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Calife, khalife

Définitions du mot « calife, khalife »

Trésor de la Langue Française informatisé

CALIFE, KHALIFE, subst. masc.

HIST. Souverain musulman succédant à Mahomet, possédant à l'origine les pouvoirs spirituel et temporel. Le calife de Bagdad, de Cordoue, d'Égypte. Malek Adhel habitoit à Damiette l'antique palais des califes fatimites (MmeCottin, Mathilde,t. 1, 1805, p. 106).
Rem. On rencontre, en ce sens, ds la docum. la forme kalifat. Le kalifat Si-Chériff, grand et gras personnage (Fromentin, Un Été dans le Sahara, 1857, p. 63; cf. aussi G. d'Esparbès, La Folie de l'épée, 1927, p. 127). Il s'agit prob. d'une transcr. de l'ar. kalifa (cf. étymol.) ou peut-être d'un emploi impropre de califat (v. ce mot).
P. ext. Personne possédant un certain pouvoir, dans un domaine particulier. [Zola] je veux qu'on reconnaisse en moi le patron, le chef absolu, le calife (Bloy, Journal,1896, p. 226).
Prononc. et Orth. : [kalif]. Ds Ac. 1762-1932 s.v. calife. Cf. aussi Besch. 1845, Littré (avec la rem. : ,,Mot dont l'orthographe a varié; on le trouve parfois écrit caliphe; et aujourd'hui, les orientalistes écrivent de préférence khalife``), DG, Pt Lar. 1906, Rob., Lar. encyclop. et Lar. Lang. fr.; Lar. 19eadmet comme vedette calife, khalife ou khaliphe; Guérin 1892 : calife, kalife ou khalife; Nouv. Lar. ill. et Quillet 1965 : calife ou khalife; Lar. 20e: calife ou khaliffe (2 f). Étymol. et Hist. Début xiiies. califfe (Godefroy de Bouillon, 2epart., 87 ds T.-L.); ca 1360 calife (Baudoin de Sebourc, éd. Brocca, XI, 610, ibid.); 1730 khalife (Trév., s.v. calyphe). Empr. à l'ar. ḫalīfa « id. », proprement « successeur (de Mahomet) » dér. de ḫalafa « succéder à » (v. Lok., no798 et FEW t. 19, p. 64). L'intermédiaire de l'esp. (Brunot t. 1, p. 287), est à écarter, la forme esp. califa étant attestée plus tard (dep. 1295) et prob. empr. au fr. (v. Cor. t. 1 s.v.). Fréq. abs. littér. : 319. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 847, b) 301; xxes. : a) 480, b) 182.
DÉR.
Califal, khalifal, ale, aux, adj.[En parlant d'un inanimé] Relatif, propre au calife. Palais califal (J. et J. Tharaud, Les Mille et un jours de l'Islam,2. Les Grains de la grenade, 1938, p. 118).Ac. Compl. 1842 : Califal ou mieux khalifal; cf. aussi Besch. Suppl. 1845-46. Lar. 19e: califal, khalifal ou khaliphal; Nouv. Lar. ill.-Lar. encyclop. : califal ou khalifal. 1reattest. 1838 (Ac. Compl. 1842); de calife, suff. -al*.
BBG. − Lammens 1890, p. 261. − Sain. Sources t. 3 1972 [1930], p. 364.

