La langue française

Ingression

Définitions du mot « ingression »

Trésor de la Langue Française informatisé

INGRESSION, subst. fém.

A. − Littér. et rare. Entrée, incursion :
Il se résigna donc à la faire entrer, se disant qu'une pareille ordure, après tout, ne tiendrait pas une place énorme et qu'ensuite on pourrait brûler quelque parfum. L'ingression de la chipie fut, d'ailleurs, une belle chose qui le récompensait déjà de sa vertu. Bloy, Femme pauvre,1897, p. 114.
B. − Spécialement
1. GÉOGR. Envahissement d'une région basse par les eaux. Une ingression de la mer du Nord a produit le Zuydersee (Lar. 20e).
2. MÉD. ,,Déplacement que subit une dent, suivant son axe longitudinal, lorsqu'elle rentre dans le maxillaire`` (Lar. Lang. fr.).
Prononc. : [ε ̃gʀ εsjɔ ̃], [-gʀe-]. Étymol. et Hist. 1378 « invasion » (doc. Arch. admin. de Reims, III, 450, Doc. inéd. ds Gdf.), très rare. Empr. au lat.ingressio « entrée dans »; cf. le synon. ingrès (xvie-xviiies. ds FEW t. 4, p. 691a) empr. au lat. ingressus « action d'entrer ».

Wiktionnaire

Nom commun

ingression \ɛ̃.ɡʁɛ.sjɔ̃\ féminin

  1. Irruption des eaux qui a pour résultat une submersion durable.
    • Golfe du Dollart : golfe de la mer du Nord, dans lequel se jette l'Ems. Il fut formé par des ingressions brusques de la mer du Nord en 1277 et 1287. — (Nouveau petit Larousse illustré, article “Dollart”, Larousse, Paris, 1935, page 1325.)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

INGRESSION (in-grè-ssion) s. f.
  • Ancien terme d'astronomie. Entrée d'une planète, d'un corps céleste dans un signe, dans une constellation.
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Étymologie de « ingression »

Lat. ingressionem ; de ingredi, marcher, de in, en, sur, et gradior, aller.

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Du latin ingressio (« marche dans ») → voir progression.
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Phonétique du mot « ingression »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
ingression ɛ̃grɛsjɔ̃

Citations contenant le mot « ingression »

  • Correction de la bascule corono-palatine des incisives maxillaires par vestibuloversion qui va créer une « sembleingression ». LEFILDENTAIRE magazine dentaire, Traitement de la supraclusion incisive chez l’adulte et stabilité de cette correction
  • Un traitement par aligneurs a été proposé à la patiente car ce type de technique permet un déplacement progressif et très contrôlé des dents [3]. Toutefois, ce type de technique a actuellement des limites, en particulier pour la correction des inversés d’articulé et pour la correction d’endoalvéolie. Le redressement important d’axes de dents mésioversées tel que celui des molaires 36 et 46 n’est pas possible avec les aligneurs et les mouvements d’égression et d’ingression sont également difficiles avec ce type de système. LEFILDENTAIRE magazine dentaire, Comment gérer les subtilités anatomiques du traitement orthodontique de l’adulte
  • Les forts taux de croissance ne reviendront plus, et nos sociétés supportent mal 10% de chômeurs. Mais bientôt ce seront 30%, ou plus, des travailleurs d’aujourd’hui qui seront remplacés par des systèmes robotisés. Nos sociétés sont-elles préparées à supporter l’ingression de tels taux de chômage ? Libération.fr, Les robots vont-ils nous mettre au chômage ? - Libération
  • M.M. — On peut comprendre de diverses manières bien évidemment cette « ingression » qui est, disons-le tout net, l’expression des moments fondateurs. On peut, à cet égard, reprendre une distinction propre à la philosophie allemande, et qui fut, en particulier bien développée par Nietzsche entre « culture et civilisation ». La culture mobilise l’énergie créatrice et si on fait référence à son livre fondateur, Naissance de la tragédie, les « figures incisives », c’est à dire ce qui marque en profondeur les formes de l’être ensemble ; la civilisation, elle, se contente de « diluer » ces formes une fois instituées. En bref, cette « ingrès » met essentiellement l’accent sur ce que l’on peut nommer l’entièreté de l’être individuel et collectif. Pour le dire en un terme un peu plus contemporain (quoiqu’il fut utilisé, à sa manière, par Émile Durkheim), il s’agit là d’un holisme, c’est-à-dire une harmonie, fut-elle conflictuelle entre le corps et l’esprit, la nature et la culture. Cet holisme, peut être considéré dès lors, et ce en son sens strict, comme un ex-haussement de ce que sont à la fois l’individu, la société et la nature en son entier. Pour utiliser cette figure de rhétorique qu’est l’oxymore, figure propre à la culture pré-moderne comme à celle caractérisant la postmodernité, on peut parler pour bien comprendre cette entièreté, de matérialisme mystique ou de corporéisme spirituel.C’est cela même qui souligne la conjonction étroite et féconde qui d’Aristote à Saint Thomas d’Aquin caractérise le réalisme donnant à la chose naturelle la vertu (c’est-à-dire la force, virtu) qui lui est propre.C’est en ayant cela à l’esprit que l’on peut comprendre la procédure apophatique qui caractérise actuellement les attitudes sociétales les plus importantes, en particulier celles qui sont à l’origine de la méfiance face à tous les grands systèmes explicatifs. Ce sont ces procédures apophatiques, que pour ma part, j’ai analysées dans un livre précédent : La parole du silence (Éditions du Cerf, 2016). Il s’agit là d’une expression de ce que j’ai appelé antérieurement l’humilité, ou encore l’attitude épinoïaque qui considère que la matière, la nature est d’abord là et qu’il ne faut pas avoir la prétention de la créer à partir de la parole. En ce sens la sensibilité (l’humilité) écosophique met l’accent non pas sur un étant paranoïaque (l’homme comme maître et possesseur de la nature), mais pointe véritablement l’Être en son entier. Je rappelle à cet égard la distinction proposée par Georges Steiner entre l’Être infinitif, on pourrait dire l’Être indéfini, l’Être englobant et l’Être nominal, c’est-à-dire ce qui a la prétention en nommant d’enfermer dans une figure finie l’aspect indéfini de l’Être. Par exemple la déité, le divin, ce que je nomme actuellement le sacral renvoient à l’Être infinitif, indéfini. Alors que Dieu est une nominalisation de cet Être indéfini, qui met fin à son infinitude. À la conjonction de cet « ingrès » et de la démarche apophatique, on retrouve cette idée de « saudade » qu’il est difficile de traduire en français, qui renvoie à ce qui est le Heimweh chez Heidegger, soulignant à la fois l’idée de finitude et d’inscription en un lieu donné. C’est cela même que pour ma part je tente d’exprimer au travers de l’expression « enracinement dynamique ». Club de Mediapart, MAFFESOLI L'ÉCOSOPHE : un entretien | Le Club de Mediapart

Traductions du mot « ingression »

Langue Traduction
Anglais intrusion
Espagnol intrusión
Italien intrusione
Allemand einbruch
Chinois 入侵
Arabe التدخل
Portugais intrusão
Russe вторжение
Japonais 侵入
Basque oztoporik
Corse intrusione
Source : Google Translate API

Synonymes de « ingression »

Source : synonymes de ingression sur lebonsynonyme.fr

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