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Quatre

Définitions de « quatre »

Trésor de la Langue Française informatisé

QUATRE, adj. et subst. masc. inv.

I. − Adjectif
A. − Adj. numéral cardinal. Trois plus un. Ils portent (...) quatre gilets, deux blancs, un bleu, un rouge (Michelet, Journal, 1831, p. 98).Il les prenait [ses longues moustaches] entre le pouce et les quatre doigts joints (...) et les repassait doucement (Vercel, Cap. Conan, 1934, p. 39).V. haie ex. 3.
SYNT. Les quatre as d'un jeu de cartes; voiture tirée par quatre chevaux; les quatre côtés d'un carré; moteur à quatre cylindres; trèfle à quatre feuilles; les quatre galons d'un commandant; les quatre membres; les quatre phases de la lune; appartement de quatre pièces; voiture à quatre places; les quatre roues d'une voiture; les quatre saisons; mesure à quatre temps; moteur à quatre temps; les quatre trimestres d'une année.
1. Loc. Les quatre bandes d'un billard (v. bande1); jeu des quatre coins, jouer aux quatre coins (v. coin2); les quatre fers en l'air (v. fer); faire feu des quatre fers (v. feu1); ne pas valoir les quatre fers d'un chien*; tisane des quatre fleurs (v. fleur); un caporal* et quatre hommes; les quatre humeurs fondamentales/cardinales (v. humeur); la semaine des quatre jeudis (v. jeudi); à quatre mains (v. main 1reSection I H 1 c δ); se saigner aux quatre membres/aux quatre veines (v. membre et veine); ne laisser que les quatre murs (v. mur); (être logé) entre quatre murs (ibid.); (dans/entre) les quatre murs (ibid.); entre quatre planches (v. planche); les quatre parties du monde (v. partie), nos compagnons à quatre pattes*; (se mettre) à quatre pattes (v. patte1); les quatre points cardinaux (v. cardinal1); entre quat'/quatre z'yeux (v. œil).
Vieilli, au propre et au fig. Tirer à quatre chevaux. Écarteler. Ma situation était pénible; je me disais tiré à quatre chevaux (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 448).Les régicides qu'on tenaillait, qu'on tirait à quatre chevaux (Balzac, Cous. Bette, 1846, p. 283).
2. [Avec ell. du subst. déterminé] Attelage à quatre [chevaux]; défiler (colonne) par quatre [personnes]; être à quatre [personnes] par chambre. Zèphe Maloret a poussé son garçon dans l'écurie. Décrochant un fouet tressé à quatre [brins], il lui cingle les mollets (Aymé, Jument, 1933, p. 107):
1. N'est-ce pas une honte de faire circuler tout ce matériel à vide, alors qu'il y aurait tant de monde à transporter, qu'on laisse ramper à quatre [kilomètres] à l'heure sur les routes... Romains, Hommes bonne vol., 1938, p. 108.
HIST. Bande des quatre. Groupe de quatre dirigeants chinois, représentant la tendance maoïste radicale, accusés de complot et de trahison, arrêtés en 1976 et jugés en 1980-81. À en croire les journaux de Pékin, la « Bande des quatre » dirigée et soutenue par MmeMao (Chiang Ching) a soumis le pays, depuis six ans, à un (...) amas de forfaits, sabotages et actes de vandalisme (L'Express, 1eraoût 1977, p. 53, col. 1).
Pas de quatre. V. pas2.
Loc. adv., fam. [Détermine le fait de monter ou de descendre un escalier] Quatre à quatre, quatre par quatre (plus rare). Quatre marches par quatre marches, très rapidement. Monter, descendre (un escalier, des marches) quatre à quatre; sauter les marches quatre par quatre. Je grimpais les escaliers quatre à quatre et (...) je m'arrêtais, hors de souffle, à la porte de ce convoité grenier (Lorrain, Contes chandelle, 1897, p. 112).Jos-Mari (...) quatre à quatre, Wolf sur les talons, dégringola les marches vers la forge (Peyré, Matterhorn, 1939, p. 159).V. escalier A 1 ex. de Maupassant.
Au fig., rare. Très rapidement. Au lieu de prendre leur temps et de ruminer chaque morceau, ils avalaient quatre à quatre comme gens affamés (Sand, Maîtres sonneurs, 1853, p. 150).Ils avaient quatre à quatre revêtu des vêtements plus élégants, fait appeler une voiture et étaient venus chez la princesse de Guermantes (Proust, Temps retr., 1922, p. 1013).
En partic. En quatre. En quatre parties (égales). Couper, déchirer, plier en quatre. Ma mère ne manquait jamais de cueillir (...) la figue la plus belle et la plus chaude. Elle me la tendait, ayant fendu en quatre la pulpe rose et granuleuse (Lacretelle, Silbermann, 1922, p. 9).
