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Corruptibilité

Définitions du mot « corruptibilité »

Trésor de la Langue Française informatisé

Corruptibilité, subst. fém.État, caractère de ce qui est corruptible. a) Caractère de ce qui est putrescible. La corruptibilité est la loi commune des créatures (Ozanam, Philos. Dante,1838, p. 132).b) Sur le plan moral. Vénalité de la personne qui se laisse corrompre. La corruptibilité des gondoliers nous fut (...) de quelque secours (Milosz, Amour. init.,1910, p. 235).[kɔ (r)ryptibilite]. Pour [ʀ] ou [rr], cf. corrupteur. 1reattest. 1492 (P. Ferget, Nouv. test., Maz. incun. 11485, fo165 vods Gdf. Compl.); empr. au lat. chrét. corruptibilitas de même sens. Fréq. abs. littér. : 4.

Wiktionnaire

Nom commun

corruptibilité \kɔ.ʁyp.ti.bi.li.te\ féminin

  1. (Didactique) Caractère de ce qui est corruptible.
    • La corruptibilité du corps humain.
    • La corruptibilité porte non sur les corruptions d’un régime et de ses expressions, mais sur la nécessité qu’il soit conduit par elles à sa perte et à sa disparition. — (Jean Baechler, Nature et histoire, 2000)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CORRUPTIBILITÉ. n. f.
T. didactique. Caractère de ce qui est corruptible. La corruptibilité du corps humain.

Littré (1872-1877)

CORRUPTIBILITÉ (ko-ru-pti-bi-li-té) s. f.
  • État, nature de ce qui est corruptible.
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Étymologie de « corruptibilité »

Du latin corruptibilitas, atis
Du verbe corrompre, qui vient du latin corrumpere (même sens), formé de cum (« avec »), qui dans la composition se change en cor- et rumpere (« rompre », « briser », « détruire »).
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Provenç. corruptibilitat ; espagn. corruptibilidad ; ital. corruttibilità ; du latin corruptibilitatem (voy. CORROMPRE).

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Phonétique du mot « corruptibilité »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
corruptibilité kɔryptibilite

Évolution historique de l’usage du mot « corruptibilité »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « corruptibilité »

