La langue française

Taureau

Définitions du mot « taureau »

Trésor de la Langue Française informatisé

TAUREAU, subst. masc.

A. −
1. ZOOL. Mâle non castré de l'espèce bovine dont la femelle est la vache. Habitués au sang, à son odeur enivrante, devenus rudes et grossiers par leur état d'assommeurs (...), les garçons bouchers semblent avoir emprunté du caractère du taureau. Le sentiment, la délicatesse, se sont éteints chez eux par l'habitude du sanglant métier qu'ils exercent (Champfl., Bourgeois Molinch., 1855, p. 14).Si nos armes sont heureuses et si notre ville est sauvée, je vous promets d'arroser vos autels du sang des brebis, de vous immoler des taureaux (Fustel de Coul., Cité antique,1864, p. 208).
SYNT. Taureau ardent, farouche, féroce, fier, furieux, fougueux, impétueux, indocile, indompté, infatigable, mugissant, nerveux, robuste, ruminant, superbe, vigoureux; taureau domestique, sauvage; le taureau beugle, fonce, meugle, mugit, saillit; être poursuivi par un taureau; mener une vache au taureau.
P. compar. Le jeune homme fort comme un taureau qui aime la princesse (A. France, Vie littér., 1892, p. 75).Testevel était taillé comme un taureau, mais lent et méticuleux (Duhamel, Désert Bièvres, 1937, p. 174).
MYTH. Taureau ailé, sacré. En Grèce, Jupiter s'incarnait en taureau pour séduire Europe. Pasiphaé se donnait à un taureau blanc, qui la rendait mère du Minotaure. Le Dionysos des mystères était figuré sous la forme d'un taureau, ou le front armé de cornes (Montherl., Bestiaires, 1926, p. 511).
ANTIQ. GR. Taureau de Phalaris. Taureau d'airain dans lequel Phalaris, tyran d'Agrigente, faisait enfermer et rôtir ses ennemis. Sa cuirasse se terminait (...) par une espèce de jupon en fer qui couvrait les cuisses et le ventre (...) les flammes montaient jusqu'à lui, échauffaient son armure et l'y brûlaient lentement comme dans (...) ce fameux taureau d'airain inventé par Phalaris (Mérimée, Chron. règne Charles IX, 1829, p. 23).
DR. COUTUM. Taureau banal. Taureau appartenant au seigneur et par lequel tous les vassaux devaient faire saillir leurs vaches moyennant paiement. V. banal ex. 1.Au fig., vx. Taureau banal. ,,Homme à qui toutes les femmes sont bonnes`` (Guérin 1892). C'est le taureau banal du canton (Ac.1798).
2.
a) TAUROM. Taureau spécialement sélectionné et élevé pour la corrida. Taureau de combat, de course; affronter, combattre, tuer un taureau. Le testicule engendre l'audace, la violence, la brutalité, les caractères qui distinguent le taureau de combat du bœuf qui traîne la charrue le long du sillon (Carrel, L'Homme, 1935, p. 103).Le taureau, dans la corrida, tantôt s'absorbe lentement dans la nonchalance animale s'abandonnant à la défaillance secrète de la morttantôt, saisi de rage, se précipite sur le vide qu'un matador fantôme ouvre sans relâche devant lui (G. Bataille, Exp. int., 1943, p. 144).
P. compar. La bête qui est en nous se rue tête baissée vers l'appât ou l'obstacle, comme le taureau sur la banderille rouge, et cela sans plaisir, par une sorte de colère tétanique, ou pour être plus exact, par une véritable éclipse de raison (Amiel, Journal, 1866, p. 109).Chez nous, un nouveau président du Conseil surgit dans l'arène comme un taureau de combat et il n'y aura plus de cesse pour lui jusqu'à la suprême estocade (Mauriac, Bloc-Notes, 1954, p. 125).
Combat, course de taureaux. Synon. de corrida.Les courses de taureaux ne sont pas des spectacles, ce sont des boucheries, des représentations affreuses, hideuses, horribles, et contre lesquelles, disons le à sa louangele peuple français a toujours protesté (Bussy, Art dram., 1866, p. 362).Le roi souffre de bientôt mourir: or, c'est à la fin du combat de taureaux que le taureau est le plus méchant (Montherl., Reine morte, 1942, II, 2etabl., 5, p. 192).
b) [Dans certaines régions d'Espagne et de la France mérid.] Lâcher de taureaux. Lâcher de taureaux ou de vaches dans les rues, parmi la foule et les écarteurs. Le centre d'attraction de la fête est cependant « le taureau » avec toutes les manifestations auxquelles sa participation peut donner lieu: courses à la cocarde précédées et suivies ou non « d'abrivados » (arrivées du bétail à pied avec escorte de gardians à cheval) ou de « bandidos » (lâchers de taureaux dans la campagne en direction des pâturages des manades) (H. Bretheau, Le Taureau camargue et sa course, 1959, p. 101).Écarter un taureau. Provoquer le taureau ou la vache puis l'éviter d'un écart. V. écarter1B 3 b ex. de Daudet.
B. − P. anal.
1.
a) Homme très vigoureux et taillé en force. Les ambassadeurs revinrent déconfits auprès de Mithridate, déclarant que tout était perdu, qu'on avait affaire à un taureau, à un colosse ivre de victoire, qu'il n'y avait qu'à céder, que pareil démon ne s'était jamais vu (L. Daudet, Sylla, 1922, p. 106).Il a affaire à une espèce de taureau, un Canadien lourd et trapu qui le renverse presque aussitôt (Green, Journal, 1936, p. 73).
b) Homme très viril. On se met à causer des copulations d'Hugo: C'est un taureau, dit l'un. À moi, dit Gautier, MmeHugo m'a dit qu'en amour, c'était une vierge (Goncourt, Journal, 1863, p. 1315).
Être un bon taureau. Être un bon reproducteur. Le marquis tape sur le ventre d'une femme enceinte et dit: C'est du bon travail, ça! Moi aussi, je suis un bon taureau: j'ai sept enfants (Renard, Journal, 1904, p. 909).
