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Abside

Définitions du mot « abside »

Trésor de la Langue Française informatisé

ABSIDE, subst. fém.

I.− ASTRON., vieilli. Voir apside, et inf. hist. I.
II.− ARCHIT.
a) Construction ,,qui termine le chœur d'une église, soit par un hémicycle, soit par des pans coupés, soit par un mur plat. Bien que le mot abside ne doive rigoureusement s'appliquer qu'à la tribune ou cul-de-four qui clôt la basilique antique, on l'emploie aujourd'hui pour désigner le chevet, l'extrémité du chœur, et même les chapelles circulaires ou polygonales des transepts ou du rond-point.`` (Viollet 1875).
b) ,,L'abside est la tête de l'église, l'extrémité du côté de l'autel, lorsque cette extrémité est de plan arrondi ou polygonal.`` (J.-A. Brutails, Précis d'archéologie du Moyen Âge, Glossaire archéologique, 1924) :
1. ... l'évêque, tenant l'évangile à la main, monta sur son trône qui s'élevoit au fond du sanctuaire, en face du peuple. Les prêtres, assis à sa droite et à sa gauche, remplirent le demi-cercle de l'abside. Les diacres se rangèrent debout derrière eux; la foule occupoit le reste de l'église; ... F.-R. de Chateaubriand, Les Martyrs ou le Triomphe de la religion chrétienne,t. 2, 1810, p. 199.
2. Quelle que soit l'enveloppe sculptée et brodée d'une cathédrale, on retrouve toujours dessous, (...) la basilique romaine. (...) Ce sont imperturbablement deux nefs qui s'entrecoupent en croix, et dont l'extrémité supérieure arrondie en abside forme le chœur; ... V. Hugo, Notre-Dame de Paris,1832, p. 134.
3. Si l'on arrive à la chapelle par le chevet, l'effet est tout autre. La haute abside du quatorzième siècle vous apparaît dans toute son audace et dans toute sa beauté avec l'angle savant de son toit, le riche travail de ses balustrades, la variété de ses gargouilles, la sombre couleur de sa pierre et la transparence vitreuse de ses immenses lancettes, ... V. Hugo, Le Rhin,Lettres à un ami, 1842, p. 70.
4. Le plan des premiers oratoires ne présentait, en général, qu'une seule nef, terminée à l'orient par une apside ou niche semi-circulaire. A. Lenoir, Architecture monastique,1852, t. 1, p. 90.
5. Elles avaient gravi les trois marches qui menaient au chœur, elles tournèrent par le pourtour de l'abside, la partie la plus anciennement bâtie, d'un enfouissement de sépulcre. Un instant, contre la vieille grille, très ouvragée, qui fermait le chœur de partout, elles s'arrêtèrent pour regarder scintiller le maître-autel, dont les petites flammes se reflétaient dans le vieux chêne poli des stalles, (...) fleuries de sculptures. É. Zola, Le Rêve,1888, p. 123.
6. La scène forme un vaste hémicycle pareil à l'abside d'une cathédrale dont les voussures partant d'une clef de voûte où elles se pincent et rattachées par en bas à de gros piliers romans déterminent une série de chapelles ou de loges éclairées par derrière. P. Claudel, La Parabole du festin,1926, p. 1099.
7. La nef se creusait comme une grotte miraculeuse, obscure et pourtant illuminée par d'innombrables herses de cierges qui transformaient l'abside en un buisson ardent. R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914, 1936, p. 623.
Rem. J.-A. Brutails, loc. cit., ajoute : ,,Suivant M. Monceaux (Bulletin monumental, 1907, pp. 541-42), chez les Latins, l'idée de courbe semble toujours impliquée dans le mot absis ou apsis... − Ne pas parler d'abside carrée.``
III.− LITURG. ,,Châsse où l'on mettait les reliques des saints.`` (Littré). Sens douteux, cf. hist. III.
IV.− P. ext. Angle de toile destiné à prolonger et à agrandir une tente :
8. Articles de camping : « tentes canadiennes à abside triangulaire ». Album de Manufrance,1961.
Rem. Cette ext. de sens, peut-être éphémère, méconnaît le caractère essentiel du sens du mot, qui traditionnellement impliquait une idée de forme arrondie. (Cf. hist.).
