La langue française

Dégoûtation

Sommaire

  • Définitions du mot dégoûtation
  • Étymologie de « dégoûtation »
  • Phonétique de « dégoûtation »
  • Évolution historique de l’usage du mot « dégoûtation »
  • Citations contenant le mot « dégoûtation »
  • Traductions du mot « dégoûtation »
  • Synonymes de « dégoûtation »

Définitions du mot « dégoûtation »

Wiktionnaire

Nom commun

dégoûtation \de.ɡu.ta.sjɔ̃\ féminin (orthographe traditionnelle)

  1. (Rare) Fort sentiment de dégoût, de répugnance.
    • C'est ainsi que M. de la Hourmerie l’entendit pousser l’un sur l'autre plusieurs « Pouah ! » significatifs, et essuyer bruyamment de sa botte les crachats semés par le plancher en signe de dégoûtation. — (Courteline, Messieurs les ronds-de-cuir.)
  2. Ce qui inspire ce sentiment.
    • Je vais regarder cette dégoûtation puisque tu l’ordonnes. Mais c’est la dernière fois.— (Samuel Beckett, Fin de partie, Minuit, 1957, p. 102.)
    • C’est-il pas, qu’il plaisante, une dégoûtation, des journées de travail aussi courtes ? — (Alexandre Soljenitsyne, Une journée d’Ivan Denissovitch, 1962 ; traduit du russe par Lucia et Jean Cathala, 1976, page 143)
    1. Chose moralement dégoûtante.
      • On lit ici et là que le vertige de l’argent est une infecte dégoûtation. — (Françoise Giroud, Une femme honorable, Livre de Poche, page 341)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « dégoûtation »

(Vers 1850) Dérivé de dégoûter avec le suffixe -ation.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « dégoûtation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
dégoûtation degutasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « dégoûtation »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « dégoûtation »

  • Aux enterrements, notamment à celui de sa grand-mère Eugénie, elle observe les comédies pitoyables et le zèle des proches à jouer leur grand numéro : « Je revois encore la scène. Ce cercueil brinquebalant sur des roulettes, et nous trottinant derrière. Aucune allure. » Une dégoûtation qui ne cherche pas d’antidote, ni dans la commisération (« la générosité, une idée de science-fiction ») ni dans l’amour. À ses yeux, « aimer, c’est encore faire l’effort d’être présentable ». Elle ne tolère pas non plus chez ses contemporains la placidité bovine et les phrases convenues. SudOuest.fr, Cioran, la mort et moi
  • « Aujourd’hui, Rollinat parlait de Rimbaud, l’amant de Verlaine, ce glorieux de l’abomination, de la dégoûtation, qui arrivait au café et, se couchant la tête sur le marbre d’une table, criait tout haut : « Je suis tué, je suis mort, X*** m’a enculé toute la nuit… Je ne puis plus retenir a matière féale… » (Journal des Goncourt, 18 avril 1886 — curieusement, cette date a été effacée de l’édition Wikisource du Journal). Curieusement-bis, Word me souligne en ruge « enculé ». , 11 novembre 1918, obsèques d’Apollinaire | Bonnet d'âne
  • Ce « moi d'abord » induisant une véritable dégoûtation un peu partout en région parisienne mais aussi un peu partout en France où tout le monde s'arrange avec l'hygiène d'une manière étrange n'est pas la seule et unique cause bien que la principale. Évoquer l'autre est beaucoup plus politique incorrecte il est vrai.... AgoraVox, Paris crado - AgoraVox le média citoyen
  • Ce que j'aime chez Sade, c'est son humour pince-sans-rire, ses boutades, ses pitreries, ses trouvailles linguistiques, ses pages libertines, son cynisme corroborant. Ce qu'en revanche je déteste, c'est sa complaisance, en vérité infatigable, à décrire les tortures, les violences, la souffrance physique, les dégoûtations scatologiques. Il y a dans Les Cent Vingt Journées de Sodome des pages d'une grande drôlerie, mais il y en a d'autres que je n'ai jamais pu lire tant cet interminable étalage de cruauté, de malpropreté m'indispose. Le Point, Matzneff : mauvaises moeurs - Le Point
  • On doit apprendre à la presse à aimer non pas l’Etat camerounais, mais le Cameroun, on doit, au besoin, le lui apprendre à coups de francs CFA. On doit lui inculquer l’amour non pas d’un Camerounais, mais du Camerounais. Pour en finir avec cette éternelle autodépréciation, cette dégoûtation de nous-mêmes qui nous rend aveugles sur nos propres avancées, amers sur notre patrie. « Le Cameroun est » comme-ci, « les camerounais sont » comme ça : le Cameroun est au-dessus de nous tous, les Camerounais, c’est nous-mêmes. Etre indulgent envers soi-même, c’est savoir se pardonner. Savoir se pardonner, c’est reconnaître qu’on est imparfait, le reconnaître, c’est commencer à se réaliser grandement. Afrik.com, Si les Grandes Réalisations m'étaient contées

Traductions du mot « dégoûtation »

Langue Traduction
Anglais disgust
Espagnol asco
Italien disgusto
Allemand der ekel
Chinois 厌恶
Arabe الاشمئزاز
Portugais desgosto
Russe отвращение
Japonais 嫌悪
Basque nazka
Corse disgrazia
Source : Google Translate API

Synonymes de « dégoûtation »

Source : synonymes de dégoûtation sur lebonsynonyme.fr
Partager