La langue française

Grammairien, grammairienne

Définitions du mot « grammairien, grammairienne »

Trésor de la Langue Française informatisé

GRAMMAIRIEN, -IENNE, subst. et adj.

I. − Substantif
A. − [Dans l'Antiquité (gr. et latine)] Celui qui s'adonnait à l'étude des lettres en général. [Proclus] était de plus un très remarquable grammairien, dans l'ancienne signification du mot, c'est-à-dire un érudit et un critique (Cousin, Hist. philos. mod., t. 1, 1847, p. 211).
B. − Celui qui, versé dans la connaissance d'une langue, contribue par ses avis à épurer celle-ci, à fixer les règles du bon usage. Querelles de grammairien. Sottise est chose écrite ou parlée, qui ne dit pas ce qu'elle croit dire. C'est pourquoi il est bon d'en juger en grammairien, en rétablissant les mots dans leur sens ordinaire (Alain, Propos,1921, p. 195).V. anacoluthe et châtré, -ée ex. :
1. Voyons donc un peu le progrès dont tes contemporains ont la bouche pleine. Que faut-il entendre par ce mot? Si nous le définissons en bon grammairien, nous dirons que c'est une augmentation en bien ou en mal... A. France, Vie fleur,1922, p. 538.
C. − Celui qui, par profession, enseigne la grammaire ou compose des ouvrages de grammaire; celui qui, indépendamment de tout souci normatif, se spécialise dans l'étude historique ou synchronique du système grammatical d'une langue. Ainsi la linguistique travaille sans cesse sur des concepts forgés par les grammairiens, et dont on ne sait s'ils correspondent réellement à des facteurs constitutifs du système de la langue (Saussure, Ling. gén.,1916, p. 153).Sans forcer les choses, la vérité est que plus de cinquante ans après la publication du Cours de Saussure quelques grammairiens commencent seulement depuis peu à entreprendre la description méthodique de la langue qui sous-tend notre idiome (R.-L. Wagner, Note sur les recherches diachroniques et synchroniques ds Lang. fr., no1, 1969, p. 8).
D. − P. ext. Connaisseur averti des règles qui président à l'exécution de tel ou tel art. Grammairien de la musique. Grammairien correct et même élégant des pas d'école, il [un chorégraphe] n'en est pas le poète (Levinson, Visages danse,1933, p. 128) :
2. Mais il faut savoir [que la peinture] (...) est chose poétique pour ne pas s'imaginer que deux hommes qui s'expriment au moyen de la peinture sont tous deux peintres pour cela. Il y a des grammairiens de la peinture qui ne sont pas plus des peintres que les grammairiens de la langue ne sont des écrivains. Faure, Espr. formes,1927, p. 210.
II. − Adj. Ô noble sanhédrin de têtes à perruque [l'Académie], Derniers représentants d'une école caduque, Vous qu'a toujours guidés l'esprit grammairien (Pommier, Crâneries,1842, p. 37).Notre dîner de Brébant commence à être complètement hébété par l'élément grammairien, qui y a trop de coudes à table (Goncourt, Journal,1871, p. 838).
Prononc. et Orth. : [gʀa(m)mε ʀjε ̃], fém. [-ʀjεn]; [mm] ds Land. 1834, Nod. 1844, DG, Passy 1914; [m] ds Fér. 1768, Fér. Crit. t. 2 1787, Gattel 1841 (qui prononce [-me-] p. harmonis. vocalique), Littré; [m] ou [mm] ds Barbeau-Rodhe 1930, Pt Rob., Warn. 1968 et Lar. Lang. fr. Cf. grammaire. Ds Ac. 1694-1932 (au fém. seulement ds 1932). Étymol. et Hist. 1245 « personne qui s'adonne à l'étude de la grammaire » (H. Andeli, La bataille des .VII. Ars, IV, 96 ds T.-L.). Dér. de grammaire*; suff. -ien*. Fréq. abs. littér. : 175.

