La langue française

Vagir

Sommaire

  • Définitions du mot vagir
  • Étymologie de « vagir »
  • Phonétique de « vagir »
  • Citations contenant le mot « vagir »
  • Traductions du mot « vagir »
  • Synonymes de « vagir »

Définitions du mot vagir

Trésor de la Langue Française informatisé

VAGIR, verbe

A. − Empl. intrans.
1. [Le suj. désigne un enfant nouveau-né] Crier. Une jeune mère qui pleurait s'était interrompue de renifler, et seul son bébé continuait à vagir dans une berce d'osier (Ambrière, Gdes vac., 1946, p. 370).
P. métaph. Le romantisme, c'est l'étoile qui pleure, c'est le vent qui vagit, c'est la nuit qui frissonne, la fleur qui vole et l'oiseau qui embaume (Musset, Lettres Dupuis Cotonet, 1836, p. 671).
2. P. anal. [Le suj. désigne une pers. ou un animal] Pousser des cris faibles et plaintifs, semblables à ceux de l'enfant qui vient de naître. [Les chatons] miaulaient (...) vagissaient à grêles plaintes acides (Genevoix, Rroû, 1931, p. 5).Henriette sur le palier (...) guettait son pas dans la cour, pour l'aider à monter l'escalier. Il s'effondrait sur le lit, vagissait et s'endormait (Triolet, Prem. accroc, 1945, p. 128).
En partic. [Le suj. désigne le lièvre, le crocodile] Émettre le cri propre à son espèce. Les crocodiles vagissaient entre les roseaux du fleuve, imitant le cri d'un enfant en détresse (Gautier, Rom. momie, 1858, p. 287).
3. P. anal.
a) Littér. Se faire entendre faiblement, en naissant. C'est pourquoi ce songeur épars, le genre humain, Entend à chaque instant vagir de nouveaux cultes (Hugo, Légende, t. 5, 1877, p. 1214).
P. métaph. L'espace vagissait ainsi qu'un nouveau-né. L'aube était le regard du soleil étonné (Hugo, Légende, t. 1, 1859, p. 36).
b) Vagir sur qqc.Se lamenter sur quelque chose. Il n'allait tout de même pas vagir longtemps comme ça sur le passé tel un enfant abandonné par sa (...) mère (Queneau, Loin Rueil, 1944, p. 142).
B. − Empl. trans., rare. Dire, faire entendre dans son jeune âge. Parce que j'ai vagi des chants de royauté, Suis-je toujours rivé dans l'imbécillité? (Hugo, Contempl., t. 3, 1856, p. 22).
Prononc. et Orth.: [vaʒi:ʀ], (il) vagit [-ʒi]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1. Intrans. 1555 [éd.] « (d'un nouveau-né) pousser des cris » (Théod. Valentinian, Amant ressuscité, p. 280 ds Gdf. Compl.); 1560 vagissant ([Barthelemy Aneau], Alector, rom., p. 71 ds La Curne); b) 1845 « (d'animaux) pousser un cri faible, semblable à celui des nouveau-nés », ici du lièvre (Besch.); 1848 vagissant part. prés. adj. des corneilles vagissantes (Chateaubr., Mém., t. 2, p. 444); c) 1859 fig. « se faire entendre faiblement, se faire jour sous une forme précaire d'existence » (Hugo, Légende, t. 1, p. 36); 2. trans. 1856 « pousser des cris en vagissant » j'ai vagi des chants de royauté (Id., Contempl., t. 3, p. 22). Empr. au lat. class.vagire « vagir, crier ». Fréq. abs. littér.: 40.

