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Rimeur, rimeuse

Définitions du mot « rimeur, rimeuse »

Trésor de la Langue Française informatisé

RIMEUR, -EUSE, adj. et subst.

I. − Adj., rare. Qui rime, qui contient une rime. Au lieu que la distinction entre ces deux sortes de rimes se fît par la présence ou l'absence d'un e muet à la fin du mot rimeur (Aragon, Crève-cœur, 1941, p. 73).
II. − Subst., péj. Poète sans inspiration qui fait de mauvais vers. Synon. rimailleur (dér. s.v. rimailler).On cherche en vain un poète. Je ne dis pas: un rimeur, un versificateur, un aligneur de mots, mais un poète (Renard, Journal, 1887, p. 5).
Prononc. et Orth.: [ʀimœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1210 subst. « personne qui fait des vers » (Raoul de Houdenc, Méraugis, 10 ds T.-L.). Dér. de rimer*; suff. -eur2*. Le mot a pris un sens péj. à partir du mil. du xvies. (1548, Sebillet, Art poét. fr., éd. F. Gaiffe, p. 20). Fréq. abs. littér.: 73.

Wiktionnaire

Nom commun

rimeur \ʁi.mœʁ\ masculin (pour parler d’une femme on dit rimeuse)

  1. (Souvent péjoratif) Personne qui fait des vers, qui accouple des rimes.
    • Mais le seul nom qui ait été sauvé de l'oubli, dans la poésie profane, est celui de ce médiocre rimeur de Mathieu-le-Juif, d'Arras, qui vivait au XIIIe siècle […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Ne demandiez-vous pas pourquoi, mademoiselle,
      Contre ce seul rimeur cent hommes furent mis?
      C'est parce qu'on savait qu'il est de mes amis!
      — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (1897), I, 7.)

Nom commun

rimeuse \Prononciation ?\ féminin (pour parler d'un homme on dit rimeur)

  1. (Souvent péjoratif) Femme qui fait des vers, qui accouple des rimes.
    • Rimeuſe: A Poeteſſe, or woman that makes rimes. — (Randle Cotgrave, A Dictionarie of the French and English Tongues, Adam Islip, 1611, page 822)

Nom commun

rimeuse \Prononciation ?\ féminin (pour parler d'un homme on dit rimeur)

  1. (Souvent péjoratif) Femme qui fait des vers, qui accouple des rimes.
    • Rimeuſe: A Poeteſſe, or woman that makes rimes. — (Randle Cotgrave, A Dictionarie of the French and English Tongues, Adam Islip, 1611, page 822)

Nom commun

rimeuse \Prononciation ?\ féminin (pour parler d'un homme on dit rimeur)

  1. (Souvent péjoratif) Femme qui fait des vers, qui accouple des rimes.
    • Rimeuſe: A Poeteſſe, or woman that makes rimes. — (Randle Cotgrave, A Dictionarie of the French and English Tongues, Adam Islip, 1611, page 822)

Nom commun

rimeuse \Prononciation ?\ féminin (pour parler d'un homme on dit rimeur)

  1. (Souvent péjoratif) Femme qui fait des vers, qui accouple des rimes.
    • Rimeuſe: A Poeteſſe, or woman that makes rimes. — (Randle Cotgrave, A Dictionarie of the French and English Tongues, Adam Islip, 1611, page 822)

Nom commun

rimeuse \Prononciation ?\ féminin (pour parler d'un homme on dit rimeur)

  1. (Souvent péjoratif) Femme qui fait des vers, qui accouple des rimes.
    • Rimeuſe: A Poeteſſe, or woman that makes rimes. — (Randle Cotgrave, A Dictionarie of the French and English Tongues, Adam Islip, 1611, page 822)

Nom commun

rimeuse \Prononciation ?\ féminin (pour parler d'un homme on dit rimeur)

  1. (Souvent péjoratif) Femme qui fait des vers, qui accouple des rimes.
    • Rimeuſe: A Poeteſſe, or woman that makes rimes. — (Randle Cotgrave, A Dictionarie of the French and English Tongues, Adam Islip, 1611, page 822)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

RIMEUR. n. m.
Celui qui fait des vers, qui accouple des rimes. C'est un excellent rimeur. Il s'emploie surtout au sens péjoratif. Un méchant rimeur.