Wiktionnaire

Nom commun

grammairien \ɡʁa.mɛ.ʁjɛ̃\ masculin (pour une femme on dit : grammairienne)

  1. Celui ou celle qui s’est spécialisé dans l’étude de la grammaire.
    • Beaucoup de grammairiens ont agité la question de savoir si, dans la déclinaison des mots, il faut suivre la dissimilitude ou la similitude, c'est-à-dire, en d'autres termes, l'anomalie ou l'analogie. — (Varron, De la langue latine, livre 10, traduction dans Œuvres complètes de Macrobe, Varron, Pomponius Mela, sous la direction de M. Nisard, Paris, Dubrochet, Le Chevalier & Compagnie, 1850, page 572)
    • Depuis Ronsard et Joachim du Bellay les meilleurs esprits trouvent l’orthographe française trop surchargée, sentent le besoin de la simplifier. Voici pourquoi. C’est qu’elle était très simple au XVe siècle, et que les grammairiens du XVIe siècle, par affectation scientifique, par pédantisme, l’avaient grièvement compliquée. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
    • Tout bouge, tout évolue. Le pédantisme, qui veut figer la langue, est la lettre morte d'une science vétilleuse.
      Il est vrai qu'il n'y a pas de langue sans grammaire : mais il est plus vrai encore que la langue doit s'interdire de n'être qu'une affaire de grammairien.
      — (Pol Vandromme, Jours d'avant, L'Âge d'Homme, 1993, p. 81)
  2. (Antiquité) Celui ou celle qui s’adonnait à l’étude ou à l’enseignement des lettres en général.
    • Hilperik avait pris quelques uns des goûts de la civilisation romaine. Il […] avait la prétention d’être grammairien, théologien et poète. Ses vers latins, où les règles du mètre et de la prosodie étaient rarement observées, trouvaient des admirateurs parmi les nobles gaulois qui applaudissaient en tremblant. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833–1837)

Adjectif

grammairien \ɡʁa.mɛ.ʁjɛ̃\

  1. (Grammaire) Qui concerne la grammaire.
    • Quel paradoxe que de se tourmenter en français, que de souffrir dans une langue grammairienne, dans l’idiome le moins délirant que soit ! Sanglots géométriques ! — (Emil Cioran, cité par Dumitra Baron, De l’inconvénient de traduire : Promenade cioranienne dans les sentiers de la traduction, Atelier de traduction No4 (2005), Cercul traducătorilor (Cercle des traducteurs) de la Facultatea de Litere (Faculté des Lettres) de l’Universitatea (Université) « Ştefan cel Mare », Suceava (Roumanie), p. 38)

Nom commun

grammairienne \ɡʁa.mɛ.ʁjɛn\ féminin (pour un homme on dit : grammairien)

  1. Celle qui s’est spécialisée dans l’étude de la grammaire.
  2. (Antiquité) Celle qui s’adonnait à l’étude ou à l’enseignement des lettres en général.

Forme d’adjectif

grammairienne \ɡʁa.mɛ.ʁjɛn\

  1. Féminin singulier de grammairien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GRAMMAIRIEN, IENNE. n.
Celui, celle qui s'est spécialisé dans l'étude de la grammaire. Des remarques, des scrupules de grammairien. Il se disait, chez les Anciens, dans une acception plus étendue, de Ceux qui s'adonnaient a l'étude ou à l'enseignement des lettres en général. Les anciens grammairiens. Les grammairiens grecs, latins.

Littré (1872-1877)

GRAMMAIRIEN (gra-mè-riin) s. m.
  • 1Celui qui s'occupe spécialement de la grammaire et des règles ou des usages d'une langue ; celui qui a écrit sur la grammaire. Par nos grammairiens, qu'il faut nommer suivant leur ordre d'ancienneté, j'entends Vaugelas, Ménage, le P. Bouhours, et M. l'abbé Régnier ; voilà du moins les plus célèbres, D'Olivet, Ess. gramm. sect. 1. Tout grammairien qui n'est pas né dans la capitale, ou qui n'y a pas été élevé dès l'enfance, devrait s'abstenir de parler des sons de la langue, Duclos, Gramm. Œuvres, t. IX, p. 21, dans POUGENS. Quand voit-on naître les critiques et les grammairiens ? tout juste après le siècle du génie et des productions divines, Diderot, Salon de 1767, Œuv. t. XIV, p. 233, dans POUGENS. Eux seuls [les corrupteurs du goût] peuvent prétendre au rare privilége D'aller au Louvre, en corps, commenter l'alphabet, Grammairiens-jurés, immortels par brévet, Gilbert, 18e siècle.

    Par antonomase, celui qui, fondant les règles de la grammaire et ses définitions sur l'analyse des opérations de l'esprit humain, conçoit et soutient les principes de la grammaire générale. En ce sens les grammairiens français sont Arnauld et Lancelot, Buffier, Dumarsais, Beauzée. En ce sens encore on a dit que Restaut savait bien la grammaire, mais qu'il n'était pas grammairien.