Wiktionnaire

Verbe

vagir \va.ʒiʁ\ intransitif 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. Pousser des vagissements.
    • […] : les insectes bruissaient dans les sillons, les courlis vagissaient dans les roseaux des marais, les fruits sauvages qui se détachaient autour de moi tombaient avec un bruit mat sur le gazon, et j'entendais au loin les chanvreuses qui battaient le chanvre dans les hameaux. — (Jules Sandeau & Arsène Houssaye, « Le jour sans lendemain », dans Les revenants, tome 1, Bruxelles : Société belge de librairie, 1840, p. 95)
    • Un autre jour, revenant de ma visite au grand vizir, je trouve un nourrisson vagissant sur les nattes de ma tente, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 105)
    • Je vagis doucement dans l’extase de mon inspiration et je perds presque conscience. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, p. 268)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

VAGIR. v. intr.
Pousser des vagissements.

Littré (1872-1877)

VAGIR (va-jir) v. n.
  • Crier comme un enfant qui vient de naître.

    Se dit aussi d'une certaine façon de crier qui est particulière au lièvre.

    Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

HISTORIQUE

XVIe s. Je retournasse en enfance, et recommençasse à vagir et crier au berceau, l'Amant ressuscité, p. 533, dans LACURNE.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « vagir »

(XVIe siècle) Du latin vagire.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Lat. vagire.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « vagir »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
vagir vaʒir

Citations contenant le mot « vagir »

  • Quelle aubaine que ce coronavirus pour les turlupins calcifiés de la classe dirigeante ! La piétaille ne peut plus vagir à l’aise la gueule ouverte à cause du masque ni tendre la main aux banquiers à cause des gants. Malgré le déconfinement progressif, elle se claquemure à domicile la trouille au ventre, avec pour seule animation une électricité qui danse au gré des rationnements, une monnaie ouistiti qui dégringole au fond des abysses et des étiquettes qui valsent au rythme des prix de produits livrés à la porte. Et cerise couronnant les gâteux gâtés du pouvoir, la fermeture à rallonge de l’AIB qui a fini de transformer le pays en bagne à ciel ouvert.Tant et si bien qu’il ne reste plus au Libanais de base, doté d’une intelligence de base, qu’à se vautrer devant la télé et les réseaux sociaux, et frétiller devant les outrages et appels au meurtre lancés sur des sujets qui ne mangent pas de pain. À croire qu’insulter une divinité ou réagir violemment à l’injure portée à un symbole religieux vont apaiser la faim ou gonfler le bulletin de paie des ahuris qui s’adonnent à ce genre de gesticulation culturelle. L'Orient-Le Jour, De la tonte au rasoir - L'Orient-Le Jour
  • Et puis, il y a d'autres mots dont la sonorité nous induit en erreur. Du moins, si nous avons l'esprit mal placé. Pensons un instant au verbe «vagir»... Et arrêtez là votre imagination trompeuse. «Vagir» signifie, selon Le Petit Robert, «pousser un cri, des cris, en parlant du nouveau-né». Désormais, étudions l'acte de «sexer». Seriez-vous étonnés d'apprendre qu'il désigne le fait de «déterminer le sexe d'un jeune animal». Sachez en tout cas que le métier de sexeur de poussin est très bien rémunéré en Grande-Bretagne: 40 000 livres par an (environ 55 000 euros), rapporte le Daily Mail. Le Figaro.fr, «Chatterie», «putatif», «jaculatoire»... Avez-vous l'esprit mal placé ?
  • Je descendis du lit, me lavai rapidement le visage, et allant dans la cour, je pris la petite Fifi dans mes bras en lui faisant beaucoup de câlins. Quel bonheur c’était, de voir cet ange sourire au soleil naissant à l’Est ! Elle était la vie de demain, l’avenir, le zénith qui ferait vagir d’autres soleils à l’Est. Bénin 24 TV, Horreur : son marabout lui demande de sacrifier un enfant pour devenir riche !

Traductions du mot « vagir »

Langue Traduction
Anglais wail
Espagnol gemido
Italien lamento
Allemand jammern
Chinois 哀号
Arabe عويل
Portugais lamentar
Russe стенания
Japonais 泣き叫ぶ
Basque kexu
Corse chiancià
Source : Google Translate API

Synonymes de « vagir »

Source : synonymes de vagir sur lebonsynonyme.fr
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