La langue française

Cierge

Définitions du mot « cierge »

Trésor de la Langue Française informatisé

CIERGE, subst. masc.

A.− Chandelle de cire, de forme effilée, utilisée dans les cérémonies et les rites chrétiens. Beau, grand cierge. De longs cierges jaunes allumés (Giono, Le Grand troupeau,1931, p. 83).Sauf les cas de nécessité, les cierges doivent être de cire, parce que la cire « rappelle la bonne odeur de Jésus-Christ » (Guérin1892) :
1. La nef se creusait comme une grotte miraculeuse, obscure et pourtant illuminée par d'innombrables herses de cierges qui transformaient l'abside en un buisson ardent. R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914, 1936, p. 623.
SYNT. Énormes, gros, petits cierges; cierge bénit, cierges funèbres, mortuaires; cierges d'autel; à la flamme, à la lueur, à la lumière des cierges; l'allumage des cierges; allumer, brûler, mettre un cierge à la Madone, à un saint, au nom de qqn; porter, tenir un cierge.
Cierge pascal. Gros cierge que l'on bénit le samedi saint et que l'on allume dans les cérémonies liturgiques pendant tout le temps pascal. Cette fête du feu et de la lumière triomphante, dont notre feu sacré du samedi saint et notre cierge paschal retracent encore l'image (Dupuis, Abr. de l'orig. de tous les cultes,1796, p. 44).
Cierge pontifical. Cierge que l'on fait brûler sur l'autel pendant la messe pontificale.
Locutions
(Être, se tenir) droit comme un cierge. Très droit et très raide avec un maintien guindé :
2. Dans sa redingote marron, où il se tenait droit comme un cierge pascal, il avait l'air d'un hareng saur enveloppé dans la couverture rougeâtre d'un pamphlet. Balzac, La Peau de chagrin,1831, p. 83.
(Se dresser, s'élever, monter, etc.) en cierge. À la verticale. Il [un petit chat] (...) portait la queue en cierge, à l'imitation des seigneurs matous (Colette, La Maison de Claudine,1922, p. 199).
Brûler un cierge à qqn. Lui manifester sa reconnaissance.
Devoir un beau, un fameux cierge à qqn. Lui devoir une grande reconnaissance :
3. L'empire lui devait un beau cierge. Eh bien! l'empire ne lui disait pas même merci. Zola, Son Excellence E. Rougon,1876, p. 94.
B.− [P. anal. de forme] BOT.
1. Plante d'Amérique tropicale, de la famille des Cactacées, dont la tige charnue et anguleuse peut atteindre 15 m. Cierge du Pérou. Synon. sc. cereus :
4. Cactus obéliscals aux fruits en sarcophages, Forêts de cierges massifs, parcs de polypiers, ... Laforgue, L'Imitation de Notre-Dame la Lune,Climat, faune, flore de la lune, 1886, p. 217.
2. Cierge amer ou laiteux. Euphorbe des Canaries.
Prononc. et Orth. : [sjε ʀ ʒ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. A. 1119 cirge (Ph. de Thaon, Comput, 2562 ds T.-L.); ca 1165 cierge (Chr. de Troyes, Erec et Enide, 3266, ibid.). B. 1694 bot. (Corneille). Du lat. class. cereus « bougie » forme masc. substantivée de l'adj. cereus « de cire » dér. de cera (cire*); demeuré en contact avec le lat. liturg., le fr. présente un développement irrégulier (FEW t. 2, p. 605a, note 1), à rapprocher peut-être de celui de vierge*. Fréq. abs. littér. : 997. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 926, b) 1 420; xxes. : a) 2 282, b) 1 314.
DÉR.
Ciergier, subst. masc.Marchand ou fabricant de cierges. Le ciergier, qui, à Saint-Pierre, s'occupait de toutes les formalités (Daniel-Rops, Mort, où est ta victoire?1934, p. 206). Dernière transcr. ds Littré : sièr-jié 1resattest. 1480 siergier (Comptes de l'hôtel des Rois de Fr., 385 ds Quem.), 1495-96 ciergier (A.N.KK 85 ds Gdf. Compl.); de cierge, suff. -ier*. Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Gottsch. Redens. 1930, p. 348. − Goug. Mots t. 1 1962, pp. 43-45. − Rog. 1965, p. 74. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 92. − Sain. Lang. par. 1920, p. 212.

