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Soldatesque

Sommaire

  • Définitions du mot soldatesque
  • Étymologie de « soldatesque »
  • Phonétique de « soldatesque »
  • Citations contenant le mot « soldatesque »
  • Traductions du mot « soldatesque »
  • Synonymes de « soldatesque »

Définitions du mot soldatesque

Trésor de la Langue Française informatisé

SOLDATESQUE1, adj.

Péj. Propre aux soldats; qui est caractéristique du comportement, des mœurs généralement attribuées aux soldats (rudesse, brutalité, grossièreté). Expression, maintien, ton soldatesque; manières, mœurs soldatesques. Un certain esprit soldatesque, qui est la gangrène de la liberté, menace assez visiblement la constitution anglaise (J. de Maistre, Pape, 1819, p. 136).On lui donnait, parfois, le titre de général [au Marquis] à cause de son penchant au langage soldatesque et de la maigreur cavalière de ses genoux (Arnoux, Nuit St-Avertin, 1942, p. 81).
REM.
Soldatesquement, adv.,rare. A la manière des soldats. Un homme de ceux que les troupiers appellent soldatesquement des durs à cuire (Balzac,Paysans, 1844, p. 156).
Prononc. et Orth.: [sɔldatεsk]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1556 soldadesque « qui est propre au soldat » (Papiers de Granvelle, t. 4, p. 614 ds Fonds Barbier); 1580 soldatesque (Montaigne, Essais, I, 26, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 172). Empr., par l'intermédiaire de l'esp.soldadesco, à l'ital. soldatesco « id. » (dep. fin xive-déb. xves., F. Villani ds Tomm.-Bell.), dér. de soldato (soldat*). Bbg. Hope 1971, p. 222.

SOLDATESQUE2, subst. fém.

A. − Vx. Troupe de soldats brutaux et indisciplinés qui se livrent à des excès. Soldatesque dangereuse, féroce. Dans le cours des guerres civiles qui désolèrent la France aux 13eet 14esiècles, les religieuses de cette abbaye furent plus d'une fois victimes de la licence d'une soldatesque effrénée (Jouy, Hermite, t. 4, 1813, p. 27).On aurait pu croire (...) que le seul rôle de la femme, ici-bas, était un perpétuel sacrifice de sa personne, un abandon continu aux caprices des soldatesques (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Boule de suif, 1880, p. 144).
B. − Péj., sing. coll.
1. Ensemble de soldats indisciplinés, brutaux. Une multitude en armes se massant sur la place Louis XV. Un moment, j'ai cru que toute cette soldatesque partait pour le rempart. Ce n'est qu'une revue (Goncourt, Journal, 1871, p. 795).
2. La soldatesque
a) L'armée. Nous apercevons un gouvernement flattant la soldatesque, et s'entourant du militaire, signe certain de ruine et de tyrannie (Chateaubr., Essai Révol., t. 2, 1797, p. 92).
b) La troupe, les simples soldats. Les rébellions de la soldatesque forcent le capitaine à se montrer (Hugo, Misér., t. 1, 1862, p. 960).
Prononc. et Orth.: [sɔldatεsk]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1577 soldadesques sing. [sic] « ensemble des soldats » (Lettre de don Juan d'Autriche ds Hist. des causes de la désunion, révoltes et altérations des Pays-Bas, t. 2, p. 595 ds Herb., p. 107); 1611 soldatesque (Cotgr.); 1654 péj. (Cyrano de Bergerac, Le Pédant joué, éd. Fr. Lachèvre, p. 210). Empr. à l'esp.soldadesca « ensemble des soldats » (1595, Fuenmayor ds Autoridades), fém. subst. de soldadesco (soldatesque1*). Fréq. abs. littér.: 57.

