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Alaise

Définitions du mot « alaise »

Trésor de la Langue Française informatisé

ALÈZE, ALÈSE, ALAISE, subst. fém.

A.− Lang. cour. et domaine de la méd.Pièce de tissu ou de caoutchouc interposée entre la personne alitée et le drap inférieur de manière à préserver ce dernier des excrétions organiques :
1. ... elle [la sœur] tire prestement de dessous le corps, changé de place, l'alèse souillée... E. et J. de Goncourt, Sœur Philomène,1861, p. 7.
2. Alèze en tissu imperméable pour la nuit, avec tube d'écoulement central traversant le lit. Collin, Catalogue d'instruments de chirurgie,1935, p. 433.
B.− Spécialement
ARCHIT. Pièce métallique servant de raccord entre le toit et un châssis tabatière ou une souche.
Rem. Attesté ds Lar. 3.
HORTIC. Lien végétal servant à fixer une jeune branche dans une position déterminée.
Rem. Attesté ds la plupart des dict. gén.
MENUIS. Planche de faibles dimensions emboîtée dans une autre pour élargir celle-ci :
3. ... les entailles faites sur sapin alaisé en chêne sont considérées comme sur sapin, la largeur de l'alaise restant la même [pour le métré]. E. Robinot, Vérification, métré et pratique des travaux du bâtiment,t. 2, 1928, p. 164.
Rem. Noter l'expr. adj. alaisé en qui semble signifier « élargi par des alaises de » :
4. ... à ses heures, Roquin était modeste. Ce fut lui, ensuite, qui se chargea d'adapter les panneaux aux dimensions de la baie. Heureusement, l'écart était petit. (Quatre centimètres en largeur, et six en hauteur.) Mais il fallait obtenir des raccords invisibles, même si plus tard le bois des alèses venait à jouer. Roquin s'était procuré du vieux chêne, l'avait amené à la nuance voulue, et par surcroît de précaution avait posé un couvre-joint, après avoir reproduit en creux un motif pris à l'ornementation latérale des panneaux. J. Romains, Les Hommes de bonne volonté,Le 6 octobre, 1932, pp. 289-290.
Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [alε:z]. 2. Homon. : allaise (cf. Rob.). 3. Forme graph. − Ac. t. 1 1932 emploie comme vedette la forme alaise. Rob. écrit : alaise, alèse ou alèze (cf. aussi Quillet 1965); Lar. encyclop. : alaise ou alèse (cf. aussi Pt Rob.). 4. Hist. − Ac. 1835 : alèze (cf. aussi Littré, Ac. 1878 et DG); Ac. Compl. 1842 : alaise; Besch. 1845 : alaise ou alèze; Nouv. Lar. ill. : alèze ou alèse (cf. aussi Lar. 20e).
Étymol. ET HIST. − 1. 1419 « toile dont on garnit le lit d'un malade pour qu'il ne soit pas taché » (9 août 1419, Exéc. test. de Marg. Descamps, A. Tournai ds Gdf. Compl. : Une aleize); 2. 1694 menuis. (Corneille : Alaise. On appelle ainsi dans un panneau d'assemblage la planche la plus étroite qu'on y met pour le remplir); 1767 hortic. (Schabol, Dict. pour la théorie et la pratique du jardinage et de l'agric., par principes : Alaise ou alonge [...]. C'est quand à une branche ou à quelques rameaux trop courts, on met, ou un osier au palissage d'hiver et du printemps, ou un jonc au palissage d'été, avec lesquels on attache ou bien la branche ou bien le bourgeon, afin qu'ils ne pendent pas et ne fassent pas difformité). Formé par agglutination à partir de l'art. la*, et de laise (laize*); voir Fouché t. 3 1961, p. 588. L'a. fr. laise est attesté au sens de « largeur », « étendue » dep. ca 1140 ds Gaimar, Estorie des Engles, éd. Th. Duffus Hardy, 3419 ds T.-L. : Icest bois est de long conte, Quarante dous liwes mesure; E trente liwes ad de leise; Limmene curt parmi en aise. Au sens 2, A. Thomas, Mélanges d'étymol. fr., p. 11, voit dans alèze un déverbal de l'a. fr. alaisier « élargir » (aléser*), attesté dep. le xiies. (Li Dialoge Greg. lo Pape, éd. Foerster, 104, 23 ds T.-L. : tant est alaisie [la pense] en deu, K'ele est dessore lo mont [expanditur in deo]), du lat. pop. *allatiare « agrandir », formé sur le lat. latus « large »; hyp. qui ne paraît pas nécessaire étant donné que les acceptions de ce sens 2 sont bien attestées pour laize : Cotgr. 1611 laize de cuir, a scourge or thong of leather; Verr.-On. 1908 : laise : Bande de bois servant à fermer une fente dans une planche ou un écart entre deux planches.
BBG. − Barb.-Cad. 1963. − Bél. 1957. − Boiss.8. − Bonnel-Tassan 1966. − Chabat t. 1 1875. − Chesn. 1857. − Delorme 1962. − Fér. 1768. − Garnier-Del. 1961 [1958]. − Lar. méd. 1970. − Littré-Robin 1865. − Nysten 1814-20. − Prév. 1755. − Soé-Dup. 1906. − Thomas 1956.