Loc., au fig., fam. Couper les cheveux en quatre (v. cheveu); fendre* un (les) cheveu(x) en quatre; couper un fil*/les fils en quatre; se couper* en quatre. Se mettre en quatre. Synon. de se couper* en quatre.Se mettre en quatre pour aider qqn, pour faire qqc. Va-t-en aussi, puisque tu n'es pas mon ami. − Moi, pas ton ami! quand je me suis mis en quatre! (Zola, J. Damour, 1884, p. 372).Des gens qui se mettraient certes en quatre pour lui, s'ils ne partaient le lendemain pour Salzbourg ou pour Deauville (Arnoux, Paris, 1939, p. 118).
3. P. ext.
a) Un petit nombre. Écrire quatre lignes à qqn; à quatre pas d'ici; avoir quatre sous d'économies. Voilà la foi qui sauve, la foi qui nous fait envisager autrement que comme une folle partie de joie les quatre jours que nous passons sur cette terre (Renan, Réf. intellect., 1871, pp. 338-339).La nature avare m'avait refusé le don précieux de la parole (...) je n'avais su de ma vie improviser quatre mots (A. France, Vie fleur, 1922, p. 435):
2. − Tu ne voudrais quand même pas que je sorte sans me faire la barbe! − Bah! tu n'as que quatre poils et tu nous obliges à perdre une heure. Duhamel, Suzanne, 1941, p. 147.
Loc. fam. Quatre pelés et un (deux, trois) tondu(s) (v. pelé). Un de ces quatre matins (v. matin). [P. ell. de matins] À un de ces quatre (pop.). Je dois la revoir un de ces quatre (Fr. Dorin, Les Lits à une place, 1980, p. 89).
Loc. adj., fam. De quatre sous, à quatre sous (plus rare). [En parlant d'une chose] Peu coûteux, de peu de valeur. Robe de quatre sous. Madame n'a dans la bouche que ce mot: « très cher » (...) même de pauvres objets de quatre sous, « c'est très cher » (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p. 24):
3. ... il vous indiquait des remèdes de quatre sous; quelquefois une simple tisane. Vous pensez bien que les gens qui payent huit francs pour une consultation n'aiment pas trop qu'on leur indique un remède de quatre sous. Romains, Knock, 1923, II, 1, p. 7.
Au fig. [En parlant d'une pers. ou d'une chose] De peu de valeur. Une soi-disant princesse (...) une princesse de quatre sous, qui t'a plumé, houspillé, trompé, berné (Reybaud, J. Paturot, 1842, p. 412).Des ouvriers qui ont fait leurs humanités dans les romans à quatre sous (Goncourt, Journal, 1860, p. 718).Voulez-vous me laisser tranquille avec vos blasphèmes, méchant baron de quatre sous? (Halévy, Carnets, t. 2, 1870, p. 118).
b) Dans des loc. fig. Plusieurs. Ne pas avoir quatre bras*; par les quatre chemins (v. chemin); ne pas y aller par quatre chemins (ibid.); aux quatre coins de (v. coin1); aux, des quatre coins de l'horizon*; faire les quatre cents coups (v. coup C 2 b synt.); être tiré à quatre épingles (v. épingle); les quatre horizons (v. horizon); aux quatre vents (v. vent); dire les quatre vérités (v. vérité); faire ses quatre volontés (v. volonté).
[Avec ell. du subst. déterminé] Faire le diable à quatre (v. diable1).
Loc. adv. fam. Comme quatre. Beaucoup, énormément. Boire, manger, faire du bruit comme quatre; avoir de l'esprit comme quatre. S'il hésite une heure, (...) le réfractaire, tout est dit − eût-il du talent comme quatre, les vertus d'un héros, la santé d'un athlète (Vallès, Réfract., 1865, p. 31).
Loc. ,,Il faut le tenir à quatre`` (Ac.), ,, se dit en parlant d'un Fou, d'un furieux qui ne peut être retenu que par les efforts réunis de plusieurs personnes`` (Ac.). Au fig., fam. Se (re)tenir à quatre. Faire un gros effort sur soi-même. Ne m'approchez pas, monsieur le carabinier, vous puez l'écurie! − Gringalet! si je ne me retenais à quatre, je te souffletterais de ma botte! (Borel, Champavert, 1833, p. 210).Je m'appliquais, je me tenais à quatre, et j'étudiais (Pailleron, Monde où l'on s'ennuie, 1869, ii, 7, p. 120).Il se tenait à quatre pour ne pas l'assommer comme une bête (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 175).
B. − Adj. numéral ordinal. Qui occupe le rang marqué par le nombre quatre. V. quatrième.
1. [Déterm. postposé d'un élém. appartenant à un ensemble numéroté] Numéro, page quatre; Henri IV. Chapitre quatre de Bello gallico (Toepffer, Nouv. genev., 1839, p. 77).La cellule quatre-bis de la prison royale de Gênes (Corbière, Amours jaunes, 1873, p. 144).
2. [Déterm. antéposé d'un subst. désignant un espace de temps] Il est déjà quatre heures du matin, heure indue, et (...) les fusillés, c'est toujours à quatre heures que ça se passe (Audiberti, Quoat, 1946, 2etabl., p. 49).V. froid I A 1 b ex. de Anouilh.
