Empoiler : définition de empoiler

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Empoiler : définition du Wiktionnaire

Verbe

empoiler \ɑ̃.pwa.le\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Couvrir de poils.
    • Mais que vois-je par-dessus les citrons empoilés des bonnes gens qui m’entourent ? — (Raymond Queneau, Zazie dans le métro, Gallimard, Paris, 1959)
    • Aux approches de la puberté, le faciès de Gaston s'obombra, on eût dit que la sève allait empoiler tout son corps ; — (André Gide, Les Caves du Vatican‎)
    • Et je vous demande de l'aider, comme je l'aide depuis si longtemps, à l'amener aux poils, à l'empoiler au but, si vous croyez encore à un but, si vous voulez encore, comme je crois que vous l'avez sans cesse voulu, que le ciel soit seulement encombré de passagers nuages, et non pas rapiécé par de lumineux mirages. — (Jean-Marc Lovay, Un soir au bord de la rivière, 1990)
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Étymologie de « empoiler »

Étymologie de empoiler - Wiktionnaire

De poil, avec le préfixe em-.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « empoiler »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
empoiler ɑ̃pwale play_arrow

Citations contenant le mot « empoiler »

  • Depuis 10 ans, l'entreprise renaît peu à peu de ses cendres. « Nous recommençons à investir, à embaucher. En 2013, nous avons eu une croissance à deux chiffres, stabilisée l'année dernière », détaille Stéphane Jambois, en poste depuis la reprise. L'ancien dirigeant, lui, est toujours là : François Fournival, 5e du nom dans cette entreprise familiale, transmise à travers les générations. Aujourd'hui, elle surfe sur la mode du « Made in France », le retour du produit de qualité qui séduit, en particulier à l'étranger. Et puis, ils n'ont plus de concurrence sur leurs terres : « En tapant brosse française sur Google, forcément, vous tomberez sur nous, les seuls et les derniers ! »Dernier artisan brossier, il transmet son savoir Jean-JACQUES Perrote, salarié chez Fournival-Altesse, est le dernier artisan brossier. Il n'oserait pas l'admettre, encore moins s'en vanter. C'est un taiseux : « Je sais travailler, c'est tout, y a pas de quoi en faire toute une histoire ». Il y en a pourtant uneâ?¦ de belle histoire. L'homme est entré dans une brosserie de la région à 14 ans. 51 ans plus tard, il est toujours derrière sa machine â?? datant de Napoléon III : il « perce et contre-perce », une technique ancestrale pour empoiler les brosses. Un atout ultra-précieux pour son entreprise. Mais aussi un casse-tête. « A 65 ans, s'il ne transmet pas son savoir-faire, son métier va disparaître », explique le directeur, Stéphane Jambois. Et il a fallu bien du temps pour que l'artisan lâche ses secrets d'antan à la jeunesse d'aujourd'hui. « Plusieurs apprentis ont essayé avant de renoncer au bout de quelques semaines ! ». Jusqu'à Reganâ?¦ « Ce garçon-là, il l'adore, il dit qu'il a de l'or dans les mains ! », se réjouit le patron. Lui aussi semble avoir eu son coup de coeur pour le jeune homme de 20 ans. « Au départ, il s'est présenté pour un stage, conseillé par une structure d'aide à l'emploi. Il n'avait pas de diplôme et des difficultés à trouver un emploi. En fait, il avait un problème de bégaiement. Mais, il s'est passé quelque chose, il était intelligent, ça se voyait dans ses yeux ! » Il mise sur lui. « C'est important pour nous de recruter du sang neuf. La plupart de notre personnel est là depuis 40 ans ! Il y a un véritable enjeu de transmission du savoir. » Une petite prouesse à réaliser en termes de gestion des ressources humainesâ?¦ Car les candidats en brosserie ne courent pas les rues ! « Et puis, ce sont des métiers durs, physiques qui mettent du temps à s'apprendre. Il faut une bonne année d'apprentissage avant de maîtriser des gestes manuels mais très subtils. » Cette année, Fournival a recruté deux autres jeunes de 22 et 28 ans mais aussi une ouvrière de 52 ans qui correspondait au profil recherché et si difficile à trouver : l'expérience, la dextérité et en prime, une histoire de coeur avec la brosserie. « Ma mère était brossière à domicile, comme tant d'autres femmes ici à l'époque. Alors, j'ai vite pris le coup de main, j'avais encore des souvenirs d'enfanceâ?