Stylistique − Ce terme très techn. se prête peu aux emplois fig., cf. cependant l'essai suiv. : 9. Ils étaient, la montagne et lui, un pur dialogue. Quand l'heure appartenait déjà aux ténèbres elle s'élevait au-dessus de tout, à la manière du triangle doré des gloires dans une église de campagne qu'eût été la nature entière. (...) Le dernier reflet du soleil avait-il disparu au détour de l'abside sombre de la nuit? M. Godeau se retournait pour le voir revenir le lendemain entre les chênes. M. Jouhandeau, Monsieur Godeau intime, 1926, p. 186. (Compar. de la nature avec une église de campagne et de l'horizon assombri de la voûte céleste avec l'abside qu'aurait une telle église).
Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [ab̭sid]. 2. Dér. et composés : absidal, absidiole. 3. Hist. − La forme apside apparaît au xviiies. ds Voltaire (cf. hist.); elle est attestée ds l'Encyclopédie de Diderot dès 1751 comme vedette princ., et est encore signalée ds Ac. 1878. On en trouve un ex. dans la docum. IGLF (A. Lenoir, Architecture monastique, 1856, p. 1926).
Étymol. − Corresp. rom. : n. prov. absido, assido; ital. àbside; esp. ábside; port. abside; cat. àbsida. 1. 1562 abside « point de l'orbite d'une planète où elle se trouve ou à la plus grande ou à la plus petite distance du soleil » terme d'astron. (Du Pinet ds DG), attest. isolée; 1690 « id. » id. (Fur. : Absides s. m. terme d'astronomie. Ce sont deux points de l'orbite d'une planète, dont le plus haut est nommé apogée et le plus bas périgée...); 2. 1690 « construction en forme d'hémicycle qui termine le chœur d'une église » terme d'archéol. relig. (Fur. : Absides s. m. [...] Dans les vieux titres on a appellé absides, la partie intérieure de l'Eglise où est le maître autel, qui avoit ordinnairement une voute particuliere et séparée). Empr. au lat. absida (empr. pop. à l'acc. gr. apsida − sans l'aspirée − de même sens que le lat.; est fréq. aussi la transcription sav. lat. apsis) attesté : 1 comme terme d'astron., dep. Pline (Hist. nat. 2, 63 ds TLL s.v., 322, 59 : apsidas « orbite d'une étoile »), en lat. médiév. « point le plus bas de l'orbite d'une planète » : ann. 969, Epistola Gunzonis ad Augienses Fratres ds Marten. Com. 1 Ampliss. Collect. col. 310 D ds Du Cange : Vile putat in liberalibus studiis immorari; planetarum Absidas, positionem discursus per Zodiacum, circulorum inter se replicationem inquisitum ire nihili pendit; cf. Albert le Grand (Metaphysica, 11, 2, 23 ds Mittellat. W. s.v., 49, 44 : dicuntur auges summae elevationes et abscides infimae depressiones uniuscuiusque planetae); 2 comme terme d'archéol., au sens de « rotonde » dep. Pline hapsida (Epist. 2, 17, 8 ds TLL s.v., 322, 59 : cubiculum in h. curvatum), fréq. sous la forme absida en lat. chrét. (Paulin de Nole, Epist., 32, 10, ibid. 322, 84 : absidam) et en lat. médiév. : ixes. Ratpertus, De orig. monast. S. Gall., 26 ds Mittellat. W. s.v., 49, 51 : absidam... post altarium ... pictura deaurata ... composuit; cf. ann. 1311, au même sens, port. (de formation pop.) ausidua (< lat. *absidula) inséré dans un texte lat. (Testam. episcop. Gardiensis [Guarda prov. Beira, Portugal] ds S. Rosa de Viterbo [Elucidario], I, 150 ds Du Cange s.v. assidua : mandamus corpus nostrum imo verius cadaver, sepeliri in ecclesia cathedrali Aegitanensi [évêché d'Idanha, Portugal, transféré à Guarda] intus in ausidua coram altari majori.) Le fr. abside, terme d'archéol., est certainement bien ant. à 1690. D'autre part Du Cange [Add. Benedictins ann. 1736] s.v. absida signale comme synon. du terme archéol. : rond-point, première attest. du mot dans cette accept. (encore ds DG s.v.). HIST. − Abside implique par ses lointaines origines l'idée d'une forme circulaire : gr. α ́ π τ ε ι ν « nouer », d'où α ̔ ψ ι ́ ς « nœud », d'où par anal. avec la courbure d'un nœud « objet de forme circulaire ». Du gr. au fr. en passant par le lat. le mot s'est spécialisé dans les terminol. de l'astron. (les mouvements célestes sont circulaires) et de l'archit. (pourvu que la constr. ainsi désignée comporte un élément tant soit peu arrondi). Pas de sens disparu avant 1789, mais cf. inf. I C la dichotomie abside/aspide(s) et II C 2 l'accept. « oratoire secret ». I.