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Hypotypose

Sommaire

  • Définitions du mot hypotypose
  • Étymologie de « hypotypose »
  • Phonétique de « hypotypose »
  • Citations contenant le mot « hypotypose »
  • Traductions du mot « hypotypose »
  • Synonymes de « hypotypose »

Définitions du mot « hypotypose »

Trésor de la Langue Française informatisé

HYPOTYPOSE, subst. fém.

RHÉT. Figure de style consistant à décrire une scène de manière si frappante, qu'on croit la vivre. Je vous donne toutes les figures de Quintilien, tous les tropes de Dumarsais et tout le sublime de Longin; allez attaquer avec cela un M. Poyféré de Cerre. Poussez à Marcassus, poussez à Marcellus la métaphore, l'antithèse, l'hypotypose, la catachrèse (Courier, Pamphlets, Au réd. « Censeur », 1819, p. 41).
Prononc. et Orth. : [ipɔtipo:z]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1555 Hipotipose (J. Peletier du Mans, Art poétique, éd. A. Boulanger, p. 134). Empr. du gr. υ ̔ π ο τ υ ́ π ω σ ι ς « esquisse, modèle, hypotypose ».

Wiktionnaire

Nom commun

hypotypose \i.pɔ.ti.poz\ féminin

  1. (Rhétorique) Figure de style consistant en une description animée, une peinture vive et frappante.
    • l’image des choses, si bien représentée par la parole que l’auditeur croit plutôt la voir que l’entendre — (Quintilien, Institution Oratoire, IX, 2, 40.)
    • L’hypotypose peint les choses d’une manière si vive et si énergique, qu’elle les met en quelque sorte sous les yeux, et fait d’un récit ou d’une description, une image, un tableau, ou même une scène vivante. — (Pierre Fontanier, Les Figures du discours, 1827)
    • Je n’ai jamais rencontré de pareils crétins ; vous ne comprenez donc pas que par le biais de cette hypotypose (figure rhétorique des plus brillantes) je vous transporte in situ ? — (Ippolito Nievo, Anti-aphrodisiaque pour l’amour platonique, 1851 (première parution 1956) ; traduit de l’italien par Muriel Gallot, 1986, p. 190)
    • À chaque discours, il insiste pour que j'innove, et que je raconte une histoire au lieu de conserver la raideur du discours militaire. [...] Je recours comme jamais au petit fait vrai, à la prosopopée, à l'hypotypose, non pas pour faire beau, mais pour que les mots quittent leur gangue d'habitude et qu'ils redeviennent sincères. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, p. 81)
    • Cette hypotypose produit un grand effet.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

HYPOTYPOSE. n. f.
T. de Rhétorique. Figure de style; description animée, peinture vive et frappante. Cette hypotypose produit un grand effet.

Littré (1872-1877)

HYPOTYPOSE (i-po-ti-pô-z') s. f.
  • Terme de rhétorique. Description animée, vive et frappante, qui met, pour ainsi dire, la chose sous les yeux. L'hypotypose est un mot grec qui signifie image, tableau ; c'est lorsque, dans les descriptions, on peint les faits dont on parle comme si ce qu'on dit était actuellement devant les yeux, Dumarsais, Tropes, II, 9. Poussez à Marcassus, poussez à Marcellus [députés attachés au parti royaliste sous la Restauration] la métaphore, l'antithèse, l'hypotypose, Courier, Lett. X.

    Les Hypotyposes, titre d'un livre de Sextus Empiricus. Tout ce que Sextus Empiricus et Huet disent contre la raison, l'un dans ses Hypotyposes, l'autre dans son traité de la faiblesse de l'esprit humain, ne vaut pas un article choisi du dictionnaire de Bayle, Diderot, Opin. des anc. philos. (phil. pyrrhonienne).

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

HYPOTYPOSE, s. f. (Rhetor.) l’hypotypose, dit Quintilien, est une figure qui peint l’image des choses dont on parle avec des couleurs si vives, qu’on croit les voir de ses propres yeux, & non simplement en entendre le récit.

On se sert de cette figure lorsqu’on a des raisons pour ne pas exposer simplement un fait, mais pour le peindre avec force, & c’est en quoi consiste l’éloquence, qui n’a pas tout le succès qu’elle doit avoir, si elle frappe simplement les oreilles sans remuer l’magination & sans aller jusqu’au cœur.

L’hypotypose s’exprime quelquefois en peu de mots, & ce n’est pas la tournure qu’on aime le moins ; ainsi Virgile peint la consternation de la mere d’Euryale au moment qu’elle apprit sa mort,

Miseræ calor ossa reliquit :
Excussi manibus radii, revolutaque pensa.

