La langue française

Cochenille

Sommaire

  • Définitions du mot cochenille
  • Étymologie de « cochenille »
  • Phonétique de « cochenille »
  • Évolution historique de l’usage du mot « cochenille »
  • Citations contenant le mot « cochenille »
  • Traductions du mot « cochenille »
  • Synonymes de « cochenille »

Définitions du mot cochenille

Trésor de la Langue Française informatisé

COCHENILLE, subst. fém.

A.− Petit insecte vivant sur certains arbres (notamment le nopal, cactée du Mexique) et qui fournit un principe colorant, le carmin*. Laque, teinture de cochenille :
D'autres [insectes] éclatent par des teintures admirables. Les rouges sombres de la cochenille du nopal ont fourni la pourpre des rois. Par un mélange, on obtient encore de la cochenille la couleur gaie par excellence, souriante, le carmin avec les teintes et nuances innombrables de la rose. Michelet, L'Insecte,1857, p. 183.
SYNT. Cochenille blanche, noire, grise, argentée, jaspée, rosette, fine, sylvestre; cochenille des serres.
B.− P. méton. Principe colorant tiré de cet insecte. Il [Morel] n'a plus d'espérance que dans ce même Pharaon [...] qui doit revenir des Indes avec un chargement de cochenille et d'indigo (A. Dumas Père, Le Comte de Monte-Cristo,Drame, 1848, II, 2, p. 159).
[Emploi en appos., avec valeur d'adj.] Rouge cochenille (A. de Lapparent, Cours de minér.,1899, p. 602).
Prononc. et Orth. : [kɔ ʃnij]. [λ] mouillé à la finale ds Fér. 1768, Fér. Crit. t. 1 1787, Gattel 1841, Nod. 1844, Fél. 1851 et Littré; mais [j] ds Land. 1834 et DG. Admis ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1567 cossenille « principe colorant fourni par un insecte qui vit sur le nopal » (Tarif de Rouen ds Arv., p. 179); 1578 cochenille (Vigenère, Tabl. de Philostrate, 632, éd. de 1611 d'apr. Delboulle ds R. Hist. litt. Fr., t. 6, p. 459). Empr. à l'esp. cochinilla « id. » (attesté dep. 1555, Laguna d'apr. Al.) et « insecte américain dont on extrait ce principe colorant » (dep. xvies., ibid.; v. aussi Fried.), prob. transposition de cochinilla « cloporte » (1611 d'apr. Al.) à cause d'une certaine ressemblance entre cet animal et la cochenille femelle, lui-même dimin. de cochino (cochon*; FEW t. 2, p. 1256; EWFS2; Dauzat 1973; Bl.-W.5; DEI) bien que l'antériorité du sens « insecte » ne soit pas prouvée. Les autres étymol. proposées (lat. coccinus « écarlate » par l'intermédiaire de l'ital. cocciniglia, REW3, no2008) ou gr. κ ο γ χ υ ́ λ ι ο ν « coquille » par l'intermédiaire de l'esp. (Cor.) sont moins vraisemblables. Fréq. abs. littér. : 20. Bbg. Arv. 1963, p. 179. − Millepierres (F.). Les Insectes. Vie Lang. 1969, p. 446. − Spitzer (L.). Z. fr. Spr. Lit. 1917, t. 44, p. 217.