Quatre heures, subst. masc., fam., le plus souvent dans la lang. des enfants. Synon. de goûter2.Domenico me parlait beaucoup de New-York quand nous prenions les quatre heures à la cambuse (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 27).Elle déjeune à l'école et emporte son (...) « quatre heures » (M. Laforêt, Contes et légendes de ma vie privée, Paris, Stock, 1981, p. 141).
[Avec ell. du subst. déterminé] De quatre [heures] à cinq [heures]. Il est exactement huit heures quatre [minutes] à l'horloge des docks (Pagnol, Fanny, 1932, i, 1ertabl., 1, p. 11).
II. − Subst. masc. inv.
A. − [Sans art.] Le nombre quatre. Quatre en chiffres arabes (4), en chiffres romains (IV ou IIII); nombre divisible par quatre. Quatre et quatre huit et cinq treize (Courteline, Boubouroche, 1893, i, 1, p. 11).V. cube A ex. de Alain.
Loc. Deux* et deux font quatre; à la six-quatre-deux*.
B. − P. méton.
1. Le chiffre quatre. Un quatre arabe (4), un quatre romain (IV ou IIII). Quarante-quatre s'écrit par deux quatre (Ac.).
2. JEUX. Carte, domino, face d'un dé portant quatre marques. Le quatre de trèfle. Le double quatre (DG). Qui veut des cartes? demanda Koukou (...). Le cuisinier tira un quatre (Benoit, Atlant., 1919, p. 200).
3. SPORTS (aviron). Outrigger à quatre rameurs. Quatre de couple; quatre de pointe. Un quatre avec/sans barreur. Le quatre barré et le huit barré féminin (Jeux et sports, 1967, p. 1533).
C. − P. ext. [À valeur ordinale; désigne un élém. d'un ensemble numéroté] Miser sur le quatre; habiter au quatre de la rue. Je ne dispose plus d'une seule chambre, et, quoique nous soyons le quatre janvier, vous serez dans l'obligation de coucher dehors (Romains, Knock, 1923, iii, 8, p. 19).Il prit une clef et ils montèrent visiter le numéro 4 (...). − Comment! Tu as loué le quatre! se récria-t-elle. Je l'avais promis (Dabit, Hôtel Nord, 1929, p. 201).
La nuit* du 4 Août.
Prononc. et Orth.: [katʀ ̭]. Dans un usage pop. et fam. dep. le xviies. dans le groupe final cons. + r ou l + [ə], amuïssement de [ə] et de la liquide précédente sous l'effet de la mollesse articulatoire. ,,Au xixesiècle, la prononc. quat(re), not(re), vot(re), aut(re), guêt(res) etc. (surtout devant un mot à initiale consonantique, par ex. quat'sous, maît'd'hôtel, mais aussi en fin de phrase: ils sont quat') a même cessé d'être blâmée`` (Straka ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg t. 19 n o1 1981, p. 191). Att. ds Ac. dep. 1694; 1835 et 1878: ,,Entre quatre yeux, on prononce ordinairement par euphonie: Entre quatre-z-yeux``; 1935 remplace « euphonie » par « plaisanterie ». V. aussi quat'zarts. Selon Littré: ,,Il n'y a aucune raison de repousser cette lettre euphonique qui se trouve dans bien d'autres cas: va-s-y, donne-s-en``. Étymol. et Hist. 1. Fin xes. adj. numéral cardinal (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 31); ca 1200 subst. (Mort Garin, 235 ds T.-L.); ca 1316 quatre et quatre (Geffroy de Paris, Chron. métrique, éd. Ar. Diverrès, 79); 1690 (Fur.: On dit proverbialement, Quatre à quatre et le reste en gros); 1636 se mettre en quatre (Corneille, Illusion comique, III, 3, 689); 1640 (Oudin Curiositez, s.v. chemin: il n'en faut point aller par quatre chemins .i. il faut faire resolument); 1674 aux quatre coins du monde (Mmede Sévigné, Lettre au comte de Guitaut, éd. M. Monmerqué, t. 3, p. 405, n o380, avril ou mai); 1539 subst. (Est.: Le nombre de quatre); 1671 (Pomey: Le quatre; au jeu des cartes, ou des dez); 2. 1254 adj. numéral ordinal (ds Ordonnances des rois de France, t. 1, p. 75b); 1694 « 4mejour du mois » (Maintenon, Lett. à Mmede Veillhant, mai ds Littré). D'un lat. quattor « quatre » (cf. CIL VI, 13302 ds Vään., p. 48, ALL 7, 65 ds FEW t. 2, p. 1440b, et aussi quator CIL 10, 5939 ds OLD), issu p. dissim. du class. quattuor « id. ». Fréq. abs. littér.: 24 445. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 37 340, b) 41 994; xxes.: a) 36 485, b) 27 653. Bbg. Bursch (H.). Die Vierzahl im Romanischen. In: [Mél. Meier (H.)]. Bonn, 1980, pp. 100-106. − George (K.E.M.). Quatre, quattro, cuatro... St neophilol. 1969, t. 41, pp. 31-38. − Mackel (E.). Der Bildiche Gebrauch von quatre. Arch. St. n. Spr. 1909, t. 123, pp. 145-150. − Quem. DDL t. 30.