c) Arg. du théâtre, vieilli. ,,Rôle très violent, qui réclame de robustes poumons`` (Lar. 19e). Jouer les taureaux (Lar. 19e). Voix de taureau. (Goncourt, Journal, 1863, p. 904.
2. Loc. adj. De taureau
a) [En parlant de l'aspect phys. d'une pers.] Qui rappelle le taureau, notamment sa masse puissante, sa musculature. Carrure, corps, épaules de taureau. Cette brute stupide et contrefaite, aux muscles de taureau (Zola, Terre, 1887, p. 423).Il a des yeux de braise, un front de penseur, des mains de pianiste, une taille de guêpe, une barbe de sapeur, des lèvres de corail, un thorax de taureau, ah qu'il est beau! (Queneau, Pierrot, 1942, p. 36).
Cou, col de taureau. Cou très court, massif et puissant. Un col de taureau, large et court, assurait sur la carrure des épaules une tête osseuse, taillée à coups de serpe, où l'intelligence affinait la rusticité native (Vogüé, Morts, 1899, p. 295).V. cou A rem. ex. de Gide.
Front de taureau. Front fuyant. La Bêtise au front de taureau (Baudel., Fl. du Mal, 1863, p. 125).
b) [En parlant d'une chose abstr.] Qui évoque la puissance, la vigueur du taureau, son air indomptable, son tempérament fougueux. Avoir une force de taureau. Il avait une colère de taureau. Il pensait aller assommer ce M. Mauperin. Mais une fois dans ce Paris (...), il eut l'éblouissement de la bête féroce lâchée dans un grand cirque, dont la rage s'effare et qui reste court après son premier bond (Goncourt, R. Mauperin, 1864, p. 252).C'était un brave! Il avait un cœur de taureau! (...) Vous comprenez, mes amis! Un homme courageux! (Verne, Enf. cap. Grant, t. 1, 1868, p. 146).
Voix de taureau. Voix forte et retentissante. Le plain-chant, toujours chanté ou plutôt beuglé dans nos églises par des voix de taureau (Berlioz, À travers chants, 1862, p. 262).Une voix de taureau à faire trembler les vitres et remuer les verres sur la table (Gautier, Fracasse, 1863, p. 30).
3. Loc. Prendre le taureau par les cornes. V. corne I A 1 a.
C. − P. anal., ZOOL. Taureau de mer ou taureau marin. ,,Ostracion quadrangulaire, à raison de ses cornes antérieures, qui ressemblent un peu à celles d'un taureau`` (Baudr. Pêches 1827).
D. − Spécialement
1. ASTRON. [Avec une majuscule] Constellation du Taureau ou, p. ell., Taureau, subst. masc. Constellation zodiacale de l'hémisphère boréal située entre le Bélier et les Gémeaux. Le Taureau contient deux amas ouverts célèbres: les Hyades et surtout les Pléiades, ainsi qu'un autre objet unique, la nébuleuse du Crabe (Muller1980).
ASTROL. Deuxième signe du zodiaque (21 avril - 20 mai) correspondant à cette constellation. Être natif du Taureau; être du signe du Taureau. En cette nuit du 21 avril, anniversaire de sa naissance, anniversaire de la naissance du monde, le soleil entrait dans le signe zodiacal du Taureau (Montherl., Bestiaires, 1926, p. 574).P. méton. Personne née sous ce signe. Le Taureau voit la vie comme une source de joie pure, comme une activité positive qui apporte à celui qui l'aime et la respecte de grandes joies solides et concrètes (CurcioAstrol.1980).
2. MAR. ,,Grande barque de la Manche, à deux mâts et portant des voiles carrées`` (Gruss 1952).
REM.
Toro, subst. masc. taurom.,synon. de taureau. supra A 2.[El Cordobés] un médiocre matador de toros, connaissant bien deux ou trois passes et pas plus (...), mais ayant du culot et un courage phénoménal (Le Figaro littér., 19 août 1968, p. 26, col. 3).V. aficionado ex. 5.
Prononc. et Orth.: [tɔ ʀo], [to-]. En syll. accentuée, [ʀ] ayant une infl. ouvrante, taure [tɔ:ʀ] ds tous les dict. sauf Littré et Lar. Lang. fr. qui sous l'infl. de l'orth. transcrivent [to:ʀ]; ds Martinet-Walter 1973, 14/17 [ɔ], 3/17 [o]. En syll. inaccentuée, taureau, taurides, taurillon, taurin, taurobole (-ique), tauromachie (-ique) avec [ɔ] ds Barbeau-Rodhe 1930, Pt Rob. 1980, Rob. 1985; mais qqf., sous l'infl. de l'orth. et p. harmonis. vocalique [o]. Ds Lar. Lang. fr. [o] pour tous les mots de la famille. Ds Littré avec [o] taurillon, taurobolique (mais non taurobole), tauromachie (-ique); avec [ɔ] seulement taureau. Ds Warn. 1968 avec [ɔ] taureau, taurillon, mais [ɔ] parfois [o] pour tauromachie (-ique). Ds Martinet-Walter 1973 [ɔ] en majorité, partout, avec 6 ou 7 témoins pour [o]. (Lois de position et tendance à l'ouverture de o inaccentué, v. G. Straka ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg t. 19 no1 1981, p. 203, 204 et 212). Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1145 torel « (jeune) taureau » (Wace, Conception N-D, éd. W. R. Ashford, 394 et 396); 1680 combat de taureaux (Mmede Sévigné, Corresp., 28 févr., éd. R. Duchêne, t. 2, p. 852); 1757 course de taureaux (Le Sage, Hist. de Gil Blas de Santillane, t. 2, p. 115); 2. 1487 toreau « constellation du zodiaque » (Vocab. lat.-fr., Loys Garbin, foOii); 1831 mar. (Will.). Dimin. de tor (ca 1145 (Wace, op. cit., 403) − 1530, Palsgr., p. 202a), qui survit dans les dial. du Nord et du Sud en bordure du domaine fr.-prov. (cf. FEW t. 13, 1, p. 130a) qui désigne régulièrement le jeune taureau, lat. taurus « taureau » et « constellation », du gr. τ α υ ̃ ρ ο ς « id. », qui désigne également un bateau lycien ayant un taureau comme figure de proue; écrit -au- par réaction étymol. Fréq. abs. littér.: 1 425. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1 634, b) 1 627; xxes.: a) 1 081, b) 3 143. Bbg. Kemna 1901, p. 92. − Thomas (A.). Nouv. Essais 1904, p. 334.

