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Colonel, colonelle

Sommaire

  • Définitions du mot colonel, colonelle
  • Étymologie de « colonel »
  • Phonétique de « colonel »
  • Évolution historique de l’usage du mot « colonel »
  • Citations contenant le mot « colonel »
  • Images d'illustration du mot « colonel »
  • Traductions du mot « colonel »
  • Synonymes de « colonel »

Définitions du mot colonel, colonelle

Trésor de la Langue Française informatisé

COLONEL, ELLE, subst.

A.− ART MILIT. Officier supérieur des armées de terre et de l'air commandant un régiment. Le colonel est le père du régiment :
1. Si mon fiancé n'avait pas été tué pendant la guerre, je serais en ce moment l'épouse d'un officier, d'un commandant, colonel peut-être. Tu ne me crois pas? Arland, L'Ordre,1929, p. 404.
Colonel d'état major. Officier qui a le grade de colonel mais qui ne commande pas un régiment.
Colonelle, subst. fém. Épouse de colonel. On appelait une femme Madame la générale. Madame la colonelle n'était pas absolument inusité (Hugo, Les Misérables,1862, p. 740).
Emploi adj. Compagnie colonelle (sous l'Ancien Régime). Première compagnie de chaque régiment qui appartient au colonel général.
B.− P. anal. et souvent iron. Personne qui exerce un commandement, qui fait preuve d'autorité. Colonel en jupon :
2. À ce moment-là, si vous avez agi sans avoir leur autorisation, vos colonels en soutane vous feront passer pour un vieux curé ramolli. Aymé, La Vouivre,1943, p. 196.
Emploi adj. Un ton colonel, une voix colonelle. Qui a l'autorité, la fermeté du colonel dans l'exercice de son commandement. Son ton le plus colonel (Giono, Le Hussard sur le toit,1951, p. 229):
3. Il [Johnny] n'avait jamais dans le regard cette menace indécise, ni dans la voix cette dureté colonelle qui s'assoient chez la plupart des hommes d'une façon étrangement gênante. Aymé, Travelingue,1941, p. 208.
Rem. 1. Pour le composé lieutenant-colonel, v. lieutenant. 2. On rencontre ds les dict. et la docum. la forme abrégée colon, subst. masc., arg. des casernes. Colonel. Ici, y a pas d'erreur! pas de colon (Courteline, Le Train de 8 h 47, 1888, 2epart., 4, p. 135). Par apocope. Colo. « Ordre supérieur! » m'a dit ma vieille bête de colo en clignant du seul œil qui lui reste (A. Daudet, La Petite paroisse, 1895, p. 171).
Prononc. et Orth. : [kɔlɔnεl]. Ds Ac. 1694-1932. Abrév. colo [kɔlɔ]. La finale -onnel(le) s'écrit avec 2 n; cf. exceptionnel, personnel, sensationnel, citronnelle, péronnelle, tonnelle, sauf colonel(le). Étymol. et Hist. 1. Subst. masc. 1534 coulonnel « chef d'un régiment » (Arch. hist. de la Gironde, 55, 40 d'apr. K. Baldinger ds R. Ling. rom., t. 20, p. 80 : coulonnel de la légion); av. 1544 colonnel (B. des Périers, Joyeux Devis, éd. Frank et Chenevière, XIII, 60 ds IGLF); 1556 colonel « chef militaire en général » (J. de La Lande, trad. de Dictys de Crète, L. I, 13 vods Hug.); p. abrév. 1878 colo (L. Rigaud, Dict. du jargon parisien); 1883 petit colon « lieutenant-colonel » (G. Fustier, Suppl. au dict. de la lang. verte d'A. Delvau, p. 508); 1888 colon « colonel » (Courteline, Le Train de 8 h 47, p. 39); 2. adj. fém. 1559 coulonnelle (Amyot, Antoine, 39 ds Hug. : compagnies coulonnelles); 3. subst. fém. apr. 1578 colonnelle « compagnie colonelle » (Brantôme, Discours sur les Duels, VI, 415, ibid.); terme hist. dep. 1835 (Ac.); 1831 lieutenant-colonelle « femme d'un lieutenant-colonel » (Musset, Le Temps, p. 118); 1834 colonelle « femme d'un colonel » (Land.). Empr. à l'ital. colonnello « id. », proprement « chef d'une colonne de soldats », attesté dep. av. 1543 (Firenzuola ds Batt.) et dér. de colonna (colonne*). La forme coronel (d'abord couronnel, couronnal en 1540-46, Amadis de Gaule ds Hug.), attestée jusqu'au début du xviies. (Malherbe, v. Lalanne), n'est prob. pas due à l'influence de l'esp. coronel (FEW t. 2, p. 935a) mais correspond plutôt à un phénomène fréq. en m. fr. (cf. mérancolie pour mélancolie*, pil(l)ure pour pilule*; Hope, p. 181). Fréq. abs. littér. : 3 652. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 634, b) 5 120; xxes. : a) 9 146, b) 3 331. Bbg. Arv. 1963, pp. 191-192 (s.v. colon).Bréal (M.). Notes d'étymol. B. Soc. Ling. 1910-1911, t. 16, p. 62. − Darm. Vie 1932, p. 42. − Dauzat Ling. fr. 1946, p. 15 − Giraud (J.), Pamart (P.)... Mots dans le vent. Vie Lang. 1970, pp. 48-49. − Goug. Lang. pop. 1929, p. 57; Mots. t. 1. 1962, p. 298. − Hope 1971, pp. 181-182. − Kohlm. 1901, p. 39. − Rupp. 1915, pp. 53-54. − Sain. Lang. par. 1920, p. 97, 154 (s.v. colon).Sar. 1920, p. 34. − Spitzer (L.). Literaturblatt für germanische und romanische Philologie. 1921, t. 42, p. 309; Z. fr. Spr. Lit. 1917, t. 44, p. 219. − Wind 1928, p. 43, 126.