Wiktionnaire

Nom commun

cierge \sjɛʁʒ\ masculin

  1. (Religion) Chandelle de cire à l’usage de l’église.
    • Art. 23. — Il est établi sur l’acide stéarique, et autres matières à l'état de bougies ou de cierges, un droit de consommation intérieure, fixé en principal à 25 fr. les 100 kilogrammes. — (Séance du 30 décembre 1873, Annales de l'Assemblée nationale: Compte-rendu in extenso des séances, tome 28, Paris : Journal Officiel, 1874, page 666)
    • À travers les persiennes fermées, je regardais des pauvresses s’accroupir sur la pelouse, un cierge à la main, et marmotter des oraisons. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Un sacristain s’introduisit par une petite porte ouverte dans l’autre aile du transept, alluma les cierges du maître-autel. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Mon père se fendit de deux francs pour l’achat d’un cierge modèle « Pascal n° 8 », une pièce magnifique, aussi longue qu’un manche à balai et deux fois plus épaisse, du moins à la base. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 175)
    • Voyez-vous, monsieur le Curé, vous êtes trop benoît : plus on demande, plus on reçoit. Vous devriez commander une provision de cierges de tout calibre qu’on allumerait devant le tabernacle ou la statue du Saint. Les deniers de l’Église en tireraient bénéfice et ce ne serait pas un mal. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Elle avait brûlé deux cierges bénits, une douzaine de bougies et commencé une neuvaine, lorsqu’enfin le flux glaireux et nauséabond s’alentit. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 27)

Forme de verbe

cierge \sjɛʁʒ\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de cierger.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de cierger.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de cierger.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de cierger.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de cierger.

Nom commun

cierge \Prononciation ?\ féminin

  1. Variante de cerge.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CIERGE. n. m.
Chandelle de cire à l'usage de l'église. Le cierge bénit. Le cierge pascal. Cierge blanc. Cierge jaune. Allumer un cierge. Offrir un cierge à la Sainte Vierge. Fam., Il est droit comme un cierge, se dit de Quelqu'un qui est ou qui se tient extrêmement droit. Fig. et fam., Devoir un beau cierge à quelqu'un, Tenir de quelqu'un un secours ou un avantage important et inespéré. Il s'est tiré d'affaire, mais il vous doit un beau cierge. On dit plus couramment dans ce sens Il vous doit une belle chandelle.

Littré (1872-1877)

CIERGE (sièr-j') s. m.
  • 1Grande chandelle de cire à l'usage des églises. Cierge pascal, cierge de grande dimension que l'on bénit dans chaque paroisse pour la fête de Pâques. Cierge bénit. À la Chandeleur, on porte des cierges à la procession. Et votre œil a telle étincelle Que le soleil n'est, auprès d'elle, Qu'un cierge de la Chandeleur, Régnier, Louanges de Macette. Après que les ruches sans miel N'eurent plus que la cire, on fit mainte bougie ; Maint cierge aussi fut façonné, La Fontaine, Fabl IX, 12.

    Être, se tenir droit comme un cierge, être, se tenir très droit, avec de la roideur.

    Brûler, offrir un cierge à la sainte Vierge ; et fig. Il doit un beau cierge, il a lieu d'être reconnaissant. Elle m'a dit : tu me dois un beau cierge, Car sans mon souffle au néant tu restais, Béranger, Métempsyc.

  • 2 Terme de botanique. Genre de plantes dites cactus, où l'on distingue le cierge du Pérou.

    Un des noms de la molène noire et du bouillon blanc.

  • 3Cierge d'eau, se dit de jets d'eau placés sur la même ligne.

HISTORIQUE

XIIe s. Où n'eüst cerge ou lanterne enfichée, Ronc. p. 118. Esteigniez, fait lur il, ces cirges alumez, Th. le mart. 52.

XIIIe s. Dedenz [ils] virent cirges ardanz, Dont li clartez esteit mult granz, Lai del desiré. Neïs les onze mile vierges, Qui devant Dieu tiennent lor cierges, la Rose, 11150. Qui verra deux cierges estaindre, Lors si verra Comment Jhesu Crist ouverra, Qui maint orguilleux à terre a Plessié et mis, Rutebeuf, 84.

XIVe s. Li atake [l'attache] devant fu escarboucle cler, Qui par nuit reluisoit, com chierge en candeler, Baud. de Seb. V, 772.

XVe s. Il n'y avoit ne cierge ni chandelle, Lancelot du lac, t. II, f° 14, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

CIERGE. Ajoutez :

4 Cierge dormant, gros cierge qu'on porte aux enterrements, et que l'on place à l'église auprès du banc du défunt, Delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, 1876, p. 78.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

CIERGE ÉPINEUX, (Hist. nat. bot.) plante qui doit être rapportée au genre appellé melocactus. Voy. Melocactus. (I)

Ce cierge s’appelle encore cierge du Pérou, flambeau du Pérou, cereus Peruvianus.

James a manqué de goût en obmettant dans son ouvrage la belle & bonne description que M. de Jussieu a donnée en 1716 du cierge du Pérou (Mém. de l’acad. des Sc. ann. 1716. in-4°. pag. 146. avec fig.) ; je me garderai bien de la supprimer dans un dictionnaire où la Botanique exotique, qui est la moins connue, doit tenir sa place.