Wiktionnaire

Nom commun - français

quatre \katʁ\ masculin et féminin identiques invariable

  1. (Au masculin) Nombre 4, entier naturel après trois.
    • Avec la serpette, elle fend en quatre l'extrémité d'un brin qu'elle engage ensuite dans le fendoir. Un coup de manivelle et le brin s'ouvre en quatre comme une corolle de fleur. — (François Gardi, L’Atelier du vannier, Éditions de Borée, 2004, page 383)
    • Le nombre quatre est représenté par le chiffre « 4 » en numérotation arabe.
    • Deux et deux font quatre.
    • Quatre multiplié par huit fait trente-deux.
    • Ils défilaient quatre par quatre.
  2. (Au masculin) 4, chiffre utilisé dans la numérotation décimale.
    • Ce ballot est marqué d’un quatre.
    • Quarante-quatre s’écrit avec deux quatre.
  3. (Par métonymie) Chose portant le numéro 4.
    • Un quatre de carreau.
    • Le quatre de telle rue : La maison de cette rue qui porte le numéro quatre.
    • Un quatre de cœur, le quatre de trèfle.
  4. (Au masculin) (Avec le) Quatrième jour du mois en cours où dont il est question.
    • Sa lettre est datée du quatre.

Adjectif numéral - français

quatre \katʁ\ pluriel

  1. (Antéposé) Trois plus un, adjectif numéral cardinal correspondant au nombre 4.
    • En conséquence , on dit simplement une noire vaut deux croches ou quatre doubles-croches , ou huit triples-croches, ou seize quadruples-croches. — (Pierre Rigaud -Les secrets de la musique ou Théorie musicale, tome 1, page 209, Leduc à Paris, 1846)
    • Accompagné de trois cavaliers, il approchait de Troyes : avec sa monture, il y avait donc quatre chevaux. — (Léon Berman, Histoire des juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • La mosquée d’El-Sakhra, de forme octogonale, est surmontée d’une coupole qui se dresse dans les cieux à une hauteur de 29 mètres au-dessus du sol de l’Esplanade des mosquées. Elle est entourée de quatre portiques situés aux quatre points cardinaux. — (Gérard Viaud, Le voyage nocturne, progres.net.eg, 12 mars 2021)
    • Un trèfle à quatre feuilles.
    • Les quatre vents.
    • Les quatre points cardinaux.
    • Les quatre saisons.
    • Les quatre épices : Le poivre, la girofle, la cannelle et la muscade.
    • Les quatre règles arithmétiques : L’addition, la soustraction, la multiplication et la division.
  2. (Postposé) Quatrième.
    • Page quatre.
    • Chapitre quatre.
    • Henri quatre. On écrit ordinairement Henri IV.
  3. Nombre indéterminé, mais très petit.
    • Il demeure à quatre pas d’ici.
    • J’ai à lui dire quatre mots.
    • J’écris ces quatre lignes et je suis à vous.
    • Pour quatre jours qu’on a à vivre, faut-il se tourmenter ?
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

QUATRE. adj. numéral cardinal des deux genres
. Deux fois deux. Deux et deux font quatre. Quatre hommes. Quatre cents chevaux. Ils marchaient quatre de front. Ils défilaient quatre par quatre. Les quatre vents. Les quatre points cardinaux. Les quatre saisons. Les quatre épices, Le poivre, la girofle, la cannelle et la muscade. Les quatre fleurs. Voyez FLEUR. Les quatre mendiants. Voyez MENDIANT. En termes d'Arithmétique, Les quatre règles, L'addition, la soustraction, la multiplication et la division. En quatre, De manière qu'il y ait quatre parties. Une feuille de papier pliée en quatre. Atteler à quatre, conduire à quatre, À quatre chevaux. Fam., Cela est clair comme deux et deux font quatre, C'est une chose évidente. Fig. et fam., Se mettre en quatre, S'employer de tout son pouvoir pour rendre service. C'est un homme qui se met en quatre pour ses amis. Fig. et fam., Faire feu des quatre pieds, Se donner beaucoup de peine pour une affaire. Fig. et fam., Faire le diable à quatre, Faire beaucoup de bruit, causer beaucoup de désordre, s'emporter à l'excès. Fig. et fam., N'y pas aller par quatre chemins, Aller droit au but. Il faut le tenir à quatre se dit en parlant d'un Fou, d'un furieux qui ne peut être retenu que par les efforts réunis de plusieurs personnes. Il se dit figurément d'un Homme qui se débat, qui fait grande résistance. Fig. et fam., Se tenir à quatre, Faire un grand effort sur soi-même pour ne pas éclater, pour ne pas se mettre en colère. Je me suis tenu à quatre pour ne pas lui dire des vérités fort dures. Fig. et fam., Être tiré à quatre épingles, Avoir une mise extrêmement soignée et correcte. Fig. et fam., Fendre, couper un cheveu en quatre. Voyez CHEVEU. Fam. Marcher à quatre pattes, Marcher sur les mains et les pieds ou sur les mains et les genoux. Fam., Entre quatre yeux, Tête à tête. (On prononce ordinairement, par plaisanterie : Entre quatre-z-yeux.) Je lui dirai cela entre quatre yeux. Fig. et fam., Monter, descendre un escalier quatre à quatre, Le monter, le descendre très rapidement, par plusieurs marches à la fois. Fig. et fam., Comme quatre, Beaucoup, excessivement. Il crie, il fait du bruit comme quatre. Il mange, il boit comme quatre. Il a de l'esprit comme quatre.