Wiktionnaire

Nom commun

calife \ka.lif\ masculin

  1. (Islam) (Noblesse) Titre des successeurs de Mahomet qui réunissaient les pouvoirs temporel et spirituel.
    • Le cent-unième et dernier calife fut Abdülmecit II.
    • Dans un enregistrement audio diffusé sur internet au premier jour du ramadan, l’EIIL, qui se fait désormais appeler « État islamique » pour supprimer toute référence géographique, a désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme « calife » et donc «chef des musulmans partout» dans le monde. Le calife désigne depuis la mort du prophète Mahomet son successeur comme « émir des croyants » dans le monde musulman, mais ce régime a disparu avec le démantèlement de l’Empire ottoman. — (Le Devoir, 30 juin 2014)
  2. (Tauromachie) Titre honorifique accordé par la ville de Cordoue à de rares toreros.
    • Le 29 octobre, à l'Alcazar de Cordoue [...], Manuel Benítez El Cordobés, 66 ans, a été proclamé 5e calife de la tauromachie devant tout le gratin taurin [...]. Cette apothéose officielle était organisée par la mairie de Cordoue. Pour être sacré calife de la tauromachie, il faut être natif de Cordoue, ou de sa province, avoir dominé et marqué la corrida en son temps, et avoir fait briller le nom de Cordoue de Cordoba bien au-delà de la calle Gondomar. [...] Calife ? Le mot a été appliqué à la tauromachie par le critique taurin « Sobaquillo », qui comparait Lagartijo à Abd-ar-Rahman III, grand calife de Cordoue au XIe siècle. — (Libération, 28 novembre 2002)

Nom commun

khalife \ka.lif\ masculin

  1. (Vieilli) (Noblesse) Variante orthographique de calife.
    • La gloire et les services du vainqueur de Babek offusquaient ce prince ombrageux. Il l’accusa de pratiquer le magisme du feu et d’avoir cherché à le rétablir en Perse. Accuser et condamner, c'était tout un pour le khalife : Afschin fut jeté en prison et mis à mort. — (Adolphe-Noël Desvergers, Arabie, avec une carte de l'Arabie et note sur cette carte, par M. Jomard, Paris : chez Firmin Didot, 1847, p. 443)
    • Les khalifes du temps jadis n’avaient point besoin des représentations du peuple. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
    • Le khalife almohade fit prêcher le djehad en Espagne et en Afrique, tandis que le grand pape Innocent III, fidèle aux traditions du saint-siége [sic], pacifiait les princes chrétiens et annonçait de son côté la croisade […] — (Léon Godard, Description et histoire du Maroc, vol. 1, Ch. Tanera, Paris, 1860, p. 337)
    • […] ; mais , le jeune martyr étant resté aussi ferme devant les tortures que devant les séductions mondaines, le khalife donna l’ordre de trancher tour à tour avec le glaive chacun de ses membres meurtris ; l’ordre barbare fut obéi. — (« Martyre de saint Pelayo », extrait de Raguel, apud Florez, t. XXIII, page 233, en pièce justificative dans Histoire d'Espagne depuis les premiers temps historiques jusqu'à la mort de Ferdinand VII, par Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire, tome 3, Paris : chez Pitois-Levrault & Cie , 1838, p. 506)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CALIFE. n. m.
Nom des souverains musulmans successeurs de Mahomet qui réunissaient le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.

Littré (1872-1877)

CALIFE (ka-li-f'. Mot dont l'orthographe a varié ; on le trouve parfois écrit caliphe ; et aujourd'hui les orientalistes écrivent de préférence khalife) s. m.
  • Titre des souverains qui exercèrent après Mahomet le pouvoir temporel et spirituel. Il jeta les fondements de l'empire des califes, Bossuet, Hist. I, 11. Et malgré toute la puissance des califes, la mesure d'un degré du méridien, faite par leur ordre, est le seul monument qui reste de leur grandeur, Condorcet, Maurepas.

HISTORIQUE

XIIIe s. … Que le roy des Tartarins avoit pris la cité de Baudas [Bagdad], et l'apostole des Sarrazins qui estoit sire de la ville, lequel en appeloit le califre de Baudas, Joinville, 278.

XIVe s. Li peres du calife, qui regna longuement, Ama les crestiens, et Dieu premierement, Baud. de Seb. XI, 615.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

CALIFE, s. m. (Hist. mod.) titre que prirent les successeurs de Mahomet, dans le nouvel empire temporel & spirituel établi par ce législateur. Voyez l’article Mahometan.

Ce mot est originairement Arabe, khalifah, qui signifie proprement un successeur, ou un héritier. Quelques-uns prétendent qu’il vient d’un verbe, qui signifie non-seulement succéder, mais encore être en la place d’un autre, en qualité d’héritier & de vicaire. C’est en ce sens, selon Erpenius, que les empereurs & les grands-prêtres Sarrasins étoient appellés califes, comme étant les vicaires ou les lieutenans de Dieu. Mais l’opinion la plus reçûe est qu’ils prirent ce titre en qualité de successeurs de Mahomet.