Description du cierge épineux du jardin du Roi. Deux sortes de gens, remarque d’abord M. de Jussieu, nous ont parlé du cierge épineux, les uns en voyageurs, les autres en botanistes : ceux-là frappés du peu de ressemblance qu’ils ont vû de cette plante à toutes celles de l’Europe, se sont plus attachés dans leurs relations à étonner leurs lecteurs par le merveilleux du récit qu’ils en ont fait, que par le vrai qu’ils n’étoient pas en état de rapporter, faute d’avoir quelque teinture de Botanique : ceux-ci ne nous en ont décrit que des especes différentes de celles dont il s’agit ici ; ou si l’on prétend que ce soit la même qu’ils ayent décrite, on ne pourra regarder leurs descriptions que comme imparfaites.

La plus exacte doit donc être celle qui sera d’après la nature même, & sur les observations qu’aura permis de faire la commodité du lieu où on a pû la voir en toute sorte d’état.

Cette plante, qui fut envoyée de Leyde au commencement du siecle par M. Hotton, professeur en Botanique au jardin de cette ville-là, à M. Fagon premier medecin de Louis XIV. & surintendant du jardin du Roi, y fut plantée, n’ayant alors que trois à quatre pouces sur deux & demi de diametre.

Depuis ce tems-là, on a observé que d’une année à l’autre, elle prenoit un pié & demi environ d’accroissement, & que la crue de chaque année se distingue par autant d’étranglemens de sa tige ; ensorte qu’elle étoit déja parvenue dans l’année 1716 à 23 piés de hauteur sur sept pouces de diametre, mesurée vers le bas de sa tige.

La figure droite & longue de la tige de cette plante par laquelle elle ressemble à un cierge, lui en a fait donner le nom : on pourroit même dire qu’elle auroit encore plus de rapport à une torche par les côtes arrondies, dont elle est relevée dans toute l’étendue de sa longueur.

Ces côtes, qui sont au nombre de huit & saillent d’environ un pouce, forment des cannelures d’un pouce & demi d’ouverture, lesquelles vont en diminuant, & augmentent en nombre à proportion qu’elles approchent du sommet de la plante terminée en cone.

Des toupets, composés chacun de sept, huit, ou neuf épines écartées les unes des autres en maniere de rosette, couleur châtain, fines, fort affilées, roides, & dont les plus longues sont de près de neuf lignes, sortent d’espace en espace à un demi-pouce d’intervalle, de petites pelotes cotonneuses, grisâtres, de la grandeur & figure d’une lentille ordinaire, & placées sur toute la longueur de ces côtes.

Son écorce est d’un verd gai ou verd de mer, tendre, lisse, & couvre une substance charnue, blanchâtre, pleine d’un suc glaireux, qui n’a qu’un goût d’herbe, & au milieu de laquelle se trouve un corps ligneux de quelques lignes d’épaisseur, aussi dur que le chêne, & qui renferme une moelle blanchâtre pleine de suc.

Onze ans après que ce cierge fut planté, & étant devenu haut de dix-neuf piés environ, deux branches sortirent de sa tige à trois piés & quelques pouces de sa naissance. A la douzieme année, il poussa des fleurs qui sortirent des bords supérieurs des pelotons épineux répandus sur ces côtes. Depuis ce tems jusqu’à l’année 1716, le cierge a tous les ans jetté de nouvelles branches qui sont en tout semblables à la tige, & a donné des fleurs qui naissent ordinairement en été de différens endroits des côtes de cette tige, quelquefois jusqu’au nombre de quinze ou seize. Il est actuellement très-haut.

La fleur commence par un petit bouton verdâtre, teint à sa pointe d’un peu de pourpre ; il s’allonge jusqu’à un demi-pié, & grossit un peu plus que du double à son extrémité, laquelle s’épanouissant, forme une espece de coupe de près d’un demi-pié de diametre.

Elle est composée d’une trentaine de pétales longues de deux pouces sur un demi de largeur, tendres, charnues, comme couvertes de petites gouttes de rosée blanchâtre à leur naissance, lavées de pourpre clair à leur extrémité, qui est pointue & légerement dentelée.

Une infinité d’étamines longues d’un pouce & demi, blanchâtres, chargées d’un sommet jaune de soufre, partent par étage des parois intérieures d’un calice de couleur verd gai, épais de deux lignes, d’une substance charnue, verdâtre, visqueuse, & d’un goût d’herbe, cannelé sur sa surface extérieure, & composé de plusieurs écailles longues, épaisses, étroites, vertes, teintes de pourpre à leur extrémité, & appliquées les unes sur les autres successivement, ensorte que les inférieures qui sont jointes à la naissance du calice, soûtiennent les supérieures, lesquelles se divisent, s’allongent, & s’élargissent à proportion qu’elles approchent des pétales de la fleur, dont elles ne se distinguent que parce qu’elles sont les plus extérieures, plus charnues, d’un verd jaunâtre vers leur milieu, & plus arrondies vers leur extrémité, qui est lavée d’un rouge brun.