Wiktionnaire

Adjectif

soldatesque \sɔl.da.tɛsk\ masculin et féminin identiques

  1. (Vieilli) Relatif aux soldats.
    • C’est de lui que le maréchal Lannes disait trente ans plus tard, avec un esprit soldatesque: « Si, pendant qu’il vous parle, son derrière venait à recevoir un coup de pied, sa figure ne vous en dirait rien. » — (Hippolyte Castille; Le Prince de Talleyrand, 1857)
    • Ces étudiantes national-socialistes cent pour cent affichent volontiers une allure soldatesque qui contraste, étrangement, avec leur pruderie réelle et touchante. — (Xavier de Hauteclocque, La tragédie brune, Nouvelle Revue Critique, 1934, p.57)
    • Mais l’argot soldatesque et civil nous fourniraient une profusion d’exemples d’une verdeur encore plus significative. — (Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, édition de 1946)

Nom commun

soldatesque \sɔl.da.tɛsk\ féminin

  1. (Vieilli) (Collectif) Ensemble de soldats brutaux et indisciplinés.
    • La soldatesque de Cromwell ne vous a pas tout pris alors. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Trésor du manoir de Streetham, 1932)
    • Les « Portugais », très éprouvés par les abus de la soldatesque, menacèrent de quitter la ville. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Le seul viatique de la coalition, c’est la noblesse affichée de sa cause : protéger une population livrée à la soldatesque d’un dictateur cruel. — (Claude Imbert, éditorial Le Point, 24 mars 2011)
    • Du Richelieu à la rivière des Mille Isles, les habitants de deux régions parmi les plus prospères du Bas-Canada ont vu la soldatesque se comporter comme si la guerre était déclarée, comme si leur mission était de conquérir un territoire pour se l'accaparer. — (Anne-Marie Sicotte, Histoire inédite des Patriotes, Fides, 2016, p. 315)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SOLDATESQUE. n. f.
Ensemble de soldats brutaux et indisciplinés. Les insultes de la soldatesque. La ville fut en proie aux violences de la soldatesque.

SOLDATESQUE, est aussi adjectif des deux genres et signifie Qui sent le soldat. Des manières, des discours, des mœurs soldatesques. Il vieillit.

Littré (1872-1877)

SOLDATESQUE (sol-da-tè-sk') s. f.
  • 1Terme collectif et de mépris. Troupe de soldats, et, le plus souvent, de soldats sans discipline. Ce temple vivant de la divinité [Jésus] est exposé aux yeux d'une populace insolente et à la risée d'une brutale soldatesque, Bourdaloue, Exhort. sur la flagellat. de J. C. t. II, p. 75. Souvent la soldatesque elle-même se montre redoutable à ses maîtres, les fait trembler, et quelquefois même leur impose des lois, Legrand D'Aussy, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. III, p. 464. Ils maltraitaient les habitants, pillaient les maisons, et commettaient tous les crimes dont peut être capable une soldatesque effrénée, Duclos, Œuvr. t. II, p. 397.
  • 2 Adj. Qui sent le soldat. Un ton soldatesque. Et la profonde déraison De ces disputes soldatesques Où l'on s'insulte à l'unisson Pour des misères pédantesques, Gresset, Chartr.

    À la soldatesque, à la façon des soldats. L'autre plus propre à commander dans un camp à la soldatesque qu'à représenter dans un palais, Diderot, Claude et Nér. I, 47.

HISTORIQUE

XVIe s. J'aime un parler, non pedantesque, mais plustost soldatesque, comme Suetone appelle celuy de Jules Cesar, Montaigne, I, 191. L'oisiveté et licence soldatesque, Lanoue, 184. Sans oublier la bonne myne, aultrement la piaffe soldatesque, Carloix, IX, 28.

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Étymologie de « soldatesque »

(1556) De l’italien soldatesco. Dérivé de soldat avec le suffixe -esque.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Ital. soldatesco, de soldato, soldat.