Après la mort de Mahomet, Aboubekre ayant été élû par les Musulmans, pour remplir sa place, il ne voulut point prendre d’autre titre que celui de khalifa ressoul Allah, c’est-à-dire, vicaire du prophête ou messager de Dieu. Omar, qui succéda à Aboubekre, représenta au chef des Mahométans, que s’il prenoit à l’imitation du calife dernier mort, le titre de vicaire ou de successeur du prophete, par la suite des tems le mot vicaire seroit répété & multiplié sans fin : sur cette représentation, & par l’avis de Mogairah, Omar prit le titre d’emir moumenin, c’est-à-dire, le seigneur, ou le prince des croyans. Depuis ce tems, tous les califes, ou les successeurs légitimes de Mahomet, ont consenti à porter ce nom. Ils ont encore retenu le titre de calife sans aucune addition.

Les premiers califes réunissoient donc en leurs personnes l’autorité temporelle & spirituelle, & étoient en même tems chefs de l’empire & du sacerdoce, comme avoient été les empereurs romains dans le Paganisme. Aussi les princes mahométans recevoient-ils d’eux l’investiture de leurs états avec beaucoup de cérémonies religieuses, & ils décidoient des points de doctrine. Les califes successeurs de Mahomet ont régné dans la Syrie, & on les divise en deux races, celle des Ommiades, & celle des Abassides. Mais à mesure que les Sarrasins augmenterent leurs conquêtes, les califes se multiplierent, plusieurs de leurs souverains ayant pris ce titre ; car outre celui de Syrie & de Babylone, qu’on nommoit encore le calife du Caire, on trouve dans les historiens, des califes de Carvan, de Fez, d’Espagne, de Perse, de Cilicie, de Mésopotamie. Mais depuis que les Turcs se sont rendus maîtres de la plus grande partie des conquêtes des Sarrasins, le nom de calife a été aboli, & la premiere dignité de la religion mahométane chez eux, est devenue celle de muphti. Voyez Muphti. (G)

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Étymologie de « calife »

(Siècle à préciser) De l’arabe خليفة, ḫalyfah (« successeur [du Prophète] »).
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Arabe, chalifa, successeur de Mahomet.

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Phonétique du mot « calife »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
calife kalif

Évolution historique de l’usage du mot « calife »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « calife »