Cette fleur qui a peu d’odeur, est portée sur un jeune fruit coloré d’un même verd que l’est le calice à sa naissance, auquel il sert de base, & lui est si intimement joint, qu’ils ne font ensemble qu’un même continu.

La surface de ce fruit gros alors comme une petite noix, est cannelée, lisse, & sans épines. Son intérieur renferme une chair blanchâtre, dans le milieu de laquelle est une cavité qui contient plusieurs semences.

Un pistil long de trois pouces & quelques lignes sur un & demi de diametre, blanchâtre, évasé à sa partie supérieure en maniere de pavillon, découpé en dix lanieres étroites, longues de six lignes, prend sa naissance au centre de ce fruit, que nous n’avons pas vû mûrir ici, & s’éleve de sa partie supérieure, enfile le calice de la fleur, & en occupe le centre : là, il est environné de toutes les étamines, qui s’inclinent un peu de son côté sans le surpasser & sans en être touché.

Observations sur cette plante. Les observations auxquelles la description de ce cierge peuvent donner lieu, sont :

1°. Que cette espece de cierge n’a du rapport qu’à celle dont Tabernamontanus donne une figure, qui a été copiée par Lobel, Dalechamp, & Swertius. C. Bauhin l’a nommée, cereus Peruanus, spinosus, fructu rubro, nucis magnitudine. Lin. 458.

2°. Que cette espece est différente de celles rapportées par M. Herman & par le P. Plumier, parce que celle-ci jette des branches, & que le pistil de sa fleur est de niveau aux étamines ; au lieu que celles-là n’ont qu’une seule tige sans branches, & que celle dont parle le P. Plumier, pousse du milieu de sa fleur un pistil qui la surpasse de beaucoup.

3°. Que quoique l’examen de la fleur & du fruit des plantes ait été jugé propre pour en établir le caractere, on peut néanmoins le faire sans ce secours, & par la seule inspection de la figure extérieure d’une plante qui a quelque chose de particulier ; ce qui se vérifie à l’égard de celle-ci, qui est assez reconnoissable par la longueur de ses tiges & par leurs cannelures, dont les côtes sont hérissées de paquets d’épines placées d’espace en espace : ensorte que comme il ne porte des fleurs que fort tard, & que cette fleur passe très-vîte, & n’est bien en état que la nuit & vers le matin, elle devient à l’égard du botaniste comme inutile pour juger du genre dans lequel la plante qui la porte doit être placée.

4°. Que le cierge par la structure de ses fleurs, par celle de son fruit, & par ses paquets d’épines, a beaucoup de rapport à la raquette, ou opuntia, & n’en differe que parce que les tiges de celle-ci ne sont point cannelées ; & que ce qui est merveilleux dans la végétation de l’une & de l’autre de ces plantes, est qu’elles puissent pousser un jet si haut, si charnu, & durer aussi long-tems, avec des racines si courtes & avec aussi peu de terre.

Ce que l’on a observé d’important pour la culture de ce cierge par rapport au lieu où l’on doit le placer, c’est qu’il faut qu’il ait une exposition favorable qui le mette à l’abri du nord, & où il puisse recevoir toute la chaleur du soleil, de laquelle il ne peut jamais être endommagé.

Que les pluies, la trop grande sécheresse, & la gelée, sont ses ennemis mortels ; que pour l’en garantir, on doit le tenir fermé dans un vitrage couvert par-dessus, & qui puisse être élevé à mesure que ce cierge croît.

Par rapport aux soins que l’on doit avoir de cette plante, l’expérience a appris qu’il est nécessaire d’entourer de fumier sec l’extérieur de la boîte vitrée qui l’enferme, & en même tems d’avoir la précaution de mettre intérieurement tous les soirs, une poële de feu pendant les froids les plus rigoureux.

Enfin on a prouvé que pour multiplier le cierge, il faut en couper pendant les plus grandes chaleurs les jeunes branches, & les laisser fanner deux à trois jours, en les exposant à l’ardeur du soleil auparavant que de les mettre en terre.

Après avoir transcrit la description du beau cierge épineux qui est dans le jardin du Roi, la Botanique exige de caractériser cette plante, quelque connoissable qu’elle soit par son port, & d’en indiquer les especes, outre que j’ai quelques remarques particulieres à y joindre.

