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Toilier, toilière

Définitions du mot « toilier, toilière »

Trésor de la Langue Française informatisé

Toilier, -ière, subst. et adj.,text. a) Subst. Personne qui fabrique ou vend de la toile. Ce n'est pas ces toiliers et ces agriculteurs Qui viendront nous chercher sous la ronce et les roses (Péguy, Ève, 1913, p. 923).b) Adj. Qui concerne la fabrication de la toile. Industrie toilière. Depuis 1986, un musée retrace l'histoire de Quintin et de son industrie toilière et celle du domaine (Le Monde, 7 nov. 1987, p. 15, col. 4). [twalje], fém. [-jε:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1798. 1resattest. a) α) subst. masc. ca 1180 telier (Jordan Fantome, Guerre Henri II, 997 ds T.-L.), 1278 Gilles li toiliers (Registre de la ville de Tournai ds Rom. Forsch. t. 25, p. 10), β) subst. fém. 1237 teliere (Cens Grand-Beaulier, p. 161, A. Eure-et-Loire ds Gdf. Compl.), 1284 toilliere (ap. Rupelmonde, Archives de la Flandre orient., pièce 369, ibid.), b) 1845-46 industrie toilière (Besch.); de toile, suff. -ier*.

Wiktionnaire

Nom commun

toilier \twa.lje\ masculin (pour une femme on dit : toilière)

  1. (Vieilli) Celui, celle qui vend de la toile.
    • La boutique d’un toilier.

Adjectif

toilier \twa.lje\

  1. Relatif à la toile.
    • L’industrie toilière.
    • Si, d'après les estimations les plus basses, le nombre de métiers toiliers et celui de métiers cotonniers sont de moitié à ce qu’il étaient en 1790, [...]. — (Samuel Guicheteau, La Révolution des ouvriers nantais, Éd. Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2008)

Nom commun

toilière \twa.ljɛʁ\ féminin (pour un homme on dit : toilier)

  1. (Vieilli) Celle qui vend de la toile.
    • Quelques mois plus tard, en juillet 1712, une sentence rendue par les échevins oblige la toilière d’exercer les fonctions et d’en « supporter les charges de mairesse ». — (Frédéric Caron, L’exercice de la démocratie au quotidien : les débats au sein des assemblées de métiers de Douai et Valenciennes (de Louis XIV à la révolution), 2002)

Adjectif

toilière \twa.ljɛʁ\

  1. Féminin singulier de toilier.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

TOILIER, IÈRE. n.
Celui, celle qui vend de la toile. La boutique d'un toilier.

Littré (1872-1877)

TOILIER (toi-lié, liè-r') s. m.
  • 1Marchand, marchande de toile en gros ou en détail.
  • 2Ouvrier qui fabrique de la toile.
  • 3 Adj. Qui a rapport à la fabrique de la toile. Industrie toilière.

HISTORIQUE

XIVe s. Un tellier de toiles, Du Cange, telarius.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « toilier »

Toile ; provenç. telier, catal. teler.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « toilier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
toilier twalie

Citations contenant le mot « toilier »

