La langue française

Mobilisme

Sommaire

  • Définitions du mot mobilisme
  • Phonétique de « mobilisme »
  • Citations contenant le mot « mobilisme »
  • Traductions du mot « mobilisme »
  • Synonymes de « mobilisme »

Définitions du mot « mobilisme »

Trésor de la Langue Française informatisé

MOBILISME, subst. masc.

A. − ÉLEV. [P. oppos. à fixisme] Type d'apiculture qui utilise des ruches à cadres mobiles. − (...) je venais précisément pour apprendre de vous ce que c'est que le mobilisme. − C'est le progrès, fit l'abbé en s'adoucissant (R. Bazin, En province,Paris, Calmann-Lévy, s.d. [1896], p.257).
B. − PHILOS. ,,Doctrine d'après laquelle tout est mobile et changeant, et qui rejette la stabilité qu'implique la notion de substance`` (Foulq.-St-Jean). Le mobilisme de Bergson, le relativisme einsteinien (interprétés sans rigueur), contribuaient également à renouveler la littérature d'après-guerre (Arts et litt.,1936, p.30-8).
Prononc.: [mɔbilism̭]. Étymol. et Hist. 1. 1896 élev. (R.Bazin, loc. cit.); 2. 1908 philos. (A. Chide, Le mobilisme moderne ds Lal. 1968); 3. [1963 géol. (Lar. encyclop. [?] d'apr. Lar. Lang. fr.)]; 1970 (George). Dér. de mobile*; suff. -isme*. Au sens 1, v. mobiliste.

Phonétique du mot « mobilisme »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mobilisme mɔbilism

Citations contenant le mot « mobilisme »