Les caracteres du cierge épineux. Sa racine est vivace, petite en comparaison de la plante, & très-fibreuse. La plante n’a point de feuilles : elle est garnie de piquans, & est anguleuse. Les angles des ailes sont attachés à des épines, qui partant du centre des rayons, forment comme une espece d’étoile. La partie interne de la tige est ligneuse ; celle de dehors est blanche, fongueuse, & couverte d’une membrane semblable à du cuir. Le calice est long, écailleux, & sa partie supérieure est garnie de longs rayons, qui entourent le sommet de l’ovaire. La fleur qui sort de l’extrémité du fruit, est composée d’un grand nombre de pétales qui s’élargissent à mesure qu’ils s’éloignent de leur base ; elle est ornée de plusieurs étamines, & d’un très-beau pistil. L’ovaire qui est à l’extrémité du pédicule, forme le corps du calice : il est muni d’un tube, & se change en un fruit semblable à celui du poirier sauvage, charnu, couvert d’une membrane velue & visqueuse, lequel contient un nombre infini de semences.

Ses especes. Boerhaave en compte treize différentes especes.

1re. Cereus erectus, altissinus, Syrinamensis, Park. Bat. 116. spinis fuscis. H. R. D.

2e. Cereus erectus, altissimus, Syrinamensis, Park. Bat. 116. spinis albis. H. R. D.

3e. Cereus maximus, fructu spinoso, rubro, Dadus. Par. Bat. 113.

4e. Cereus erectus, fructu rubro, spinoso. Par. Bat. 114.

5e. Cereus erectus, fructu rubro, non spinoso, lanuginosus, lanugine flavescente. Par. Bat. 115.

6e. Cereus erectus, crassissimus, maximè angulosus, spinis albis, pluribus, longissimis, lanugine flavâ. H. R. D.

7e. Cereus erectus, gracilis, spinosissimus, spinis flavis, polygonus, lanugine albâ pallescente.

8e. Cereus erectus, gracilior, spinosissimus, spinis albis, polygonus. H. R. D.

9e. Cereus erectus, quadrangulus, costis alarum instar assurgentibus. Ind. 181.

10e. Cereus seandens, minor, trigonus, articulatus, fructu suavissimo. Par. Bat. 118.

11e. Cereus seandens, minor, polygonus, articulatus. Par. Bat. 120.

12e. Cereus minimus, articulatus, polygonus, spinosus. H. B. D.

13e. Cereus crectus, polygonus, spinosus, per intervalla compressus quasi in articulos. H. R. D. Bocrhaave, index alter plantarum. Vol. I.

Remarques sur ces especes & leur culture. Voilà le catalogue des diverses especes de cierges du Pérou. Le meilleur moyen de les conserver, est de les encaisser dans des boîtes vitrées, & de les tenir toûjours à l’abri de l’humidité dans une serre ouverte en été, & fermée en hyver. Il y a bien peu de ces especes qui produisent des fleurs dans nos climats. L’on ne compte guere que celles du jardin royal à Paris, & des jardins de botanique de Leyde & d’Amsterdam, qui ayent eû ce bonheur.

Les deux premieres especes sont les plus communes en Europe, & l’on peut même les conserver pendant les chaleurs de l’été dans les jardins, pourvû qu’on ait soin de les garantir des vents du nord, du froid, de la pluie, & de l’humidité, qui sont les plus grands ennemis des plantes de l’Amérique.

Les trois, quatre, cinq, six, sept, huit, & neuvieme especes, sont plus tendres, & requierent plus de chaleur. On les doit tenir avec soin dans des boites vitrées, & les placer dans un lieu choisi de la serre, à une chaleur reglée par le thermometre ; elles demandent très-peu d’arrosement pendant l’hyver.

La dixieme espece est cultivée par les habitans des Barbaties, attenant leurs maisons, par amour pour son fruit qui est de la grosseur d’une poire de bergamote, & d’une odeur délicieuse.

Cette dixieme & onzieme espece exigent encore plus de chaleur pour leur conservation, que les précédentes. Si on les place contre les murs d’une serre, elles y pousseront des racines, & s’éleveront à une grande hauteur : pourvû qu’on les attache à la muraille, on les portera jusqu’au haut de la serre, où elles feront un très-bel effet à la vûe.

La onzieme espece parvenue à un certain âge, produira de larges & belles fleurs d’une odeur admirable ; mais ces fleurs semblables à celles des autres especes, demeurent à peine un jour épanouies ; & si elles sont une fois fermées, elles ne s’épanouiront pas de nouveau.

On multiplie cette plante par boutures : pour cet effet il faut couper de ses tiges à la hauteur qu’on voudra, les mettre dans un lieu sec, les y laisser quinze jours ou trois semaines pour consolider leur blessure. Ces boutures doivent être plantées dans de petits pots remplis d’une terre légere & sablonneuse, avec un mêlange de décombres de bâtimens. On arrangera au fond des pots quelques petites pierres poreuses, pour boire l’humidité : ensuite on placera ces pots dans un lit chaud de tan ou de fumier, pour aider au développement des racines, & on les arrosera légerement une seule fois par semaine.