Littré (1872-1877)

RIMEUR (ri-meur) s. m.
  • 1Poëte et le plus souvent mauvais poëte. Allez, rimeur de balle, opprobre du métier, Molière, Femm. sav. III, 5. Mais moi, qu'un vain caprice, une bizarre humeur Pour mes péchés, je crois, fit devenir rimeur, Boileau, Sat. II. Il n'est fort, entre ceux que tu [Louis XIV] prends par centaines, Qui ne puisse arrêter un rimeur six semaines, Boileau, Ép. IV. Faut-il d'un froid rimeur dépeindre la manie…, Boileau, Sat. VII.

    Adj. Ce breuvage vanté par le peuple rimeur, Le nectar…, La Fontaine, Fabl. X, 1.

  • 2Il se dit quelquefois de celui qui n'emploie que des rimes riches dans ses vers. C'est un excellent rimeur.

HISTORIQUE

XVe s. À l'amour ne suis adonné, Et j'ame encore moins les armes, Mais le vin… Je ne vueil estre rimeur d'eau, Basselin, I.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

RIMEUR. - HIST. Ajoutez : XIIe s. Cil ki tant a de sens que per viers [vers] est rimere, li Romans d'Alixandre, p. 490.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

RIMEUR, s. m. (Littérat.) écrivain qui rime ou qui compose des vers rimés. Ce terme n’est guere usité qu’en Poésie, où il est synonyme à poëte, & se prend ordinairement en bonne part, à moins qu’il ne soit restraint & déterminé par quelque épithete de blâme. Ainsi M. Despréaux a dit qu’Apollon

Voulant pousser à bout tous les rimeurs françois,
Inventa du sonnet les rigoureuses lois.

Et ailleurs,

Gardez vous d’imiter ce rimeur furieux ;

où il s’agit de Charles du Perier, un des meilleurs poëtes latins & françois que nous ayons eu.

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Étymologie de « rimeur »

(XIIIe siècle) Composé de rimer et -eur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Rimer.

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Phonétique du mot « rimeur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
rimeur rimœr

Citations contenant le mot « rimeur »

