. Eau dans laquelle on a fait bouillir de l'orge mondé ou de l'orge perlé. L'orge est employé en médecine sous forme de gargarismes émollients (Planchon, Collin,Drogues orig. végét., t.1, 1895-96, p.113).V. bol2ex. 1:
4. ... il faut ouvrir cette tumeur (...). Ensuite, le pus étant évacué, on déterge l'ulcère avec un mélange d'eau d'orge et de miel rosat... Geoffroy,Méd. prat., 1800, p.270.
Prononc. et Orth.: [ɔ ʀ ʒ ̭. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) 1121-34 «graminée herbacée à fleurs disposées en épi simple, cultivée comme céréale» (Philippe de Thaon, Bestiaire, 871 ds T.-L.); b) ca 1170 «grain de cette céréale» (Rois, éd. E. R. Curtius, p.90); c) 1378 orge mondé (doc. ap. B. et H. Prost, Inventaires mobiliers et extraits des comptes des ducs de Bourgogne, t.2, p.23, no135); 1765 orge perlé (Encyclop.); d) 1644 sucre d'orge (Poussin, Lett., 12 janv. ds Littré); 2. a) α) 1538 (ouvrage) à grain d'orge «(broderie, toile) semée de points ressemblant à des grains d'orge» (Inv. de Cl. Brachet ds Gay, s.v. grain); β) 1723 grain d'orge «étoffe croisée, en laine de qualité ordinaire» (Savary d'apr. FEW t.4, p.235b); b) 1660 «orgelet» (Oudin d'apr. FEW t.4, p.234b). Du lat. hordeum, au sens 1 a. Fréq. abs. littér.: 372. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 453, b) 881; xxes.: a) 381, b) 493.
DÉR.
Orgé, -ée, adj.Qui contient de l'eau d'orge. Quelques cuillerées d'un julep qu'on composera avec six onces d'eau de scabieuse, un gros d'eau de canelle orgée, une once d'eau de fleurs d'oranges... (Geoffroy,Méd. prat., 1800, p.36). [ɔ ʀ ʒe]. 1reattest. 1761 (A. Levret, Art des accouchemens, 2eéd., p.213 ds Fonds Barbier); de orge, suff. *; cf. dès ca 1200 mangier d'orgie «mets fait avec de l'orge» (Naissance du chevalier au cygne, Elioxe, éd. E. J. Mickel, 1867), 1591 orgée «mélange d'orge et d'avoine» (doc. ds Pierreh.).
BBG.Clément (J.-M.). Lex. des termes de brasserie-malterie. Banque Mots. 1977, no13, p.83. _ Dauzat Ling. fr. 1946, p.44.

