Fasciser : définition de fasciser


Fasciser : définition du Wiktionnaire

Verbe

fasciser \fa.ʃi.ze\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Introduire le fascisme, ou des méthodes, un régime inspirés du fascisme.
    • C’était le temps des musiques interdites, des films tronqués, de la censure postale et des lettres subrepticement ouvertes et refermées ; c’était le temps où les pancartes Furnished rooms disparaissaient des façades parce qu’il fallait être anglophobe et que, du reste, la Grande-Bretagne n’enverrait plus de touristes ; le temps des enfants en armes et des murs couverts d’inscriptions : « Mussolini a toujours raison » ; le temps où des spécialistes venaient tout exprès du continent pour fasciser la tiède Sicile. — (Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966, page 156-157)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Fasciser : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « fasciser » les plus populaires.

✍️

Étymologie de « fasciser »

Étymologie de fasciser - Wiktionnaire

(Siècle à préciser) Composé sur le radical de fascisme et -iser.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « fasciser »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
fasciser faʃize play_arrow

Conjugaison du verbe « fasciser »

→ Voir les tables de conjugaisons du verbe fasciser

Évolution historique de l’usage du mot « fasciser »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « fasciser »

  • Un récent article du Figaro Magazine a osé publier une liste d’intellectuels et de politiques soupçonnés de faire le jeu, de près ou de loin, du projet d’islamisation de la France ; et ce, tant au niveau culturel qu’au niveau politico-religieux. Depuis plusieurs années déjà, chaque camp politique dans ce pays constitue une liste très exhaustive des adversaires qu’elle entend fasciser ; ceci se faisant dans la plus pure tradition soviétique. Pas de doute : le climat intellectuel est devenu « nauséabond ». Dans cet article du Fig Mag, il est question de démontrer qu’une prétendue « Fachosphère » dénoncée par les politologues de gauche constituée de noms illustres comme ceux d’Eric Zemmour, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Renaud Camus, Robert Ménard ou Elisabeth Lévy n’est, en réalité, qu’un contrepoids idéologique, pour ne pas dire un simple sursaut, face à ce qui pourrait s’appeler l’ « Islamosphère ». Causeur, L'islamo-gauchisme, moteur de l'ordre islamo-libertaire - Causeur
  • Jadis, le monde était simple : les jeunes votaient à gauche, militaient à gauche, pensaient à gauche. Moralement discrédité à la Libération, le camp conservateur pliait l’échine devant une gauche qui s’arrogeait le monopole du cœur et de la vérité. Sartre pouvait exciter la haine de classe en accusant à tort un notaire de meurtre, Mitterrand dépasser l’entendement en promettant de sortir du capitalisme en cent jours, SOS Racisme fasciser quiconque questionnait la société multiculturelle, les jeunes générations acquiesçaient. Causeur, Jeunesse de droite: le grand replacement - Causeur
  • C’est justement à cette restauration de la souveraineté populaire que s’opposent ceux qui brandissent l’étendard du progressisme et qui résistent mal à la tentation de fasciser rhétoriquement leurs adversaires. En fait, la philosophie politique comme la sociologie contemporaines, travaillent à déconstruire l’idée même de peuple, accusé de masquer l’expression bête et méchante de la tyrannie de la majorité, pour qu’apparaisse la société dans son irréductible diversité. La démocratie ne pourrait tenir ses promesses qu’en se délivrant du peuple comme principe fondateur. On connaissait depuis un temps la démocratie sans le peuple. On découvre aujourd’hui la démocratie contre le peuple. Ou alors, il faut le reconstruire théoriquement, ce que propose le populisme de gauche auquel Devecchio consacre un passionnant chapitre. Le peuple de la gauche populiste a peu à voir avec les classes populaires ou avec le peuple historique de chaque pays. Il s’agit plutôt d’un concept vide, indéterminé, censé agréger les revendications issues des lobbies que la gauche aime voir comme des «mouvements populaires». Comment ne pas y voir une chimère idéologique? Le populisme de gauche est de gauche avant d’être populiste, nous dit Devecchio, ce qui explique d’ailleurs son incapacité à prendre au sérieux la question de l’immigration massive. Le peuple l’intéresse comme figure rhétorique, mais l’inquiète dans sa concrétude.   Le Journal de Montréal, Le nouveau monde populiste selon Alexandre Devecchio | JDM
  • MBC: Comme je vous disais, je n’y crois pas. Mais pas du tout. Cela dit, le progressisme se croit en déroute simplement parce qu’il trouve désormais devant lui des contradicteurs qui ne s’aplatissent pas au moindre coup de semonce rhétorique. Il panique à l’idée qu’on puisse ne pas voir le monde comme lui. Il envisage le désaccord à la manière d’un scandale. Cela dit, ce qui fragilise le progressisme, surtout, c’est qu’on ne peut écraser le réel éternellement avec un discours idéologique qui lui est de plus en plus étranger. L’immigration massive, par exemple, contribue partout à la déstructuration des sociétés dont on ne respecte ni l’identité, ni les capacités d’intégration. Le multiculturalisme, de même, contribue à l’aliénation identitaire des peuples occidentaux en inversant le devoir d’intégration. Le rétrécissement de l’espace public et la diabolisation de la parole dissidente finit par exaspérer le commun des mortels, qui a tendance à se révolter. Le populisme est la traduction politique de cette révolte, mais on continue de le fasciser, de l’extrême-droitiser, de l’infréquentabiliser. D’ailleurs, le politiquement correct devient de plus en plus punitif: il cherche à tout prix à maintenir son emprise en conservant le monopole du récit médiatique légitime.  Le Journal de Montréal, Un exemple de malhonnêteté journalistique : le cas de Causette | JDM
  • TRIBUNE - Le ministre de l'Intérieur affiche fièrement son ignorance de l'histoire et multiplie les amalgames grossiers, voire odieux, pour «fasciser» les «gilets jaunes», déplore le professeur d'histoire-géographie et essayiste. Le Figaro.fr, Barbara Lefebvre : «Christophe Castaner et le 6 février 1934: la double faute du ministre»

Traductions du mot « fasciser »

Langue Traduction
Corse per affascinà
Basque liluratu
Japonais 魅了する
Russe очаровывать
Portugais fascinar
Arabe لكي ادهش
Chinois 着迷
Allemand faszinieren
Italien affascinare
Espagnol fascinar
Anglais to fascinate
Source : Google Translate API

Synonymes de « fasciser »

Source : synonymes de fasciser sur lebonsynonyme.fr

Mots similaires