QUATRE sert aussi à désigner un Nombre indéterminé, mais très petit. Il demeure à quatre pas d'ici. J'ai à lui dire quatre mots. J'écris ces quatre lignes et je suis à vous. Pour quatre jours qu'on a à vivre, faut-il se tourmenter?

QUATRE s'emploie encore comme adjectif numéral ordinal pour Quatrième. Page quatre. Chapitre quatre. Henri quatre. On écrit ordinairement Henri IV.

QUATRE s'emploie aussi comme nom masculin. Quatre multiplié par huit fait trente-deux. Le quatre du mois, Le quatrième jour du mois. Sa lettre est datée du quatre. On dit de même : Le quatre de telle rue, La maison de cette rue qui porte le numéro quatre.

QUATRE se dit aussi comme nom masculin du Chiffre qui sert à représenter le nombre quatre. Le chiffre quatre (4). Un quatre en chiffre. Écrire un quatre. Quarante-quatre s'écrit par deux quatre. Il désigne encore, aux jeux de Cartes, la Carte qui est marquée de quatre cœurs, de quatre trèfles, etc. : Un quatre de cœur, le quatre de trèfle; et, au jeu de Dés, la Face du dé qui est marquée de quatre points : Il lui fallait un quatre, il l'a amené.

Littré (1872-1877)

QUATRE (ka-tr') adj. numéral des deux genres
  • 1Deux fois deux. Je ferai venir contre Élam les quatre vents des quatre coins de la terre, Sacy, Bible, Jérémie, XLIX, 36. Nous sommes quatre à partager la proie, La Fontaine, Fabl. I, 6. À table comptez-moi, si vous voulez, pour quatre, Molière, le Dép. V, 1. Vous avez un homme pâle et livide [Guillaume d'Orange]… que l'on croirait jeter à terre au moindre souffle, il fait néanmoins plus de bruit que quatre autres, La Bruyère, XII. Elle a du bien pour nous deux, moi de l'amitié pour quatre, Marivaux, Pays. parv. part. 3. On peut parier 12968 contre 509, ou environ 25 1/2 contre 1, qu'un enfant de quatre ans vivra un an de plus, Buffon, Prob. de la vie, Œuvr. t. X, p. 267. Pour m'agrandir m'irai-je battre ? Trois arpents sont assez pour moi : Alcinoüs en avait quatre, Mais Alcinoüs était roi, P. Lebrun, Poés. t. II, Vallée de Champrosay.

    Quatre au cent, les quatre unités que la coutume est d'ajouter à un cent que l'on vend. Le sieur Dupont… s'élève contre l'usage qui consiste à obliger le cultivateur vendant certains de ses produits, à livrer à l'acheteur quatre unités en sus de la centaine ; en d'autres termes, il demande la suppression de l'usage des quatre au cent, Baron de Ladoucette, au Sénat, Moniteur, 6 avril 1867, p. 413, 2e col.

    Cela est clair comme deux et deux font quatre, cela est évident.

    Terme de danse. En avant quatre, se dit, à la danse, de quatre danseurs, deux cavaliers et deux dames qui s'avancent au-devant les uns des autres.

    Terme de musique. Morceau à quatre mains, composé pour être exécuté par deux personnes sur un même piano.

    Tirer un criminel à quatre chevaux, écarteler un criminel, à l'aide de chevaux dont chacun est attaché à l'un de ses membres.

    Fig. et avec un jeu de mots. Il [Marin le gazetier] a tant fait par ses journées, qu'enfin nous avons vu de nos jours le corsaire allant à Versailles, tiré à quatre chevaux sur la route, Beaumarchais, 4e mémoire.

    Être tiré à quatre épingles, être ajusté avec soin.

    Fig. Couper du fil en quatre, s'occuper de choses petites et futiles.