Wiktionnaire

Nom commun

colonel \kɔ.lɔ.nɛl\ masculin (pour une femme on dit : colonelle)

  1. (Militaire) Grade donné à un officier supérieur dans l’armée de terre, la gendarmerie nationale et l’armée de l’air de France, situé entre son supérieur hiérarchique, le général de brigade (armée de terre, gendarmerie) ou le général de brigade aérienne (armée de l’air), et son subordonné, le lieutenant-colonel, correspondant à celui de capitaine de vaisseau dans la Marine nationale française. Le code OTAN : OF-5.
    • Les colonels portent aussi deux épaulettes à graine d’épinard, mais tout en or ou tout en argent ; ils ont encore deux galons au haut du schakos. — (Paul Dupuy, Abrégé élémentaire des différences les plus remarquables entre la France et l’Espagne, 1829, p. 158)
    • Le rêve du colonel, qui se voyait enfin général et comte au premier triomphe de Napoléon, s’éteignit dans les flots de sang de Waterloo. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Un capitaine d’état-major arrive au galop et demande le colonel. Il a passé devant lui sans le voir, il le cherche dans mon escouade. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
  2. (Par extension) Fonctionnaire titulaire de ce grade.
    • Un colonel des sapeurs-pompiers, des Douanes, des Eaux et forêts…
  3. Dessert composé de sorbet au citron et de vodka.
  4. (Zoologie) Synonyme de petite argentine (poisson).
  5. (Fromage) Surnom du livarot, fromage cerclé de plusieurs brins de laîche dont l’ensemble peut rappeler les galons d’un officier.
    • Du livarot, que nous appelions « le colonel » à cause des brins de paille qui l’entouraient et le faisaient ressembler à un képi galonné. — (Édouard Bled, J’avais un an en 1900, Fayard, 1987, Le Livre de Poche, page 53.)

Nom commun

colonel \ˈkɝ.nəl\ (États-Unis), \ˈkɜː.nəl\ (Royaume-Uni)

  1. Colonel.

Nom commun

colonelle \kɔ.lɔ.nɛl\ féminin (pour un homme on dit : colonel)