  • 2 Terme d'antiquité. Nom donné à ceux qui se livraient à l'étude et à l'enseignement des lettres en général ; ce nom comprenait ce que nous nommons aujourd'hui érudit, philologue, archéologue, critique, etc. Aristarque était un grammairien de l'école d'Alexandrie. Diogène s'étonnait de ce que les grammairiens se tourmentaient si fort pour savoir tous les maux qu'Ulysse avait soufferts, Fénelon, Diog.
  • 3 S. f. Grammairienne, femme qui étudie, qui enseigne la grammaire.

HISTORIQUE

XIVe s. Ceulx qui font œuvres de gramariens et de musiciens, ilz sont gramariens et musiciens, Oresme, Eth. 30.

XVIe s. Demetrius le grammairien, Montaigne, I, 175.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

GRAMMAIRIEN, adj. qui est souvent pris substantivement ; il se dit d’un homme qui a fait une étude particuliere de la Grammaire.

Autrefois on distinguoit entre grammairien & grammatiste ; on entendoit par grammairien ce que nous entendons par homme de lettres, homme d’érudition, bon critique : c’est en ce sens que Suétone a pris ce mot dans son livre des grammairiens célebres. Voyez ci-devant l’article Gens de Lettres.

Quintilien dit qu’un grammairien doit être philosophe, orateur ; avoir une vaste connoissance de l’Histoire, être excellent critique & interprete judicieux des anciens auteurs & des poëtes ; il veut même que son grammairien n’ignore pas la Musique. Tout cela suppose un discernement juste & un esprit philosophique, éclairé par une saine Logique & par une Métaphysique sol de. Mixtum in his omnibus judicium est. Qaintil. inst. orat. lib. I. c. jv.

Ceux qui n’avoient pas ces connoissances & qui étoient bornés à montrer par état la pratique des premiers élémens des lettres, étoient appellés grammatistes.

Aujourd’hui on dit d’un homme de lettres, qu’il est bon grammairien, lorsqu’il s’est appliqué aux connoissances qui regardent l’art de parler & d’écrire correctement.

Mais s’il ne connoît pas que la parole n’est que le signe de la pensée ; que par conséquent l’art de parler suppose l’art de penser ; en un mot s’il n’a pas cet esprit philosophique qui est l’instrument universel & sans lequel nul ouvrage ne peut être conduit a la perfection, il est à peine grammatiste : ce qui fait voir la vérité de cette pensée de Quintilien, « que la Grammaire au fond est bien au-dessus de ce qu’elle paroît être d’abord » : plus habet in recessu quam in fronte promittit. Quintil. inst. orat. lib. I. c. jv. init.

Bien des gens confondent les Grammairiens avec les Grammatistes : mais il y a toûjours un ordre supérieur d’hommes, qui, comme Quintilien, ne jugent les choses grandes ou petites que par rapport aux avantages réels que la société peut en recueillir : souvent ce qui paroît grand aux yeux du vulgaire, ils le trouvent petit, si la société n’en doit tirer aucun profit ; & souvent ce que le commun des hommes trouve petit, ils le jugent grand, si les citoyens en doivent devenir plus éclairés & plus instruits, & qu’il doive en résulter qu’ils en penseront avec plus d’ordre & de profondeur ; qu’ils s’exprimeront avec plus de justesse, de précision, & de clarté, & qu’ils en seront bien plus disposés à devenir utiles & vertueux. (F)

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « grammairien »

(1245) Dérivé de grammaire avec le suffixe -ien.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Grammaire ; provenç. gramayrian. Le plus ancien français disait gramaire (XIIe s. Les bons gramaires, les bons grammairiens, Brut, ms. f° 112, dans LACURNE), représentant grammarius, comme la grammaire représente grammaria. Montaigne l'a pris adjectivement au sens de grammatical : Un pur estude grammairien, I, 169.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « grammairien »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
grammairien gramɛrjɛ̃

Citations contenant le mot « grammairien »