− Abside, terme d'astron. (cf. étymol. 1.) − A.− En lat. class. (Pline) le plur. apsidae désigne très logiquement les 2 points extrêmes de l'orbite d'une planète (en ces points la planète « tourne »), d'où désignation de l'orbite elle-même définie par ces 2 points. − Rem. En lat. médiév. Albert le Grand (xviiies.) réserve exceptionnellement ce plur. à la désignation d'un des points extrêmes de l'orbite et choisit (arbitrairement?) le point le plus bas (cf. étymol.). B.− Entré en fr. au xvies. (cf. étymol.), le mot désigne à nouveau les 2 points extrêmes de l'orbite : Absides (...) Ce sont deux points de l'orbite d'une planète dont le plus haut est nommé apogée, et le plus bas perigée, ou le plus près de la terre. Le diamètre qui les joint s'appelle ligne des absides qui passe par le centre de l'orbite de la planète, et par le centre du monde. Fur. 1690. Cf. aussi Fur. 1701 et Trév. 1704 à 1771. − Rem. L'ex. de Fur. repris par les Trév. semble se référer à la théorie géocentrique de Ptolémée et ignorer la théorie héliocentrique de Copernic (1543). C.− Vers 1789 la var. phonét. et orth. apside (conforme à l'étymon fr.) est utilisée pour le sens de abside en astron.; le fr. se trouve auj. dans une situation claire avec pour 2 sens, 2 mots indépendants, abside en archit., apside(s) en astron : À l'époque des Trév. Voltaire (ou son imprimeur) écrit déjà : Cette gravitation est la cause de la révolution des apsides de la lune en neuf ans. Volt., Newton [1738], III, 10 ds Littré. Ac. 1835 et Ac. Compl. 1842 créent 2 mots-vedettes mais les maintiennent en rapport en faisant le double renvoi de l'un à l'autre (cf. aussi Littré s.v. apside). Rob. 1953 ne fait plus que le renvoi de apside à abside : Apside (...) 1) Archit. Vieilli « abside ». 2) Astron. (...) − Rem. Les déf. d'Ac. 1835 à Rob. ne comportent plus d'erreur ni même d'équivoque quant au syst. du monde et apside(s) est devenu un terme générique commode pour classer des termes spécifiques tels apogée/périgée, aphélie/périhélie, aposélénie/périsélénie, apojove/périjove, etc. (révolutions respectives autour de la Terre, du Soleil, de la Lune, de Jupiter). II.− Abside, terme d'archit. (cf. sém. II). − A.− En lat. class. (Pline) (h)apsida désigne une constr. voûtée qui peut être une chambre à coucher (cf. étymol.), la loge de l'empereur au cirque (Pan. 51, 4), etc. L'emploi du mot n'est donc pas limité à un type de bâtiment. B.− Le lat. chrét. (cf. ds étymol. Paulin de Nole iiie-ives.) spécialise le mot en archit. relig. C.− Le mot entre en fr. au xvies. (cf. étymol.) avec ce sens spécialisé : 1. xviies. (avec une déf. suggérant que abside signifie « voûte ») cf. Fur. ds étymol. 2. xviiies. Ce sens s'obscurcit; cf. Trév. 1740 à 1771 qui, outre les sens du mot, mélange le lat. et le fr., les orth. apside et abside, le sing. et le plur., créant ainsi de graves et durables confusions (cf. aussi inf. III, rem. 1) : Abside (...) Tèrme d'Architecture et de Liturgie. C'est une voûte (...). On appelle aussi abside, le Sanctuaire, ou la partie de l'Église qui est séparée du reste, et dans laquelle est l'Autel parce qu'elle est en voûte. Du Cange. (...) Il s'est dit aussi quelquefois pour des Oratoires sécrèts qu'on a autrement appelez Doxologia, Doxalia, noms grecs qui viennent de δ ο ́ ξ α louange parce qu'on y chante les louanges de Dieu. Ces mots sont encore en usage dans les Pays-Bas et signifient ce que nous appellons en François Chœur : un lieu au delà de l'Autel où les Religieux chantent l'Office séparez du Peuple et sans être vûs (...). Il y avoit quelquefois plusieurs absides dans une même Eglise; ainsi l'Auteur de la vie Saint Hermenland qui écrivoit au huitième siècle dit que ce Saint fut entèrré dans l'abside méridionale de la Basilique de Saint Paul à Nantes. Absides alors ne peut, ce semble, signifier que deux choses; ou ce que nous appellons Chapelles, qui étant voûtées étoient chacune une petite abside séparée; ou dans les Églises bâties en forme de croix on appelloit abside méridionale le côté droit de la croix qui regardoit le Midi, l'Autel étant toujours à l'Orient. Ce second sens paroit d'autant plus probable qu'au même endroit le même Auteur distingue abside d'Oratoire qui n'est autre que Chapelle (...). 