  • Si son frère à des responsabilités politiques avec le soutien de la Turquie, est il permis de croire que le calife de Daesh est également soutenu par la Turquie ? Un si Proche Orient, Le nouveau chef du groupe Etat islamique (EI) n’est pas arabe, mais turc – Un si Proche Orient
  • « L e gouvernement », disait Coluche, « s’occupe de l’emploi. Le Premier ministre s’occupe personnellement de l’emploi. Surtout du sien ». L’épidémie de coronavirus commence à peine à refluer que la vie politique d’avant reprend déjà le dessus. Les rumeurs de remaniement ministériel et de changement de tête à Matignon après le second tour des Municipales, fin juin, vont bon train. Édouard Philippe, dont le sérieux et le sens de la mesure ont été précieux durant le confinement, n’a jamais donné l’impression de se départir de sa loyauté vis-à-vis du chef de l’État et de vouloir devenir calife à la place du calife. L’hypothèse circule pourtant que le président de la République projette de le remercier au début de l’été. L’idée serait de donner un second souffle social au quinquennat et de ressouder une majorité parlementaire fissurée sur sa gauche. Dans cette hypothèse, Jean-Yves le Drian pourrait avoir le profil du poste. Un autre scénario, à l’inverse, consisterait à aller débaucher une ou deux personnalités à droite, histoire de dynamiter encore un peu plus des Républicains déjà éparpillés façon puzzle. Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin se verraient bien à la manœuvre, mais semblent être les seuls à l’espérer. Le nom de Xavier Bertrand circule également, ce qui constituerait une sacrée prise de guerre. Mais c’est un secret de polichinelle que le président des Hauts-de-France rêve de succéder à Emmanuel Macron à l’Élysée, pas de le servir à Matignon. Et quel intérêt aurait ce dernier à faire entrer le loup dans la bergerie ? Une fois toutes ces supputations passées en revue, le plus armé pour succéder à Édouard Philippe en cas de remaniement reste finalement… Édouard Philippe lui-même. À moins que le Premier ministre, une fois élu au Havre, ne décide de son propre chef de se retirer afin de creuser son propre sillon, à la manière d’Emmanuel Macron quand il avait lâché François Hollande en août 2016. Si c’était le cas, le flegmatique locataire de Matignon aurait diaboliquement caché son jeu. , Edito | Contrat à durée indéterminée
  • Depuis plus d’une décennie, les dirigeants de l’organisation djihadiste se voient souvent attribuer un nouveau nom de guerre lorsqu’ils sont nommés à une nouvelle fonction. L’appellation Al Qourachi entend le décrire comme un descendant de la tribu Qourach du prophète Mohammed, une lignée considérée par Daech comme une condition pour devenir calife ou souverain musulman. Son utilisation indique que Daech continue à se considérer comme un califat, même s’il ne contrôle pratiquement plus aucun territoire. La Croix, Daech a nommé son nouveau « calife »
  • De compromissions en tambouilles politiciennes, de mesures électoralistes en déclarations démagogiques, Pierre SOUJOL navigue à vue, sans projet clair pour Lunel, mais avec un seul objectif personnel  : devenir coûte que coûte calife à la place du calife ! Pour imaginer le «  Lunel de demain  » dans une «  France d’après  » confinement, les Lunelloises et les Lunellois ont besoin de responsables nouveaux qui n’ont pas trempé dans les gestions passées et qui portent les solutions d’avenir. L'indécapant, Lunel - Communiqué de Julia PLANE, Tête de liste Lunel se Rassemble : L'indécapant
  • Seules certitudes : le communiqué diffusé indique qu'Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi est désormais le "commandeur des croyants", le "calife des musulmans". Il est à la fois un chef temporel et spirituel. On apprend en outre qu'il est un "savant" (en religion), un émir (chef de guerre) et un vétéran du djihad, qui "a combattu les Américains, les protecteurs de la Croix". Était-ce en Irak, à partir de 2003, lors de l'invasion américaine ? Mystère.   LExpress.fr, Ce que l'on sait de "al-Hachimi al-Qourachi", le nouveau calife de Daech - L'Express
  • Assiégés par Khaled, surnommé « l’Epée de l’islam » par le prophète Mahomet, les habitants de la cité, qui ont souffert de l’occupation perse, préfèrent négocier. En 638, le calife Omar, deuxième successeur de Mahomet, vient en personne, si l’on en croit la tradition musulmane, recevoir leur reddition. « Une pieuse légende », selon l’historien Vincent Lemire qui a dirigé l’édition du livre collectif Jérusalem, histoire d’une ville-monde (éd. Flammarion, 2006), mais une légende indispensable à « la sacralisation de Jérusalem comme troisième ville sainte de l’islam », après La Mecque et Médine. Geo.fr, Jérusalem au temps du califat - Geo.fr