Wiktionnaire

Nom commun - français

orge \ɔʁʒ\ féminin

  1. (Botanique) Céréale à paille utilisée pour nourrir les animaux et produire de la bière et du whisky, caractérisée par un chaume noueux dont la fleur constitue un ensemble d’épis.
    • Son sol est formé d’une couche presque ininterrompue d’une terre végétale noire et grasse qui, au printemps, se couvre de blé, d’orge, de maïs, de fèves, de pois chiches. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
    • Dans cette terre riche en humus et en azote et qui n’avait pas vu le soleil depuis six ans, c’était bien le diable si l’orge ne faisait pas merveille. — (Claude Michelet, L’appel des engoulevents: Des grives aux loups, Éditions Robert Laffont, 1990, chapitre 2)
    • Chez l’orge vêtue, la lemme et la paléole adhèrent au grain lors du battage, tandis que chez l’orge nue, le grain s’en libère. — (Ressources végétales de l'Afrique tropicale, volume 1 : Céréales et légumes secs, édition scientifique par Martin Brink et ‎Getachew Melese Belay, traduction par M. Chauvet et J. S. Siesmonsa, Fondation PROTA/Backhuys Publishers/CTA, Wagenningen (Pays-Bas), 2006, page 94)
  2. Grain que produit cette plante.
    • Le taureau doit être choisi, comme le cheval étalon, parmi les plus beaux de son espèce. […]. On lui fait manger alors de l’avoine, de l’orge et de la vesce, pour lui donner de l'ardeur et lui procurer une plus grande abondance de liqueur séminale. — (Valmont de Romare, Dictionnaire raisonné universel d’Histoire Naturelle, T.8, 3e édition, 1776, page 455)
    • On fait aussi du pain, mais d’une digestion assez difficile, avec du seigle, de l’orge et même de l’avoine ; […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 117)
    • Le chameau remplace, au Maroc, le chemin de fer et les voitures. […]; il se nourrit des herbes qu’il parvient à happer le long de la route; à l’étape, on lui donne de la paille ou du fourrage vert et une ration d’orge tous les trois jours. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 330)
    • Le marché de l’orge fourragère est sous pression. […]. « Le mouvement de hausse touche aussi les orges ukrainiennes (à près de 280 $/t Fob Odessa) alors que les orges australiennes restent stables (à 275 $/t Fob) », selon le cabinet Tallage. — (Isabelle Escoffier, Les cours de l’orge fourragère en forte hausse, le 4 novembre 2021, sur le site de La France agricole (www.lafranceagricole.fr))
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ORGE. n. f.
Végétal du genre des Graminées, caractérisé par un chaume noueux dont la fleur constitue un ensemble d'épis. De l'orge bien levée. Des épis d'orge. Il se dit aussi du Grain que produit cette plante. Du pain, de la farine d'orge. Eau d'orge. Grain d'orge. Semer les orges. Faire les orges. Orge d'automne. Orge de mars. Spécialement, au masculin, Orge mondé, Grain d'orge qu'on a dépouillé de sa première enveloppe. Orge perlé, Grain d'orge qu'on a dépouillé de sa seconde enveloppe et qu'on a rendu sphérique en le passant dans un moulin à râper. Fig. et fam., Être grossier comme du pain d'orge, Être très grossier. Sucre d'orge, Préparation de sucre fondu dans une légère décoction d'orge et solidifié. Un bâton de sucre d'orge. Un bonbon de sucre d'orge. Une boîte de sucres d'orge. Sucer des sucres d'orge.

Littré (1872-1877)

ORGE (or-j') s. f.
  • 1Sorte de grain, du nombre de ceux qu'on nomme menus grains. De belle orge. C'est là [à un autel du temple de Délos] que Pythagore venait, à l'exemple du peuple, offrir des gâteaux de l'orge et du froment, Barthélemy, Anach. ch. 76.

    Pain d'orge, pain fait avec de la farine d'orge. Ces épreuves d'un pain d'orge qu'on mange sans étouffer, de l'eau bouillante dans laquelle on enfonce la main sans s'échauder, Voltaire, Pol. et législ. Fragm. hist. sur l'Inde, XX.

    Familièrement. Grossier comme du pain d'orge, très grossier.

    Fig. Entre l'orge et l'avoine, entre deux objets dont le choix est difficile. Le voilà donc entre l'orge et l'avoine, mais la plus mauvaise orge et la plus mauvaise avoine qu'il pût trouver, Sévigné, 18 août 1680.

  • 2Plante qui produit ce grain. L'orge, coupée en vert et donnée largement aux chevaux, mules, bœufs et autres animaux de labour, devient pour eux une nourriture très saine et qui vaut mieux que tous les remèdes imaginables, Genlis, Maison rust. t. III, p. 57, dans POUGENS.

    Orge, genre hordeum, graminées.

    Orge commune, hordeum vulgare, L.

    Orge à 6 rangs, ou carrée, ou d'hiver, hordeum hexastichon, L.

    Orge à 2 rangs, ou paumelle, pamelle, hordeum distichon, L.

    Orge pyramidale, ou riz d'Allemagne, hordeum zeocriton, L.

    Orge queue de souris (non cultivée), hordeum murinum, L.

    Fig. et populairement. Faire ses orges, faire bien ses orges, faire bien ses affaires en quelque chose, s'y enrichir (locution tirée de ce que faire ses orges signifie, au propre, faire la moisson de l'orge). Je faisais bien mes orges tant à Mixco qu'à Petapa, Lesage, Bach. de Salam. ch. 62. Le neveu de Melchior faisait là ses orges, Lesage, Gil Blas, VIII, 1.