¦ »F.L.Des clients partout dans le monde Fournival-altesse vend ses brosses dans le monde entier. « Et nous voulons développer encore plus l'export », explique le directeur général, Stéphane Jambois. L'entreprise envoit déjà ses brosses à cheveux dans près de 40 pays, Moyen-Orient, Chine, Japon, Hongkong, Etats-Unis ou encore Canada. « Nous partons à la conquête de l'étranger ou plutôtâ?¦ la reconquête ». Avant la crise des années 2000 (voir ci-dessus), Fournival avait sa renommée à l'internationale. « Nous avons d'ailleurs toujours des clients historiques japonais et américains ». François Fournival, fils de l'ex-patron se souvient d'un contrat avec la Libye dans les années 1970 : « un train entier a été nécessaire pour charger nos conteneurs ! ».Coiffeur, coloristes, créateursâ?¦ le créneau c'est le haut de gamme, la brosse de luxe. Et, en la matière, un nouveau marché s'ouvre, celui de la barbe, très en vogue chez les hommes occidentaux. « Le blaireau revient à la mode », sourit le patron qui vient de conclure un contrat avec Beardbrand, une marque américaine destinée aux « urban beardsman » !F.L. leparisien.fr, Oise : Fournival Altesse ne se fait plus de cheveux blancs - Le Parisien
  • Pourtant, le département a compté plusieurs dizaines d'entreprises de ce type. Et des centaines d'emplois -- le plus souvent à domicile -- dépendaient de ce secteur. « La vallée du Thérain était même considérée comme le fief de la brosserie », assure-t-on au musée-moulin de la brosserie, installé à Saint-Félix. Et pour cause : le Thérain, petite rivière impraticable pour la navigation, a permis l'installation de très nombreux moulins, et avec eux, le développement du textile et... de la brosserie. Une activité qui va ensuite connaître un véritable essor au XIXe siècle, avec la banalisation de l'hygiène. A Paris, on s'arrache alors ces produits. Dans la vallée du Thérain, les usines affinent leurs savoir-faire jusqu'à proposer de véritables produits de luxe. Les plus grands créateurs -- Vuitton ou Agnès B -- sont d'ailleurs venus jusqu'ici chercher l'élégance d'une brosse pas comme les autres. Puis la mécanisation est arrivée, et avec elle, la fermeture des usines spécialisées. Les années 1980 sonnent le glas de cette industrie. Aujourd'hui, une seule société a su préserver ce savoir-faire ancestral : Fournival-Altesse. Installée depuis 1875 à Mouy, elle est ainsi la dernière entreprise à fabriquer des brosses entièrement à la main, selon des techniques de façonnage et d'empoilage inchangées depuis le milieu du XIXe siècle. Un savoir perpétué par Jean-Jacques Perrotte, entré dans le métier de la brosserie quand il avait 14 ans. Mais à 65 ans, cet artisan doit bientôt prendre sa retraite. Et avec son départ, c'est toute une technique pour empoiler les brosses qui risque de se perdre et ainsi son métier de disparaître. Pour faire perdurer la tradition, il a donc entrepris, avec Fournival-Altesse, de former de nouveaux artisans brosseurs. « Ils sont toujours là. Tout se passe très bien », confirme-t-on à Fournival-Altesse. Trois apprentis apprennent ainsi auprès de lui ses secrets de fabrication : deux jeunes de 22 et 28 ans, et une ouvrière de 52 ans. Toute la relève de près de cent quarante ans de savoir-faire. leparisien.fr, Les derniers fabricants de brosses à cheveux faites à la main - Le Parisien

Images d'illustration du mot « empoiler »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « empoiler »

Langue Traduction
Corse staccà
Basque pila
Japonais スタック
Russe стек
Portugais pilha
Arabe كومة
Chinois
Allemand stapel
Italien pila
Espagnol apilar
Anglais stack
Source : Google Translate API

Synonymes de « empoiler »

Source : synonymes de empoiler sur lebonsynonyme.fr

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