La meilleure saison pour ce travail est au mois de Juin ou de Juiliet, afin de leur donner le tems de prendre racine avant l’hyver. A la mi-Août on commencera par leur procurer de l’air par degrés, pour les endurcir contre le froid prochain ; mais il ne faut pas les exposer entierement à l’air ouvert ou au soleil. Au mois de Septembre, il faut les reporter dans la serre pour y passer l’hyver, pendant laquelle saison on ne les arrosera que très-rarement.

Quand vous avez coupé les sommités de quelques-unes de ces plantes pour les multiplier, leur tige poussera de nouveaux rejettons de leurs angles qui, quand ils auront huit ou neuf pouces de long, pourront servir à former de nouvelles plantes, & de cette maniere les vieilles plantes fourniront toûjours de nouveaux jets.

Comme les cierges du Pérou sont pleins de suc, ils peuvent se conserver hors de terre. Ceux donc qui voudront en apporter des Indes occidentales, n’ont autre chose à faire que de les couper, de les laisser sécher quelques jours, les renfermer ensuite dans une boîte avec du foin sec ou de la paille, les empêcher de se toucher de peur qu’ils ne s’entre-déchirent par leurs épines, & les préserver de l’humidité : de cette maniere, ils soûtiendront deux ou trois mois de voyage. Article communiqué par M. le Chevalier de Jaucourt.

Cierge, s. m. chandelle de cire que l’on place sur un chandelier, & que l’on brûle sur les autels aux enterremens & autres cérémonies religieuses. Voyez Chandelle.

On fait des cierges de différentes grandeurs & figures. En Italie, ils sont cylindriques ; dans la plûpart des autres pays, en France, en Angleterre, &c. ils sont coniques : l’une & l’autre espece sont creux à la partie inférieure ; c’est-là qu’est reçue la pointe du chandelier. Voyez Chandelier.

L’usage des cierges dans les cérémonies de religion est fort ancien. Nous savons que les Payens se servoient de flambeaux dans leurs sacrifices, sur-tout dans la célébration des mysteres de Cérès, & ils mettoient des cierges devant les statues de leurs dieux.

Quelques-uns croyent que c’est à l’imitation de cette cérémonie payenne, que les cierges ont été introduits dans l’église Chrétienne ; d’autres soûtiennent que les Chrétiens ont suivi en cela l’usage des Juifs. Mais pour en trouver l’origine, il est inutile d’avoir recours aux sentimens des uns & des autres.

Il n’est pas douteux que les premiers Chrétiens ne pouvant s’assembler que dans des lieux soûterreins, ne fussent obligés de se servir de cierges & de flambeaux : ils en eurent même besoin depuis qu’on leur eut permis de bâtir des églises ; car elles étoient construites de façon qu’elles ne recevoient que très-peu de jour, afin d’inspirer plus de respect par l’obscurité.

C’est-là l’origine la plus naturelle qu’on puisse donner à l’usage des cierges dans les églises. Mais il y a déjà long-tems que cet usage, introduit par la nécessité, est devenu une pure cérémonie. S. Paulin, qui vivoit au commencement du cinquieme siecle, observe que les Chrétiens de son tems aimoient si fort les cierges, qu’ils en représentoient en peinture dans leurs églises.

Ceux qui ont écrit des cérémonies de l’église, ont remarqué que l’usage d’allumer des cierges même en plein jour, a une signification mystique, qui est d’exprimer la joie, la charité, & la lumiere même de la vérité, découverte aux hommes par la prédication de l’Evangile. C’est le sentiment de S. Jerôme contre l’hérétique Vigilance : Per totas Orientis ecclesias, dit ce pere, accenduntur luminaria, sole jam rutilante, non utique ad fugandas tenebras, sed ad signum latitia demonstrandum… Ut sub typo luminis corporalis illa lux ostendatur de quâ in psalterio legimus : lucerna pedibus meis verbum tuum, & lumen semitis meis. S. Jerôme, tom. IV. part. I. pag. 284.

Il y a deux manieres de faire des cierges ; l’une à la cuillere, & l’autre à la main.

Voici la premiere. Les brins des meches que l’on fait ordinairement moitié coton & moitié filasse, ayant été bien commis & coupés de la longueur dont on veut faire les cierges, on en pend une douzaine à distances égales, autour d’un cerceau de fer, perpendiculairement au-dessus d’un grand bassin de cuivre plein de cire fondue : alors on prend une cuillere de fer qu’on emplit de cette cire ; on la verse doucement sur les meches, un peu au-dessous de leur extrémité supérieure, & on les arrose ainsi l’une après l’autre : de sorte que la cire coulant du haut en-bas sur les meches, elles en deviennent entierement couvertes, & le surplus de la cire retombe dans le bassin, au-dessous duquel est un brasier pour tenir la cire en fusion, ou pour empêcher qu’elle ne se fige.