3. xixes. cf. ds sém. déf. stricto sensu de Viollet-Le-Duc qui en outre atteste pour son époque les ext. de sens : « chevet », « extrémité du chœur », « chapelles circulaires ou polygonales »; cf. aussi du même : Certaines églises ont leurs croisillons terminés par des absides semi-circulaires : tels sont les transepts des cathédrales de Noyon (...) 4. Fin du xixes. et xxes. La création de absidiole (1866, cf. absidiole, hist.) semble avoir eu pour effet de clarifier les emplois de abside en réservant le mot à la seule désignation de l'abside principale : Absides (...) Hémicycle formant le fond des basiliques païennes, qui devint le sanctuaire des basiliques chrétiennes. P. anal. 1. Partie correspondante des églises postérieures, où elle n'est qu'une simple chapelle. 2. Chapelle en hémicycle à l'extrémité de la nef ou du transept. (DG). Il faut interpréter cet art. du DG en rapport avec l'art. absidiole du même dict. Malgré les apparences c'est toujours la même partie de l'église qui est désignée, mais dans ses situations hist. successives (basiliques païennes; basiliques païennes utilisées par les chrétiens; églises construites postérieurement, avec ou sans transept). III.− Abside, « châsse » (cf. sém. III). − 1reattest. en l'état actuel de la docum. : Abside est aussi le nom que l'on donnoit autrefois à la bière où l'on mettoit les reliques des Saints : on l'appelle aujourd'hui châsse. On appelloit absides ces sortes de bières, parce qu'elles étoient élevées et disposées en voûte. (Du Cange ds Trév. 1740). − Rem. 1. Cette déf. de Trév. 1740 est recopiée par Trév. 1752 et 1771, puis reprise ds Ac. Compl. 1842 et Littré (ce dernier copiant littéralement le précédent mais l'un et l'autre sans ex.). En revanche toutes les éd. de l'Ac. ignorent ce sens. Trév. 1740 semble à l'orig. d'un sens fantôme du fait d'une mauvaise lecture du texte de Du Cange. En effet Trév., mentionnant un sens déjà disparu à son époque (concurrence de châsse), paraît faire allus. à l'existence d'attest. françaises plus anc. (cf. abside est le nom que l'on donnoit autrefois...). Mais une vérification chez Du Cange, montre qu'il s'agit seulement d'un sens lat., d'ailleurs peu sûr, du mot lat. absida. De plus les vastes dépouillements d'a. et de m. fr. faits depuis 1740 n'ayant pas attesté abside « châsse », on peut penser que Trév. a créé un sens fantôme a) de l'a. et du m. fr., b) du fr. mod. vu le passage de ce sens ds Ac. Compl. et ds Littré dont la déf. est actualisante (« châsse où l'on mettait les reliques des saints »). 2. Si tant est que ce sens ait existé ou existe malgré la vive concurrence de châsse, noter que Lar. 20edonne ce sens non plus à abside mais à absidiole (« châsse contenant les ossements d'un saint »), ce qui fait un second concurrent et corrobore l'affirmation ci-dessus (II C 4) selon laquelle le néol. absidiole a épuré le sémantisme de abside; mais ce sens est-il mieux établi pour absidiole que pour abside? IV.− Abside, « article de camping » (cf. sém. IV). − Cette ext. du sens II est récente (1reattest. Lar. encyclop.), création qui correspond au développement du « camping ».
STAT. − Fréq. abs. litt. : 158.
BBG. − Alex. 1768. − Barb.-Card. 1963. − Bouillet 1859. − Chabat t. 1 1875. − Chesn. 1857. − Glossaire des termes romans. − La Pierre qui Vire, 1965. − Jossier 1881. − Lavedan 1964. Marcel 1938. − Mortet (V.) Lexicographie archéologique. Le sens du mot abside. Paris, 1909, 9 p. − Perraud 1963. − Privat-Foc. 1870. − Viollet 1875.