Wiktionnaire

Nom commun

taureau \tɔ.ʁo\ ou \to.ʁo\ masculin (pour la femelle on dit : vache)

  1. (Élevage) Mâle reproducteur de l’espèce bovine dont la femelle est la vache.
    • Le taureau doit être choisi, comme le cheval étalon, parmi les plus beaux de son espèce. II peut saillir les vaches depuis trois ans jusqu’à neuf ; mais on ne doit pas lui en livrer plus de quinze par mois. On lui fait manger alors de l’avoine, de l’orge & de la vesce, pour lui donner de l’ardeur & lui procurer une plus grande abondance de liqueur séminale. — (Valmont de Romare, Dictionnaire raisonné universel d’Histoire Naturelle, tome 8, 3e édition, 1776, page 455.)
    • En même temps, le ministre des jeux s'avança pour demander s'il fallait lâcher contre le bestiaire un lion ou un taureau furieux, qu'on entendait rugir dans leurs cages. — (Alexandre Guiraud, Flavien ou de Rome au désert, Paris : chez Levavasseur, 1835, volume 3, page 185.)
  2. (Spécialement) Le taureau de combat, race de cette espèce sélectionné et élevé pour la tauromachie.
    • Un véritable accès de sadisme collectif s’est emparé de ces troupes, sadisme que tous ceux qui ont assisté à des combats de taureaux ont pu constater en petit. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915.)
    • Ils se sentaient en sécurité comme les spectateurs d’une course de taureaux : ils risquaient peut-être leur argent sur le résultat, mais c’était tout. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 211 de l’éd. de 1921.)
    • Il se secoue furieusement comme un taureau piqué de banderilles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 243.)
  3. Mâle reproducteur des élan.
    • Le plus jeune des deux mâles, à peine adulte, taureau robuste au poil luisant, dans tout la force de ses quatre ans, portait sur la tête une ramure compacte, qui n’était pas parvenue à son plein développement, mais qui gagnait en robustesse et en acuité ce qu’elle n’avait pas encore en ampleur. — (James-Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais américain par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 139)
  4. (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement passant, vilené, avec la queue au-dessus du dos, contrairement à la vache qui a la queue le long du flanc. À rapprocher de bison, bœuf, buffle et vache.
    • D’argent au taureau de gueules passant devant un olivier de sinople au chef aussi d’argent chargé d’une hydre aussi de gueules, qui est de Folcarde → voir illustration « armoiries avec un taureau »
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