Wiktionnaire

Nom commun

cochenille \kɔ.ʃə.nij\ féminin

  1. Insecte homoptère caractérisé par un très fort dimorphisme sexuel, formant une super-famille des Sternorhynches, les Coccoidea, dans la classification classique.
    • La cochenille est une espèce de punaise qui a six pattes, & deux ailes d'une délicatesse si grande, qu'elles ne lui servent point à voler. On trouve quelquefois en France de ces insectes précieux sur les plantes d’artichaux [sic]; mais c'est au Mexique qu'ils abondent sur une sorte de figuier, connu en Europe sous le nom de figuier des Indes ou de cocheniller : […]. — (« Productions & Profits champêtre non ordinaires », part. 2, livre 5, chap. 5 de La nouvelle maison rustique, ou Économie générale de tous les biens de campagne, par Louis Liger, 10e édition augmentée, tome 1, Paris : chez Samson, 1775, p. 865)
    • D’après MM. Pelletier et Caventou, le carmin est un composé de la matière colorante de la cochenille, d’une matière animale qui y est également renfermée, […]. — (Dictionnaire des arts et manufactures, tome A-F, Paris, L. Mathias, 1845, page 617)
    • En Afrique et dans le Pacifique du Sud, la cochenille Aspidiella hardii est un insecte suceur qui infeste les rhizomes encore au champ. — (Dominique Cardon, Ressources végétales de l'Afrique tropicale : colorants et tanins, page 81, PROTA, 2005)
    • Et sur le dossier très spécifique d'une attaque, par des cochenilles, des tilleuls situés autour de la superbe place de Céroux, menaçant gravement ces arbres séculaires, nous choisirons de recourir à un lâcher de coccinelles, plutôt que de pulvériser des pesticides, comme cela se pratique classiquement. — (Jean-Luc Roland , Un bourgmestre vert à Ottignies-Louvain-la-Neuve, Luc Pire Editions, 2006, page 52)
  2. Principe colorant rouge qui est tiré des pucerons de ces insectes.
    • Pour la teindre, on prépare un bain frais, dans lequel on met une once de cochenille pour chaque livre de laine : lorsque le bain est un peu plus que tiède, & lorsqu'il commence à bouillir, on y met la laine qu'on remue bien sur ses lissoirs ou bâtons, comme on a dû faire pour le bouillon, & on l'y laisse de la sorte pendant une heure; après quoi on la lève , on l'exprime, & on la porte laver à la rivière. — (« Teinture », dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, sous la direction de Denis Diderot & Jean Le Rond d'Alembert, tome 16 (Te-Venerie), Neufchastel : chez Samuel Faulche & Cie, 1765, p. 20)
    • La cochenille, le lake-lake et le kermès, sont trois matières tinctoriales provenant de trois insectes appartenant au même genre, quoique très différents par leurs habitudes et leur origine. Ils fournissent tous les trois des couleurs rouges solides; celle qui est produite par la cochenille est la plus belle, celle qui provient du lake-lake s'en rapproche; mais celle que donne le kermès laisse beaucoup à désirer pour l'éclat et la pureté. — (Jean-Baptiste Dumas, Précis de l'art de la teinture, Paris : chez Béchet jeune, 1846, p.63)

Adjectif

cochenille \kɔ.ʃə.nij\ masculin et féminin identiques

  1. De la couleur rouge de cette teinture.
    • Quand nous la vîmes pour la première fois à l’exposition de Lille nos yeux ne se détachèrent plus de ce fabuleux feuillage d'un vert extrêmement foncé, sur lequel se détachent de larges veines si nettement tranchées, d'un coloris cochenille très-foncé. — (Louis van Houtte, « Gymnostachyum (??) verschaffeltii Lem. - Ancanthaceae », 10e livraison du volume Flore des serres et des jardins de l'Europe, journal général d'horticulture, tome 15, Gand : chez Louis Van Houtte éditeur, 1862-1865, p. 153)
    • Elle, dans sa robe cochenille, sa tête appuyée sur sa petite main, comme ployée sous les trop lourds cheveux noirs qui ruissellent en cascade sur son épaule frêle, regarde fixement de ses yeux profonds l'eau profonde aussi et mystérieuse comme elle. — (Jean de la Jaline , « Deux relâches, chap. 2 : Colombo », dans la Revue de l'Agenais, vol. 26, Agen : Académie des sciences, lettres et arts, 1899, p. 425)
    • Lors de l’intoxication aiguë, la présentation classique initiale est la triade : céphalées, nausées, vomissements et sensations vertigineuses. Il peut exister également de façon inconstante : […];
      • des phlyctènes par compression, une coloration cochenille de la peau (le plus souvent une cyanose); […].
      — (« Pathologies toxiques non tumorales », chap. 8 de Toxicologie, ouvrage collectif sous la direction de Xavier Coumoul, Éditions Dunod, 2017, rééd. 2019, p. 192)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COCHENILLE. n. f.
Insecte qui vit sur le nopal et dont on tire une teinture rouge écarlate. Il désigne aussi cette Teinture elle-même. Teindre en cochenille.