Wiktionnaire

Nom commun

abside \ap.sid\ féminin

  1. (Antiquité) Tribune ou grande niche surmontée d’une voûte qui terminait les basiliques antiques, décrite par les premiers écrivains chrétiens.
  2. (Par extension) (Architecture) (Religion) Extrémité d’une église, derrière le chœur, de forme arrondie en hémicycle.
    • En traversant le bourg de Garchy, on s'arrête pour jeter un coup-d’œil sur l’abside à pans coupés de son église, et pour considérer l’entablement garni de têtes de clous et soutenu par des modillons ornés de feuilles de fantaisie et de figures bizarres d'animaux. — (Abbé Bourrassé, Esquisse archéologique des principales églises du diocèse de Nevers, Nevers : chez I.-M. Fay, 1844, page 97)
    • Mon espace à moi, c’était celui qui s’étendait du portail à l’abside; ma liberté, c’était de rêver, pendant deux heures, à genoux sur une tombe ou accoudé à une colonne. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • L’ombre éternelle y était pourtant très douce, tombée de la croupe géante de l’abside, une ombre religieuse, sépulcrale et pure — (Émile Zola, Le Rêve, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1888)
  3. (Architecture) Voûte, partie semi-circulaire.
    • Cette église se compose d’une nef […], et d’un transept avec abside et chapelles, datant du commencement du XIVe siècle. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ABSIDE. n. f.
T. d'Architecture. Voûte, partie semi-circulaire. Il a été employé par les premiers écrivains chrétiens pour désigner la Tribune ou grande niche surmontée d'une voûte qui terminait les basiliques antiques. Plus tard, et par extension, il s'est dit de l'Extrémité du sanctuaire, ou chevet des églises.