TAUREAU. n. m.
Bête à cornes qui est le mâle de la vache. Taureau sauvage. Taureau domestique. Mener une vache au taureau. Les taureaux mugissent. Combat de taureaux, course de taureaux, Sorte de spectacle traditionnel en Espagne, où des hommes à pied ou à cheval sont aux prises avec un taureau. Fig. et fam., C'est un taureau se dit d'un Homme extrêmement robuste, taillé en force. Un cou de taureau, Un cou large et musclé.

Littré (1872-1877)

TAUREAU (to-rô) s. m.
  • 1Bête à cornes qui est le mâle de la vache. Deux taureaux combattaient à qui posséderait Une génisse avec l'empire, La Fontaine, Fabl. II, 4. Tels deux fougueux taureaux, de jalousie épris, Auprès d'une génisse au front large et superbe…, Boileau, Lutr. v. Les anciens ont appelé taureaux éléphants les bœufs d'Éthiopie et de quelques autres provinces de l'Asie, où ces animaux approchent en effet de la grandeur de l'éléphant, Buffon, Quadrup. t. VII, p. 205. Le taureau doit être gros, bien fait et en bonne chair, ayant l'œil noir, le regard fixe, le front ouvert, la tête courte, les cornes grosses, courtes et noires, Genlis, Maison rust. t. I, p. 225, dans POUGENS.

    Le sang de taureau était regardé, à tort, par les anciens comme un poison. Il [Thémistocle] but du sang de taureau, ou, selon d'autres, il avala un poison fort prompt, et mourut ainsi à Magnésie, âgé de soixante - cinq ans, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 352, dans POUGENS.

    Combat de taureaux, course de taureaux, sorte de spectacle où des hommes à pied et à cheval et armés de lances combattent contre un taureau que le toréador achève. Les combats de taureaux, affreux ; deux grands pensèrent y périr ; leurs chevaux tués sous eux ; très souvent la scène est ensanglantée, Sévigné, 408. Leur conversation roula d'abord sur une course de taureaux qui s'était faite depuis peu de jours, Lesage, Gil Blas, IV, 7.

    Fig. et familièrement. C'est un taureau se dit d'un homme extrêmement robuste. Danton, la bouche torse, demi-homme et demi-taureau, dans sa laideur royale…, Michelet, Hist. de la Rév. VIII, 3.

    Une voix de taureau, une très grosse voix. L'un de nos camarades, dont la voix disputait à celle des taureaux du Cantal où il était né, entonna l'hymne de louange, Marmontel, Mém. 1.

    Un cou de taureau, un cou large et musculeux.

    Taureau banal, taureau qui appartenait au seigneur du lieu, et auquel ses vassaux étaient tenus d'amener toutes leurs vaches.

    Fig. et grossièrement, taureau banal, homme toujours prêt aux plaisirs amoureux.

    Taureau Farnèse, nom d'un groupe admiré à Rome, et qui représente Dircé que les enfants de Lycus attachent à la queue d'un taureau furieux. Il est d'un seul bloc de marbre et placé dans le palais Farnèse.

    Taureau d'airain, ou taureau de Phalaris, taureau jeté en fonte, employé par Phalaris pour y enfermer et brûler ceux qu'il voulait punir.

  • 2Le taureau, symbole qui joue un grand rôle dans la religion de Zoroastre. Mithra, emblème du soleil, était toujours chez les Perses représenté par un taureau, Bailly, Hist. astr. mod. t. III, p. 289. Il n'est point d'être qui joue un rôle plus important dans la cosmogonie des Perses que le taureau, le premier des êtres créés qui ne fût pas le produit de l'union des deux sexes, Silvestre de Sacy, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. 210.
  • 3Taureau à bosse, taureau du Mexique, du Canada, taureau des Illinois, noms vulgaires du bison.

    Taureau des Indes, le zébu.

  • 4 Terme d'astronomie. Le second signe du zodiaque, où le soleil entre vers le 21 d'avril, et qui est représenté dans le globe sous la figure de cet animal (avec un T majuscule).

    L'Œil du Taureau, étoile de la constellation du Taureau.

    Taureau royal de Poniatowski, petite constellation boréale située entre le Serpent, l'Aigle et Ophiucus.

  • 5Taureau des étangs, héron butor.

    Taureau volant, un scarabée.

  • 6 Terme de marine. Navire de charge très renflé de l'avant (Manche).