Ainsi Cicéron se plaît à peindre la fureur de Verrès, pour le rendre plus odieux. Ipse inflammatus scelere ac furore, in forum venit ; ardebant oculi ; tot ex ore crudelitas eminebat.

La poësie tire tout son lustre de l’hypotypose ; j’en pourrois alléguer mille exemples, un seul me suffira, j’entends le portrait de la Mollesse personnifiée dans le Lutrin.

La Mollesse oppressée
Dans sa bouche à ce mot sent sa langue glacée ;
Et lasse de parler, succombant sous l’effort,
Soupire, étend ses bras, ferme l’œil & s’endort.

Je croyois ne pas citer d’autres exemples en ce genre ; cependant la description que je trouve sous la main, d’un vieux livre, dans le même poëme, est une hypotypose si parfaite, que je ne puis la passer sous silence. Il est question du chanoine, qui, pour frapper ses ennemis,

Saisit un vieil infortiat,
Grossi des visions d’Accurse & d’Alciat ;
Inutile ramas de gothique écriture,
Dont quatre ais mal unis formoient la couverture,
Entourée à demi d’un vieux parchemin noir,
Où pendoit à trois clous un reste de fermoir.

Lutrin, Chant V.


Il y a d’autres hypotyposes, qui ressemblent à des tableaux, dont toutes les attitudes frappent ; telle est cette peinture d’un repas de débauche qu’on lisoit dans une harangue de Ciceron, qui n’est pas parvenue jusqu’à nous. Videbar mihi videre alios intrantes, alios autem exeuntes, partim ex vino vacillantes, partim hesternâ potatione oscitantes ; versabatur inter hos Gallius, unguentis oblitus, redimitus coronis. Humus erat immunda lutulento vino, coronis languidulis, & spinis cooperta piscium. Quintilien, qui nous a conservé ce beau passage, ajoute ; quid plus videret, qui intrasset ?

Mais une hypotypose sublime, c’est le tableau que Racine nous donne dans Athalie, de la maniere dont Jozabet sauva Joas du carnage : elle s’exprime ainsi.

Hélas ! l’état horrible où le ciel me l’offrit,
Revient à tout moment effrayer mon esprit.
De princes égorgés la chambre étoit remplie.
Un poignard à la main l’implacable Athalie,
Au carnage animoit ses barbares soldats,
Et poursuivoit le cours de ses assassinats.
Joas laissé pour mort, frappa soudain ma vue ;
Je me figure encore sa nourrice éperdue,
Qui devant les bourreaux s’étoit jettée en vain,
Et foible le tenoit renversé sur son sein.
Je le pris tout sanglant ; en baignant son visage,
Mes pleurs du sentiment lui rendirent l’usage,
Et soit frayeur encore, ou pour me caresser,
De ses bras innocens je me sentis presser.
Grand Dieu que mon amour ne lui soit point funeste !

Acte I. Scene 2.

Cet autre morceau de la même piece, où Athalie raconte à Abner & à Mathan le songe qu’elle a fait, n’est pas une hypotypose moins admirable ; voici comme elle peint ce songe, ce cruel songe qui l’inquiete tant, & qui par-tout la poursuit.

C’étoit pendant l’horreur d’une profonde nuit,
Ma mere Jézabel devant moi s’est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n’avoient point abattu sa fierté,
Même elle avoit encor cet éclat emprunté,
Dont elle eut soin de peindre & d’orner son visage,
Pour réparer des ans l’irréparable outrage.
Tremble, m’a-t-elle dit, fille digne de moi,
Le cruel Dieu des Juifs l’emporte aussi sur toi.
Je te plains de tomber dans ses mains redoutables,
Ma fille ! En achevant ces mots épouvantables,

Son ombre vers mon lit a paru se baisser,
Et moi je lui tendois les mains pour l’embrasser ;
Mais je n’ai plus trouvé qu’un horrible mélange
D’os & de chairs meurtris & traînés dans la fange,
Des lambeaux pleins de sang, & des membres affreux,
Que des chiens dévorans se disputoient entr’eux.

Acte I. Scene 5.

Enfin, pour conclure cet article, les belles hypotyposes, en vers ou en prose, sont des peintures vives, touchantes, pathétiques, d’un seul ou de plusieurs objets, soit laconiquement, soit avec quelques détails, mais formant toujours des images qui tiennent lieu de la chose même ; & c’est ce que signifie le mot grec hypotypose. Voyez Image, Peinture, Description, &c. (D. J.)