    Fig. Fendre un cheveu en quatre, être trop subtil.

    Fig. N'y pas aller par quatre chemins, voy. CHEMIN, n° 1.

    Les quatre épices, voy. ÉPICES.

    Quatre épices se dit aussi de la poudre du fruit du myrtus pimenta.

    Quatre-fleurs, voy. FLEURS.

    Vinaigre des quatre voleurs, voy. VINAIGRE.

    Les quatre fruits, voy. FRUITS.

    Les quatre jeux, espèce de jeu de cartes.

  • 2Il s'emploie quelquefois pour un petit nombre indéterminé. À quatre pas d'ici je te le fais savoir, Corneille, Cid, II, 11. Parbleu, pour un moment laissez-nous en repos, Afin que nous puissions nous dire quatre mots, Hauteroche, les Appar. tromp. I, 9. J'écris quatre lignes à Mme de la Fayette : appelez-vous cela écrire ? Sévigné, 7 oct. 1687. Je vous envoie un morceau d'une lettre de votre frère ; vous y verrez en quatre mots l'état de son âme, Sévigné, 432. Si je croyais mon cœur, j'enverrais paître toutes mes petites affaires… et, pour quatre jours qu'on a à vivre, je vivrais à ma mode et suivrais mon inclination, Sévigné, 21 août 1675. Un homme qui ne rougit pas de se donner pour savant, tombe dans une erreur qu'un théologien de quatre jours aurait évitée, Bossuet, 1er avert. 12. Ainsi, recommençant un ouvrage vingt fois, Si j'écris quatre mots, j'en effacerai trois, Boileau, Sat. II. Je conclus que, pour faire la plus petite fortune, il valait mieux dire quatre mots à la maîtresse d'un roi que d'écrire cent volumes, Voltaire, Mém. Volt. Ma boutique à quatre pas d'ici, peinte en bleu, vitrage en plomb, trois palettes en l'air, Beaumarchais, Barb. de Sév. I, 6. Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent ! Beaumarchais, Mar. de Figaro, V, 3.
  • 3À quatre, quatre ensemble. Sur le pauvre arbre ils se mettent à quatre, La Fontaine, Gag.

    Il faut le tenir à quatre, se dit d'un fou, d'un furieux qui ne peut être contenu que par les efforts de plusieurs personnes ; et aussi d'un homme qui se débat, qui fait une grande résistance. Ce Frangipany se trouva si incapable de supporter la mort en public, qu'il le fallut traîner au supplice, et le tenir à quatre ; voilà justement tout comme je ferais, Sévigné, 58.

    Fig. Il faut le tenir à quatre, on a de la peine à le contenir, à l'arrêter. Il fallut tenir Monseigneur à quatre ; il voulait être à la tranchée, Sévigné, 472.

    Fig. Se tenir à quatre, faire un grand effort sur soi-même. Il faut que je me tienne à quatre pour ne pas vous dire en bon français ce que je pense, Mme du Deffant, Lett. à Walpole, t. II, p. 232, dans POUGENS.

    Se faire tenir à quatre, opposer la plus vive résistance, le refus le plus déterminé. MM. de Novion et Bellièvre menèrent M. d'Elbœuf, qui se faisait encore tenir à quatre dans la seconde chambre, Retz, II, 211. Je considère qu'il ne se faut pas faire tenir à quatre, quand les gens reviennent de bonne grâce, Bussy-Rabutin, dans SÉV. 20 janv. 1678, édit. RÉGNIER. Voici bien un autre embarras ! L'auteur, dans les foyers, se fait tenir à quatre ; Il ne veut point laisser jouer sa pièce…, Regnard, Fol. amour. Prologue, 3.

    En un autre sens. Se faire tenir à quatre, faire le furieux et le méchant, et au fond ne l'être pas beaucoup témoigner en apparence qu'on se veut battre, et au fond n'en avoir pas grande envie. Je me ferais tenir à quatre Comme quand on va pour se battre, Scarron, Virg. II.

  • 4Descendre, monter un escalier quatre à quatre, avec une grande vitesse (locution elliptique : quatre marches par quatre marches). Ce jeune monsieur qui était avec vous ? le voilà qui descend les montées quatre à quatre, Dancourt, Femm. d'intr. IV, 9.

    Quatre à quatre et le reste en gros, se dit d'une chose faite à la hâte, sans grand examen.

  • 5 Fig. et familièrement. Comme quatre, beaucoup, excessivement. …Non pas le moi d'ici, Mais le moi du logis qui frappe comme quatre, Molière, Amph. II, 1. Que j'aurai là une habile femme ! elle a de l'esprit comme quatre, Molière, G. Dand. II, 6. J'ai jeté tout par terre et couru comme quatre, Molière, Princ. d'Él. I, 2.

    Comme les quatre chats, d'une façon très peu soignée. J'aime mieux être dans ces bois faite comme les quatre chats (hélas ! vous en souvient-il ?), que d'être à Vitré avec l'air d'une madame, Sévigné, 240.