HISTORIQUE

XIIIe s. Plus plaira à Dieu la moie louenge que sacrefices de torel qu'en li soloit faire en la viez loi, Psautier, f° 81.

XVe s. Une jument n'aroit d'un toreaux cure, Ne la chievre n'a cure du sengler, Deschamps, Fou est vieux homme, etc.

XVIe s. Ils luy donnent le plaisir du combat des dogues contre les ours et les taureaux… mais celuy du taure plus que l'autre… Un puissant taure et bien aguerry… Et amenoiton des taures de Provence, Carloix, II, 4. Je vis sa forte ville et le Po menaçant, Qui va comme un taureau par les champs mugissant, Ronsard, 1re églogue.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

TAUREAU, nerf, (Mat. méd.) priapus tauri. Voyez Bœuf.

Taureau-volant. Voyez Mouche-cornue.

Taureau-cerf, ou Taureau-carnivore, taurus-carnivorus des anciens, dont on a promis au mot sukotyro, de parler avec quelqu’étendue, on va tenir parole.

Agatharchide le cnidien qui vécut autour de la cent cinquantieme olympiade, environ cent quatre-vingt ans avant la naissance de Jesus-Christ, est le premier parmi les anciens, qui fasse mention de ce bœuf grand & carnacier. Il en donne une description fort ample dans les restes de son traité de la mer Rouge, conservés par Photius dans sa bibliotheque, & qui ont été pareillement imprimés avec sa vie dans les geographiæ veteris scriptores græci minores, publiés par M. Hudson.

Il paroîtra par ce qui suit, que la plupart des auteurs qui ont vécu après lui, n’ont fait que le copier. Voici le chapitre où il traite de cet animal, selon la traduction de Laurentius Rhodomannus, de tauro-carnivoro. Omnium, quæ adhuc commemoravi, immanissimum & maximè indomitum est taurorum genus, quòd carnes vorat, magnitudine crassius domesticis, & pernicitate antecellens, insigniter rufum. Os ei ad aures usque deductum. Visus glauco colore magis rutilat quàm leoni. Cornua aliàs non secùs atque aures movet, sed in pugnâ, ut firmo tenore consistant facit. Ordo pilorum inversus contrà quàm aliis animantibus. Bestias etiam validissimas aggreditur, & cæteras omnes venatur, maximèque greges incolarum infestos reddit maleficio. Solùm est arcu & lancea vulnerabile. Quod tn causa est, ut nemo id subigere, quamvis multi id tentarint, valuerit ; in fossam tamen, aut similem ei dolum, si quandò incidit, præ animi ferociâ citò suffocatur. Ideò recte putatur, etiam à troglodytis, fortitudine leonis & velocitate equi, & robore tauri proeditum, ferroque cedere nescium.

Diodore de Sicile, dans le III. liv. de sa Bibliotheque, n’a fait que copier Agatharchide, même jusqu’à se servir, à peu de choses près, de ses propres paroles. Il a ajouté néanmoins les particularités suivantes : que ses yeux reluisent de nuit ; qu’après avoir tué d’autres bêtes, il les dévore ; & que ni la force & le courage des bergers, ni le grand nombre de chiens, ne sont pas capables de l’effrayer quand il attrape des troupeaux de bétail.

Le passage suivant qui a du rapport au même animal, est tiré de Strabon. Sunt & ibidem, in Arabiâ, tauri feri, ac qui carnem edant, nostros & magnitudine & celeritate longè superantes, colore rufo.

Pline paroît aussi avoir copié Agatharchide. Ses paroles sont : Sed atrocissimos habet Æthiopia tauros sylvestres, majores agrestibus, velocitate ante omnes, colore fulvos, oculis cæruleis, pilo in contrarium verso, rictu ad aures dehiscente, juxtà cornua mobilia, tergori duritia filicis, omne respuens vulnus. Feras omnes venantur, ipsi non aliter quàm foveâ capti feritate intercunt. Le même auteur, dans le xlv. chapitre du VIII. livre de son Histoire naturelle, fait mention d’une espece de bœufs d’Inde : Boves indici, quibus camelorum altitudo traditur, cornua in latitudinem quaternorum pedum.

Il est très-probable que ces bœufs-d’Inde sont les mêmes que ceux d’Ethiopie décrits ci-dessus, principalement si on suppose que les copistes de Pline ont écrit latitudinem, au-lieu d’altitudinem.

Salinus n’a fait que copier Pline, avec cette seule différence, qu’il les appelle indicos tauros, taureaux des Indes ; au-lieu que Pline lui-même les décrit parmi les animaux d’Ethiopie. Ceci ne doit pas pourtant paroitre étrange, quand on considere que l’Ethiopie a été comprise parmi les Indes par quelques auteurs anciens.

La description qu’Elien donne de ces animaux est parfaitement conforme à celle d’Agatharchide, & il semble l’avoir empruntée de lui : il en fixe la grandeur au double de la grandeur des bœufs ordinaires de la Grece.