  1. (Militaire) Grade donné à une officière supérieure dans l’armée de terre, la gendarmerie nationale et l’armée de l’air de France, situé entre son supérieur hiérarchique, le général de brigade (armée de terre, gendarmerie) ou le général de brigade aérienne (armée de l’air), et son subordonné, le lieutenant-colonel, correspondant à celui de capitaine de vaisseau dans la Marine nationale française. Le code OTAN : OF-5.
    • Dans un coin de la salle d’honneur, je vois une dizaine de femmes installées par terre et auxquelles une colonelle est en train de parler. — (Marguerite Duras, La douleur, P.O.L., 2013 (1re éd. 1985), page 25)
    • 60 ans après la création de Tsahal, 18 % des femmes choisissent une carrière militaire, 23 sont capitaines et 4 colonelles. — (Patrick Chasquès & ‎Paule H. Lévy, Israël: 60 ans, 60 photos, 2008)
    • Il faut 20 ans pour faire un colonel. Il m’aura aussi fallu 20 ans pour devenir colonelle, au terme d’un cheminement personnel qui m’a conduit à dépasser ma réticence initiale à la féminisation. — (Florence Guillaume, dans Le Figaro, 8 mars 2019 [texte intégral])
  2. (Désuet) Épouse d’un colonel.
  3. (Théâtre) Avant-dernière répétition avant la première représentation, la dernière répétition étant la générale.
  4. Bête de tête dans un attelage.
    • La colonelle remue ses cornets et montre ses gencives, dit l'un des hommes, le chariot ne doit pas être loin maintenant. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse)

Adjectif

colonelle \kɔ.lɔ.nɛl\ féminin

  1. Sous l’Ancien Régime, qualificatif que recevait la première compagnie de chaque régiment. Note : Cet adjectif n’existe pas au masculin.

Nom commun

colonelle \kɔ.lɔ.nɛl\ féminin (pour un homme on dit : colonel)

  1. (Militaire) Grade donné à une officière supérieure dans l’armée de terre, la gendarmerie nationale et l’armée de l’air de France, situé entre son supérieur hiérarchique, le général de brigade (armée de terre, gendarmerie) ou le général de brigade aérienne (armée de l’air), et son subordonné, le lieutenant-colonel, correspondant à celui de capitaine de vaisseau dans la Marine nationale française. Le code OTAN : OF-5.
    • Dans un coin de la salle d’honneur, je vois une dizaine de femmes installées par terre et auxquelles une colonelle est en train de parler. — (Marguerite Duras, La douleur, P.O.L., 2013 (1re éd. 1985), page 25)
    • 60 ans après la création de Tsahal, 18 % des femmes choisissent une carrière militaire, 23 sont capitaines et 4 colonelles. — (Patrick Chasquès & ‎Paule H. Lévy, Israël: 60 ans, 60 photos, 2008)
    • Il faut 20 ans pour faire un colonel. Il m’aura aussi fallu 20 ans pour devenir colonelle, au terme d’un cheminement personnel qui m’a conduit à dépasser ma réticence initiale à la féminisation. — (Florence Guillaume, dans Le Figaro, 8 mars 2019 [texte intégral])
  2. (Désuet) Épouse d’un colonel.
  3. (Théâtre) Avant-dernière répétition avant la première représentation, la dernière répétition étant la générale.
  4. Bête de tête dans un attelage.
    • La colonelle remue ses cornets et montre ses gencives, dit l'un des hommes, le chariot ne doit pas être loin maintenant. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse)

Adjectif

colonelle \kɔ.lɔ.nɛl\ féminin

  1. Sous l’Ancien Régime, qualificatif que recevait la première compagnie de chaque régiment. Note : Cet adjectif n’existe pas au masculin.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COLONEL. n. m.
Celui qui commande un régiment. Colonel d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie. Colonel de hussards. Il se dit aussi de Certains officiers qui, sans avoir de régiment, ont le grade de colonel. Colonel d'état-major. On lui donne quelquefois un féminin pour désigner la Femme d'un colonel. Madame la Colonelle.

Littré (1872-1877)

COLONEL (ko-lo-nèl) s. m.
  • Le chef d'un régiment.

    Officier qui, sans avoir de régiment, a le grade de colonel. Colonel d'état-major.

    Autrefois, colonel général, dignitaire placé à la tête de tous les corps d'une même arme. Colonel général des hussards, des Suisses.

    Colonel-lieutenant, nom qu'on donnait à l'officier qui commandait les régiments des princes du sang.

    Colonel général de l'infanterie, celui qui commandait toute l'infanterie ; charge supprimée en 1661.