  • Eclairage Ah bon ! Cependant, le français du net est une expression émotionnelle comme le français des mails. Si, je voulais écrire sans faute, je ferais un article argumenté et me faire corriger par ma femme qui d’ailleurs est grammairienne. Même si je reconnais le caractère tolérant, il fallait de même faire la remarque. Ils sont nombreux à lire le journal en ligne, et, nos personnalités doivent faire attention à publier leurs textes. Bon week-end ! , Allégations sur les exécutions extrajudiciaires : La réponse du gouvernement burkinabè - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso
  • Les grammairiens en discutent et le procès est encore devant le juge. Horace en latin Quintus Horatius Flaccus, Art poétique, 78
  • Les grands écrivains n'ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur et non pas seulement leur volonté, mais leur caprice. Paul Claudel, Positions et propositions, Gallimard
  • Les grammairiens en discutent et le procès est encore devant le juge. Horace en latin Quintus Horatius Flaccus, Art poétique, 78
  • On doit être un logicien ou un grammairien rigoureux, et être en même temps plein de fantaisie et de musique. De Hermann Hesse / Le jeu des perles de verre
  • Les grands écrivains n'ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur. De Paul Claudel / Positions et propositions
  • Messieurs, ce que nous vous demandons à tous, c'est de nous faire des hommes avant de nous faire des grammairiens ! De Jules Ferry / Discours et opinions
  • Les grammairiens sont pour les auteurs ce qu'un luthier est pour un musicien. De Voltaire / Pensées, remarques et observations
  • Seuls les grammairiens sont assez naïfs pour penser que l’exception confirme la règle. De Amélie Nothomb / Métaphysique des tubes
  • Le père de la famille Holopherne est un catholique fervent qui, pour « extraire Satan » du corps de sa fille Mandy Jane, entreprend de la violer à répétition. Celle-ci finira par se révolter dans un déferlement de violence. Aussi minimaliste que soit l’intrigue, elle permet à Besora de camper une série de personnages ubuesques. À l’instar des employés de la boucherie Pompeu Fabra – du nom du grammairien à l’origine de la standardisation de la langue catalane –, qui n’hésitent pas à hacher menu les clients qui ne s’expriment pas dans un néo-catalan parfait. Ou encore Manuel, le hamster de la famille, qui, pour des raisons non explicitées, est doué de parole et exhorte les animaux à faire la révolution contre les humains avec la verve d’un Salvador Allende.  Books, Pulp fiction catalane
  • Êtes-vous uxorilocal ou virilocal ? Alors pour revenir au mot conjugal, il s’est d’abord développé dans un contexte juridique le lien conjugal, avec sa dissolution possible par la loi, ensuite géographique avec le domicile conjugal. Puis viennent les sentiments : l’amour conjugal mais aussi les disputes conjugales, et hélas les violences conjugales. Enfin, depuis le Moyen Âge est aussi évoqué le devoir conjugal, pudiquement défini par le CNRS comme l’« obligation réciproque pour les époux de ne pas se refuser l’un à l’autre ». L’abbé Furetière n’hésitait pas à le signaler : « Les maris et femmes se doivent également garder la foi conjugale, ils sont tenus à se rendre le devoir conjugal ».  Enfin, le mot « conjugal » a aussi fait parler les grammairiens… , Conjugal
  • Vient-il d’une autre planète? Avec ce «z» et ce tréma, le mot semble tout droit venu d’un univers parallèle. Il suffit pourtant de remonter le temps pour comprendre son origine. Le substantif masculin est emprunté au latin d’époque impériale, indique Le Trésor de la langue française. Il vient de «Zoilos», nom d’un grammairien d’Alexandrie du IVs avant Jésus-Christ, célèbre par son traité en neuf livres où il dénonçait les absurdités et les contradictions d’Homère. Le terme fut très vite, dès Ovide, employé dans le sens de «détracteur». De nos jours, bien que vieilli, le «zoïle» qualifie un critique injuste, malveillant et envieux. Le Figaro.fr, Dix mots tarabiscotés de la langue française
  • On impute généralement cette règle au grammairien Claude Favre Vaugelas, l’un des premiers membres de l’Académie française qui, dans ses Remarques sur la langue française, publiées en 1647, déclarait que «le masculin étant le plus noble, il doit prédominer toutes les fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble». l-express.ca, Un français inclusif sans perdre son latin - l-express.ca
  • Et maintenant, une petite page de scrogneugneu linguistique. Mais plutôt qu’une râlante de pépère grammairien, je souhaiterais qu’on y voie une jouissance tératologique. Il y a un vrai plaisir à observer des horreurs verbales, comme il y en a un à se repaître d’abominations littéraires (ah, les dialogues de Christine Angot ! Miam !) ou à scruter des monstres au microscope. L'Obs, Causes toujours, par Pierre Jourde