  • Dernier rang: J.-François Lortal, agent hospitalier; Alban Delos, peintre toilier; Thierry Dubor, garagiste; James Riant, préparateur de commande; Sylvie Andral, agent territorial; Maxime Luans, agriculteur maraîcher bio; Cynthiana Steinbach, conseillère immobilière; David Hermet, directeur d’école; Pascal Bellanger, médecin hospitalier retraité; Sandrine Gasc, infirmière; Jean de Prati, ingénieur retraité; Nadia Dimachkie, médecin généraliste; Lydie Petit, juriste de la défense retraitée. ladepeche.fr, Saint-Etienne-de-Tulmont. "Changeons pour un avenir durable" - ladepeche.fr
  • Au milieu du XIXe siècle, on comptait plusieurs centaines de chiffonniers en Bretagne. Mais l’invention du papier à base de cellulose (bois) puis l’apparition des tissus synthétiques vont porter un coup dur aux pilhaouerien. Dès la crise de l’industrie toilière, à partir des années 1830, de nombreux chiffonniers bretons se sont déjà expatriés en Normandie, dans les Pays de la Loire et jusqu’en Picardie. Le Telegramme, Les chiffonniers, pionniers du recyclage - Histoire - Le Télégramme
  • Cymbeline est un concept de robes de mariées qui met en oeuvre un savoir-faire de plus de 40 ans. Enseigne de luxe, elle incarne l’amour et la passion des métiers d’art comme la couture, la toilière, le modélisme. Observatoire de la franchise, Mode franchise : analyse du secteur du prêt à porter en franchise
  • mon dieu mon dieu, celui qui a écrit cet article ferait bien de ce renseigner un minimum sur l'industrie toilière et sur son aire de répartition, vive les raccourcis ..... Le Telegramme, Le Télégramme - Saint-Pol-de-Léon - Joseph Guivarch. Cent ans d’une ferme léonarde
  • La Bretagne jouit au XVIe siècle d’une prospérité assez équitablement répartie sur son espace, fondée sur le commerce maritime et sur l’industrie toilière : les recettes de Saint-Mathieu-Morlaix, par exemple, passent de 128 livres annuelles en moyenne pour la période qui s’étend de 1512 à 1539, à 1549 livres par an entre 1570 et 1590. La population de la province, en croissance depuis le début du siècle, dépassait probablement les 1,6 millions d’âmes avant la guerre de la Ligue. Le chanoine Moreau et Noël du Fail, ainsi que d’autres chroniqueurs contemporains de l’époque, décrivent des paysans plutôt aisés, certains parfois mieux lotis qu’une petite noblesse bretonne nombreuse et paupérisée. C’est qu’à partir des années 1550, le poids réel du fouage payé par les paroisses rurales diminue à mesure que s’effectue la hausse des prix. Cet impôt direct, dont la croissance démographique vient diminuer la charge par feu, c’est-à-dire par foyer, est en effet divisé par trois entre 1550 et 1587. Dans les faits, les impôts roturiers s’allègent même vis-à-vis des charges de la noblesse. , La Bretagne à la fin du XVIe siècle, une province nommée « Pérou »
  • Ainsi, le calvaire de, construit en 1610 grâce à l’argent de l’industrie toilière, et qui compte parmi ses personnages en granit quelques originalités, comme la représentation du roi Henri IV, sera illuminé durant trois soirs, à partir de jeudi, à 22 h 30. Des visites guidées de l’enclos paroissial en nocturne sont, elles, prévues à 23 h. Une occasion exceptionnelle de découvrir le monument, son architecture, ainsi que l’histoire du territoire. , Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner. Quand le calvaire se met à briller - Toulon.maville.com
  • Mardi 30 juillet sur les hauteurs de la Haute-Folie, Irma la douce et Sandra la cruelle étaient en verve pour dépouiller José Gonzalez Ramenez de Quernavada, riche négociant toilier. Elles aspirent à s’acheter leur liberté pour fuir les exigences de Madame Hortense. Et ce n’est pas l’intervention du brigadier Moulin qui va les déranger. Un mardi sur deux, Odile, Anna, Véronique et Marcel, acteurs bénévoles de l’association Tours et Détours, rejouent cette saynète, pour le plus grand plaisir des participants à la sortie « Ruelles et venelles ». Le Telegramme, Le Télégramme - Quintin - Ruelles et venelles. La Haute-Folie revit les mardis soirs