  • 6En quatre, de façon qu'il y ait quatre parties. Feuille pliée en quatre.

    Terme de marine. Cordage en quatre, dans le commettage duquel il entre quatre torons.

    Populairement et fig. Du fil en quatre, de la mauvaise eau-de-vie de cabaret, ainsi dite probablement parce qu'elle est forte comme est fort du fil en quatre, c'est-à-dire à quatre brins.

    Fig. Se mettre en quatre, voy. QUARTIER, n° 1.

  • 7Avoir la tête en quatre, l'avoir comme si elle était fendue en quatre, l'avoir extrêmement fatiguée. Hélas ! je les ai lues [ces belles choses], quoique j'aie la tête en quatre, Sévigné, 17 déc. 1664.
  • 8Faire le diable à quatre, faire beaucoup de bruit, causer beaucoup de désordre (locution qui provient d'une représentation scénique du moyen âge qu'on appelait la grande diablerie à quatre personnages ; celle où il n'y en avait que deux se disait la petite diablerie).

    Il y a fait le diable à quatre, il s'est beaucoup tourmenté pour…

  • 9Courir les quatre coins et le milieu de la ville, faire bien du chemin pour quelque affaire. Je suis excédé de fatigue, j'ai fait aujourd'hui les quatre coins de Paris, et j'ai vu, je crois, toute la terre, Diderot, Mém. Est-il bon ? est-il méchant ? II, 3.
  • 10Marcher a quatre pattes, marcher sur les mains et les pieds.
  • 11Entre quatre yeux (prononcez entre quatre-z-yeux), tête à tête. Je lui dirai cela entre quatre yeux.
  • 12De quatre parties, loc. En totalité, tout à fait (locution vieillie). Si les médecins n'avaient des soutanes et des mules, et que les docteurs n'eussent des bonnets carrés et des robes trop amples de quatre parties, jamais ils n'auraient dupé le monde, Pascal, Pensées, III, 3, édit. HAVET.
  • 13Quatre pour quatrième. Henri Quatre (on écrit ordinairement Henri IV). La page quatre. Chapitre quatre.
  • 14 S. m. Quatre multiplié par deux donne huit.

    On dit de même : le nombre quatre ou de quatre. Il m'a parlé d'un peuple de Thrace tellement grossier qu'il ne peut compter au delà du nombre quatre, Barthélemy, Anach. ch. 31.

    Le quatre du mois, le quatrième jour du mois. La ville sera prise vers le quatre ou le cinq de ce mois, Maintenon, Lett. à Mme de Veillhant, mai 1692.

  • 15Caractère qui marque en chiffre le nombre quatre. Le chiffre quatre. Un quatre de chiffre, un quatre en chiffre, ou, simplement, un quatre.

    Il ne prend point l's au pluriel. Quarante-quatre s'écrit par deux quatre.

    On dit de même : numéro quatre.

    Quatre de chiffre, piége pour prendre des rats, des souris, des oiseaux, etc. ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec un quatre chiffre. Un poids de cinq livres posé sur un quatre de chiffre, Voltaire, Lett. Maupertuis, 22 juin 1740.

  • 16 Terme de jeu. Le quatre, carte marquée de quatre cœurs, de quatre trèfles, etc.

    Il ne prend point d's au pluriel. J'ai tous les quatre dans mon jeu.

  • 17Face de dé marquée de quatre points.
  • 18 Terme de généalogie. Être du cinq au quatre, voy. ÊTRE 1, n° 8.
  • 19Le quatre à la livre, variété de cerisier.

HISTORIQUE

XIe s. D'or et d'argent quatre cenz muls chargez, Ch. de Rol. III.

XVe s. Mais on ne vous tient pas si saige Des quatre pars comme on souloit, Patelin, 8.

XVIe s. Mais, monseigneur, ce que demander j'ose, Des quatre pars n'est pas si grande chose, Marot, Ép. au Dauphin. La grande diablerie à quatre personnages estoit bien [le diable était] en ce que possible n'estoit longuement les reserver [les tripes], Rabelais, I, 4.

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Étymologie de « quatre »

Du latin quattuor, issu de l’indo-européen commun *kʷetwóres.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Wallon et bourguig. quate ; Berry, quat (t prononcé) ; provenç. quatre, catre ; espagn. cuatro ; ital. quattro ; du lat. quatuor ; comparez le grec τέσσαρες ou τέτταρες, l'éolien πίσυρες, le gothique fidvor, le persan tchehâr, le russe tchetire, le sanscrit catur.