Littré (1872-1877)

COCHENILLE (ko-che-ni-ll', ll mouillées, et non ko-che-ni-ye) s. f.
  • 1Insecte hémiptère, famille des gallinsectes, vivant sur le nopal et fournissant le principe colorant avec lequel on fabrique les plus belles teintures écarlates.
  • 2Le principe colorant de la cochenille.

    Adj. La couleur cochenille.

HISTORIQUE

XVIe s. Couchille, graine d'escarlate, ou vermillon, couleur cramoisie, De Serres. Voy. KERMÈS.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

COCHENILLE. Ajoutez : … Et ensuite cochenillés avec la petite cochenille, Instruction générale pour la teinture, 18 mars 1671, art. 213.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

COCHENILLE, s. f. (Hist. nat.) matiere qui sert à la teinture de l’écarlate & du pourpre. On nous l’apporte d’Amérique en petits grains de figure singuliere, la plûpart convexes & cannelés d’un côté, & concaves de l’autre. La couleur de la cochenille la plus recherchée est le gris teint de couleur d’ardoise, mêlé de rougeâtre & de blanc. On garde la cochenille autant que l’on veut, sans qu’elle s’altere. On a été long-tems sans savoir précisément si cette matiere appartenoit au regne végétal, ou au regne animal : on croyoit d’abord que c’étoit une graine de l’espece de celle qu’on appelle des baies ; mais à présent il n’est pas douteux que la cochenille ne soit un insecte desséché. On en a des preuves incontestables par les observations qui ont été faites au Mexique, qui est le seul pays où on recueille la cochenille ; mais indépendamment des faits que l’on a constatés à ce sujet, on pourroit reconnoître la cochenille pour un insecte à la simple inspection, dans l’état où nous la voyons dans ce pays-ci, sur-tout en l’observant à la loupe ou au microscope, après l’avoir fait ramolir dans de l’eau ou dans du vinaigre, pour développer & renfler les parties racornies & desséchées. Par le moyen de cette préparation, on distingue dans les grains de cochenille les plus informes, les différens anneaux dont le corps de l’insecte étoit composé, & on voit dans plusieurs de ces grains des jambes entieres, & quelques restes qui tiennent au corps, ou au moins on apperçoit les endroits où les jambes de cet insecte étoient attachées, & il paroît clairement qu’il en avoit six : on reconnoît aussi la tête & l’anus, & on voit quelque apparence d’yeux ou d’antennes, d’une trompe, &c. enfin on en voit assez pour reconnoître que la cochenille n’est ni un scarabé ni une araignée, comme on l’avoit crû : on reconnoît au contraire que cet insecte a beaucoup de rapport aux gallinsectes, ou plûtôt aux progallinsectes, sur-tout par ce que l’on sait de sa maniere de vivre.

On recueille la cochenille sur des plantes auxquelles on donne les noms de figuier d’inde, de raquette, de cardasse, & de nopal. Elles sont assez connues dans les serres & même dans les orangeries, où on les garde pour leur figure singuliere ; car elles n’ont que des feuilles au lieu de tiges & de branches ; ou plûtôt leurs tiges & leurs branches sont composées d’une file de feuilles épaisses, oblongues, & arrondies qui tiennent les unes aux autres par leurs extrémités. Il y a dans les serres du jardin du Roi, plusieurs especes de ce genre de plante, & même celle qui nourrit au Bresil l’insecte de la cochenille : ces plantes portent un fruit qui ressemble en quelque façon à nos figues ; c’est d’où vient le nom de figuier d’inde : ces figues n’ont pas un aussi bon goût que les nôtres ; elles teignent en rouge l’urine de ceux qui en ont mangé, & communiquent selon toutes les apparences, à l’insecte de la cochenille, la propriété qu’il a pour la teinture.