  • De plus, les conditions de travail continuent de se dégrader pour les travailleuses et les travailleurs du public qui voient leurs salaires gelés depuis trop longtemps. Les nombreux CDD mettent en danger l’esprit de non corruptibilité du service public. Confédération nationale du travail : un syndicat de lutte des classes, autogestionnaire et sans permanent, En 2020 vive la grève ! - Confédération nationale du travail
  • Les risques sont d’ordre politique et financier, en plus de la corruptibilité et des risques de coudoiement des employés, ce qui a affecté la transparence et l’intégrité dans le secteur de la défense, a-t-elle expliqué. Webmanagercenter, Transparence et intégrité de la défense: La Tunisie, première dans la région MENA | Webmanagercenter
  • Vingt-six ans après avoir soigneusement évité ces concours si exigeants, je confesse mon admiration vis-à-vis de personnes ayant fait le choix, noble et courageux, de travailler plus pour gagner moins en servant l'Etat et donc, très directement, leur pays. Qu'ils soient diplomates, magistrats, préfets, douaniers, administrateurs civils ou fonctionnaires du Trésor, ils ont en commun : une loyauté sans faille et une profonde intégrité (le haut fonctionnaire français n'est pas connu dans le monde pour sa corruptibilité) ; un sens de la responsabilité et de l'intérêt général allant souvent jusqu'au sacrifice de leur intérêt personnel et de leur vie de famille. Enfin, une compétence technique hors pair dans les domaines qu'ils investissent. Les Echos, Plaidoyer pour l'ENA | Les Echos
  • Si vile, elle n’y est en effet pas étrangère. C’est un retournement de situation. Car, il n’y a guère longtemps, les défenses de la société sénégalaise semblaient pouvoir compter sur la résilience des forces civiles en son sein. Tel n’est plus le cas. Puisque depuis quelques temps, c’est, hélas, par son silence déflagrant, ses reniements, ses accointances louches avec le pouvoir politique et des lobbies douteux, ou encore sa rapide corruptibilité que ce qu’on résumait en une formule fourre-tout de société civile se distingue -négativement- dans la marche du pays. Un coup d’œil d’aigle sur sa dégénérescence révèle le tableau peu reluisant qui la caractérise. C’est d’abord le silence lourd de sens de ses gueules les plus agitées. Qui les entend encore hurler depuis l’Amérique du Nord pour dénoncer la mal-gouvernance du pays surtout sur celle de ses ressources naturelles ? Parfois quand elles consentent à sortir de leurs trous, c’est surtout pour faire dans la diversion, par exemple pour offrir des solutions humanitaires à des problèmes individuels juste pour se rappeler à l’attention de leurs publics qu’ils ont laissés en apnée sans crier gare. D’autres fois, fusil d’épaule changé, devenues de vrais moulins à vent, les icônes d’hier s’échinent sur des cibles nouvelles, pas du pouvoir mais émanant plutôt des rangs qui le combattent. Les mauvaises langues disent à voix basse que le feu de l’argent corrupteur est passé par là ! Petit à petit, la force de frappe de la société civile du pays se tasse donc à l’étranger quand celle à l’intérieur a fini d’étrenner ses galons de clowns ne présentant plus d’intérêt autre que sa promptitude à assumer le jeu de rôle qu’on lui assigne selon les circonstances. Qui n’a pas été dégoûté ad nauseam de revoir les mêmes tronches qui l’incarnent défiler la semaine dernière au palais de la république pour donner le la à une théâtralisation insipide, malvenue surtout, de la crise du coronavirus qui frappe le pays. Ils étaient là, rires de soumission en coin, visages maquillés, dans un énième exercice d’aplatissement au nom, feignaient-ils de faire croire, de la nécessité de participer à l’union sacrée derrière un président illégitime pour endiguer la fulgurante pandémie. Ce furent les mêmes têtes : Mazide, Professeur Babacar Gueye, Moundiaye Bizarre, avant que, dans un autre sketch, ne leur succède Birahim SECK, Monsieur-sait-tout, qui émarge à l’inutile Conseil économique, social et environnemental (CESE), sans cesser de ridiculement dénoncer la mal-gouvernance. Ce défilé de mode, dans une logique de compromission désormais exposée à la vue générale, était loin d’être inédit. Avant, il se faisait en catimini, dans les structures sulfureuses de dialogue ou de contrôle des processus électoraux si ce n’était dans la validation des positions du pouvoir sur des dossiers, comme le scandale Petrotim, pour ne citer que celui-ci, où il était sur la défensive. Chaque petit couac au sein de la société nationale les voyait brandir leur offre de médiation qui se terminait toujours par le sauvetage du régime en place dont ils ne sont, au vrai, que de lâches prolongements. D’autres voix, historiquement plus légitimes, ont-elles disparu de la scène publique. C’est le cas de l’ami Mame Adama Gueye : membre fondateur du Forum civil, qu’il incarna à ses débuts, il était une des figures de proue de la société civile, jusqu’à la veille de l’élection présidentielle dévalisée par l’actuel illégitime Président, voici un an. Puis, dans l’entreprise de blanchiment du megacrime Petrotim, on l’aperçut à la réunion sur la participation locale a l’industrie petrogaziere. Présence suspecte pour dire le moins, suivie, depuis, d’une évanescence grosse d’interrogations. Qui n’est