  • Sauf une fois, la seule. «Qu’est-ce qu’une hypallage?», soumettait Laurence Bisang aux valeureux dicodeurs, qui s’en sont donné à cœur joie. Moi, je savais. Parce qu’un professeur complètement accro à la langue française, au dictionnaire de Littré et au grammairien Grévisse, avait eu l’idée saugrenue de donner un cours sur les figures de rhétorique à des gosses de 12 ans. , «L’hypallage revient!», l’air du temps de François...
  • Le philologue et grammairien, mais aussi recteur et conseiller ministériel dans les années soixante et soixante-dix, est mort, dimanche 26 janvier à Paris, à l'âge de 98 ans. Le Monde.fr, Gérald Antoine (1915-2014), philologue, grammairien, recteur...
  • Le but du rapport était en outre de répondre à des femmes qui se demandaient comment devait être défini leur poste, mais aussi de faire le tri entre les différentes féminisations pour être au plus près de formations « correctes et durables de la langue ». Même si l’Académie ne compte qu’un seul philologue (Michel Zink), et aucun ou aucune linguiste ni lexicographe ni grammairien ou grammairienne. France Culture, Féminisation à l’Académie française, un mea culpa plus qu’une révolution
  • « Il ma parlé  !  » La faute est tellement énorme qu'on a du mal à y croire. Pourtant, la confusion des homophones grammaticaux est l'une des erreurs les plus fréquentes chez les enfants, mais aussi chez les adultes. Il en va de même pour «  é/er  », «  et/est  », ou encore les terminaisons verbales «  -e/-es/-ent  ». «  Cela traduit un manque de réflexion sur le sens de ce qu'on écrit  », explique Bénédicte Gaillard, grammairienne et coautrice du Grevisse du collège, qui reconnaît n'avoir pas toujours été bonne en orthographe : «  J'ai besoin de comprendre. Enfant, j'étais capable d'écrire “je vous avez dit”, ou même “dangeureusement”, à la manière de “heureusement”  ! En analysant le mot, je vois désormais ­“danger”, le suffixe…  » Le Point, Spécial grammaire : cachez cette faute… - Le Point
  • Les personnes s’opposant à l’écriture inclusive invoquent parfois les directives de l’Académie française. Ironiquement, elle ne compte ni linguiste, ni lexicologue, ni grammairien ou grammairienne. Son approche quant à la langue n’est pas de décrire son usage, mais plutôt de le prescrire. Elle se donne d’ailleurs pour mission « de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences » (Article XXIV, Statuts et règlements, 1635). Le Devoir, À qui appartient la langue française? | Le Devoir
  • Une autre experte relativise et apporte un point de vue sociologique à cette tendance: "On n'a jamais autant écrit qu'aujourd'hui, on ne peut plus vivre sans taper sur son clavier. Autrefois, c'était plutôt réservé aux gens instruits. Forcément, on voit plus de fautes", explique la grammairienne Bénédicte Gaillard, auteur de l'ouvrage "100 Jours pour ne plus faire de fautes" (Editions de l'Opportun). Le HuffPost, Orthographe: les Français maîtrisent de moins en moins bien leur langue, selon le baromètre Voltaire | Le HuffPost
  • C'est par cette approche multidisciplinaire que MTB sait réécrire cette "fausse croyance", ce "leurre" en y liant l'informatique à la philosophie, à la psychologie, à la littérature et même à la poésie ! La maïeutique ou l'art de faire accoucher les esprits s'invite dans l'explication de cette grammairienne qui réconcilie la vision du profane, du néophyte en la matière avec l'Informatique. Parler de services, reprendre l'éternel discours redondant du commercial qui cherche à placer sa société et ses produits tout fait, très peu pour elle ! Chaque mission est unique, chaque responsabilité est un challenge où aucun outil informatique ne s'improvise. Le Huffington Post, Cette femme a réussi à conjuguer philosophie et entreprise | Le Huffington Post LIFE
  • Ami, s’il y a dans ton entourage une grammairienne que tu n’as pas encore fuie, et si tu veux la tourmenter quelque peu, demande-lui pourquoi le dernier son est transformé en « o » dans ces couples d’adjectifs. Elle pataugera probablement. Tout le monde l’ignore ou à peu près. La règle ne semble pas enseignée en tant que telle. Grevisse prétend que ces formes sont « savantes » et construites « sur le modèle de composés empruntés au grec ». Mais pour nous autres, feu Gallo-Romains, ces assemblages sont spontanés, guère savants. Nous les produisons naturellement, comme Monsieur Jourdain sa prose. C’est très... franco-français. Le Monde diplomatique, Histoire d'« o », par Xavier Monthéard (Les blogs du Diplo, 5 septembre 2019)

Traductions du mot « grammairien »

Langue Traduction
Anglais grammarian
Espagnol gramático
Italien grammatico
Allemand grammatiker
Chinois 语法的
Arabe النحوي
Portugais gramático
Russe грамматист
Japonais グラマリアン
Basque gramatikari
Corse grammaticu
Source : Google Translate API

Synonymes de « grammairien »

Source : synonymes de grammairien sur lebonsynonyme.fr

Grammairien

Retour au sommaire ➦

Partager