HISTORIQUE

XVIe s. Sur la fin de ce differant arriverent les deux coronnels, Rabelais, IV, 37. De la mesme façon que depuis nous appelasmes coronal de l'infanterie celuy qui la conduisoit : mot qui approche de la royauté, Pasquier, Rech. 44. Le couronnel des compaignies, La Boétie, 134. C'est à elle de faire la revue de tout ce qui est, comme à un couronnel de la faire de ses compaignies, La Boétie, 186. Un coulonnel de mille hommes, Amyot, Galba, 11. Ce qu'ils firent en l'absence de leur coronal, sans ordre ni conduitte, Du Bellay, M. 602. Le duc d'Albe eut pour mestre de camp general ou, pour mieux dire, colonel commandant à tous (car tel l'avoit eslea le duc d'Albe), Chiapin Vicelly, Brantôme, Capit. estrang. t. I, p. 79, dans LACURNE.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

COLONEL, s. m. (Art milit.) officier qui commande en chef un régiment, soit de cavalerie, soit de dragons.

Skinner tire ce nom de colonie, prétendant que les chefs de colonies, appellés coloniales, pouvoient bien avoir donné le nom aux chefs militaires. Voy. Colonie.

Dans les armées de France & d’Espagne, le nom de colonel est particulierement affecté à l’infanterie & aux dragons, ceux qui commandent la cavalerie étant appellés mestres-de-camp.

Le titre de colonel est donné à celui qui commande un régiment de dragons, parce que les dragons sont réputés du corps de l’infanterie. On le donne aussi à celui qui commande un régiment de cavalerie étrangere. Il est pareillement donné à celui qui est le chef d’un régiment de la milice bourgeoise dans une ville. Il y a à Paris seize de ces sortes de colonels, & un colonel des archers de la ville.

Les colonels d’infanterie n’ont ce titre que depuis la suppression de la charge de colonel général de l’infanterie en 1661. Voyez Colonel général de l’Infanterie Françoise.

Il y a des colonels en pié, des colonels réformés, & des colonels de commission.

Les colonels réformés ont à proportion dans les régimens d’infanterie les mêmes prérogatives, que les mestres-de-camp réformés dans les régimens de cavalerie.

Les colonels en pié ont aussi à proportion la même autorité sur leurs subalternes, que les mestres-de-camp sur les officiers inférieurs dans les régimens de cavalerie : ils ont droit d’interdire les capitaines & les subalternes de leurs régimens quand ils manquent au service.

Lorsque dans une place fermée ou dans une garnison il se rencontre un colonel, c’est lui qui y commande, s’il n’y a pas de gouverneur ou de lieutenant de roi, ou quelqu’autre officier qui ait commission de commandant de la place.

Dans un arrangement de bataille le poste de colonel est à la tête du régiment trois pas avant les capitaines ; mais dans le moment de combattre, il ne doit déborder que d’un pas environ le premier rang, pour voir plus aisément la disposition du régiment à droite & à gauche. Les armes du colonel sont l’épée, l’esponton, & les pistolets, & tout au plus, s’il veut suivre les ordonnances, la calote de fer dans le chapeau, & la cuirasse. Voyez Mestre-de-camp.

Colonel genéral de l’Infanterie Françoise, étoit autrefois le premier officier de l’infanterie. Cette charge fut érigée en charge de la couronne par le roi Henri III. en faveur du duc d’Epernon.

Ce prince attribua au colonel général le pouvoir de nommer généralement à toutes les charges qui vaqueroient dans l’infanterie Françoise, sans excepter même celle de mestre-de-camp du régiment des gardes. Il lui donna aussi une justice particuliere pour juger de la vie & de l’honneur des gens de guerre, sans être obligé d’y appeller d’autres officiers que les siens. Il augmenta les appointemens de sa charge, & il y attacha de plus une grosse pension. Il tiroit outre cela six deniers pour livre sur tous les payments du régiment des gardes, ce qui montoit à une grosse somme. Les honneurs qu’on lui rendoit étoient extraordinaires : la garde étoit montée devant son logis par deux compagnies avec le drapeau, & le tambour battoit toutes les fois qu’il entroit ou sortoit. Toutes les prérogatives attribuées à cette place, qui rendoient cet officier trop puissant, & maître, pour ainsi dire, de toute l’infanterie, donnerent lieu à la suppression de cette charge. Cette suppression arriva à la mort du second duc d’Epernon, en 1661. Feu M. le duc d’Orléans régent du royaume la fit rétablir en faveur de M. le duc d’Orléans son fils, en 1721 ; mais ce prince ayant prié sa Majesté d’accepter sa démission de cet office, il sut de nouveau supprimé par l’ordonnance du 8 Décembre 1730, & sa Majesté a ordonné que les mestres-de-camp de ses régimens d’infanterie Françoise & étrangere porteroient à l’avenir le titre de colonels.