Wiktionnaire

Nom commun

alaise \a.lɛz\ féminin

  1. Osier ou jonc qui fixe une jeune branche d’arbre.
  2. (Menuiserie) Planche emboîtée dans une autre pour l’élargir. Rive ou cadre en bois dur servant à protéger un panneau de bois tendre ou de particules.
  3. (Textile) Protection normalement en tissu imperméable que l’on place entre le matelas et les draps.
    • Un drap plié servait d’alaise sous le malade.
    • Le lieu de l’accouchement : c’est toujours la chambre à coucher, qui est en général celle de toute la famille, c’est presque toujours sur le lit conjugal, mais un autre peut aussi servir, sur lequel on aura étendu une alaise. — (Ida Simon-Barouh, Rapatriés d’Indochine: Volume 2, 1981)

Forme de verbe

alaise \a.lɛz\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de alaiser.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de alaiser.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de alaiser.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de alaiser.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de alaiser.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ALAISE. n. f.
Osier ou jonc qui fixe une jeune branche d'arbre. Il désigne aussi une Planche emboîtée dans une autre pour l'élargir. Il désigne également un Drap plié que l'on place sous un malade. On écrit aussi ALÈSE.

Littré (1872-1877)

ALAISE (a-lê-z') s. f.
  • Voy. ALÈZE.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

* ALAISE ou ALÊSE, s. f. linges dont on se sert pour envelopper un malade. L’alaise est faite d’un seul lé, de peur que la dureté d’une couture ne blessât. Les alaises sont surtout d’usage dans les couches & autres indispositions où il faut réchauffer le malade, ou garantir les matelas sur lequel il est couché.

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « alaise »

De l’ancien français alaise, agglutination de la laize, du latin latus (« côté ») ; le sens de « planche » correspond à celui de « bois de long », le sens textile correspond à lé, laize.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Formé par agglutination à partir de la et de laise, laize (« largeur ») variante de laece.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « alaise »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
alaise alɛz

Citations contenant le mot « alaise »

  • Une arrivée à laquelle, le présentateur ne s'attendait pas et qui a créé le malaise.La jeune femme de 34 ans était ravie de retrouver Baba. Si ravie qu'elle en a oublié les gestes barrières ce qui a contraint en tentant de l'embrasser. Cyril Hanouna a alors été contraint de la "rejeter". La séquence a forcément fait réagir les internautes, visiblement pas contents du comportement de l'humoriste. Public.fr, Cyril Hanouna : Pourquoi la venue surprise de Camille Lellouche l'a mis mal à l'aise ?

Traductions du mot « alaise »

Langue Traduction
Anglais comfortable
Espagnol cómodo
Italien confortevole
Allemand gemütlich
Chinois 自在
Arabe مرتاح
Portugais confortável
Russe удобный
Japonais 快適
Basque eroso
Corse comodu
Source : Google Translate API

Synonymes de « alaise »

Source : synonymes de alaise sur lebonsynonyme.fr

Alaise

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