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Étymologie de « hypotypose »

(Siècle à préciser) Du grec ancien ὑποτύπωσις, hupotupôsis (« ébauche, modèle »).
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Ὑποτύπωσις, de ὑπὸ, sous, et τύπος, type.

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Phonétique du mot « hypotypose »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
hypotypose ipɔtipɔs

Citations contenant le mot « hypotypose »

  •  Restons sur l'exemple privilégié de l'image (rhétorique), cette image à lire qui polarise l'attention de la plupart des critiques, des écrivains et des théoriciens, ce fragment du texte qui s'impose à tout lecteur, s'isole et se distingue aisément dans toute lecture. Que voit-on quand on lit une hypotypose, une comparaison, une métaphore, une analogie, une métonymie ou une synecdoque ? Que voit le lecteur de « Paysage » de Baudelaire quand il lit : « coucher auprès du ciel comme les astrologues » (comparaison) ou : « les fleuves de charbon » (métaphore), ou : « L'Émeute tempêtant vainement à ma vitre » (allégorie, combinée de métaphore et de métonymie) ou : « Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité » (métaphore à double comparé) ? On peut esquisser des réponses : , Fabula, Atelier littéraire : Hypotyposes
  • Or, dans la situation où les frontières entre différents concepts se sont diluées, il faut, nécessairement, définir l’hypotypose sur laquelle nous nous proposons de réfléchir. Nous allons entendre par là, fondamentalement, une « figure de style consistant à décrire une scène de manière si vive, si énergique et si bien observée qu’elle s’offre aux yeux avec la présence, le relief et les couleurs de la réalité ». Mais cette définition générale formulée par Henri Morier demande quelques précisions et restrictions terminologiques permettant d’éviter les équivoques. , L’Hypotypose : théorie et pratique de l’Antiquité à nos jours
  • 3L’ouvrage est organisé en quatre parties : la première s’intéresse aux effets des sens et du corps sur les techniques d’écriture et sur l’idée que se font les écrivains de leur rapport au monde. La deuxième s’occupe des liens entre les sens et la poétique des récits de voyage : ceux-ci sont fondés tantôt sur des hypotyposes, tantôt sur le rapport entre les lectures de récits antérieurs et les sensorialités vécues, occasionnant des textes vifs, vivants mais en belligérence parfois avec les textes passés qui en sont les modèles et dont la réalité du voyage peut être une version affaiblie ou trompeuse par rapport à un récit de voyage antérieur. La troisième partie est dédiée à l’engagement littéraire de l’auteur ou du lecteur par les sens, produisant une implication sous forme de mise en jeu du corps et de l’identité d’un lecteur ou d’un auteur qui se découvre lui·elle-même. Les sens y ont une double fonction, selon les auteurs étudiés : soit l’appel au goût comme mesure sociale partagée et normée, soit, au contraire, les sens permettent une libération par rapport à une organisation sociale figée. La quatrième partie analyse la façon dont chaque écrivain ou poète crée une manière spécifique de langage qui a son propre rapport à l’expérimentation sensorielle, articulant un style spécifique, soit séduisant par les sens, soit essayant de passer la barre séparant les signifiés des expériences. , L’écriture comme prolongement des sens (Acta Fabula)
  • Sur  la  scène  du  théâtre,  Duras  met en  valeur  le récit  et  rejette  le  drame,  tandis  que  son roman fait  reposer  la  conduite  narrative  sur  la  promotion  de  la  scène,  au  détriment  du  sommaire,  de  la description  ou  de  l’analyse.  Ainsi  privilégie-t-elle  le  récit  à  la  scène  et  la  scène  dans  le  récit.  En  ce chiasme  se  joue  chez  l’auteure  la  nature  des  relations  entre  texte  et  représentation. Sur  scène,  Marguerite  Duras  appelle  de  ses  vœux  un  théâtre  «  lu  pas  joué  »,  concentré  sur l’énonciation  et  donnant  à  percevoir  le  processus  de  l’œuvre  en  train  de  se  faire.  Elle  exige  dès lors  de  repenser  la  séance  théâtrale  comme  une  expérience  esthétique  singulière,  qui  s’affranchit des  pouvoirs  illusionnistes  de  la  représentation  et  des  séductions  du  visible  pour  qu’apparaisse  un récit  toujours  recommencé,  mélancoliquement  attaché  à  faire  resurgir  –  voir  –  la  scène  originelle où  s’ancrent  l’écrit  et,  tout  autant,  l’amour  ou  le  désir  du  crime.   