Les Indiens du Mexique cultivent aux alentours de leurs habitations des nopals, pour y recueillir de la cochenille ; & pour s’assûrer de cette récolte, ils les sement pour ainsi dire sur les plantes. Ils font de petits nids avec de la mousse, des brins d’herbe, ou de la bourre de noix de cocos ; ils mettent 12 ou 14 cochenilles dans chaque nid, & placent deux ou trois de ces nids sur chaque feuille de nopal, & les affermissent au moyen des épines de cette plante. Après trois ou quatre jours, on voit sortir du corps de ces insectes des milliers de petits qui ne sont pas plus gros que des mites : ces nouveaux nés quittent bientôt le nid, & se dispersent sur les plantes ; mais ils ne sont pas long-tems sans s’arrêter & se fixer dans les endroits qui sont les plus succulens & les plus verds, ou les plus abrités contre le vent ; ils restent chacun à leur place, jusqu’à ce qu’ils ayent pris tout leur accroissement. Ces insectes ne rongent pas la plante, ils la piquent, & en tirent le suc. Dans les lieux où l’on doit craindre que le froid ou les pluies ne fassent périr les cochenilles, on couvre avec des nattes les plantes sur lesquelles elles sont : ces insectes sont de figure ovale ; ils ne deviennent pas plus gros que de petits pois, & on les a comparés pour la figure aux tiques ou aux punaises domestiques. Les Indiens sont obligés de défendre les cochenilles contre différens insectes qui les détruiroient, si on n’avoit soin de nettoyer exactement les nopals.

On fait chaque année plusieurs récoltes de cochenille. Dans la premiere, on enleve les nids & les cochenilles que l’on avoit mis dedans, & qui y ont péri dès que les petits ont été sortis de leur corps. Trois ou quatre mois après, on recueille le produit de cette génération, l’on fait tomber les cochenilles par le moyen d’un pinceau ; alors chaque individu a pris son accroissement : il y en a même qui commencent à produire une seconde génération ; on laisse ces petits, & peut-être même des gros, pour fournir à la troisieme récolte, qui se fait trois ou quatre mois après la seconde. Les pluies viennent trop tôt pour que l’on ait le tems d’en faire une quatrieme ; c’est pourquoi les Indiens enlevent des feuilles de nopal avec les petits insectes qui y restent, & les serrent dans les habitations, pour mettre ces insectes à l’abri du froid & de la pluie, & les feuilles se conservent pendant long-tems, comme toutes celles des plantes que l’on appelle plantes grasses. Les cochenilles croissent ainsi pendant la mauvaise saison ; & lorsqu’elle est passée, on les met à l’air dans des nids sur des plantes du dehors, comme nous avons déjà dit. La cochenille de la troisieme récolte n’est pas aussi bien conditionnée que celle des autres, parce qu’on racle les feuilles de nopal pour enlever les petits insectes nouveaux nés, qu’il ne seroit guere possible de recueillir avec le pinceau, à cause de leur petit volume ; on mêle par conséquent les raclures des plantes avec la cochenille, qui est d’ailleurs de différente grosseur, parce que les meres se trouvent avec les nouveaux nés : c’est pourquoi les Espagnols donnent à cette cochenille le nom de granilla.

