La langue française

Xyste

Sommaire

  • Définitions du mot xyste
  • Étymologie de « xyste »
  • Phonétique de « xyste »
  • Traductions du mot « xyste »

Définitions du mot xyste

Trésor de la Langue Française informatisé

XYSTE, subst. masc.

A. − ANTIQ. GR.
1. Piste couverte d'un gymnase; p. méton., gymnase. La vie grecque se composait de quelques pièces essentielles (...) une éphébie, pour la jeunesse (...) un gymnase et un xyste pour les exercices du corps (Renan, Hist. peuple Isr., t. 4, 1892, p. 298).
2. Association d'athlètes. (Dict. xixeet xxes.).
B. − ANTIQ. ROMAINE. Allée de jardin; promenade couverte dans un jardin. Les jardins publics [de l'époque romaine] possèdent également leur xyste: il y en avait un à Nîmes, dans les jardins de la Fontaine sacrée (Lavedan1964).
REM.
Xystarque, subst. masc.,antiq. gr. Responsable d'un xyste (supra A 1); chef d'un xyste (supra A 2). (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [ksist], [gzist]. Littré, Barbeau-Rodhe 1930, Martinet-Walter 1973, Rob. 1985, Warn. 1987 [ks-]; seul Lar. Lang. fr. [gz-]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1. a) 1547 « (dans les gymnases grecs) piste couverte, au sol aplani, où s'exercent les athlètes » (J. Martin, Architecture, trad. de Vitruve, Paris, fo83 ro: De l'edification des palestres et Xystes); b) 1904 « gymnase grec » (Nouv. Lar. ill.); c) 1933 « (dans la Grèce antique) association d'athlétisme » (Lar. 20e); 2. 1704 « (à Rome) galerie couverte, dans un jardin » (Trév.: xiste). Empr. au lat.xystus, att. aux sens 1 a et 2, gr. ξ υ σ τ ο ́ ς, att. aux sens 1 a et b, subst. de ξ υ σ τ ο ́ ς « raclé, poli ». Bbg. Born. 1967, p. II, 64. − Quem. DDL t. 6.

Wiktionnaire

Nom commun

xyste \ksist\ masculin

  1. (Antiquité) (Sport) Piste couverte d'un gymnase ; (Par métonymie) gymnase.
    • La vie grecque se composait de quelques pièces essentielles (…) une éphébie, pour la jeunesse (…) un gymnase et un xyste pour les exercices du corps. — (Renan, Histoire de peuple d’Israël, t. 4, 1892, p. 298)
    • Par derrière régnait un grand xyste circulaire pour les jeux de toute espèce. — (Charles Lenthéric, Le Rhône, histoire d'un fleuve, Plon, 1892, t. I, p. 390)
  2. Association d'athlètes.
  3. (Antiquité) (Architecture) Allée couverte dans un jardin, pergola.
    • Un xyste ou lieu d'exercice tout parfumé de violettes est au devant de cette galerie, qui sert par sa réverbération à y augmenter l'ardeur du soleil. — (Eugène Tardieu, Les dix livres d'architecture de Vitruve, 1837)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

XYSTE. n. m.
T. d'Antiquité. Lieu couvert, destiné à divers genres d'exercices.

Littré (1872-1877)

XYSTE (ksi-st') s. m.
  • Terme d'antiquité. Chez les Grecs, portique couvert, dans la palestre.

    Chez les Romains, lieu découvert servant de promenade.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

XYSTE, s. m. (Littérat. & Archit. antiq.) c’étoit chez les Grecs & les Romains, un lieu d’exercice consacré à divers usages ; mais quoique le mot grec xystos, désigne un lieu couvert destiné aux exercices de la gymnastique, le mot xystus des Latins signifie d’ordinaire une promenade découverte. Indiquons la forme & la coupe des xystes, car c’est une chose peu connue.

1°. On faisoit l’alignement d’une place quarrée ayant de circuit deux stades, qui font 250 pas. Trois de ses faces avoient un portique simple, avec des grandes salles dessous, où les Philosophes & autres gens de lettres se rendoient pour discourir & s’entretenir ensemble.

A la face, qui devoit être tournée au midi, les portiques étoient doubles, de peur que les pluies d’hiver ou d’orage, ne pussent passer jusqu’au second, & qu’en été l’on eut aussi le moyen de s’éloigner davantage du soleil. Au milieu de ce portique, il y avoit une grande salle d’un quarré & demi de long, où l’on donnoit leçon aux enfans ; à côté de cette salle étoient les écoles de jeunes filles ; sur le derriere étoit le lieu où les athletes alloient s’exercer : plus avant, tout-au-bout de la façade du portique, on avoit les bains d’eau froide.

A main gauche de la salle des jeunes gens, les lutteurs s’alloient frotter d’huile, pour se rendre les membres plus souples & plus robustes, & proche de-là étoit la chambre froide, où ils venoient se dépouiller. On entroit ensuite dans la chambre tiéde, dans laquelle on commençoit à faire du feu & se tenir un peu chaudement, pour entrer après dans l’étuve, où le poële étoit d’un côté, & de l’autre le bain d’eau chaude. L’architecte ayant bien considéré que la nature ne passe jamais d’une extrémité à l’autre, que par des milieux tempérés, voulut à son imitation, que pour aller d’un lieu froid en un autre chaud, le passage se trouvât tiede.

A l’issue de tous ces appartemens, il y avoit trois portiques ; celui du côté de l’entrée étoit situé vers le levant ou le couchant ; les deux autres étoient à droite & à gauche, tournés l’un au septentrion, & l’autre au midi ; celui du septentrion étoit double, & large comme la hauteur de ses colonnes. Le portique qui regardoit le midi étoit simple, mais beaucoup plus ample que le précédent. Pour faire son compartiment on laissoit, tant du côté du mur, que du côté des colonnes, 10 piés de largeur. Cet espace donnoit un chemin en forme de levée, de laquelle on descendoit deux marches par un escalier de 6 piés, qui entroit dans un parterre couvert ayant au moins 12 piés de profondeur. C’étoit-là que les athletes venoient s’exercer en hiver, sans recevoir aucune incommodité de ceux qui s’assembloient sous le portique pour les regarder : les spectateurs de leur côté avoient aussi l’avantage de bien voir, à cause de l’enfoncement du terrein où combattoient les athletes ; ce portique s’appelloit proprement le xyste.

On avoit soin en bâtissant les xystes, de ménager entre deux portiques quelques bosquets, & des allées d’arbres pavées à la mosaïque. Proche du xyste, à la face du portique double, on faisoit les alignemens des promenades découvertes, qu’on nommoit péridromides, dans lesquelles les achletes se rendoient en hiver.

A côté de ces édifices étoit une place, où le peuple venoit se ranger pour voir plus commodément les jeux. A l’imitation de ces sortes d’édifices, quelques empereurs romains pour se faire aimer du peuple, bâtirent des thermes magnifiques, où tout le monde pouvoit aller & prendre le plaisir des bains. Voyez Thermes. (D. J.)

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Étymologie de « xyste »

Du latin xystus (« piste, allée couverte »).
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Lat. xystum, du grec ξυστόν, ξυστός, lieu couvert, proprement lieu aplani, de ξύειν, racler.

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Phonétique du mot « xyste »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
xyste ksist

Traductions du mot « xyste »

Langue Traduction
Anglais xyste
Espagnol xyste
Italien xyste
Allemand xyste
Chinois 木聚糖
Arabe xyste
Portugais xyste
Russe xyste
Japonais キシステ
Basque xyste
Corse xyste
Source : Google Translate API
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