Il y a en France trois colonels généraux, qui sont celui des Suisses & Grisons, celui de la cavalerie, & celui des dragons : mais outre que ces corps ne sont pas aussi considérables que celui de l’infanterie, ces colonels n’ont pas le même pouvoir sur leur corps que celui de l’infanterie en avoit sur l’infanterie. C’est le Roi qui nomme à toutes les charges ; les officiers sont seulement obligés de prendre l’attache du colonel général. Dans les corps où il y a un colonel général, les commandans des régimens portent le titre de mestres-de-camp. V. Mestre-de-camp. (Q)

Colonel-lieutenant, c’est en France, dans les régimens des princes, l’officier qui a le régiment pour le commander en son absence. (Q)

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Étymologie de « colonel »

Bourguig. et Berry, coronel, prononciation qui est un provincialisme devenu fautif. comme colidor pour corridor où la permutation des liquides r et l est inverse ; espagn. coronel ; non pas de corona, couronne, comme le ferait croire cette prononciation, mais de l'italien colonello, qui vient de colona, colonne, qui a aussi le sens d'une troupe de guerre.

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(Date à préciser) De l’italien colonnello (« chef d’une colonne de soldats »). Cet emprunt se fait d’abord sous la forme couronnel ou couronnal en moyen français.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

(Date à préciser) Du moyen français colonel.
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Phonétique du mot « colonel »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
colonel kɔlɔnɛl

Évolution historique de l’usage du mot « colonel »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « colonel »