Dans  le  roman  de Marguerite  Duras,  que  la  scène  présente  un  arrière-plan  convenu  («  scène typique  »)  ou  qu’elle  mette  en  relief  un  événement  décisif  («  scène  dramatique  »), elle  accorde  à  la dimension  visuelle  une  importance  de  premier  plan.  Le  lecteur  est  convié  à  assister  à  une  action comme  sous  ses  yeux  se  déroulant  mais  par  les  mots  s’exécutant.  Rhétoriquement,  la  scène  est proche  du tableau ou de l’hypotypose  :  chez  Duras,  elle  ouvre  sur  l’Autre  scène, celle  des  scénarios fantasmatiques,  accordant  une  place  particulière  aux  scènes  originaires.   Du côté  du  théâtre,  cette  journée  d’études  propose  d’interroger  les  potentialités  scéniques  du récit  durassien  et  les  dispositifs  de  convocation,  diversifiés,  que  le  théâtre  «  lu  pas  joué  »  a  inspirés ou  implique  sur  la  scène  actuelle.  Les  communications  pourront  s’appuyer  sur  des  spectacles  mis en  scène  par  Duras  mais  aussi  d’autres  metteurs  en  scène  ou  chorégraphes,  se  concentrer  sur  le travail  des  acteurs,  des  scénographes,  des  concepteurs  son  ou  lumière. Du  côté  du  roman  ou  du  récit  de  Marguerite  Duras,  l’interrogation  pourra  porter  sur  les relations  entre  la  scène  et  la  structure  narrative  d’ensemble  (la  scène  porte-t-elle  atteinte  au  récit comme totalité  ?  force-t-elle  à  la  répétition  ?  modifie-t-elle  le  déroulement  de  l’histoire,  son  climax ou  sa  chute  ?),  mais  également  sur  les  topoï  que  chez  Duras  la  scène  mobilise  et  renouvelle.   Au  théâtre  comme  dans  le  roman,  les  communications  pourront  également  s’attacher  à examiner  la  question  de  la  voix  au  sein  des  relations  entre  scène  et  récit  ou  bien  penser  la  nature esthétique  ou  sémiologique  des  liens  entre  texte  et  représentation  qui  animent  l’œuvre  de Marguerite  Duras. , Journée d’étude annuelle Marguerite Duras : le récit à la scène / la scène dans le récit (Lille)
  • Les figures de style sont un peu les leitmotive du quotidien. Cette soirée bien réelle que vous décrivez avec précision et concision à votre collègue n'est ni plus ni moins une hypotypose. Et cette femme que vous gratifiez du surnom de «pot de peinture» n'est rien d'autre qu'une synecdoque! Le Figaro.fr, Dix preuves que vos cours de stylistique sont toujours utiles
  • Le discours était argumentatif. Fait rare, il était à la fois démonstratif, expositif et dialogique. Le Président IBK est apparu comme un dirigeant protecteur et compatissant. Avec une prosodie calibrée, il a su rassurer, et surtout alerter, clarifier et lever certaines ambigüités. Il a même utilisé une hypotypose : « J’ai entendu, un jeune homme, un de mes fils, dire qu’il n’y croyait pas du tout, il n’était prêt à y croire, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain. Fiston, reviens sur terre, ce mal existe et a fait des dégâts, de grandes personnalités africaines en ont été victimes, de grands artistes ne sont plus. Tout le monde a entendu ce départ de Manu Dibango, tous les sportifs africains ont entendu que l’ancien président de l’OM, Pap Diouf, n’était plus de ce monde. » Il poursuit : « Ne voyez nulle théorie du complot, nulle manœuvre de diversion, mais la seule manière d’épargner à la nation les scènes d’apocalypse que nous voyons ailleurs ». , Covid-19 : Discours historique du président Ibrahim Boubacar Keïta - Bamada.net
  • Quelques exemples concrets de cruauté et de barbarie à l'encontre des animaux invitent à se révolter. Dans le texte D, Marguerite Yourcenar décrit dans une courte hypotypose les "fourgons où des bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en route vers l'abattoir". De même, Voltaire choque l'esprit de son lecteur en lui donnant à voir un acte barbare: "ils le clouent sur une table, et ils le dissèquent vivant pour te montrer les veines mésaraïques" Le Huffington Post, Les corrigés du bac de français 2018 des séries S, ES, L et techno | Le Huffington Post LIFE

Traductions du mot « hypotypose »

Langue Traduction
Anglais hypotyposis
Espagnol hipotiposis
Italien ipotiposi
Allemand hypotypose
Chinois 虚弱
Arabe hypotyposis
Portugais hipotipose
Russe hypotyposis
Japonais 偽型
Basque hypotyposis
Corse ipotesi
Source : Google Translate API

Synonymes de « hypotypose »

Source : synonymes de hypotypose sur lebonsynonyme.fr
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