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Rêveusement

Définitions du mot « rêveusement »

Trésor de la Langue Française informatisé

Rêveusement, adv.Sans fixer son attention, en pensant à autre chose. La couverture tirée jusqu'aux yeux, les mains sous les aisselles, je regarde rêveusement sautiller la flamme de la bougie qui meurt (Dorgelès,Croix de bois, 1919, p. 90). [ʀ εvøzmɑ ̃]. 1reattest. 1833 (Balzac, Marana, p. 62); de rêveur, suff. -ment2*. Fréq. abs. littér.: 72.

Wiktionnaire

Adverbe

rêveusement \ʁɛ.vøz.mɑ̃\

  1. D’une manière rêveuse.
    • Regardant les plages jaunâtres et désolées des côtes opposées de leurs yeux rêveusement tristes, — (R. Franz, Revue des Deux-Mondes, 15 octobre 1874, p. 943. Il était allé s’appuyer rêveusement à la rampe de la terrasse, A DAUDET, Jack, I, 9.)
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Littré (1872-1877)

RÊVEUSEMENT (rê-veû-ze-man) adj.
  • D'une manière rêveuse. Regardant les plages jaunâtres et désolées des côtes opposées de leurs yeux rêveusement tristes, R. Franz, Rev. des Deux-Mondes, 15 oct. 1874, p. 943. Il était allé s'appuyer rêveusement à la rampe de la terrasse, Daudet, Jack, I, 9.
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Étymologie de « rêveusement »

Dérivé de rêveur, par son féminin rêveuse, avec le suffixe -ment.
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Rêveuse, et le suffixe ment.

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Phonétique du mot « rêveusement »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
rêveusement rɛvœsœmɑ̃

Citations contenant le mot « rêveusement »