  • 3Orge est masculin dans les trois cas qui suivent. Orge mondé, grains d'orge auxquels on enlève, par le moyen de la meule, la première de leurs enveloppes, qui est fort épaisse.

    Orge perlé, grains d'orge dépouillés de leur seconde enveloppe, et obtenus en petits grains naturellement arrondis, mais entiers et intacts, c'est-à-dire sans que la meule les ait ni broyés ni même entamés pour les arrondir.

    Orge carré, espèce d'orge dite aussi orge d'automne ou de prime, Dict. de l'Acad. au mot escourgeon.

  • 4Eau d'orge mondé ou eau d'orge perlé, eau dans laquelle on a fait bouillir l'un ou l'autre de ces orges. Il a pris un peu d'eau d'orge mondé. On lui a recommandé de boire de l'eau d'orge perlé.

    Par abréviation, on dit, pour l'une et pour l'autre, de l'eau d'orge, et même, simplement, de l'orge. Elle a pris son orge.

  • 5Sucre d'orge, sucre dépuré cuit avec une décoction d'orge, coloré par quelques gouttes de teinture de safran, et qu'on laisse refroidir sans le remuer pour qu'il conserve sa transparence. Si par hasard le papier s'était attaché en quelque lieu [d'un tableau roulé et envoyé], prenez un peu de sucre d'orge, frottez doucement cet endroit, et le papier se détachera, Poussin, Lett. 12 janv. 1644.
  • 6Grain d'orge, nom qu'on donne quelquefois à la grandeur d'une ligne, qui est la douzième partie d'un pouce.

    Grain d'orge, nom donné par les imprimeurs aux notes de plain-chant qui sont en losange, et qui valent la moitié d'une mesure.

    Grain d'orge, se dit pour orgelet.

  • 7Toile, linge de grain d'orge, à grain d'orge, ou toile, linge grain d'orge, ou, elliptiquement, du grain d'orge, toile semée de points ressemblants à des grains d'orge.

    On dit de même : futaine, broderie à grains d'orge.

  • 8Combien vaut l'orge ? nom d'un jeu en forme de dialogue.
  • 9Petite orge, cévadille

    PROVERBE

    Il faut mourir, petit cochon, il n'y a plus d'orge, c'est-à-dire la mort est inévitable.

REMARQUE

Orge était autrefois masculin et féminin. Bossuet l'a fait masculin : La meule d'un moulin… ne moudra que le grain qu'on aura mis dessous ; si c'est de l'orge, on aura de l'orge moulu, Bossuet, Élévat. sur myst. I, 8. L'Académie le fait féminin, sauf pour orge mondé, orge perlé, orge carré ; c'est évidemment une exception que rien ne justifie ; et les personnes qui écrivent orge mondée, orge perlée, orge carrée, ont raison.

HISTORIQUE

XIIe s. De cinq pains d'orge, de deux poissons noant [nageant], Ronc. p. 152.

XIIIe s. Tout fromant, tout blé, tout orge, tout saigle, tout pois… sunt de la meisme coustume devant dite, Liv. des mét. 313. Et Rooniax parmi la gorge Trois tors li fet fere en une orge, Ren. 11612.

XVe s. En chevauchant parmi nostre pays, ils ont foulé et abattu les blés, les orges et les avoines, Froissart, II, II, 288. Et encor seroit bon, nature, Que vous cessissiez vostre forge Dorenavant, et que tel orge, C'est à dire bestes et gens Et la semence des vivans Qui tant est mauvaise et despite…, Deschamps, Poésies mss. f° 432.