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Phonétique du mot « quatre »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
quatre katr

Fréquence d'apparition du mot « quatre » dans le journal Le Monde

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Évolution historique de l’usage du mot « quatre »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « quatre »

  • Des trois ou quatre lettres que je fis, il m’est resté ce commencement dont je ne fus pas content ; mais s’il me parut ne rien exprimer, ou trop parler de moi quand je ne devais m’occuper que d’elle, il vous dira dans quel état était mon âme.
    Honoré de Balzac — Le lys dans la vallée
  • Je dois m’attendre à tout – ayant été l’homme le plus haï et le plus adoré du XVIIIe siècle !… Avec de la gaieté – et même de la bonhomie, j’ai eu des ennemis sans nombre – et n’ai pourtant croisé la route de personne. Or, j’ai trouvé la cause de tant d’inimitiés. Dès ma folle jeunesse, j’ai joué de tous les instruments, mais je n’appartenais à aucun corps de musiciens – les musiciens m’ont détesté. J’ai inventé quelques bonnes machines, mais je n’étais pas du corps des mécaniciens – et l’on a dit du mal de moi. Je faisais des vers et des chansons, mais qui m’eût reconnu pour poète ? – j’étais le fils d’un horloger ! N’aimant pas le jeu de loto, j’ai fait des pièces de théâtre, mais on disait : “De quoi se mêle-t-il ? Ce n’est pas un auteur, car il fait d’immenses affaires”. Faute de rencontrer qui voulût me défendre, j’ai imprimé de grands mémoires pour gagner des procès qu’on m’avait intentés. Les avocats se sont écriés : “Peut-on souffrir qu’un pareil homme prouve sans nous qu’il a raison !” J’ai traité avec les ministres de grands points de réformation dont nos finances avaient besoin, mais l’on disait encore : “De quoi se mêle-t-il, puisqu’il n’est point financier ?” Luttant contre tous les pouvoirs, j’ai relevé l’art de l’imprimerie française par les superbes éditions de Voltaire – mais je n’étais pas imprimeur et j’ai eu tous les marchands pour adversaires. J’ai fait le haut commerce dans les quatre parties du monde – mais je ne m’étais point déclaré négociant. J’ai eu quarante navires à la fois sur la mer – mais, n’étant pas un armateur, on m’a dénigré dans nos ports. Un vaisseau de guerre à moi de cinquante-deux canons a eu l’honneur de combattre en ligne avec ceux de Sa Majesté, mais regardé comme un intrus, j’y ai gagné de perdre ma flottille ! De tous les Français, quels qu’ils soient, je suis celui qui a fait le plus pour la liberté de l’Amérique – mais je n’étais point classé parmi les négociateurs…
    Sacha Guitry — Beaumarchais
  • Le futur ne compte que vingt-quatre heures.
    Marc Gendron — Opération New York
  • Cependant, couchés côte à côte sur le même oreiller, les deux enfants dormaient. Claude, qui avait huit ans, ses petites mains rejetées hors de la couverture, respirait d’une haleine lente, tandis qu’Étienne, âgé de quatre ans seulement, souriait, un bras passé au cou de son frère.
    Emile Zola — L’Assommoir
  • Les quatre cavaliers furent rapidement entourés de jeunes filles du peuple habillées du dimanche.
    Jean Giono — Le bonheur fou
  • Masques ! O Masques !Masque noir masque rouge, vous masques blanc-et-noirMasques aux quatre points où souffle l’EspritJe vous salue dans le silence !Et pas toi le dernier, Ancêtre à tête de lion. Vous gardez ce lieu forclos à tout rire de femme, à tout sourire qui se fane, Vous distillez cet air d’éternité où je respire l’air de mes Pères.Masques aux visages sans masque, dépouillés de toute fossette comme de toute rideQui avez composé ce portrait, ce visage mien penché sur l’autel de papier blanc A votre image, écoutez-moi !Voici que meurt l’Afrique des empires – c’est l’agonie d’une princesse pitoyable Et aussi l’Europe à qui nous sommes liés par le nombril. […]
    Léopold Sédar Senghor — « Masques »
  • En 2019, un ménage devait gagner entre 3.500 euros et 7.600 euros nets pour acquérir une maison dans la capitale. Quatre ans plus tard, il doit gagner entre 5.000 euros et 11.400 euros, selon nos calculs sur base des prix de l’immobilier et des conditions de crédit (taux d’intérêt et niveau d’endettement).
    L’Echo — Combien devez-vous gagner pour acheter un bien dans votre commune?
  • L’homme a quatre membres, le cinquième est la honte.
    Proverbe mongol
  • La sensualité s'éteint à quatre-vingts ans.
    Marcel Jouhandeau — Parousie
  • Le chien a quatre pattes, mais il n’est pas capable de prendre quatre chemins.
    Proverbe créole
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Traductions du mot « quatre »

Langue Traduction
Anglais four
Espagnol cuatro
Italien quattro
Allemand vier
Chinois
Arabe أربعة
Portugais quatro
Russe четыре
Japonais
Basque lau
Corse quattru
Source : Google Translate API

Combien de points fait le mot quatre au Scrabble ?

Nombre de points du mot quatre au scrabble : 15 points

Quatre

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