On continue ainsi d’arroser les meches dix ou douze fois de suite, jusqu’à ce que les cierges ayent pris l’épaisseur qu’on veut leur donner. Le premier arrosement ne fait que tremper la meche ; le second commence à la couvrir, & les autres lui donnent la forme & l’épaisseur. Pour cet effet, on a soin que chaque arrosement qui suit le quatrieme, se fasse de plus bas en plus bas, afin que le cierge prenne une figure conique. Les cierges étant ainsi formés, on les pose pendant qu’ils sont encore chauds, dans un lit de plume pour les tenir moux : on les en tire l’un après l’autre, pour les rouler sur une table longue & unie avec un instrument oblong de boüis, dont le bout inférieur est poli, & dont l’autre est garni d’une anse.

Après que l’on a ainsi roulé & poli les cierges, on en coupe un morceau du côté du bout épais, dans lequel on perce un trou conique avec un instrument de boüis, afin que les cierges puissent entrer dans la pointe des chandeliers.

Pendant que la broche de boüis est encore dans le trou, on a coûtume d’empreindre sur le côté extérieur le nom de l’ouvrier & le poids du cierge, par le moyen d’une regle de boüis sur laquelle on a gravé les caracteres qui expriment ces deux choses. Enfin on pend les cierges à des cerceaux, pour les secher, durcir, & exposer en vente.

Maniere de faire des cierges à la main. Les meches étant disposées comme ci-dessus, on commence par amollir la cire dans de l’eau chaude, & dans un vaisseau de cuivre étroit & profond : ensuite on prend une poignée de cette cire, & on l’applique par degrés à la meche qui est attachée à un crochet dans le mur par le bout opposé au collet, de sorte que l’on commence à former le cierge par son gros bout : on continue cette opération en le faisant toûjours moins fort à mesure que l’on avance vers le collet.

Le reste se fait de la maniere ci-dessus expliquée, si ce n’est qu’au lieu de les mettre dans un lit de plumes, on les roule sur la table aussi-tôt qu’ils sont formés.

Il y a deux choses à observer par rapport aux deux especes de cierges ; la premiere, est que pendant toute l’opération des cierges faits à la cuillere, on se sert d’eau pour mouiller la table, & d’autres instrumens, pour empêcher que la cire ne s’y attache : & la seconde, que dans l’opération des cierges faits à la main, on se sert d’huile d’olive, pour prévenir le même inconvénient.

Cierge paschal, dans l’église Romaine, est un gros cierge auquel un diacre applique cinq grains d’encens, dans autant de trous que l’on y a faits en forme de croix ; il allume ce cierge avec du feu nouveau, pendant les cérémonies du samedi-saint.

Le pontifical dit que le pape Zosime a institué cette cérémonie ; mais Baronius prétend que cet usage est plus ancien ; & pour le prouver, il cite une hymne de Prudence. Il croit que ce pape en a établi seulement l’usage dans les églises paroissiales, & qu’auparavant l’on ne s’en servoit que dans les grandes églises.

Le pere Papebroch parle plus distinctement de l’origine du cierge paschal, dans son conatus chronico-historicus. Quoique le concile de Nicée eût reglé le jour auquel il falloit célebrer la fête de Pâques, il semble qu’il chargea le patriarche d’Alexandrie d’en faire un canon annuel & de l’envoyer au pape. Comme toutes les fêtes mobiles se reglent par celle de Pâques, on en faisoit tous les ans un catalogue que l’on écrivoit sur un cierge, & on benissoit ce cierge dans l’église avec beaucoup de cérémonie.

Ce cierge, selon l’abbé Châtelain, n’étoit pas de cire, ni fait pour brûler ; il n’avoit point de meche, & ce n’étoit qu’une espece de colomne de cire, faite pour écrire dessus la liste des fêtes mobiles, cette liste ne devant subsister que l’espace d’un an : car lorsqu’on écrivoit quelque chose dont on vouloit perpétuer la mémoire, les anciens avoient coûtume de le faire graver sur du marbre ou sur de l’acier : quand c’étoit pour longtems, on l’écrivoit sur du papier d’Egypte ; & quand ce n’étoit que pour peu de tems, on se contentoit de le tracer sur de la cire. Par succession de tems, on commença à écrire la liste des fêtes mobiles sur du papier, mais on l’attachoit toûjours au cierge paschal, & cette coûtume s’observe encore de nos jours dans l’église de Notre-Dame de Roüen, & dans toutes les églises de l’ordre de Cluni. Telle est l’origine de la bénédiction du cierge paschal. V. sur l’article Cierge les Dict. de Trévoux, du Commerce, & Chambers.