  • 24 h après le décès de Serigne Pape Malick Sy, la Oumah islamique est encore plongée dans le deuil avec le rappel à Dieu du Khalife général de Thiènaba Seck, Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Seck. Le 7e Khalife de Amary Ndack Seck, intronisé au rang de khalife en 2008 suite au rappel à Dieu de Serigne Ousseynou Khar Seck, est parti comme il a vécu dans la plus grande discrétion. Les fidèles, qui ont assiégé son domicile dès l’annonce de sa mort survenue dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin à 4h du matin, ont tenu à l’accompagner dans sa dernière demeure au cimetière de Thiènaba Seck où il a été inhumé vers les coups de 11h. Baye Cheikh, comme l’appelait affectueusement ses disciples, était le fils de Ibra Penda, second fils de Amary Ndack Seck, fondateur de Thiènaba Seck. Féru de sciences islamiques, les oulémas du pays reconnaissent qu’il est l’un des plus grands spécialistes de l’enseignement du saint Coran selon la méthode traditionnelle. D’ailleurs le défunt Khalife général des Tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy «Al Amine», avait reconnu que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Seck était l’un des rares guides religieux du pays qui avaient une parfaite maîtrise des sciences en général du Coran. «C’est un Kangforii», disait-t-il. Ascète et soufi, il a tenu pendant quarante ans le daara de Kaolack, ville où il représentait, en compagnie de son frère Serigne Makhtar Seck, les khalifes de Thiènaba. Il a placé tout son magistère sous le signe de la bonne entente avec les autres centres religieux du pays. Aussi Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Seck a-t-il préservé l’héritage et la philosophie du fondateur de Thiènaba Seck. Il s’agit, en effet, de «l’éducation, le travail, la citoyenneté et la dévotion ou Allouwa, Alleba, Allahou Akbar». Une façon pour lui de contribuer à l’émergence du citoyen, comme préconisé par son grand-père. Car pour le défunt khalife, «l’acquisition du savoir est le fondement de tout le reste, dévotion comme travail. Sans connaissances, les actes de dévotion relèvent ou risquent de relever de l’obscurantisme. D’où cette injonction divine : «Connaissez-moi avant de m’adorer, si vous ne me connaissez, comment m’adorer.» Sans connaissance, sans expertise, le travail relève de l’amateurisme. Il devient une agitation dévoreuse d’énergie mais ni efficace ni efficiente. Même les maîtres de la finance mondiale ont fini par se rendre compte de cette évidence. Après l’avoir reléguée au second plan pendant les premières années d’ajustement structurel, ils ont inversé la hiérarchie pour ériger l’éducation en secteur prioritaire.» Serigne Ahmad Tidiane Seck avait fait de «Alleba» ou «travail et citoyenneté», quelque chose de «capital». «Il est le soutien sine qua non pour réaliser en toute pureté les autres obligations, dévotions comme éducation. L’érudit qui ne travaille pas, disait-il, confie son ventre à autrui.» Il poursuivait pour enseigner que «même si on est né dans l’or, cela ne dispense pas du travail, car le travail est une contrepartie pour ne pas vivre en parasite de Dieu. C’est pourquoi, la vraie justification du mot wolof tool (champ), par extension lieu de travail et travail, est celle-ci : instrument pour mesurer son rapport à Dieu. Tool = «fumatollu Yalla»». Pour simplement dire, «le travail est un garant d’autonomie par rapport au pouvoir, par rapport à tout pouvoir. Tout musulman, tout citoyen donc qui ne vit pas de son travail mais en parasite du pouvoir, met sa foi en péril». Car disait-il : «Buur du maye, day keptel», «le pouvoir ne donne pas des cadeaux, il tend des pièges». Et enfin le dernier mot de la philosophie de son grand-père, «Allahou Akbar» ou dévotion, il enseignait que «la permanence dans ses dévotions est un facteur de renforcement de la crainte de Dieu. Par ailleurs certaines dévotions comme la zakat, l’assistance aux faibles, sont en même temps des actes citoyens de haute portée». Ainsi se résumait la vie du défunt Khalife qui est remplacé à la tête du khalifat par Serigne Abdourahim Seck, fils de Mor Talla Seck. , Rappel à Dieu du khalife de Thiènaba : Serigne Abdourahim Seck intronisé | Lequotidien Journal d'informations Générales
  • Le porte-parole de la confrérie soufie des tidianes, Pape Malick Sy, né en 1940, est décédé jeudi 25 juin 2020 d’une courte maladie à son domicile à Dakar. Fils cadet de Serigne Seydi Babacar Sy, premier khalife des tidianes, Pape Malick Sy a été inhumé le jour même de son décès à Tivaouane, cité sainte des tidianes du Sénégal. La Croix Africa, Au Sénégal, décès du porte-parole du khalife des tidianes très engagé dans le dialogue islamo-chrétien - La Croix Africa

Traductions du mot « calife »

Langue Traduction
Anglais caliph
Espagnol califa
Italien califfo
Allemand kalif
Portugais califa
Source : Google Translate API

Synonymes de « calife »

Source : synonymes de calife sur lebonsynonyme.fr

Calife

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