Il y a encore un autre passage dans Elien sur ces bœufs d’Ethiopie ; le voici. Ptolomæo secundo ex Indiâ cornu allatum ferunt, quod tres amphoras caperet ; undè conjicere possumus bovem illum, à quo ejusmodi tantùm cornu extitisset, maximum fuisse.

Ludolf, dans son histoire d’Ethiopie, parlant de ces grands bœufs éthiopiens, conjecture que ce sont les taurelephantes que Philostorgius le cappadocien dit avoir vu à Constantinople de son tems. Les paroles de Philostorgius citées par Ludolf, sont ; habet & terra illa, maximos & vastissimos elephantas, imò & taurelephantes, ut vocantur, quorum genus quoad cætera omnia, bos maximus est, corio vero coloreque elephas, & fermè etiam magnitudine.

Il paroît des passages que je viens de citer, qu’il y a en Ethiopie, & selon toutes les apparentes, aussi dans les contrées Méditerranées de l’Afrique, où fort peu de voyageurs ont jamais pénétré, une très-grande espece de bœufs, pour le moins deux fois aussi grands que nos bœufs ordinaires, avec des cornes d’une grandeur proportionnée, quoiqu’autrement ils en different en bien des choses. Il faut cependant se défier de toutes les relations des choses extraordinaires faites par les anciens, le fabuleux y étant presque toujours mêlé avec le vrai.

Mais quant à cette grande espece de bœufs, quelques auteurs modernes nous assurent qu’il y a un pareil animal dans ce pays-là, quoiqu’aucun, que je sache, n’en ait donné une description satisfaisante. Ludolf dit seulement qu’il y a en Ethiopie des bœufs d’une grandeur extraordinaire, deux fois aussi grands que les bœufs de Hongrie, & qu’ayant montré quelques bœufs d’Allemagne des plus grands à Grégoire Abyssinien (les écrits & la conversation duquel lui fournissoient les mémoires pour son ouvrage), il fut assuré qu’ils n’étoient pas d’une grandeur moyenne comparable à ceux de son pays.

Il est fait mention aussi dans divers endroits de lettres des jésuites, de la grandeur de ces bœufs ; & le même Ludolf cite le passage suivant, tiré d’une lettre d’Alphonse Mendez, patriarche d’Ethiopie, datée le 1 Juin 1626 : buoi grandissimi, di corna smisuramente grosse è lunghe, talmente che nella corna di ciascuno di esse potea capire un otre piccolo di vino : c’est-à-dire, des bœufs très-grands, avec des cornes si longues & si épaisses, que chacune pourroit contenir un petit outre de vin. Voyez l’article Sukotyro. (D. J.)

Taureau-Farnèse, (Sculpt. antiq.) morceau de sculpture antique qu’on a trouvé tout entier, & qui subsiste aujourd’hui à Rome ; il est ainsi nommé, parce qu’il se voit dans le palais Farnèse.

Cet ouvrage de la main d’Apollonius & de Tauriscus a été fait d’un même bloc de marbre jusqu’aux cornes, & fut apporté de Rhodes à Rome. C’est un grouppe de sept figures. Une femme (Dircé) paroît attachée par ses cheveux à une des cornes du taureau ; deux hommes s’efforcent de la précipiter avec le taureau dans la mer du haut d’un rocher ; une autre femme & un petit garçon, accompagnés d’un chien, regardent ce spectacle effrayant.

Ce monument est fort considérable par son étendue & par sa conservation. Il y a dix-huit palmes de hauteur qui font douze de nos piés & quatorze palmes de largeur en tout sens, qui valent 9 piés & . Ce grand grouppe a été plusieurs fois expliqué depuis le renouvellement des arts, parce que son étendue a frappé les savans. Properce lui-même en parle, l. III. eleg. xiij. En voici le sujet en peu de mots :

Dircé, femme de Lycus, roi de Thebes, traita fort inhumainement pendant plusieurs années la reine Antiope que Lycus avoit répudiée, & qui étoit la mere de Zéthus & d’Amphion ; mais Dircé étant ensuite tombée sous la puissance de ces deux princes, ils l’attacherent aux cornes d’un taureau indompté, & la firent ainsi périr misérablement. Voilà le trait d’histoire qu’Apollonius & Tauriscus ont voulu représenter ; voici présentement quelques remarques de M. de Caylus sur l’exécution de l’art.