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Phonétique du mot « soldatesque »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
soldatesque sɔldatɛsk

Citations contenant le mot « soldatesque »

  • Les disettes autrefois trop fréquentes ne faisaient qu’encourager ce phénomène ; un mal extrêmement répandu qui se propageait dans nos campagnes particulièrement, en Artois, après les guerres du Consulat et de l’Empire, époque durant laquelle une soldatesque désœuvrée et de nombreux déserteurs en étaient réduits à la nécessité de chercher à la pointe de l’épée le pain qui leur était donné auparavant par l’État nourricier. Il se formait çà et là, des bandes d’aventuriers qui devenaient de véritables criminels. La Voix du Nord, Histoire locale : « Le brigandage en Artois, sous le Consulat et le Premier Empire »
  • Le ministre des Moudjahidine s’est félicité à l’occasion de l’aboutissement d’un long processus de rapatriement de ces valeureux résistants à la soldatesque française durant le 19e siècle. Algerie Eco, Les restes mortuaires des résistants algériens inhumés au Carré des martyrs du cimetière d’El-Alia
  • « Le premier qui fut roi fut un soldat heureux ». Cette affirmation de François Marie Arouet ne vaut rien sans la phrase complémentaire suivante : « Qui sert bien son pays n’a pas besoin d’aïeux ». La carrière emblématique par excellence du service est le métier des armes. On y entre en ayant à l’esprit que sa vie sera toujours en danger. Le salaire qu’on en tire est une pitance, une moquerie même. Ce qui attire les âmes sous l’étendard et l’uniforme, c’est le sens du devoir. Celui-ci transcende les talents, les vertus, la loi, la morale, la religion, les professions, la condition sociale et l’appartenance politique. Le soldat est, par définition, Gardien réel de la République de manière plénière. L’image la plus glorieuse de la Divinité est celle du Dieu de toutes les Armées visibles et invisibles, Roi de tous les mondes (Adonaï Tz’vaot Mélèkhha Olamim). Le Messie des religions se réclame d’une soldatesque apocalyptique. En général, le Conquérant assume le profil d’un soldat vainqueur. L’Armageddon redoutable des croyants ne peut se passer de l’œuvre du soldat. Peu importe que ce dernier soit homme, ange ou démon. Dans le cadre de la protection des vies, de la préservation des biens, la devise de toute république est essentiellement résumée dans l’expression latine : « Si vis pacem para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre). L’État n’existe pas sans cette présence physique d’une force militaire, psychique, disciplinaire, technique appelée à sauvegarder les acquis divers ramassés tout le long de l’histoire. Existe-t-il une correspondance étroite entre le délabrement vertigineux de notre société et le démantèlement des Forces armées d’Haïti ? Quel est le rôle de l’Armée dans la Rédemption historique d’Haïti ? Déclarons, a fortiori, que les Forces armées d’Haïti incarnent la Nation haïtienne elle-même dans son intégralité. Pour étayer une telle affirmation, il convient de relire notre histoire. En effet, une mère est incontestablement la source biologique de sa progéniture. De manière similaire, Haïti provient de l’Armée insurrectionnelle. D’aucuns parlent de consubstantialité. D’autres évoquent le terme ésotérique ‘Trans-substantialité’. Dans l’un et l’autre cas, on entend dégager la substantialité ou l’essentialité de ce qui a prévalu lors de la naissance d’Haïti. Nous préférons la paternité, la valeur créatrice et fondatrice de l’Armée dans le cas d’Haïti. En effet, la puissance, la force, la crainte, la dextérité et l’habileté forment l’assise ou pierre angulaire du pouvoir politique et de l’administration harmonieuse de l’État. La préservation de l’intégrité nationale, dans tous les sens, exige la prééminence des Forces armées d’Haïti. Comment expliquer une telle affirmation ? Haïti a disparu sous l’occupation de l’Île par les puissances colonisatrices et esclavagistes en provenance de l’Europe. Le génocide des peaux cuivrées ne requiert point de démonstration. Car ils ne sont plus. Pour