XVIe s. Ils faisoient leurs orges, comme l'on dit, en leurs charges, Carloix, VI, 17. Orge mondé, Paré, I, 14. Des orges, il y en a et de l'automne et du printemps, ceux de l'automne sont appelés chevalins ; ceux du printemps sont appellés paumés ou paumoules…, De Serres, 108. Les orges sont très profitables et sains à estre mangés en potage, pellés et mundés, De Serres, 109. L'argent quand l'orge, Cotgrave

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ORGE. Ajoutez :
10Lancette en grain d'orge, lancette dont la lame a la forme d'un grain d'orge.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

ORGE, s. m. hordeum, (Hist. nat. Bot.) genre de plante dont les fleurs n’ont point de pétales ; elles naissent par bouquets disposés en épi. Chaque fleur est composée de plusieurs étamines qui sortent du calice. Le pistil devient dans la suite une semence oblongue, farineuse, pointue par les deux bouts, renflée dans le milieu & très-adhérente, comme l’a remarqué Spigelius, à la base qui a servi de calice à la fleur. Chaque bouquet est attaché a un axe denté, & forme un épi. Tournefort, inst. rei herb. Voyez Plante. (I)

Ce genre de plante a l’épi fort ; il a le calice, l’enveloppe, la cosse, la peau, & la fleur semblables à ceux du froment & du riz, avec cette différence, que son enveloppe est rude. Son grain est ventru, pointu par les deux bouts, & fortement uni à son enveloppe.

Dans la système de Linnæus, c’est un genre de plante très-distinct, dont voici les caracteres : le calice est composé de six feuilles, & contient trois fleurs. Les feuilles du calice sont droites, pointues, placées au nombre de deux sous chaque fleur. Il n’y a point de bâle dans ce genre de plante. La fleur est à deux levres ; l’inférieure est plus longue que le calice, & se termine par une longue barbe ; la supérieure est plus courte & applatie. Les étamines sont trois filets chevelus, plus courts que la fleur ; les bossettes des étamines sont oblongues ; le germe du pistil est ovale & un peu turbine ; les stiles sont au nombre de deux, très-déliés, & penchés en arriere ; le stile du pistil est aussi chevelu ; la fleur enveloppe fortement la graine, & tombe avec elle. La graine est oblongue, ventrue, pointue aux deux extrémités, & marquée d’une raie longitudinale.

Les Botanistes comptent cinq ou six especes d’orge, dont les plus connues sont l’orge d’autonne ou d’hiver, & l’orge printannier.

L’orge d’hiver, hordeum polysticon hibernum de C. B. P. 22, a ses racines fibreuses & menues. Sa tige ou son tuyau est moins haut que celui du froment ou du seigle. Il s’éleve quelquefois cependant dans un bon terroir à deux coudées ; il est garni de cinq, six nœuds, & quelquefois davantage. A chacun de ces nœuds naissent des feuilles semblables à celles du chien-dent, longues, étroites, & enveloppant un peu le tuyau ; les inférieures sont plus étroites que celles du froment, & les supérieures plus rudes, & couvertes le plus souvent d’une fine poussiere d’un verd de mer, dans l’endroit qui embrasse sa tige.

Ses épis sont composés de plusieurs paquets de fleurs attachées de deux côtés sur les dents d’une rape commune. Chaque paquet est formé par trois fleurs, dont chacune est garnie à sa base extérieure de deux longs filets barbus, fermes, rudes & piquans. Ces fleurs sont composées de trois étamines, qui s’élevent d’un calice à deux bases, dont l’extérieur se termine en un long filet. L’embryon du fruit est caché dans le fond du calice, & se change en une graine longue de deux ou trois lignes, pale ou jaunâtre, farineuse, pointue des deux côtés, renflée à son milieu, fort attachée aux bases qui servoient de calice à la fleur. On seme cet orge en automne, & on le moissonne l’année suivante.

L’orge printanier, nommé par Tournefort hordeum polysticum vernum, I. R. H. 513, a ses épis plus courts, mais plus gros que celui du précédent ; il ne differe que par le tems auquel on le seme, c’est au printems.

Les tuyaux d’orge étant mûrs, sont plus mols & moins fragiles que ceux du froment ; c’est pourquoi ils sont plus succulents, & fournissent aux bœufs & aux vaches une meilleure nourriture. Les épis d’orge sont penchés le plus souvent vers la terre, à cause de leur longueur & de leur pesanteur. Ils contiennent quelquefois vingt grains sur chaque côté ; un même grain pousse plusieurs tuyaux. (D. J.)

