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Étatisation

Définitions du mot « étatisation »

Trésor de la Langue Française informatisé

Étatisation, subst. fém.Action d'étatiser une entreprise, un service ou plus généralement un secteur de l'économie; système économique sous-jacent à cette action. On considère souvent que les banques constituent les leviers de commande de l'économie nationale. De là sont nés des projets tendant à instaurer bien davantage qu'un contrôle fonctionnant dans l'intérêt des déposants; le but visé est alors de créer un dirigisme économique plus ou moins poussé. De là également sont issus des projets tendant à l'étatisation de l'économie par le canal des banques (Baudhuin, Crédit et banque,1945, p. 128). [etatizasjɔ ̃]. 1reattest. 1926 (Ch. Gide, Cours d'écon. pol., éd. Sirey, t. 2, p. 181 ds Rob., s.v. collectiviste); de étatiser, suff. -(a)tion*. Fréq. abs. littér. : 1.

Wiktionnaire

Nom commun

étatisation \e.ta.ti.za.sjɔ̃\ féminin

  1. Action d'étatiser.
    • Conformément à cette annonce, un projet d’étatisation de la police de Marseille fut déposé et soumis au parlement en février 1908. — (Jean-Marc Berlière, Le monde des polices en France : XIXe-XXe siècles, 1996)
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Étymologie de « étatisation »

 Composé de état, -iser et -ation.
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Phonétique du mot « étatisation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
étatisation etatisasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « étatisation »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « étatisation »

  • La création des Agences régionales de santé n’a donc été qu’une strate législative de plus dans l’étatisation progressive du système de santé. « En 25 ans, droite et gauche ont toujours suivi cette ligne de recentralisation de la gouvernance. Mais en coulisses, le politique a été orienté par la haute administration. C’est elle qui a piloté les différents projets de loi qui ont atterri sur les bureaux des ministres de la Santé successifs ». FranceSoir, ARS, syndrome de l’étatisation sanitaire
  • Pour Serge Legagnoa (FO), l'accent doit également "être mis sur la prévention" avec un "certain recul" par rapport à la crise sanitaire, qui "a montré l'efficacité mais aussi les difficultés de certains services de santé au travail avec une pénurie de médecins du travail" ou le manque de sollicitation des "préventeurs". "Ça peut aller vite car tout le monde veut jouer le jeu", a-t-il dit, en soulignant que "branches et entreprises doivent avoir la main" et que "la déclinaison" des rapports émis sur le sujet "doit être concrète". M. Legagnoa s'interroge néanmoins sur le "financement" de la santé au travail, qui pourrait passer au second plan avec la crise économique et sociale. Il regrette "l'épée de Damoclès" que constitue la perspective d'un "projet de loi", qui semble déjà acté par le gouvernement et dénonce "toute forme d'étatisation du dialogue social". La reprise des discussions, en février dernier, six mois après un constat de désaccord au sein du Conseil d'orientation des conditions de travail (COCT), avait été de nouveau interrompue par le confinement. Challenges, Santé au travail : un calendrier pour les négociations - Challenges
  • Les uns parlent de future «démocratie sanitaire». Les autres de «précautionnisme». Pas question, jusque-là, d’exiger que l’intervention massive de l’Etat dans l’économie française ébranlée par le Covid-19 vire à «l’étatisation». N’empêche: l’heure est à la demande de nouvelles règles, pour brider encore plus cette «vision néolibérale» que la philosophe Barbara Stiegler, dans les colonnes du Monde, juge responsable de l’impréparation face à la pandémie. Une partie de la France, donc, se remet à rêver d’un colbertisme-dirigisme-souverainisme, dont Emmanuel Macron lui-même a presque adopté le langage. Ce que l’éditorialiste du Figaro Jean-Pierre Robin avait écrit dès le 30 mars: «La France renoue avec son péché mignon: l’économie administrée.» Le Temps, L’étatisation française, attention danger - Le Temps
  • La première est que nous demeurons opposés à ce projet. Outre qu’il rendrait plus difficile et incertain l’acquisition des droits à la retraite, il conduirait, selon nous, à l’étatisation de la protection sociale, en plaçant l’ensemble du système de retraite et ses paramètres (valeurs du point, âge d’équilibre, taux de malus et bonus associés), sous la tutelle, en dernier ressort, de l’État. Force Ouvrière, Yves Veyrier, Secrétaire général de FO : « Contre l’étatisation de la protection sociale » - Force Ouvrière
  • La première est que nous demeurons opposés à ce projet. Outre qu’il rendrait plus difficile et incertain l’acquisition des droits à la retraite, il conduirait, selon nous, à l’étatisation de la protection sociale, en plaçant l’ensemble du système de retraite et ses paramètres (valeurs du point, âge d’équilibre, taux de malus et bonus associés), sous la tutelle, en dernier ressort, de l’Etat. L'Opinion, « Contre l’étatisation de la protection sociale ». La tribune d’Yves Veyrier (FO) – Economie | L'Opinion
  • La notion a resurgi il y a un demi-siècle, sous la plume d’un écologiste malthusien, Garrett Hardin, qui montrait que l’usage intensif d’une ressource limitée comme par exemple un pâturage par un nombre croissant d’éleveurs, aboutit inévitablement à l’épuisement de la ressource et à la ruine des exploitants. La conclusion qu’il tirait de cette "tragédie des communs", c’est qu’il fallait soit étatiser, soit privatiser les communs, avec néanmoins chez lui une préférence pour la privatisation. Ce à quoi l’économiste libérale Elinor Ostrom, une des rares femmes à avoir obtenu un prix Nobel, répondit un peu plus tard, en s’appuyant sur de multiples études relatives à la gestion des pêches, des forêts, des moyens d’irrigation... partout dans le monde, que les communs n’étaient jamais mieux gérés que par les utilisateurs de la ressource commune, qu’ils soient ou non propriétaires. Son idée d’"auto-gouvernance" permettait de dépasser les visions étroites de la propriété privée ou de l’étatisation, tout en redonnant aux communs leur véritable sens de ressources à utiliser collectivement dans les conditions les plus équitables. Marianne, "La crise du Covid-19 a remis au premier plan les obligations du commun"
  • Face aux défis sanitaire et économique, deux tentations nous menacent, celle de l’étatisation et celle du protectionnisme. L’étatisation est aujourd’hui réclamée à cor et à cri. Quand l’épidémie sera endiguée, le repli de l’État dans la gestion courante n’est pas garanti. Les habitudes prises et les territoires conquis sont difficiles à abandonner et à rétrocéder en France, pays où le jacobinisme est un trait de caractère. Cette crise permet également à certains de vendre l’idée, facile et souvent populaire, du protectionnisme. Le libre échange est aujourd’hui accusé de tous les maux quand nous lui devons une grande partie de notre croissance et de notre pouvoir d’achat depuis plus de 70 ans. Oser croire que la France puisse s’auto-suffire en tout est une vue de l’esprit dont la réalisation, même partielle, aurait des conséquences considérables en termes de croissance et de niveau de vie Atlantico.fr, Étatisation et protectionnisme : les deux maux qui nous menacent probablement plus qu’une répétition de 1929 | Atlantico.fr

Traductions du mot « étatisation »

Langue Traduction
Anglais statehood
Espagnol categoría de estado
Italien statualità
Allemand staatlichkeit
Chinois 国家地位
Arabe دولة
Portugais estado
Russe государственность
Japonais 国家
Basque statehood
Corse statalità
Source : Google Translate API

Synonymes de « étatisation »

Source : synonymes de étatisation sur lebonsynonyme.fr

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