  • La passion du rimeur est évidente alors qu’il livre les bars les plus poignants du morceau au public de « The Late Show »: News 24, IDK cède la vedette à «Colbert» à Black Lives Matter - News 24
  • En voulez-vous, des exemples de rimeurs pas cacochymes ? L'Obs, Mais pourquoi la poésie a-t-elle renoncé à la rime ?
  • Sur la scène, rien qu'un banc, une chaise, un guéridon et une troupe survoltée emmenée par Stéphane Dauch. Il est le héros sublime, bravache et sensible. Un bandeau noir sur les cheveux, les yeux maquillés de charbon, il a des airs de flibustier mais c'est un corsaire au service du roi amour. Solide bretteur et rimeur de génie, pudeur et honneur en bandoulière, il en fait un poète énergique, agile et souple, félin, malin, joueur et touchant. leparisien.fr, Théâtre à Paris : un «Cyrano» emballant - Le Parisien
  • L’une cisèle le verbe pendant que l’autre fige l’instant présent à l’aide d’un “clic” furtif. Plutôt vaillantes que révoltées, l’une dissèque les maux d’une société patriarcale et hérissée d’orties irriguées aux qu'en-dira-t-on machistes ! Mais qu’elle humanise des “mots” avec rime et raison. Pendant ce temps, l’autre fixe les scènes de rue qu’elle fige pour l’éternité. Toutefois, l’une trempe sa plume dans l’encrier de la sagacité pour en extraire le jet de la liberté de dire ! Ou plutôt l’effronterie d’être créative à l’aide d’un bouquet de proses, où s’unifient la hardiesse de déclamer et la finesse d’être tolérée au cercle des moustachus. Pas rebelle du tout, l’une s’exonère de l’exigence de se soumettre à l’ordre établi, où le petit frère est souvent l’œil et l’oreille du père ou du grand frère, alors que l’autre parcours le monde, où elle cueille pour la postérité les choses de la vie. Toutefois, elles ont un point commun ces dames ! Elles viennent toutes les deux de notre Sud, où l’une milite par la plume et le verbe, à l’éclosion du printemps au-dessus de sa ville des mille coupoles de l’Oued Souf, et l’autre qui s’est abreuvée à l’oued M’zi de l’oasis de Laghouat. Quoi qu’il en soit, l’une et l’autre auraient marqué, chacune de par son talent et de ses “empreintes de femmes”, l’atelier poétique de Soumaya M’barek et le vernissage de l’exposition de photos de Souad Chatta à l’espace Bachir-Mentouri de l’établissement Arts et culture. Et puisqu’on est à l’orée du 8 mars, l’oratrice déclamait ses poèmes, à l’exemple de l’hymne à l’amour de la mère pour son enfant qui s’égrenait tel ce chapelet, où chaque grain du rosaire symbolise un souhait : “Que la femme soit ce printemps de l’homme !” Seulement, ce désir d’être l’égal de l’homme restera t-il un vœu pieux, puisqu’il relève de l’utopie, surtout “Au pays des sables” d’Isabelle Eberhardt, a-t-on su de l’oratrice qui exerce en qualité de conseillère à la direction de la culture d’Oued Souf. “Certes, qu’il y a de l’essor dans l’élan culturel de la femme à Oued Souf… même s’il est timide, et cela reste toujours un… bond en avant toujours bon à prendre ! Il est vrai que ç’aurait été un exploit sur une terre qui a pourtant enfanté le chanteur Abdellah Menai”, a déclaré la poétesse à l’issue d’une séance de lecture choisie autour de ses huit recueils de poésie, où la rimeuse héberge dans ses pages l’amour, la joie mais aussi de la douleur. Du reste, l’art a contraint l’auditoire à l’escale d’une visite de l’exposition de treize photos de cette chasseuse d’images qu’est Souad Chatta. “C’est la photo qui m’a choisi le jour où ma grand-mère m’avait offert un appareil photo pour l’anniversaire de mes huit ans. Et depuis, je n’ai pas cessé de dérouler de la pellicule où j’ai immortalisé des lieux d’ici et d’ailleurs à l’aide de mon appareil de développeur. Du reste, j’ai décidé depuis 2016 de remettre l’œil dans l’œilleton de la caméra après avoir observé une halte pour l’épanouissement de mon foyer et de ma carrière professionnelle”, a déclaré notre humanitaire des oasis et des ksour du Sud qui axe son focal, l’œil et le cœur sur l’instant présent, source d’émotion. Donc, autant aller à la médiathèque Bachir-Mentouri, histoire de “chasser” un peu de talent de Souad Chatta. Bonne fête du 8 mars, mesdames ! http://www.liberte-algerie.com/, L’art d’exister, l’art pour s’imposer: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com