pas non plus ébahi par la soudaine timidité, le dédain des médias, pour ne pas dire l’effacement inexplicable de celle qui, il y a à peine deux mois, était l’égérie de la lutte contre les hausses d’électricité ? Question incontournable, justiciable d’une thèse sur les soubresauts de la société civile sénégalaise : qu’est-ce qui justifie le changement de braquet de Fatou Ndiaye Blondin au point que son minois et sa verve ont disparu des mémoires qui les avaient pourtant presque intériorisés tant ils leur étaient familiers ? Espérons qu’elle n’est pas tenue. Son cas n’est cependant pas isolé ! À sa suite, on relèvera que les mouvements protestataires sont devenus comme des agneaux. Les combats qui fâchent sont délaissés. Transformés en brigades du pouvoir dans sa lutte contre le Corona, ils poussent le zèle jusqu’à valider des lois aussi scélérates que celle donnant les pleins pouvoirs au dictateur aux petits pieds qui s’est incrusté à la tête du pays. On murmure que certains de leurs membres sont des pions voire des espions du pouvoir ; d’autres tenus par les liens de sang qui les y attachent ; tandis que les flux financiers, par le mécanisme de la Délégation a l’entreprenariat rapide (DER), ont corrompu, contaminé, des étoiles de la lutte civile. Sans jamais avoir été une ennemie frontale du régime, la gent féminine s’est muée en force civile nouvelle mais, que ce soit par l’imposition de la loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie ou par la montée en puissance du Ladies Club, son combat reste discriminatoire. Même s’il revendique une volonté de rééquilibrage de la société sénégalaise entre les deux genres qui le composent. Ne nous y trompons cependant pas : jusqu’à plus ample informé, le mouvement féministe émergent dans notre pays s’inscrit dans une logique collaborationniste, sous la couverture additionnelle d’une activiste ONU-Femmes. C’est un appendice du pouvoir. C’est dire, au total, que la société civile sénégalaise n’est plus que l’ombre d’elle-même. Son heure de gloire relève du passé. On en oublie même ses faits d’armes qui remontent à bien avant le retour en grâce de cette forme d’organisation depuis trente ans. Auparavant, empêchés par la rigidité du jeu politique, sous le contrôle d’un parti unique de fait, ses membres ont plutôt agi dans les milieux médiatiques et intellectuels. Parfois dans des cercles avalisés par le pouvoir socialiste des années 1960-1980, notamment le Club Nation et développement, le Gresen, le GER ou encore le Club Konrad Adenauer. La chute du mur de Berlin en 1989 précédée et suivie de l’irruption de mouvements alternatifs, civils, comme ceux lancés en Tchéquie per l’écrivain-agitateur Vaclav Havel et ailleurs dans les ex-dictatures Est-européennes, avait déclenché un mouvement similaire sous nos tropiques. La naissance du Forum civil et son affiliation à Transparency International, produit d’une exigence de redevabilité à l’échelle internationale, en sont des exemples patents. Nul ne doute qu’à ses premiers pas, la nouvelle société civile a joué un important rôle dans l’accélération du processus démocratique et la réalisation de deux alternances politiques locales. Surtout que son action fut amplifiée par une capacitation de ses animateurs, plus modernes et professionnels, au moment même où s’elargissaient les libertés publiques, notamment via la presse, sur fond d’une imparable tectonique des plaques numériques. Le temps du reflux est venu. La société civile, tel un paon déplumé, n’est désormais presque plus qu’une vile société. Si vile. Qui vit d’expédients, s’accroche aux combats des autres, y compris pour s’attaquer à un pauvre Antonio Guterres, comme le fait Birahim SECK, en suiviste, au lieu de s’en prendre à un Macky Sall, et, pis, se distingue par sa malhonnêteté. Ce dernier cas est symbolisé par une Raddho, devenue cynique et dirigée par l’escroc Senghane-je-ne-sais-quoi qui a osé, à mon insu, utiliser mon nom devant la commission des droits de l’homme de l’ONU à Genève pour dénoncer ma détention arbitraire après avoir refusé de soutenir mon combat quand j’étais derrière les barreaux. Il ne reste plus de la société civile sénégalaise que ce qui pourrait être sa marque actuelle : une serpillère ! Elle se meurt, vile, recouverte d’une boue puante, de honte…Si vile, on vous dit ! Xibaaru, Adama Gueye traite la société civile de...Serpillère
  • ‘Joker’ n’est qu’une fiction dystopique, mais il joue avec une peur bien répandue et bien réelle : les oubliés du système et les floués de la société sortent de l’ombre, armés, et s’attaquent aux grands de ce monde. Mais tous les autres leur avaient ouvert la voie par leur cupidité, leur corruptibilité, leur insensibilité et leur lâcheté.” Courrier international, Oscars 2020 : Et le gagnant est…

Traductions du mot « corruptibilité »

Langue Traduction
Anglais corruptibility
Espagnol corruptibilidad
Italien corruttibilità
Allemand bestechlichkeit
Chinois 腐败性
Arabe الفساد
Portugais corruptibilidade
Russe продажность
Japonais 腐敗
Basque ustelgarritasuna
Corse corruzzione
Source : Google Translate API

Synonymes de « corruptibilité »

Source : synonymes de corruptibilité sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « corruptibilité »

Corruptibilité

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