asseoir leur désir de puissance et étancher leur soif de richesses, les conquérants du Nouveau Monde tournent leur boussole vers le ‘nord musclé de la résistance physique contre la souffrance’ : le noir. Mais Frankenstein est victime du monstre qu’il a lui-même créé. Car l’appât attire tous les voleurs. Et, comme dans la fable de Jean de Lafontaine, le troisième larron emporte l’âne. L’espagnol, l’anglais, le français s’affrontent et s’excluent dans Saint-Domingue. L’Africain observe d’un œil scrutateur l’horizon de la liberté, non point certes pour se sauver et pour rebrousser chemin vers sa terre d’origine, mais de préférence, pour réclamer la terre des autochtones, des aborigènes décimés par la folie furieuse des conquérants et en compensation judicieuse pour les atrocités et cruautés dont il est lui-même victime de la part de ces derniers. De ce fait même, la formation progressive des phalanges médusées de l’armée insurrectionnelle s’inscrit et s’articule sur l’ossature des droits humains et de la justesse d’une rétribution quasi divine. L’homme noir, dont l’origine ancestrale renvoie au berceau de la civilisation humaine, contemple, en frère ainé du genre humain, les désinvoltures inacceptables et la petitesse de ses petits frères dépourvus de moralité, de décence, d’humanité. Contrairement à ce que l’on voudrait inculquer à nos enfants, l’armée insurrectionnelle n’engendra aucune forme de cruauté, de boucherie humaine. Par contre, elle combattit la cruauté et l’atrocité de ses petits frères à l’esprit défroqué, avachi par l’intérêt et un étrange démonisme de l’être. En d’autres termes, l’armée insurrectionnelle s’éleva à la dimension des anges ayant fustigé les quatre villes de la plaine côtière dans l’épisode de la destruction de Sodome et de Gomorrhe rapporté dans le livre des commencements. Nous avons donc bien entamé notre histoire. Notre début réclame pour encrage la défense de la vie et la préservation de l’être. Rien de plus parfait ! Aucune étude dans aucune école, aucun arsenal au demeurant, aucun budget ou fisc tacite, aucun gouvernement, aucun programme de société, aucun corps social organisé, le bras punitif du noir dans un assaut dépassant le cadre de l’explicable rétablit sur la terre d’Haïti à la fois les droits humains, la mémoire des disparus et l’intégrité de l’être. Le Chef de l’Armée insurrectionnelle incarne cet idéal. Il proclame la terre d’Haïti le refuge des sans droits du monde entier, sans acception de personnes. Voilà ce que nous sommes et qui s’appelle Haïti ! Nous le devons à l’Armée insurrectionnelle. Mais, comme les fils de l’aurore, nous avons chuté de manière vertigineuse. Et notre plongée abyssale a débuté avec la déconstruction progressive de nos forces armées, en deux étapes préliminaires, avec la mort prématurée des deux amis les plus loyaux et les plus dignes ancêtres du pays : Jacques Premier Le Grand et Henri Premier Le Continuateur. En expliquant cette dérive et malédiction historique, n’oublions surtout pas que seuls les voleurs et les assassins s’opposent aux forces de l’ordre et à la loi. Et c’est à partir de l’abandon de l’origine physique, de la paternité belliqueuse, de la volonté inflexible d’être enrégimenté pour la vie et l’être que s’infiltrent dans nos rangs les traitres des liaisons dangereuses. Cela équivaut à une métamorphose suicidaire. Car, l’ADN d’un être humain ne saurait subir de mutation, la nation également ne peut s’écarter des conditions particulières de sa création et de son existence. Illustrons cela à partir de la psychologie de l’enfance, en particulier en référence à la formation de la personnalité de l’enfant pendant la grossesse. Résumons ce vaste champ d’informations en comparaison avec la naissance de la nation haïtienne. Au hasard de mes souvenirs, une phrase lapidaire me revient à l’esprit concernant la formation de l’enfant dans le sein maternel. « Tout ce qui caractérise l’attitude et la conduite de la mère au cours de la grossesse sera transmis à l’enfant à naitre, déterminera sa personnalité et marquera sa vie entière ». Cet axiome