On a peine, dit-il, à reconnoître Dircé dans l’ouvrage des deux artistes. Les deux freres sont d’un assez bon style, ils ont l’air seulement de vouloir arrêter le taureau qui paroît se défendre, & être au moment de renverser une figure de jeune femme drapée, qui semble, par son mouvement, aller plutôt au-devant de ce même taureau, que d’être condamnée au supplice qu’on lui prépare ; & la disposition de toute la figure n’indique rien qui ait rapport à sa triste situation. A côté, presque derriere le taureau, on voit une figure de femme drapée & debout, qui vraissemblablement est Antiope ; mais elle ne grouppe avec les autres figures ni d’action, ni de composition. La cinquieme figure à demi-drapée & qui représente un pâtre, est diminuée de près de moitié, quoiqu’elle soit posée sur le plan le plus avancé. Indépendamment de ce ridicule, elle est de mauvaise maniere, & n’est liée en aucune façon au reste du grouppe. Le chien, dans sa posture, paroît ne servir à rien. En un mot, selon M. de Caylus, il y a plus de magnificence dans ce morceau, que de savoir & de goût. Il est vrai que Pline n’en fait aucun éloge. (D. J.)

Taureau de Mithras, (Monum. antiq.) on voit communément Mithras sur un taureau, dont il tient les cornes de la main gauche, tandis que de l’autre il lui enfonce un poignard dans le cou. On ne sait pas trop ce que veut dire cet emblème ; du-moins je n’en connois point de bonne explication. Si Mithras représente le soleil, que désignent les cornes du taureau ? Est-ce la lune, est-ce la terre ? Et si c’est l’une ou l’autre, que signifie ce poignard qu’il lui plonge dans le cou ? (D. J.)

Taureau, s. m. en Astronomie, c’est un des douze signes du zodiaque, & le second dans l’ordre des signes. Voyez Signe & Constellation.

Suivant le catalogue de Ptolémée, il y a quarante-quatre étoiles dans la constellation du taureau ; quarante-un, selon celui de Tychon ; dans le catalogue anglois, cent trente-cinq.

Taureaux, combats de, (Hist. mod.) fêtes très célebres & très-usitées parmi les Espagnols qui les ont prises des Mores, & qui y sont si attachés, que ni le danger qu’on court dans ces sortes d’exercices, ni les excommunications que les papes ont lancées contre ceux qui s’y exposent, n’ont pu les en déprendre.

Ces spectacles font partie des réjouissances publiques dans les grands événemens, comme au mariage des rois, à la naissance des infans ; on les donne dans de grandes places destinées à cet usage en présence du roi & de la cour, des ministres étrangers, & d’un nombre infini de spectateurs placés sur des amphithéatres dressés autour de la place. Voici à-peu près ce qui s’y passe de plus remarquable.

A l’un des coins de la place est un réduit appellé tauril ou toril, capable de contenir trente ou quarante taureaux qu’on y enferme dès le matin. Lorsque le roi est placé sur son balcon, ses gardes s’emparent de la place, en chassent toutes les personnes inutiles pour la laisser libre aux combattans ; quatre huissiers-majors visitent les portes de la place ; & lorsqu’ils ont assûré le roi qu’elles sont fermées, sa majesté commande qu’on fasse sortir un taureau. Ces jours-là les combattans sont des personnes de qualité, & ils ne sont vêtus que de noir, mais leurs creados ou estafiers sont richement habillés à la turque, à la moresque, &c. On ne lâche qu’un taureau à-la-fois, & on ne lui oppose qu’un combattant qui l’attaque ou avec la lance, ou avec des especes de javelots qu’on appelle rejonnes. On ouvre le combat sur les quatre heures du soir, le champion entre dans la carriere à cheval, monté à la genette, suivant l’usage du pays, c’est-à-dire sur des étriers tellement racourcis que ses piés touchent les flancs du cheval. Le cavalier, accompagné de ses creados, va faire la révérence au roi, aux dames les plus apparentes, tandis que, dans le tauril, on irrite le taureau, qu’on en lâche quand il est en furie. Il en sort avec impétuosité & fond sur le premier qui l’attend, mais le combattant le prévient en lui jettant son manteau, sur lequel l’animal passe sa premiere fougue en le déchirant en mille pieces ; c’est ce qu’on appelle suerte buena. A ceux qui l’attendent de pié ferme, le taureau n’enleve quelquefois que leur chapeau, quelquefois il les pousse en l’air avec ses cornes, & les blesse ou les tue. Cependant le cavalier, en l’attaquant de côté, tâche de lui donner un coup de javelot ou de lance dans le cou, qui est l’endroit favorable pour le tuer d’un seul coup. Tandis que le taureau attaque & combat, il est défendu de mettre l’épée à la main pour le tuer. Mais si le cheval du combattant vient à être blessé, ou lui-même desarçonné, alors il est obligé d’aller à pié & le sabre à la main sur le taureau ; c’est ce qu’on nomme empeno ; & les trompettes donnent le signal de ce nouveau genre de combat, dans lequel les creados & les amis du cavalier accourent dans l’enclos l’épée à la main, & tâchent de couper les jarrets au taureau ; la précipitation ou la témérité font qu’il en coute souvent la vie à plusieurs : cependant il s’en trouve d’assez adroits pour couper une jambe au taureau d’un seul coup, sans lui donner prise sur eux : dès qu’il est une fois abattu, tous les combattans fondent sur lui l’épée nue, le frappent d’estoc & de taille jusqu’à ce qu’il soit mort, & quatre mules richement caparaçonnées le tirent hors de la carriere. Ensuite de quoi on en lâche un autre, & ainsi jusqu’à vingt-trois. Ce n’est pas seulement à Madrid & dans les autres grandes villes, mais encore dans les bourgs & les villages qu’on prend ces divertissemens. Jouvain, voyage d’Espagne.