  • La 15e sahra (veillée) du mois de Ramadhan s’est harmonisée, lundi 20 mai, avec la nuit du conte où a été feuilleté, à l’oral et à la lueur de la bougie, le recueil de nos m’hadji (historiettes) du terroir par le quatuor de Perles d’eau, composé des conteuses Djazia Aït Kaki, Hanifa Hamouche, Zakia Gaouaou et Yamina Toubal. Illuminée à l’aura du “mesbah” (bougeoir) et au brasillement de l’âtre, la soirée de “timouchouha” (contes) a débuté avec le préambule ou la formule d’usage : “Amachahou, rabbi ats iselhou, ats ighzif anechth ousarou” (écoutez, que je vous conte une histoire, Dieu fasse qu’elle soit belle, longue et se déroule comme un long ruban ou film). C’est l’espiègle chérubin à peine plus haut qu’un “aaqar l’hammas” (pois chiche) qu’a conté la dame Djazia Aït Kaki féministe et fondatrice de l'association Tharwa Lalla Fadhma n'Soumer. Nantie de la pédagogie d’enseignante qu’elle était, la poétesse Djazia Aït Kaki a charmé l’auditoire à l’aide du récit d’un garnement si cruel envers ses parents qu’à la fin il s’abîmera dans l’abyssal fond de l’oreille d’un chien errant. Ainsi, tour à tour, a succédé Zakia Gaouaou, l’auteure des Contes et légendes d’El-Kantara (éd. Nait), qui a gratifié l’assistance du conte du roi lion désireux de convoler en secondes noces et qui s’est heurté au refus de la gazelle qui repoussa ses avances à cause de son haleine fétide. Déçu, le lion s’en est allé vieillir dans l’ermitage de la solitude où il médita le proverbe persan : “La flèche sort de la blessure, mais le coup de langue reste dans le cœur.” S’ensuivit l’apport poétique de la rimeuse Hanifa Hamouche, la co-auteure du recueil de poésie intitulé Paroles de symbole qu’elle a écrit de concert avec son frère, l’artiste peintre Nourredine Hamouche, ce familier du legs séculaire d’aouchem (signes et motifs) du terroir et préfacé par Nadia Ihaddadène, professeur de lettres françaises : “C’est l’histoire de l'île aux sentiments où cohabitaient l’amour aux côtés de l’exil, de la solitude, de l’avidité, de la richesse, de l’éphémère bonheur qui ne fait toujours que passer, de l’arrogance, de l’orgueil, du temps que l’on n’a plus et de la sagesse du savoir. Tout y allait pour le mieux sur l’îlot jusqu’au jour où l’existence a fini d’être ce long fleuve tranquille qui menaça d’engloutir l’île”. Alors, qui des sept passions allaient survivre ? L’amour pardi ! “Parce qu’il n’y a que le temps qui sait que la vie est intimement liée à l’amour.” Et en tomber de rideau sur la nuit du conte et le mois du patrimoine, l’auditoire a entonné la chanson d’Idir adaptée du conte Lvaz d tsekkourt (l’aigle et la perdrix) qu’a narrée à son tour Yamina Toubal, la bloggeuse de “L'atelier d'écriture destiné aux femmes algériennes”. Pour conclure, ressuscitons la formule qui clôture aussi le conte : “Hadjitek madjitek, châali chemâa ourouhi el-bitek.”  http://www.liberte-algerie.com/, La nuit du conte pour rallumer l’âtre de grand-mère: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com
  • Diam’s était une énergie rimeuse et cogneuse, qui en remontrait à un univers machiste. Voilà Mélanie devenue femme au foyer vivant de ses rentes, mère de famille divorcée, dénonciatrice de la marchandisation des corps féminins dénudés. Elle se repent de la «vulgarité» de ses textes passés, effectue le pélerinage à La Mecque, dénonce la violence des tueurs islamos mais ne porte pas le mordant œcuménique de Charlie dans son cœur. Libération.fr, Diam’s, d’autres conversions sont possibles - Libération
  • La première fois que j'avais vu Michel Houellebecq, c'était en 1996, au premier étage du café de Cluny, où Arthur Rimbaud calligraphia jadis un quatrain scatologique sur les murs des toilettes. Aujourd'hui, les sauvageons ont moins souvent l'insolence rimeuse et le café de Cluny a cédé la place à une pizzéria qui régale des touristes japonais de plats réchauffés par des Pakistanais sous-payés. N'importe! Je revois comme si c'était hier Houellebecq assis dans la grande salle où Verlaine s'étiola à l'absinthe. Avec Luc Richard, nous étions venus interroger pour la revue Immédiatement le poète signalé de La Poursuite du bonheur (1991) et du Sens du combat (1996), qui n'était pas encore le romancier couvert de gloire des Particules élémentaires (1998), de La Carte et le Territoire (2010) et de Soumission (2015). Le succès d'estime de son roman Extension du domaine de la lutte (1994) avait cependant commencé d'établir sa réputation parmi les vrais lecteurs ; et celle-ci n'était pas encore mauvaise chez les agents de la circulation idéologique. Le Figaro.fr, Quel est celui que l'on prend pour Michel Houellebecq ?
  • À la fois douce et olympienne mais enthousiaste, la poésie d’anonymes poétesses en herbe irradie notre âme de l’impact délirant du beau. Alors, plutôt que d’ouïr la grâce de la muse, l’esprit délaisse l’écoute et cède à l’envie de boire les paroles de la rimeuse. C’est là l’épilogue qui s’exhale à l’issue de ce lundi des poètes, où le duo de poétesses Saïda Otmane Tolba-Djahida Mezgham a irrigué de son talent l’éveil poétique.  http://www.liberte-algerie.com/, Saïda Otmane Tolba et Djahida Mezgham invitées de l’espace Bachir-Mentouri : Toute l'actualité sur liberte-algerie.com

Traductions du mot « rimeur »

Langue Traduction
Anglais rhyming
Espagnol rimador
Italien rimato
Allemand reim
Chinois 押韵
Arabe قافية
Portugais rimando
Russe рифмующий
Japonais 韻を踏む
Basque errima
Corse rima
Source : Google Translate API

Synonymes de « rimeur »

Source : synonymes de rimeur sur lebonsynonyme.fr

Rimeur

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