Littré (1872-1877)

ABSIDE (a-bsi-d', ou, suivant la prononciation réelle, a-psi-d') s. f.

Terme d'architecture.

  • 1 Le sanctuaire d'une église, cette partie du chœur où le clergé se rangeait autrefois en cercle à droite et à gauche de l'évêque, Acad. Les prêtres remplirent le demi-cercle de l'abside, Chateaubriand, Mart. II, 47.
  • 2Les architectes nomment abside la partie d'une église située derrière le maître autel, où les trois nefs sont ordinairement rompues pour faire place à une seule coupole.
  • 3Châsse où l'on mettait les reliques des saints.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

ABSIDE, s. f. terme d’Astronomie. V. Apside.

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Étymologie de « abside »

(XVIe siècle) Du latin apsis, apsidis [1], fréquent sous la forme absida en latin chrétien → voir apside.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Absida ou absis, du grec ἀψίς ou ἁχίς, signifiant la jante d'une roue et l'arceau d'une voûte ; il vient de ἅπτειν, qui veut dire toucher, joindre, unir (voy. APTE).

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Phonétique du mot « abside »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
abside apsid

Évolution historique de l’usage du mot « abside »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « abside »

  • Nuria contera aux visiteurs l’histoire de l’édifice, depuis sa création en 865, avec passion. C’est une église à nef unique terminée par une abside semi-circulaire que l’on peut dater des XIe et XIIe siècles. Elle a subi de nombreuses modifications entre le XIVe et le XIXe siècle. lindependant.fr, L’église Saint-Félix ouvre ses portes à Codalet - lindependant.fr
  • Les 1e dimanche et le 3e mercredi du mois, découvrez les sculptures exceptionnelles des tympans historiés de cette église romane, construite entre 1103 et 1150, classée Monument Historique. Admirez également son décor intérieur datant du XIXe siècle, son abside clunysienne et son décor peint. , Visite de l eglise : Visite guidee a Saint Paul de Varax
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  • La structure métallique a été posée par l’entreprise Beringer de Blodelsheim. Jean-Luc Isner, est l’architecte du Patrimoine chargé de ce projet, sous maîtrise d’ouvrage déléguée de la commune d’Oberentzen et de la Communauté de communes du Centre Haut-Rhin. Le conseil de fabrique de la paroisse et son président Gérard Hebding sont également partie prenante du projet. L’église date de 1 744 et est constituée d’une nef s’ouvrant sur une tour chœur de plan carré, prolongée vers l’est par une abside à trois pans. , Société | Rénovation extérieure de l’église Saint-Nicolas
  • Malgré l’annulation de beaucoup de manifestations prévues cet été dans la commune, l’association "Les Amis de la tour" de Teyssieu se réjouit tout de même de pouvoir rouvrir son petit musée de la préhistoire en Ségala quercynois. En effet les bénévoles se tiendront à la disposition des visiteurs en ce week-end de la Pentecôte du samedi 30 mai au lundi 1er juin, de 15 h à 18 h, afin de faire découvrir les petits trésors rassemblés par un passionné d’archéologie. Ce sera également l’occasion de s’informer de l’évolution des travaux de la tour médiévale du XIIIe siècle classée monument historique au travers d’une petite exposition. L’église avec son abside du XIIe, inscrite à l’inventaire des monuments historiques, sera également ouverte, et les bénévoles seront à l’écoute des visiteurs pour leur faire découvrir le village. ladepeche.fr, Teyssieu. Ouverture du musée - ladepeche.fr

Traductions du mot « abside »

Langue Traduction
Anglais apse
Espagnol ábside
Italien abside
Allemand apsis
Portugais abside
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Synonymes de « abside »

Source : synonymes de abside sur lebonsynonyme.fr

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