Cierges, (Hydraulique.) Ce sont des jets élevés & perpendiculaires, fournis sur la même ligne par le même tuyau, qui étant bien proportionné à leur quantité, à leur souche, & à leur sortie, leur conserve toute leur hauteur. On a un bel exemple des cierges ou grilles d’eau au haut de l’orangerie de Saint-Cloud.

On prétend que les cierges d’eau sont plus éloignés les uns des autres que les grilles. (K)

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Étymologie de « cierge »

(XIIe siècle) Du latin cereus (« en cire, de cire »)[1][2].
Pihan[3] juge plus pertinent, comme étymon, l’arabe سراج, siraj (« flambeau, lumière ») ; voir à ce titre bougie. Contre cette hypothèse, le fait que l’espagnol a cirio (« cierge »), l’italien cereo, cero (« cierge »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Latin cereus, de cire, de cera, cire (voy. CIRE).

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Phonétique du mot « cierge »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cierge sjɛrʒ

Évolution historique de l’usage du mot « cierge »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cierge »

  • Ce n'est pas le cierge qui fait la flamme, c'est la flamme qui a fait le cierge. Paul Claudel, Positions et propositions, Gallimard
  • Aux vieux saints on n’allume plus de cierges. De Proverbe italien
  • "Léon Barral, célèbre président du comité des fêtes, en portait un à chaque veille de cavalcade pour qu’il ne pleuve pas, les sportifs les veilles de compétitions, les étudiants pour leur réussite aux examens… Les exemples ne manquent pas". Sans compter les garçons nés à Lodève, qui ont pour deuxième prénom Fulcran. Même pendant cette période de Covid inédite, des habitants ont également brûlé des cierges pour faire cesser l’épidémie. "On ne peut pas rester insensible !" midilibre.fr, Le Souvenir Français rénove la statue de Saint-Fulcran à Montbrun - midilibre.fr
  • « Dieu qui es la source et l’origine de toute lumière, toi qui as montré au vieillard Syméon la lumière qui éclaire les nations, nous te supplions humblement : Que ta bénédiction sanctifie ces cierges ; exauce la prière de ton peuple qui s’est ici rassemblé pour les recevoir et les porter à la louange de ton Nom : qu’en avançant au droit chemin, nous parvenions à la lumière qui ne s’éteint jamais par Jésus, le Christ, notre Seigneur. » Aleteia : un regard chrétien sur l’actualité, la spiritualité et le lifestyle, Que faire avec les cierges bénits de la Chandeleur ?
  • Les portes du Sanctuaire, premier "client" de la ciergerie de Lourdes, ont beau être fermées pour l’heure, l’entreprise lourdaise n’est pas restée les bras croisés pendant le confinement. 92 ans après sa création, elle a d’ailleurs profité de ce moment inédit pour évoluer en finalisant deux projets qu’elle développait : la création d’un site Internet pour vendre ses produits dans le monde entier mais surtout la création d’une marque "le cierge de Lourdes" pour se différencier des autres cierges. ladepeche.fr, Le cierge de Lourdes se dote d’une marque et d’un site internet - ladepeche.fr
  • En deux ans, le bilan avait été d'au moins 90 000 morts en Provence, l'épidémie emportant la moitié de la population de la cité phocéenne. « Avec le coronavirus qui nous a tous touchés dans nos vies personnelles et professionnelles, ce tricentenaire prend une saveur et une émotion particulières », explique le président de la chambre de commerce de Marseille, CCI, qui a repris depuis le XIXe siècle cette cérémonie annuelle en offrant un cierge en cire blanche d'un kilo frappé des armoiries de la ville. leparisien.fr, Commémoration : Marseille se souvient de sa grande peste il y a 300 ans - Le Parisien
  • ça me fait penser qu'il faut que j’aille éteindre le cierge que j'avais allumé pour qu'il pleuve ladepeche.fr, Le cierge - ladepeche.fr
  • Notre emblème est composé de trois éléments  : le cierge, la lance et le rameau d’olivier.  Commençons par le cierge, fragile flamme pouvant être soufflé par les vents, comme l’individu face au système actuel, mais dont la lumière illumine quiconque la suit afin de le guider dans l’obscurité. ParisVox, "Luminis", communauté militante: "Faire triompher le bien commun !" - ParisVox

Images d'illustration du mot « cierge »

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Traductions du mot « cierge »

Langue Traduction
Anglais candle
Espagnol cirio
Italien candela
Allemand kerze
Portugais círio
Source : Google Translate API

Synonymes de « cierge »

Source : synonymes de cierge sur lebonsynonyme.fr

Cierge

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