  • La campagne de Hyundai met en scène des membres de BTS, un boys-band sud-coréen au sommet de sa gloire, observant rêveusement le ciel au milieu de paysages naturels d’une grande beauté. Pour rappeler les avantages environnementaux des piles à combustible, l’eau est partout. Elle tombe comme de la neige. Elle roule dans les océans. Elle flotte doucement dans les forêts sous forme de brume. “For rest”, écrit Park Ji-min, un des membres de BTS, dans une tentative ratée de jeu de mots avec “forest”, “notre repos vient des forêts”. Le nouvel Economiste, Enfin le vrai départ pour l’énergie hydrogène et la pile à combustible ?
  • Dans la foulée de la 29e Nuit des étoiles, qui a eu lieu le week-end dernier, la chaîne propose de continuer à voyager rêveusement dans le ciel étoilé. Sa grande série documentaire d’anticipation,L’Odyssée interstellaire, se déploie en quatre épisodes de 52 minutes dès ce samedi à 20 h 50. tvmag.lefigaro.fr, Arte : en quête de vie extraterrestre aux confins de l’univers 
  • Un film réalisé par Carole Douillard et Babette Mangolte où l’on suit Idir à travers la ville d’Alger. Le sol de la chapelle s’offre comme une continuité du sol urbain foulé par le jeune algérois, entraînant rêveusement le spectateur dans un espace entre intérieur et extérieur entre Nantes et Alger. Carole Douillard est artiste plasticienne et performeuse. Elle travaille depuis de nombreuses années sur la question du corps et du geste. Par sa propre présence ou celles d’interprètes, elle interroge la position du spectateur, déplaçant celui qui habituellement regarde, et qui devient alors regardé. Née à Nantes en 1971 d’un père français et d’une mère kabyle, elle a initié en 2013 une trilogie autour de la ville d’Alger, dont le film Idir (2018) est le troisième volet. Pour ce dernier, Carole Douillard s’intéresse à la ville en tant qu’espace public que les femmes et les hommes n’éprouvent pas de la même manière. Alors que les femmes le traversent, les hommes l’occupent et y forment des groupes statiques. Reprenant le pas de la performance de Bruce Nauman Walking In an Exaggerated Manner Around the Perimeter of a Square, réalisée en 1967, où l’on observe l’artiste marchant dans son atelier en suivant les lignes blanches d’un carré dessiné au sol, Carole Douillard a demandé à Idir, jeune homme algérois, de rejouer cette performance dans trois sites emblématiques de la ville d’Alger : Bab El Oued, Diar Es Saâda et Les Sablettes. Passant de l’espace privé et intime de l’atelier à l’espace public de la ville, la performance, filmée par la cinéaste franco-américaine Babette Mangolte, révèle le regard et l’attitude des passants observant ce jeune homme au pas lent et déhanché, hors des codes habituels de son genre. Le sol de la Chapelle de l’Oratoire, dans laquelle est projeté le film, s’offre comme une continuité du sol urbain foulé par Idir, entraînant rêveusement le spectateur dans un espace entre intérieur et extérieur entre Nantes et Alger. Babette Mangolte est une cinéaste expérimentale franco-américaine née en 1941, installée à New York et San Diego (Californie). Elle a collaboré dès la fin des années 1960 avec les artistes de sa génération, filmant les pionnières de la performance dans leur recherches et explorations gestuelles, comme Trisha Brown, Joan Jonas, Marina Abramovic, Yvonne Rainer. Ses films ont fait l’objet de rétrospectives un peu partout dans le monde dans des festivals ou des musées. Elle a récemment bénéficié d’une exposition au Musée d’art contemporain de la Haute-Vienne – Château de Rochechouart. Carole Douillard a présenté ses performances dans les plus grandes institutions en France et à l’étranger : Centre Pompidou (Paris), Palais de Tokyo (Paris), Fondation d’entreprise Ricard (Paris), Frac des Pays de la Loire (Carquefou), Mac Val (Vitry-sur-Seine), Bergen Kunsthall (Norvège), ca2m (Madrid), Wiels (Bruxelles). Elle a participé à la Biennale de Lyon en 2017 ainsi qu’à la Biennale d’Oslo (2019-2024). En écho à la diffusion du film, une série de performances conçues par Carole Douillard sera programmée au printemps 2020.   Œuvre réalisée avec le soutien de : FNAGP, Région Pays de la Loire, Ville de Nantes, Institut Français, (Paris), Institut Français (Alger), Drac Pays de la Loire. Unidivers, Exposition Carole Douillard et Babette Mangolte, « Idir » Musée d’arts de Nantes Nantes lundi 13 janvier 2020
  • Sa « Petite observatrice » à masque de plongée orne déjà depuis des mois en façade d'une école du X e. En moins de 24 heures, entre dimanche et ce lundi matin, l'artiste toulousain James Colomina a posé « sauvagement » deux nouveaux personnages de résine rouge dans la capitale : un enfant à bonnet d'âne, rêveusement assis sur l'un des piliers de base du pont Mirabeau (XV e -XVI e ), et un « Homme à la fleur » grandeur nature, debout sur… le socle toujours nu autrefois dévolu à une statue d'Arago, place de l'Île-de-Sein (XIV e ). leparisien.fr, Paris : il installe deux sculptures géantes en catimini - Le Parisien
  • Confinés en ville et frustrés de pouvoir arpenter chemins enherbés et allées fleuries ou de contempler rêveusement miroirs d’eau et fontaines, les urbains en mal de jardins peuvent en partie ronger leur frein... grâce au cinéma. Nombreux sont les films de fiction où le jardin est l’un des lieux, voire le sujet même, de l’histoire. Depuis l’extrême simplicité narrative de L’Arroseur arrosé, de Louis Lumière, jusqu’à la sophistication de Meurtre dans un jardin anglais, de Peter Greenaway, le jardin au cinéma est un décor ordonné ou pittoresque, un lieu de rencontre amoureuse ou le théâtre d’une intrigue dramatique. Il peut aussi être une projection mentale ou paré d’une personnalité, jardin perdu et retrouvé ou labyrinthe maléfique. Les films d’auteur de la présente sélection, subjective et limitée, en partie inspirée de Jardins du cinéma de Michel Berjon (2016, Editions Petit Génie), sont tous accessibles sur les plates-formes de vidéo à la demande (où ne figure pas encore le film de Peter Greenaway). Le Monde.fr, Jardins de cinéma

Traductions du mot « rêveusement »

Langue Traduction
Anglais dreamily
Espagnol soñando
Italien sognante
Allemand verträumt
Chinois 梦幻地
Arabe حالمة
Portugais sonhadoramente
Russe мечтательно
Japonais 夢のように
Basque ametsetan
Corse sognu
Source : Google Translate API

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