se justifie aussi dans le cas d’une nation. En outre, la tradition sacrée formule à l’égard de tous, la mise en garde suivante : « Pa mete yon etranje chèf ou ». Que signifie véritablement cette formule lapidaire ? Affirmons, par ailleurs, que la Bible est un manuel de science politique et nous employons ici ses propos contextuellement. Avançons. Convenons que l’Armée précéda l’existence même de la nation haïtienne et son absence enclencherait le processus de la disparition de celle-ci. De la même manière qu’on n’enlève point une pierre angulaire après l’érection d’un édifice sans le renverser, on ne peut non plus imaginer l’existence d’Haïti sans son institution génitrice : les Forces armées d’Haïti. Car l’ordre social émane de plusieurs facteurs dont la sécurité se positionne en liminaire et résulte de la présence de l’Armée. L’Armée inspire la peur, la crainte, la terreur. Sans celles-ci, des factions incontrôlables et difficilement identifiables vouant leur loyauté au plus offrant transforment la nation en une chevauchée de mort et un cimetière à ciel ouvert. Les enjeux politiques ont permis aux ennemis de notre pays de prévaloir contre nous et de ternir l’image de l’Armée par les méfaits connus de nous tous. La corruption, le crime, le mercantilisme électoral, le parrainage politique et les rivalités découlant des niaiseries relatives à la teinte épidermique contaminent constamment les rangs des Forces armées d’Haïti. En fracturant ainsi l’Armée, de bout en bout, on réussit à l’éloigner de sa mission historique et de son ascendance transcendantale. Elle sombre dans une attitude de parjure ce qui, à son tour, va favoriser les assauts d’une propagande bicéphale efficacement orchestrée contre elle. Cette propagande consiste à rappeler l’échec de l’Armée dans l’accomplissement historique de sa mission. Réaffirmons que cet échec est l’œuvre de nos ennemis et le constat fallacieux de la nullité de l’armée augure notre plus grand malheur. Pourquoi sommes-nous aussi péremptoires à cet égard ? La tradition dessalinienne comporte deux grands axes : (1) la sécurité et (2) l’autonomie financière par le biais d’une production nationale exécutée par étapes successives. Celle-ci est initiée à partir d’une répartition équitable des terres cultivables. Nos historiens ont tort de parler de « réforme agraire » dans le cadre de l’Administration impériale, car la réforme touche ce qui existe et fonctionne mal, alors que Dessalines entendait doter la nouvelle nation d’un système décentralisé de défense avec la construction de forteresses sur tout le territoire national et l’élimination du parasitisme socio-économique en recourant tout d’abord à une agriculture de subsistance tout au moins. Les deux ne seraient point possibles sans l’Armée. Néanmoins, des rivalités économiques a découlé une machine infernale rabrouant au passage l’idéal dessalinien, ce qui démantibule systématiquement l’ascendance de l’Armée en écrabouillant son image véritable d’Agent par excellence de la gloire d’Haïti, de notre Honneur national, d’intégrité, de rectitude par l’éloge de la discipline. Quand le sabre insufflant l’ordre et la discipline dans les poumons de la nation disparait à l’horizon historique, privés de cette Gardienne intraitable et farouche, que nous reste-t-il de la nation sinon une délégation étrangère se délectant sournoisement de la multiplication des bandes armée illégalement justifiant sa présence sur notre territoire ? Alors s’installent partout, parallèlement, des zones criminogènes et une culture de résignation face à ce qui nous étrangle. Les pouilles que l’on contait l’Armée à cause des entrefilets de mauvaise conduite ne tiennent plus. Une institution se passant de présentation et de justification de son existence, hiérarchisée de manière à inculquer à la nation le sens de la loyauté, de l’honneur, de l’intégrité, de la rectitude, du patriotisme, représente, sans contredit, une menace permanente pour les partisans de la débauche économique méprisant le droit de la majorité. Et c’est en référence à ce licenciement des règlements et