  • Si tant de nos généraux ont une intelligence médiocre, on peut penser que c'est parce qu'ils ont été colonels. De Adrien Hebrard
  • Au régiment, si par hasard vous êtes tambour, même sur l'ordre du colonel, ne vous avisez jamais de battre la générale. De Erik Satie
  • - Je vous présente le colonel Vincent. "Super Résistant." - Dois-je vous appeler "Super" ou "Résistant" ? - "Super", pas de chichi. De Jean-Marie Poiré / Papy fait de la résistance
  • Je suis un libertin mais j'ai sauvé un déserteur de la mort, abandonné par tout son régiment et par son colonel. De Marquis de Sade / Lettre à sa femme du 20 février 1781
  • A la caserne, tout le monde est mien. J'ai "mon" adjudant, "mon" lieutenant, "mon" capitaine, "mon" colonel. Ce qui n'empêche pas qu'au bout du compte, c'est moi qui suis possédé. De Jacques Grello
  • Pourquoi les généraux sont si bêtes ? Parce qu'ils sont recrutés parmi les colonels.
  • C'est la seule femme en France à occuper un tel poste ! Stéphanie DUCHET est la nouvelle colonelle des pompiers de la Creuse. Elle se retrouve à la tête de 800 volontaires et  de 53 soldats du feu professionnels.  Stéphanie Duchet est ce vendredi matin l'invitée de France Bleu Creuse. France Bleu, Stéphanie Duchet, patronne des pompiers en Creuse
  • Il n'y a qu'une seule femme colonelle des pompiers en France et elle se trouve en Creuse ! Stéphanie Duchet est la nouvelle directrice du Service Département d'Incendie et de Secours de la Creuse. Elle a pris ses fonctions en tout début de semaine.  France Bleu, Une femme à la tête des pompiers en Creuse, Stéphanie Duchet est la seule colonelle en France
  • A 45 ans, et après avoir commandé le groupement départemental de gendarmerie des Ardennes pendant 3 ans, le colonel Frédéric Mollard quitte ses fonctions pour une nouvelle affectation prestigieuse puisqu'il s'envole pour New-York, où il sera désormais Conseiller Sécurité Intérieure au sein de la mission permanente Française auprès de l'ONU. , Radio 8 Ardennes | Le Colonel Frédéric Mollard quitte le Groupement de Gendarmerie des Ardennes, laissant sa place au Colonel Laurent Le Coq, qui prendra ses fonctions le 1er août
  • Au terme de ses deux ans à la tête de la base aérienne d’Avord, le colonel Géraud Laborie transmettra, le 8 septembre en principe, son commandement au colonel Olivier Kaladjian. www.leberry.fr, Le colonel Laborie va quitter le commandement de la base d'Avord pour un poste à Matignon - Avord (18520)
  • Il y a un peu plus d’un an, il a été promu au grade de lieutenant-colonel. , Le lieutenant-colonel Tomc quitte la compagnie de gendarmerie de Pontivy pour la Centrafique | Pontivy Journal
  • Il s'en va. Le colonel Laurent Grau, commandant du groupement de gendarmerie départementale des Alpes de Haute-Provence quitte le département pour rejoindre celui de la Moselle. Il va rejoindre dès le 1 août prochain l'antenne de l'inspection générale de la gendarmerie nationale à Metz. Une cérémonie en son honneur sera organisée ce vendredi à Digne-les-Bains. D!CI TV & Radio, Alpes de Haute-Provence : le colonel Laurent Grau quitte le département pour rejoindre celui de la Moselle | D!CI TV & Radio
  • Elle mène sa carrière tambour battant ! À 38 ans, Françoise Poulain est déjà lieutenant-colonel et s’apprête à partir étudier un an à la prestigieuse École de guerre, à Paris… À Vannes, elle était à la tête de la compagnie de gendarmerie depuis quatre ans, avec 170 militaires sous ses ordres. Un vaste territoire de 69 communes, sur lequel sont dénombrés, bon an mal an, environ 5 000 crimes et délits. Le chef d’escadron Jean-Baptiste Pecceu, âgé de 36 ans, va lui succéder début août. Lui-même sort d’une année à l’École de guerre. Le Telegramme, À la compagnie de Vannes, la commandante des gendarmes part faire l’École de guerre - Vannes - Le Télégramme
  • Le colonel Frédéric Huguet, chef de bureau du qualité et innovation participative prend la tête du groupement de gendarmerie départementale du Jura. L’officier appartenait jusqu’ici à la mission du pilotage et de la performance de la direction générale de la Gendarmerie nationale. Il succède au colonel Fabrice Allegri. L'Essor , Les mouvements dans les unités de Gendarmerie de Bourgogne - L'Essor
  • Il y a quelques jours, le nouveau directeur départemental du Service départemental d’incendie et de secours du Gard (SDIS 30), le colonel Jean-Michel Langlais, s’est rendu à Pissevin-Valdegour pour reconnaître le terrain et les missions de la cellule de médiation urbaine. Il était accompagné du commandant Eric Agrignier et du lieutenant Sébastien Roger. C’est sur la place Pierre-de-Fermat qu’ils avaient rendez-vous avec les médiateurs Jérôme Chadouli, expert, Marc Keslani, caporal et Jean-Pierre Felhmann, adjudant-chef. Les attendaient également Mario Rodrigues-Vaz, le délégué du préfet des quartiers ouest, et Ahmed El Hanbali, le président d’Humanîmes. midilibre.fr, Visite de terrain pour le colonel Langlais - midilibre.fr
  • Après deux ans à la tête du 5e régiment de dragons, le colonel Nicolas de Fontanges quitte le département pour rejoindre la ville de Tours et servir à la direction des ressources humaines de l’armée de terre. Il est remplacé à la tête du régiment interarmes par le lieutenant-colonel Wenceslas Martin. Journal L'Est Eclair, Un nouveau patron à la tête du 5e dragons à Mailly-le-Camp
  • Dans l'Essonne, la colonelle de gendarmerie Karine Lejeune est sur le front depuis quatre semaines. Sur terre ou dans les airs, 700 gendarmes sont sous ses ordres pour faire respecter le confinement, en contrôlant les véhicules sur les routes notamment. LCI, "Ma nouvelle vie" : cette colonelle de gendarmerie et ce marin-pêcheur travaillent autant qu’avant | LCI

Images d'illustration du mot « colonel »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « colonel »

Langue Traduction
Anglais colonel
Espagnol coronel
Italien colonnello
Allemand oberst
Chinois 上校
Arabe كولونيل
Portugais coronel
Russe полковник
Japonais 大佐
Basque koronel
Corse culunellu
Source : Google Translate API

Synonymes de « colonel »

Source : synonymes de colonel sur lebonsynonyme.fr
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