Taureau, l’île du, (Géogr. mod.) petite île de France, en Bretagne, dans le diocèse de Tréguier. Elle est située à l’embouchure de Morlaix, & défendue par un port. (D. J.)

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « taureau »

Diminutif de l’ancien français tor (« taureau »), du latin taurus « taureau », y compris le signe zodiacal.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Berry, tauriau ; wallon, torai ; d'une forme fictive taurellus, dimin. de taurus, taureau. La forme simple se trouve dans la plupart des patois et dans les autres langues romanes. Comparez le grec ταῦρος, le gaélique tarbh, le kymri tarv, le bas-breton taru, le sanscrit sthara, all. Stier.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « taureau »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
taureau tɔro

Citations contenant le mot « taureau »

  • La vidéo fait le buzz sur les réseaux sociaux. Un taureau de Camargue, passager d'une 206 décapotable. C'était dimanche au Cailar dans le Gard. France Bleu Gard Lozère a retrouvé le propriétaire de Bambino, le taureau. France Bleu, Bambino, le taureau qui roule en 206 décapotable
  • En ce qui aurait dû être le premier jour des fêtes de Bayonne, annulées cette année à cause du contexte sanitaire, Régis Dinand-Mangeot, coureur ultra-endurant et militant de PETA, a accompli une course de 48 km, pour les 48 taureaux qui auraient été massacrés à l’arme blanche lors de corridas à Bayonne cette année. Le parcours – qui a débuté et s’est terminé devant les arènes de la ville – a pris la forme d’une tête de taureau, en hommage aux victimes de la tauromachie. , Grimé en taureau, un ultra-marathonien court 48 km contre les corridas
  • Le loup attaque de la dent, le taureau des cornes. Horace en latin Quintus Horatius Flaccus, Satires, I, 1, 52
  • Celle qui l'a porté veau, peut aussi le porter taureau. Pétrone en latin Caius Petronius Arbiter, Satiricon, chap. 25
  • Berger sans taureau finira sans troupeau. De Proverbe sénégalais
  • Il faut prendre le taureau par les cornes. De Proverbe français
  • Le loup attaque de la dent, le taureau de la corne. De Horace / Satires
  • Prends le taureau par les cornes et ta femme avec des pincettes ! De Pierre Perret
  • Le taureau des gens de son village est le petit poisson d’un village étranger. De Proverbe peul
  • Un jeune homme oisif est comme un jeune taureau sans le joug. De Hugues de Saint-Victor / De claustro animae
  • Prendre le taureau par les cornes est plus correct que de tirer le diable par la queue, mais plus fatigant que de sucer un esquimau. De José Artur
  • Tout est physique dans toutes les espèces : ce n'est pas le boeuf qui combat, c'est le taureau. De Voltaire / Essai sur les moeurs
  • La vache n’est pas la femelle du boeuf. La vache est la femelle du taureau. La femelle du boeuf, c’est la charrue. De François Cavanna / Le saviez-vous ?
  • Parler de taureaux, ce n'est pas comme être dans l'arène. De Proverbe espagnol
  • La férocité est la caractéristique des taureaux et autres végétariens. De George Bernard Shaw
  • L'objet de cet hommage était « un adolescent vigoureux et vif », « condamné à mort sans jamais avoir commis aucune faute ». Ferdinand n'était pas un être humain. C'était un taureau. Pour les antispécistes, la vie d'un bovin vaut celle d'un homme ou d'une femme. leparisien.fr, Meaux : des militants rendent hommage à Ferdinand, le «taureau résistant» abattu il y a un an - Le Parisien
  • Quelques jours après la fuite du taureau, une première cérémonie avait été organisée. Une délégation d’agriculteurs de la FDSEA de Seine-et-Marne avait décidé de participer à sa manière à la cérémonie en perturbant les discours pour faire entendre leur point de vue. , Seine-et-Marne : des militants vont rendre hommage au taureau échappé de l'abattoir à Meaux | La Marne

Images d'illustration du mot « taureau »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « taureau »

Langue Traduction
Anglais taurus
Espagnol tauro
Italien toro
Allemand stier
Chinois 金牛座
Arabe الثور
Portugais touro
Russe телец
Japonais おうし座
Basque taurus
Corse tauro
Source : Google Translate API

Synonymes de « taureau »

Source : synonymes de taureau sur lebonsynonyme.fr

Taureau

Retour au sommaire ➦

Partager