principes régissant le commerce et l’industrie que s’inscrit la haine contre l’Armée. Qu’est-ce que le Pouvoir politique sans « l’assiette au beurre » ? Pour ceux qui pataugent dans l’illégalité, le pouvoir politique n’est qu’un moyen d’accaparer l’exclusivité des privilèges et des ressources de la nation. L’enlisement en spirale causé par nos provisions légales désuètes ou inadaptées ne sert qu’à l’ensorcellement des procéduriers sans âme et à l’avortement de la justice. D’où la fonction régulatrice des Forces armées d’Haïti. Nous ne pouvons point calquer notre structure politique à partir de celle d’une autre nation. Les pastiches nous valent toujours la déchéance. Les circonstances de la naissance de la nation haïtienne demeurent l’ossature initiale de l’État-Nation d’Haïti. L’Armée en constitue la pierre angulaire. C’est le cas d’attester la bonté d’une psychose de peur soutenant le bras judiciaire. Nous avons déclaré plus haut que seuls les voleurs et les assassins s’opposent aux Forces de l’Ordre. Clarifions cette affirmation. Premier prédicat. L’acquisition et la distribution des armes à feu. Qui détient l’autorité pour acheter les armes à feu ? Qui possède les fonds nécessaires pour en acquérir ? Deux références : l’État et les Commerçants. Quand les grands commis de l’État s’associent aux commerçants, il en résulte l’une des deux conséquences suivantes. Une violation impunie de toutes les lois. Une alliance positive pour la création d’emplois et une amélioration de la vie sociale. Les rouages de notre société indiquent une dynamique ou propension quasi naturelle à la violation constante des lois. Les responsables de cet état de choses répondent par leur capacité financière et leur caractère intouchable. Curieusement, le commerçant ne subit aucune agression de la part des bandits. Ceux-ci ne possèdent ni les moyens économiques ni l’accès aux agences internationales pour acquérir les armes à feu. Intelligenti pauca. (Aux intelligents, peu de mots suffisent/À qui sait comprendre, peu de mots suffisent). Deuxième Prédicat. Le binôme de la légitimité d’une institution étatique et l’institutionnalisation de l’incontrôlable. Les membres des Forces armées d’Haïti sont recrutés à partir de critères servant à vérifier leur état civil, leur niveau d’étude, leur état de santé, leur casier judiciaire, leur réputation sociale. Ils appartiennent à une institution mieux structurée et mieux hiérarchisée que toutes les autres institutions de l’État. Les assignations de tâches procurent à son État-major toutes les données en vue de poursuites judiciaires éventuelles. Un manuel de conduite y est en vigueur établissant un rigorisme sans bavures. Un tribunal interne y attenant siège sur une sévérité sans commune mesure. Que reproche-t-on encore à l’Armée d’Haïti ? Que des armes de guerre soient distribuées dans toutes les zones du pays. Que les munitions soient accessibles à tous. Que des malfrats circulent en plein jour. Que les actes perpétrés contre la population la plus vulnérable soient ignorés par les autorités judiciaires. Que rien ne soit même pas tenté pour juguler de telles dérives. Que des viols soient commis contre nos femmes, nos enfants, n’importe quand et n’importe où. Que la fierté des vauriens gêne Lucifer lui-même. Qu’à force de mentir à nous-mêmes et de jouer au démon, nous ayons ouvert, volontairement et non par inadvertance, une porte sur l’Enfer vomissant sans cesse ses diableries sur notre chère Haïti. Que reproche-t-on encore à l’armée d’Haïti ? Le léopard ne peut changer sa peau. Le poisson ne peut vivre hors de l’eau. L’Armée d’Haïti est la respiration de l’âme haïtienne. L’ADN ne subit jamais de mutation. La nation haïtienne doit son existence, sa nature et son âme à l’Armée qui l’a créée. Les missions étrangères sont des détachements de membres des forces armées des pays les composant. Nous nous dispensons de la nôtre en nous soumettant aux membres d’autres armées de provenance étrangère. Ki kote yo konnen nou ? Ki mele yo avèk nou ? Piga w mete yon etranje chèf ou. Le magistrat qui s’écarte de l’éthique de