Les Indiens font périr les cochenilles dès qu’ils les ont recueillies, parce que ces insectes qui peuvent vivre pendant quelques jours, quoique séparés des plantes, feroient leurs petits, & que les petits se disperseroient, s’échapperoient du tas, & seroient perdus pour le propriétaire. On les plonge dans l’eau chaude pour les faire mourir ; ensuite on les seche au soleil ; d’autres les mettent dans des fours ou sur des plaques qui ont servi à faire cuire des gâteaux de maïs. Ces différentes façons de faire mourir ces insectes, influent sur leur couleur : ceux que l’on a mis dans l’eau chaude, ont perdu une partie d’une espece de poudre blanche, que l’on voit sur leur corps lorsqu’ils sont vivans, ils prennent une teinte de brun roux : on appelle cette cochenille renegrida. Celle qui a été au four est d’un gris cendré ou jaspé, elle a du blanc sur un fond rougeâtre ; on l’appelle jaspeada. Enfin celle que l’on a mis sur les plaques, est le plus souvent trop échauffée, & devient noirâtre : aussi lui donne-t-on le nom de negra.

Il y a deux sortes de cochenille, l’une est pour ainsi dire cultivée, & l’autre sauvage ; la premiere est appellée mesteque, parce qu’on en trouve à Meteque dans la province de Honduras ; c’est celle que l’on seme pour ainsi dire, & que l’on recueille dans les plantations de nopal : cette cochenille est la meilleure. L’autre sorte que l’on appelle sylvestre croît, à ce que l’on dit, sur une espece de figuier d’inde que l’on ne cultive point, & qui a plus de piquans sur ses feuilles que le nopal : elle fournit moins de teinture que l’autre. Les provinces du Mexique où on recueille plus de cochenille, sont celles de Tlasealla, de Guaxaca, de Guatimala, de Honduras, &c. Il faut qu’il y ait bien des gens occupés à ce travail ; car on a calculé en 1736, qu’il entroit en Europe chaque année huit cents quatre-vingts mille livres pesant de cochenille, dont il y avoit près du tiers de cochenille sylvestre, & le reste de mesteque, ce qui valoit en tout plus de 15 millions en argent par année commune. Cet objet de commerce est fort important, & mériteroit bien que l’on fît des tentatives pour l’établir dans les îles d’Amérique, ou en d’autres climats dont la température seroit convenable à la cochenille & à la plante dont elle se nourrit. Mém. pour servir à l’hist. des ins. tom. IV. pag. 87. & suiv. Voyez Gallinsectes & Insectes (I)

Cochenille, insecte. (Mat. med.) La cochenille passe pour sudorifique, alexipharmaque, & febrifuge ; on l’ordonne dans la peste & dans les fievres éruptives.

Lemery assûre qu’elle est bonne contre la pierre, la gravelle, & la diarrhée, & qu’elle empêche l’avortement, étant prise en poudre depuis 12 grains jusqu’à demi-gros. Ce qu’il y a de certain, c’est que les femmes Italiennes en font beaucoup usage dans ce cas.

La cochenille entre dans la confection alkerme, dans l’esprit de lavande composé, la teinture stomachique amere ; mais plûtôt pour colorer ces médicamens, que pour contribuer à leur efficacité. (b)

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Étymologie de « cochenille »

(1567) cossenille (« principe colorant fourni par un insecte qui vit sur le nopal ») ; (1578) cochenille.
De l’espagnol cochinilla « id. » (attesté depuis 1555) et « insecte américain dont on extrait ce principe colorant », probable transposition de cochinilla au sens de « cloporte » à cause d’une certaine ressemblance entre cet insecte et la cochenille femelle, lui-même diminutif de cochino (→ voir cochon) bien que l’antériorité du sens « insecte » ne soit pas prouvée.
D’autres étymologies sont aussi proposées : latin coccinus (« écarlate ») par l’intermédiaire de l’italien cocciniglia ou du grec ancien κογχύλιον, konkhúlion (« coquille ») par l’intermédiaire de l’espagnol. La racine du mot en grec veut dire, en effet, « baie », tout comme la notion d’écarlate en latin.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Espagn. cochinilla, cloporte, cochenille, proprement petite truie, diminutif de cochina, truie, cochino, cochon (voy. COCHON), ainsi dite à cause de l'assimilation de certains insectes au cochon ; ital. cocciniglia. Le français vient de l'espagnol ou de l'italien ; l'espagnol vient certainement de cochina, truie ; l'italien vient, s'il n'est pas dérivé de l'espagnol, de coccinus, écarlate.