  • La Fabrique lyonnaise était loin d’être un modèle isolé, il s’agissait même du mode de production archétypal de la France d’Ancien Régime, ce que les historiens économistes nomment parfois « proto-industrie » lorsque le travail à domicile s’étendait dans les campagnes. Ailleurs, dans le royaume de France, des tisserands à domicile mettaient en œuvre non pas de la soie, mais du coton et du lin, par exemple dans la région de Rouen. Au XVIIIe siècle, cette seule proto-industrie toilière faisait travailler des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, dans la ville de Rouen, dans ses faubourgs, sa banlieue et dans la région alentour. Dans les campagnes du pays de Caux, le métier à tisser était un objet aussi courant que l’ordinateur dans les foyers modernes. Son coût – quelques dizaines de livres tournois – équivalait à un ou deux mois de revenu d’un tisserand, c’est-à-dire, en pouvoir d’achat, le prix d’un bon ordinateur équipé de logiciels professionnels. Pour le tisserand cauchois, la règle du jeu était assez simple : travailler le plus possible sur son métier à partir du coton que le marchand lui fournissait ou lui vendait (selon les cas, l’ouvrier achetait sa matière première ou la prenait simplement d’un marchand qui en restait propriétaire). Autrement dit, le travail à domicile impliquait une forme poussée d’auto-exploitation. Travailler plus pour gagner (un peu) plus. Club de Mediapart, « Uberisation » : le salariat affranchi ? | Le Club de Mediapart
  • Les travaux entamés dans les paroisses sont directement liés à l’activité économique puisque ce sont les paroissiens qui finançaient les enclos nous rappelle monsieur de Beaulieu. Dès le haut Moyen Âge de petits enclos paroissiaux apparaissent ça et là en Bretagne. Rapidement, des ossuaires sont créés lorsqu’il n’y a plus de place dans les cimetières afin de vider les tombes. À mesure que les villageois s’enrichissent grâce au commerce des draps et à l’industrie toilière au XVIe siècle, les enclos paroissiaux vont se doter de croix puis de calvaires à personnages très richement sculptés avec divers éléments architecturaux de prestige. S’installe alors une forme de concurrence inter-paroissiale ! C’était à celui qui aurait son plus bel enclos s’amuse François de Beaulieu. L’intérieur des églises n’a d’ailleurs pas été oublié dans la richesse ornementale qui les compose. Ainsi, certains ossuaires deviennent de véritables chapelles des morts. La beauté de ces enclos paroissiaux reflétera la fortune des villageois, ils seront en quelque sorte leurs signes extérieurs de richesse. Aleteia, Qu’est-ce qu’un enclos paroissial ?
  • « J’étais si petit, si maigre, si triste que les bonnes fermières avaient pitié de moi, non pas tant pour soulager ma misère que pour s’acquitter d’un devoir envers leur Dieu. » En 1840, suite à une épidémie de mildiou qui appauvrit sa famille, Jean-Marie Le Déguignet raconte comment il a commencé à mendier dès l’âge de 9 ans, dans la campagne quimpéroise. Le XIXe siècle est marqué par une forte paupérisation des campagnes, particulièrement en Basse-Bretagne. On estime à environ 40 000 le nombre de mendiants dans le Finistère en 1830 et autant dans les Côtes-du-Nord. La situation semble si inquiétante qu’en 1871, tous les recteurs et curés du diocèse de Quimper et de Léon doivent répondre à une enquête concernant l’indigence et la mendicité. L’agriculture est, en effet, peu nourricière. Cette économie de subsistance était auparavant complétée par de petites industries rurales, notamment celles du textile. Mais l’industrie toilière s’effondre au XIXe dans le Léon, le Trégor ou la région de Loudéac. De plus, la forte fécondité accroît la surpopulation dans les campagnes. « Travailler ne permet pas de nourrir une famille quand on est journalier après avoir été, le plus souvent, domestique de ferme », expliquent les auteurs d’« Histoire populaire de la Bretagne ». Les individus passent donc alternativement du statut de travailleur pauvre à celui de mendiant. Le Telegramme, Mendiant : le travailleur pauvre du XIXe siècle - Histoire - Le Télégramme

Images d'illustration du mot « toilier »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « toilier »

Langue Traduction
Anglais canvas
Espagnol lona
Italien tela
Allemand segeltuch
Chinois 帆布
Arabe اللوحة القماشية
Portugais tela de pintura
Russe холст
Japonais キャンバス
Basque mihise
Corse tela
Source : Google Translate API

Synonymes de « toilier »

Source : synonymes de toilier sur lebonsynonyme.fr

Toilier

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