Orge, (Mat. méd. Diette méd.) l’orge fait un composé farineux, lequel étant délayé ou bouilli dans l’eau, se change en un mucilage si visqueux, qu’à peine le feu peut-il le détruire, car environ la troisieme partie d’orge en charbon, & les cendres, quoique bien calcinées, rendent l’eau mucilagineuse & visqueuse. Cette substance farineuse & mucilagineuse a des principes actifs, lesquels étant agités par le moyen de l’eau, fermentent ; & les parties mucilagineuses se divisent, s’atténuent, & font un composé vineux, comme on l’éprouve dans la bierre ; ensuite elles s’aigrissent, & deviennent enfin vapides ou fades, comme presque tous les autres sucs des plantes. On tire de la bierre un esprit ardent, qui n’est pas fort différent de l’esprit-de-vin.

L’orge n’a pas les mêmes vertus que le froment, car le froment échauffe, mais de quelque maniere que l’on prépare l’orge, il n’échauffe jamais, il rafraîchit & déterge ; &, selon qu’il est différemment préparé, il humecte & desseche. Etant bouilli en tisane, il humecte ; & étant rôti, il desseche. Il differe encore du froment, en ce qu’il produit un suc tenu ou moins grossier & détersif, au-lieu que celui du froment est grossier, visqueux, & d’une nature un peu obstructive.

Plusieurs nations faisoient autrefois du pain avec la farine d’orge, & on en fait encore à présent ; mais c’est dans la disette de froment, & pour nourrir les pauvres. Nous n’estimons pas beaucoup l’orge, non plus que les anciens Romains, pour faire du pain ; mais il est fort recherché pour faire de la bierre, & les peuples du nord en font un grand usage ; il leur est aussi nécessaire pour faire de la boisson, que le froment pour faire du pain. L’orge nourrit moins que le froment ; il se digere plus difficilement, parce qu’il est moins gluant, & qu’il ne peut pas s’attacher au corps, de même que le froment.

On estime l’orge qui est blanc, pur, plein, compacte, & pesant autant qu’il se peut : on rejette celui qui est petit, ridé, léger, spongieux. Il ne faut pas en faire d’usage d’abord après la moisson, & aussi-tôt qu’il est moulu ; mais il faut le conserver dans un lieu sec pendant quelque tems, à cause de son humeur visqueuse & superflue qui veut être évaporée ou atténuée. Quand il est sec, & qu’il commence à se rider, alors il est tems d’en faire usage, & il est salutaire. Son écorce extérieure, ou le son est plus sec que la pulpe ou la farine : il nourrit peu ou point du tout ; il déterge, & il est un peu purgatif à cause du suc de sa bâle, comme Hippocrate en avertit.

On prépare l’orge de différentes manieres, soit pour servir d’aliment, soit pour la Médecine.

1°. On fait du pain avec la farine d’orge, qui est plus friable & inférieur au pain de froment ; il sert de nourriture aux pauvres ; il ne convient qu’à ceux d’entr’eux qui s’exercent à de rudes travaux, & dont l’estomac est robuste : c’est pourquoi, selon Pline, les gladiateurs athéniens, qui avoient coutume de s’en nourrir, étoient surnommés hordearii ; terme qui signifie des gens qui vivent de pain d’orge. Il est meilleur, & a plus de saveur, quand on le mêle avec moitié de froment ou de seigle.

2°. Les anciens faisoient usage d’une sorte de pain d’orge, que les Grecs & les Latins appelloient maza. C’étoit de la farine d’orge rôti, mêlée & pétrie avec quelque liqueur, comme de l’eau, de l’huile, du lait, du vin cuit, du miel, &c. Voyez Maza.

3°. Les anciens Grecs faisoient une bouillie avec l’orge, appelloient cette bouillie ἀλφιτὸν, & les Latins la nommoient polenta. Voyez Polenta.

4°. Les anciens faisoient encore avec l’orge de la tisanne, nommée par les Grecs πτισσάνη ou πτισάνη, & par les Latins ptisana. Voyez Tisane.