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Phonétique du mot « cochenille »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cochenille kɔʃœnij

Évolution historique de l’usage du mot « cochenille »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cochenille »

  • Les cochenilles sont des insectes piqueurs-suceurs appartenant à l'ordre des hémiptères et à la super famille des Coccidés. On en recense plus de 8.000 espèces qui vivent dans des habitats et sous des latitudes très variés. En France, on trouve près de 400 espèces dont la plupart ont été importées d'autres régions du monde. On distingue trois types de cochenilles : Futura, Définition | Cochenille | Futura Planète
  • Bingo! Alors attention, ce n’est pas la larve de coccinelle rouge à points qui nous égaie en chantant "coccinelle demoiselle, bête à bon dieu", mais la larve de la coccinelle brune, une féroce prédatrice de la cochenille. Les filaments blancs de sa larve lui permettent d’ailleurs de ressembler à ses proies. Et de mieux les dévorer. Brrrr. CharenteLibre.fr, La réponse: Petite bébête deviendra coccinelle féroce! [vidéo] - Charente Libre.fr
  • Certains insectes font le bonheur des jardiniers, d'autres bien moins ! Dans leur petit monde secret, fourmis, cochenilles et pucerons forment un clan discret pour lutter contre les prédateurs dont les coccinelles font partie. auJardin.info, Des fourmis, des cochenilles, des pucerons et des coccinelles
  • Quelque 652 hectares du cactus infestés par la cochenille ont été traités dans la région de Guelmim-Oued Noun, selon l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa). Medias24 - Site d'information, Traitement de plus de 650 hectares du cactus infestés par la cochenille
  • La cochenille blanche du mûrier, Pseudaulacaspis pentogana est une cochenille originaire de l’est de l’Asie, introduite en Europe et aux Etats-Unis au 19e siècle. Elle est aujourd’hui présente dans presque tous les pays du monde. Ce ravageur polyphage est la cause de dégâts sur cassissiers, poiriers, groseilliers, cerisiers, pêchers… Leurs piqûres pour prélever la sève provoquent le dessèchement des branches et conduisent en l’espace de seulement quelques années à l’affaiblissement des arbres et buissons. Les dégâts peuvent pousser les producteurs à leur arrachage. Les femelles adultes, forme la plus présente, sont de couleur blanche jusqu’à jaune-orange et de forme ovale. Elles mesurent de 2 à 2,5 mm et vivent sur ou dans les fentes de l’écorce. Les mâles non ailés mesurent environ 0,7 mm. Ils sont reconnaissables à leur bouclier blanchâtre. Réussir fruits & légumes | FLD, Zoom sur la cochenille blanche du mûrier | Réussir fruits & légumes | FLD
  • Le E120 est un colorant qui se trouve dans de nombreux produits, que ce soit des sodas comme Coca Cola ou l’Orangina rouge ou encore les glaces à l’eau Pirulo Happy et même des variétés de pommes comme la Fuji. Derrière ce colorant se cache un insecte, la cochenilleLA VDN, La cochenille, l’insecte que vous consommez régulièrement sans le savoir
  • Les cochenilles, c'est le cauchemar ! Mais heureusement, des solutions existent... France Bleu, Quels traitements contre les cochenilles sur les agrumes et plantes d'orangerie ?
  • Les cochenilles sont des fléaux pour nos plantes d’intérieur, les orchidées notamment. Franceinfo, Jardin. Comment lutter contre les cochenilles

Traductions du mot « cochenille »

Langue Traduction
Anglais cochineal
Espagnol cochinilla
Italien cocciniglia
Allemand koschenille
Chinois 胭脂
Arabe قرمزي
Portugais cochonilha
Russe кошениль
Japonais コチニール
Basque cochineal
Corse cucinaghju
Source : Google Translate API

Synonymes de « cochenille »

Source : synonymes de cochenille sur lebonsynonyme.fr
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