la basoche n’occasionne point l’élimination du système judiciaire. Le parlementaire qui agit en dehors des normes relatives à sa fonction n’engendre pas la fermeture permanente du corps législatif. Le président de la république qui passe outre la constitution du pays et s’élève au-dessus de toutes nos lois pour éliminer et renvoyer l’institution génitrice de la nation n’entraine pas la caducité de la branche exécutive de l’État. Or, l’Armée d’Haïti est la raison d’être de toutes les autres branches de l’État mentionnées précédemment. Il ne nous reste qu’à avouer, une fois de plus, que seuls les voleurs et les assassins s’opposent aux Forces de l’Ordre et à la Loi. Face aux garnisons des « Ti Bobo » pullulant sur tout le territoire national, l’image du Soldat inspire la crainte et provoque l’hésitation, la retenue à l’instar du père pauvre, riche, illettré ou instruit dont la voix pacifie sa maison en y faisant régner la paix et l’harmonie. L’heure est à la discipline militaire puisque les magistrats eux-mêmes n’ont plus de boussole dans l’atmosphère politique actuelle où s’absente la branche législative tandis que l’exécutif s’arroge de légiférer pour la nation entière. Rabbi Yaakov Betzalel HaShalom Porte-des-Étoiles Kilomètre 47, Thozin Grand-Goâve, Haïti [email protected] lenational.org/, La discipline militaire, creuset d’apprentissage d’honneur, de respect, et de patriotisme véritables
  • Alors qu’ils s’affairaient, les habitants de Khirbet Ibziq ont vu arriver des responsables israéliens de la mal nommée « administration civile », puisqu’en réalité il s’agit de la tutelle militaire d’occupation, accompagnés de la soldatesque en jeep, d’un bulldozer et de deux camions équipés de grues. À peine arrivés, les Israéliens ont confisqué les armatures et les toiles qui devaient être utilisées pour monter les tentes. Et sur leur lancée, ils ont démonté une cabane métallique pourtant en place depuis deux ans, un générateur électrique et pris des sacs de sable et de ciment. Pour faire bonne mesure, ils ont détruit quatre palettes de parpaings destinés aux planchers des tentes et en ont saisi quatre autres. L'Humanité, Palestine. Inhumain : Israël saisit les tentes destinées à une clinique de campagne contre le coronavirus | L'Humanité
  • À Christian Gerhaher revient ''Der Schildwache Nachtlied'' (Musique de nuit de la sentinelle) et ses climats contrastés : la dureté de la marche militaire et la douceur des fins de strophes que couronne un magique ''Mitternacht'' (Minuit). Pareille soldatesque emplit ''Trost im Unglück'' (Consolation dans le malheur) d'un hussard et de sa bonne amie. ''Revelge'' (Réveil), bardé de ses lugubres ''trallali... trallala...'', compose une fresque hallucinée, annonciatrice des malheurs du soldat Wozzeck de Berg : sur un rythme marqué, le Lied, de dimension symphonique, inclut des intermèdes instrumentaux entre les strophes. ''Des Antonius von Padua Fischpredigt'' (Le prêche de St Antoine de Padoue aux poissons) est une fable humoristique où Mahler déploie des trésors instrumentaux. Boulez en décortique la fabuleuse orchestration. Le ton est une sorte de mouvement perpétuel où l'interprète doit fuir l'emphase, jusqu'au final d'un flegme étonnant. ''Lied des Verfolgten im Turm'' (Chanson du persécuté dans la tour) voit juxtaposer articulation soutenue et modulation lyrique. Enfin ''Der Tamboursg' sell'' (Le petit joueur de tambour) construit une marche funèbre âpre et obstinée d'un soldat voué à la potence, en un inexorable crescendo. Là aussi dans une manière symphonique développée, préfigurant la Sixième symphonie. , CD : Les Essentiels ON-Mag - Pierre Boulez dirige les Wunderhorn Lieder de Mahler - ON mag

Traductions du mot « soldatesque »

Langue Traduction
Anglais soldiery
Espagnol soldadesca
Italien soldati
Allemand soldaten
Chinois 军人
Arabe جنود
Portugais tropa
Russe военщина
Japonais 兵士
Basque soldaduteriak
Corse soldiery
Source : Google Translate API

Synonymes de « soldatesque »

Source : synonymes de soldatesque sur lebonsynonyme.fr
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