Mais de toutes les différentes manieres de préparer l’orge, il nous en reste seulement trois, qui sont encore un peu usitées : la premiere s’appelle dans les boutiques de l’eau d’orge, ou décoction d’orge ; la seconde, qui n’est pas bien différente de la tisane des anciens, est nommée orge mondé ; la troisieme est de la crême d’orge, ou de l’orge passé. Voyez Orge, décoction d’(Diete), Orge mondé, & Orge passé.

On met la farine d’orge au nombre des quatre farines résolutives, qui sont la farine d’orge, celle de fèves, celle de l’orobe, & celle de seigle. On leur substitue quelquefois la farine de froment, de lin, de fénu-grec, & de lentille. Cette farine appliquée en cataplasme est émolliente, résolutive, maturative & anodine ; c’est pourquoi on l’emploie seule en cataplasme, ou avec les autres farines résolutives. (D. J.)

Orge, décoction d’(Diete.) la décoction d’orge, ou, comme on dit communément, l’eau d’orge, est simple ou composée. La simple se fait ou avec de l’orge entier, qui est plus détersif à cause de son écorce, & plus utile dans les obstructions ; ou bien on fait cette décoction avec de l’orge mondé, ou dont on a ôté la peau ; & alors elle est un peu plus rafraîchissante & incrassante. On fait bouillir cet orge avec de l’eau commune très-pure, plus ou moins long-tems, tantôt jusqu’à ce que les grains s’amollissent & se gonflent seulement, tantôt jusqu’à ce qu’ils soient crevés, c’est-à-dire, jusqu’à ce que la pellicule de ces grains se creve par la grande raréfaction de la substance farineuse. On emploie utilement ces décoctions dans les fievres ardentes, & autres maladies, pour délayer les humeurs épaisses & visqueuses, & pour adoucir & tempérer l’acrimonie des humeurs.

La décoction d’orge composée se fait avec les racines de réglisse, de chien-dent, de chicorée, ou autres racines apéritives, avec celles de scorsonere, de patience, de bardane, &c. avec les raisins, les jujubes, les figues, les dattes, les grains, & autres, selon les différentes indications. Ainsi Etmuller vante dans la pleurésie une boisson faite avec la décoction d’orge, dans laquelle on infuse des fleurs de coquelicot ou de paquerette : dans la rougeole, on fait bouillir de l’orge avec de la corne-de cerf, & avec la racine de scorsonere dans les fievres pétéchiales. (D. J.)

Orge grué, (Diete) on l’appelle autrement orge mondé. Il se fait avec le plus bel orge dont on ôte la peau sous la meule. On le macere dans de l’eau, on le lave, & on le frote dans les mains pour enlever toute la peau qui est restée, après qu’il a été écrasé sous la meule. Ensuite on le met dans un vaisseau de terre ; on y verse de nouvelle eau, & on le fait bouillir pendant cinq, six ou sept heures, jusqu’à ce qu’il se change en crême ; & de peur d’interrompre l’ébullition, on verse de l’eau tiéde, quand il est nécessaire, & on le fait cuire à un feu doux ; c’est ce qu’on appelle orge grué, parce que la graine y reste. Pour le rendre meilleur, quelques-uns y ajoutent dans le commencement du beurre frais, & un peu de sel sur la fin. Le peuple le mange préparé de cette façon. D’autres pour le rendre plus agréable, y mêlent des amandes ; pour rafraîchir, des graines de melon, de courge ; & pour la douceur, du sucre. On fait un grand usage de cette préparation : c’est une excellente nourriture qui produit un bon suc dans la santé & dans la maladie. (D. J.)

Orge mondé, (Diete médicinale.) c’est de l’orge qui a été écrasé sous la meule, & dépouillé de sa premiere peau. On en fait des décoctions, des tisanes, des crêmes, sous le nom d’orge grué & d’orge passé. Voyez Orge grué & Orge passé.