  • En cette période de confinement et de l’arrêt partiel des activités et mobilisme du secteur automobile en Algérie, le groupe IVAL s’adapte à la conjoncture et mis en place une solution qui permettra à ses clients du service après-vente de continuer à bénéficier des différentes prestations techniques de la marque IVECO. MOTORS ACTU, IVAL / IVECO : Prise de Rendez-vous SAV en Ligne - MOTORS ACTU
  • Suite 1. Le schéma de jeu directeur défini envoie un message positif du changement qui devient une evolution voulue et CONSEQUENTE à la necessité d'adaptation en fonction de la srategie adverse mais pas une adaptation subie A CAUSE de l'organisation et de la stratégie adverse. La pensée héraclitéenne dans toute sa puissance et sa spendeur de la definition et de la compréhension du mobilisme universel. Ce qui induit les réflexions qui suivent .... France Football, Allemagne - RB Leipzig - ADN protéiforme et homme insatiable : dans la tête de Julian Nagelsmann - France Football
  • L’ensemble de la communauté éducative est mobilisme pour assurer la continuité pédagogique dans toute Unidivers.fr, CORONAVIRUS EN BRETAGNE. 306 CAS AU 20 MARS 2020
  • Game ndongo et consorts ennemie du peuple Cameroun , aime le mobilisme au Cameroun , ne pense que à protéger leurs interects personnels au lieu de l’interets de tout les camerounais , président fantôme qui dirige le Cameroun par délégation Paul Biya , en temps de crise ont n’assume ses responsabilites de commandant en chef et non pas déserteur en chef ,kamto est une chance pour le Cameroun comme d’autre, mais kamto gêne surtout les profiteurs du Cameroun ceux qui préfèrent le système actuel au Cameroun . Le Cameroun de Paul biya d’aujourd’hui mérite mieux avec des gens compétant comme kamto , jugez les idées pas l’homme ni de tribu. Actu Cameroun, Nouvelle sortie du président du Mrc - Jacques Fame Ndongo égratigne Maurice Kamto "un citoyen ordinaire, sans mandat populaire" qui donne des "injonctions"
  • Slavoj Zizek Deux grands interprètes hégéliens ont répondu à cette question en France. Les travaux de Gérard Lebrun offrent une critique brillante de Hegel tout en démontrant que le mobilisme de la pensée hégélienne est erroné. Catherine Malabou expose la thèse, dans son livre extraordinaire l’Avenir de Hegel, selon laquelle le système de Hegel n’est pas fermé et qu’il est au contraire une ouverture radicale. Il faut comprendre que si le mobilisme évolutionnaire est fermé au sens où il poursuit infailliblement une direction, cette fermeture est une ouverture radicale vers le futur au sens où cette philosophie nous dit qu’on ne peut pas parler du futur, ni l’écrire ! Ce que confirme la célèbre phrase de Hegel : « Nul ne peut sauter par-dessus son temps. » Les ennemis de Hegel sont ceux qui prétendent pouvoir sauter par-dessus leur temps en entretenant une image illusoire du futur. Dès qu’on analyse un système social, celui-ci est déjà passé. Ce qui fait dire à Hegel que « quand la philosophie peint son gris sur gris, c’est qu’une figure de la vie est devenue vieille, et on ne peut pas la rajeunir avec du gris sur gris mais on peut seulement la connaître ; la chouette de ­Minerve ne prend son vol qu’à la tombée du crépuscule ». Hegel n’est pas un crétin et cette analyse doit valoir pour sa propre philosophie du droit. Il y a là un paradoxe saisissant : Hegel est radicalement ouvert au futur et toute nécessité est ­rétroactive. La situation actuelle me semble plus hégélienne que marxienne. Marx était soucieux de la manière de préparer la révolution. Pour Hegel, la Révolution française est déjà passée, et maintenant le problème hégélien est de savoir comment rester fidèle à l’idée révolutionnaire. L’enjeu de l’héritage et de la ­répétition est primordial. Le XXe siècle a été une tentative répétée d’actualiser le communisme, au prix de dangereux échecs. Comment répéter cela dans des conditions radicalement nouvelles ? L'Humanité, Slavoj Zizek : « Le mort-vivant, nouvelle figure métaphorique de l’intellectuel progressiste » | L'Humanité
  • Socrate critique ensuite la thèse mobilise. Si les sensations comme telles sont irréfutables, par exemple l’amertume pour l’homme malade, elles ne sauraient fonder un discours scientifique. Il y a en effet impossibilité de tout discours s’il est suspendu au mobilisme universel. Si rien n’est stable, puisque tout change d’un instant en instant, y-a-t-il encore quoi que ce soit que l’on puisse même encore nommer en étant assuré de le nommer correctement ?  » Le moyen, Socrate ? Comment nommer n’importe quoi de ce genre, si chaque fois qu’on en parle, la chose se dérobe, puisqu’elle s’écoule toujours ? » (Ibid., p. 121.) Etre est un terme qu’il faut partout supprimer puisque tout est en mouvement. Or, être est un terme qui sous-tend tous nos jugements. De même, on ne peut employer de termes qui fixent l’objet du discours puisqu’il est toujours également en mouvement : « Il ne faut pas (…) concéder qu’on puisse dire « quelque chose », ou « de quelqu’un », ou « de moi », ou de « ceci », ou « cela » ou tout autre mot qui fixe les choses ; il faut dire, en accord avec la nature qu’elles sont en train de devenir, de se faire, de se d étrier, de s’altérer : car si, par sa façon de parler, on représente une chose comme stable, on s’expose ainsi aisément à être réfuté », dit Socrate (Ibid., p. 82). Et ainsi il est impossible de former un jugement, c’est-à-dire d’attribuer un prédicat à un sujet par la copule est. Il n’y a pas, selon la thèse mobilise d’objet stable de la connaissance. Et celui qui veut connaitre est lui-même soumis au changement infini et instantané des sensations en lui, sensations multiples qui le divisent. Il a à peine le temps de reconnaitre une sensation qu’elle est déjà devenue autre. Ainsi, de toute sensation, vision ou audition, on ne pourra dire qu’elle subsiste en cet état de vision ou d’audition. Et aucune sensation ne peut être déterminée comme telle ou non telle, aucune sensation ne peut être appelée, par exemple, vision plutôt que non-vision, puisque tout se meut. « En ce cas, notre réponse à la question » qu’est-ce que la science ? » ne signifie pas science plutôt que non-science. » (Ibid.,p.122.) Algérie Patriotique, Démocrates et théologie musulmane émancipatrice - Algérie Patriotique
  • 28Dans le passage d’I. Krier cité plus haut, je me suis arrêté au terme mobile. Albert Thibaudet a parlé du « mobilisme » de Montaigne, avec, d’ailleurs, des connotations douteuses36. C’est, philosophiquement parlant, au sens de son créateur, Alphonse Chide, que je m’en empare ici. Éléate, partisan de l’Un, il s’oppose aux « défenseurs du Multiple, de la logification pluralitaire et mobile, qui […] déchaînent contre les ratiocinations frêles de l’éléatisme les vagues énormes du réel37 ». Les Essais aussi dé-chaînent le réel contemporain, troublent le jeu des certitudes premières. Mais je ne partage pas avec Isabelle Krier l’idée, dans la suite de la phrase, que pour Montaigne les catégories du genre seraient « indépendantes du biologique » et qu’« il reconnaît que les différences sexuelles incombent principalement à des constructions culturelles ». C’est à mon sens commettre un forcing herméneutique à l’aide de l’argumentaire anachronique opposant une science forgée par la rationalité moderne et le culturel pour n’aboutir à rien de moins qu’à appliquer à la pensée de Montaigne le théorème queer.En revanche, le potentiel hétérodoxe de l’altérité montaignienne mise à l’œvre dans un texte auquel l’auteur a lié son destin (mon livre, c’est moi) peut aussi s’appréhender à travers les phénomènes de réception portant sur l’un et l’autre, indissolublement. Ainsi le poison dans notre queue (in cauda venenum) sera-t-il la féminisation de Montaigne qui a eu cours entre la disparition de l’auteur et l’invention du concept queer. Deux symptômes décrits sous forme interrogative : pourquoi, dans les années 1960 à Liévin (Pas-de-Calais), avoir baptisé de son nom le collège des filles et Descartes celui des garçons ? Et qu’est-ce qui incite des inconnus à farder de rouge les lèvres de son bronze, rue des Écoles (Paris Ve) ? Une facétie warholienne ? un travestissement dégradant ou une affectivité queer post-moderne ? Montaigne s’amuserait sans doute de tout ce manège autour de son corps, preuve supplémentaire de l’incertitude de nos perceptions. Mais qu’y répondrait-il ? Peut-être ceci : qu’il souffre d’une « lesion enormissime » (III, 5, p. 931/887), ce que nous comprenons comme impuissance ou petit pénis. Il fait donc regarder ce que la périphrase juridique38 empêche de considérer comme une ostentatio genitalium profane. Cela signifie que, sans avoir attendu d’être « parmy des nations qu’on dit vivre encore sous la douce liberté des premieres loix de nature » (Au Lecteur), ce bon civilisé se peint (presque) tout nu là où il se sent un peu moins homme, ruinant par avance la hiérarchie post-tridentine des plus qu’hommes, les théologiens39. Aveu d’un déficit qui interpelle notre modernité et illustre le retournement féministe qui veut que le « vrai sexe faible40 » soit celui que l’on ne pense pas. De même que le scepticisme des Essais mine les certitudes la raison, l’instabilité du genre serait le reflet du détrônement du philosophe comme figure genrée, autosuffisante et dûment sexuée — bref l’évacuation du mâle alpha comme penseur dominant. , Les Essais de Montaigne ou la fin du mâle alpha de la philosophie ? (Acta Fabula)
  • A l’inverse, ces deux discours, détournés de l'horizon humain des Lumières, semblent renouer avec d’autres traditions anciennes. L’un évoque le mobilisme héraclitéen à travers une technologie programmatique qui court à la perte de l'humain, à sa disparition ; l’autre évoque l'immobilisme parménidien, attaché à l'animalité de l'homme, rend celui-ci impensable. C'est pourquoi il s'agit de désigner, d'indiquer la direction de l'humanité. , Francis Wolff : pour une utopie humaniste - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

Traductions du mot « mobilisme »

Langue Traduction
Anglais mobilism
Espagnol movilismo
Italien mobilismo
Allemand mobilismus
Chinois 动员
Arabe التعبئة
Portugais mobilismo
Russe мобилизма
Japonais 動員
Basque mobilism
Corse u mobilisimu
Source : Google Translate API

Synonymes de « mobilisme »

Source : synonymes de mobilisme sur lebonsynonyme.fr
Partager