On fait avec l’orge mondé le sucre d’orge & le sucre tors, que les Arabes appellent alphenicum. Le sucre d’orge est une composition jaunâtre, transparente, faite avec le sucre cuit dans une décoction légere d’orge, jusqu’à ce qu’il ait assez de consistence pour en faire des bâtons. Le sucre tors se fait avec de l’eau d’orge & du sucre dans une certaine proportion, & cuits de telle sorte qu’il en résulte une masse solide, qu’on peut manier sans qu’elle s’attache aux doigts frotés d’huile d’amandes, & la réduire en fils très-fins ou grossiers, longs ou courts, & le plus souvent tortillés, mais toujours blancs. Ces deux préparations sont assez bonnes pour la toux, l’enrouement, la sécheresse de la trachée-artere, & dans les maladies légeres du poumon & de la poitrine. (D. J.)

Orge passé, (Diete.) c’étoit la crême d’orge des anciens, qui se fait parmi nous de la maniere suivante. On prend de l’orge mondé, on le macere, on le frote dans les mains, on le fait cuire pendant sept ou huit heures, on le pile dans un mortier avec des amandes douces pelées, & on le passe. Les uns le font plus liquide, d’autres plus épais. Alors on y ajoute du sucre, on le sert dans un plat d’argent ; & on le donne à ceux qui se portent bien, aux malades, & à ceux qui sont exténués : on y mêle des quatre semences froides pour faciliter le sommeil. Quand on le fait cuire derechef, après l’avoir passé, il devient plus épais & plus nourrissant. On ne se contente pas d’en faire prendre une fois le jour à l’heure du sommeil, mais deux, trois fois, & davantage, en maniere de julep. Quelquefois on ajoute du lait sur la fin de l’ébullition. Si le malade a besoin d’une nourriture plus abondante, rafraichissante & humectante, on fait bouillir de l’orge avec un poulet, ou avec du veau ; ou bien après avoir laissé bouillir long-tems l’orge dans de l’eau, on y ajoute du bouillon de viande, on le passe, & on le prend avec la crême d’orge. (D. J.)

Orge perlé, (Agricult.) c’est de l’orge dépouillé de sa premiere enveloppe. Cet orge ne differe de l’orge mondé, qu’en ce qu’il a passé deux ou trois fois par le moulin, pour y être broyé & rendu plus petit. On choisit l’orge perlé le plus blanc, & celui au côté duquel on voit de la fleur attachée. On fait quelquefois l’orge perlé avec le millet ; & d’autres fois avec le froment : de quelque maniere qu’on le fasse il est très-nourrissant.

Cet orge ainsi préparé n’est peut-être pas fort différent de ce que les anciens appelloient crimnus : car κρίμνον, selon Galien, est la partie la plus grossiere de la farine, laquelle se trouve la plus grosse, quand on a brisé l’orge qui a échappé à la meule, & que l’on passe au travers d’un crible dont les trous sont grands. Les Allemands en font des bouillies, tantôt avec de l’eau, tantôt avec du lait, & quelquefois avec du bouillon de viande.

Orge, grain d’, (Tisserander. Imprim.) on appelle futaine à grains d’orge, une sorte de futaine ouvragée, sur laquelle le tisserand a relevé des façons assez semblables au grain de l’orge. Les Ciseleurs appellent grain d’orge, de petits ciselets dont la pointe est ronde & fort aigue. Les Imprimeurs donnent aussi le nom de grain d’orge, aux caracteres en lozange, qui leur servent à imprimer les notes du plain chant qui doivent être breves.

Orge, (Géog. anc.) fontaine de Gaule dans la province Narbonnoise. Pline, l. XVIII. ch. xxij. dit qu’il croissoit dans son eau une herbe dont les bœufs étoient si friands, qu’ils y plongeoient la tête pour en attraper. Cette fontaine a presque conservé son nom, car on la nomme aujourd’hui sorque. Voyez Sorque. (D. J.)

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Étymologie de « orge »

Du latin hordeum, de même sens.
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Wallon, woig, s. m. ; prov. ordi ; esp. orzuelo ; ital. orzo ; du lat. hordeum.

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Phonétique du mot « orge »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
orge ɔrʒ

Évolution historique de l’usage du mot « orge »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « orge »

  • Une poule affamée rêve qu’elle est dans le grenier à orge. De Proverbe turc
  • Tranquille est celui qui n'a pas d'âne : il ne s'occupe ni de sa paille, ni de son orge. De Proverbe persan
  • Le producteur a mis en place cette 1re culture d’orge brassicole en lien avec Eureden pour la fourniture de semences et la commercialisation. C’est une culture d’orge de printemps : plus riche en amidon. « Il faut une terre avec un pH d’au moins 6 », a-t-il expliqué lors d’une rencontre « bout de champ » le 21 juillet. Sur la parcelle, le précédent était du RGH – trèfle violet. Deux passages de canadien, vers le 10 mars et 8 jours après, ont été réalisés, suivis d’une herse rotative pour bien « émietter » le sol et d’un apport de lisier de porc à hauteur de 70 u N/ha. Journal Paysan Breton, Début des diversifications avec l’orge brassicole | Journal Paysan Breton
  • Alors que le propriétaire du champ moissonnait les premiers tours du champ, l’orge qui, le long de la coupe de l’engin, attendait son tour, a pris feu soudainement. Aussitôt, les agriculteurs ont lancé l’alerte et écarté tracteurs et moissonneuse du lieu de l’incendie qui se propageait rapidement. Témoins du sinistre, un agriculteur du GAEC de Moulinpierre, à Mécrin, qui moissonnait sur l’autre versant, s’est rendu immédiatement dans la pièce de céréales en proie aux flammes avec une charrue afin d’y créer une zone pare-feu et préserver ainsi le reste de la parcelle d’orge. , Faits-divers - Justice | Incendie : une parcelle d’orge en proie aux flammes
  • Dans une casserole, faire suer l’oignon dans l’huile pendant 1 minute. Ajouter l’orge et cuire pendant 3 minutes. Ajouter le bouillon, couvrir et laisser mijoter de 20 à 25 minutes ou jusqu’à ce que le liquide soit absorbé et l’orge cuit.   Salut Bonjour, Courgette farcie à la chair à saucisse, salade d’orge aux herbes | Salut Bonjour
  • Damien Pervis a terminé ses moissons de colza et d'orge autour du 10 juillet, il attaque désormais ses 65 hectares de blé. Tout ce qui a déjà été récolté est stocké dans un immense hangar de 600 m². "L'an dernier, c'était exceptionnel mais il fallait remettre des murs au hangar pour que les céréales n'arrivent pas dehors et là, cette année, on voit plein d'espace qui reste", décrit l'agriculteur.  France Bleu, Blé, orge, colza... les rendements sont en baisse pour cette moisson 2020 en Mayenne
  • Au 13 juillet, il restait au niveau national 10 % des parcelles d’orge d’hiver à moissonner, rapporte FranceAgriMer dans son bulletin Céré’Obs publié le 17 juillet 2020. La France Agricole, Tour de plaine : La moisson de l’orge d’hiver s’achève
  • Alors que la moisson bat son plein dans plusieurs régions françaises, Agreste, service statistique du ministère de l'agriculture publie ses estimations de rendements et de surfaces en blé tendre, orge d'hiver et colza pour la récolte 2020, basées sur des données du 1er juillet 2020. Retrouvez ces informations département par département. Terre-net, Estimations rendements et surfaces blé, orge et colza #moisson2020
  • Les moissons des céréales ont débuté dans le département peu après la mi-juin. Les agriculteurs se sont lancés dans la récolte de blé et d’orge. Elle se termine d’ici la fin juillet. Alors quel est le bilan de la saison agricole 2020 dans les Yvelines ? Alors qu’au niveau national, la production semble chuter en moyenne de 20%, la pire saison depuis 2004. Réponse dans ce reportage. TV78 - la chaîne des Yvelines, Les moissons de blé et d'orge en demi-teinte dans les Yvelines | TV78 - la chaîne des Yvelines

Images d'illustration du mot « orge »

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Traductions du mot « orge »

Langue Traduction
Anglais barley
Espagnol cebada
Italien orzo
Allemand gerste
Chinois 大麦
Arabe شعير
Portugais cevada
Russe ячмень
Japonais 大麦
Basque garagar
Corse orzo
Source : Google Translate API

Synonymes de « orge »

Source : synonymes de orge sur lebonsynonyme.fr

Orge

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