La langue française

Orthographe

Définitions du mot « orthographe »

Trésor de la Langue Française informatisé

ORTHOGRAPHE, subst. fém.

A. − [L'accent est mis sur la notion de correction]
1. Manière, considérée comme correcte, d'écrire un mot. Orthographe d'un nom difficile, vérifier l'orthographe d'un mot. Si votre Excellence daignait me dicter l'orthographe des mots lettre à lettre, les envieux ne sauraient plus que dire (Stendhal,Chartreuse, 1839, p.191).Les noms anciens n'ont pas d'orthographe (Nerval,Filles feu, Angélique, 1854, p.562):
1. [Il] donna à son oncle le nom d'un détacheur bien supérieur à tout ce qu'on fait en ce genre, nom dont M. Octave prit note, par politesse, se faisant même préciser l'orthographe, encore qu'il eut l'intention bien arrêtée de n'acheter jamais ce produit... Montherl.,Célibataires, 1934, p.809.
2. Ensemble des règles fixées par l'usage, la tradition, qui régissent l'organisation des graphèmes, la manière d'écrire les mots d'une langue; connaissance et application de ces règles. Apprendre, mettre, savoir l'orthographe; ne pas avoir d'orthographe; réforme de l'orthographe. Est-il une faute d'orthographe que d'écrire escamotter avec deux tt? escamotez-en un, alors (Flaub.,Corresp., 1864, p.146).Dompeteur: cette prononciation absurde est un des méfaits de l'orthographe enseignée à des enfants du peuple. On ne sait d'ailleurs où des humanistes ont pris le p dont ils ornèrent ce mot (Gourmont,Esthét. lang. fr., 1899, p.156).[Pour les linguistes] l'orthographe n'est pas seulement un code ou une institution sociale, mais un ensemble de signes linguistiques (N. Catach,L'Orthographe, Paris, 1978, p.54):
2. Toute orthographe phonologique dans son principe doit savoir faire des concessions, parfois très importantes, à une notation appropriée du système morphologique de la langue; c'est surtout le cas lorsque l'instabilité phonétique multiplie les variantes combinatoires, ou qu'il semble utile de conserver les caractères graphiques de la forme de base pour mieux faire sentir l'unité grammaticale ou lexicologique. E. Jung dsN. Catach, L'orthographe, Paris,1978,p.93.
Orthographe d'accord, d'usage. ,,On distingue l'orthographe d'usage et l'orthographe d'accord, l'une concernant la pure graphie du mot, l'autre sa situation et son rôle dans la phrase`` (Leif 1974).
P. métaph. La pauvre enfant n'a guère de littérature. Je suis sûr qu'elle se borne à l'orthographe du coeur, celle qui ne met point d's au pluriel (Murger,Scènes vie boh., 1851, p.59).
P. anal., domaine de la mus.
Orthographe musicale. ,,De même que, dans la langue française, les mêmes sons changent de signification dès qu'ils sont représentés par des combinaisons différentes de signes graphiques, de même, dans l'orthographe musicale, une même sonorité notée par un ut dièse ou par un bémol correspond à des tonalités distinctes et devient d'une double ressource dans le discours harmonique`` (Brenet, Dict. prat. et hist. mus., 1926, p.133).
Au fig., vieilli. Faute d'orthographe. Manquement aux usages, aux bonnes moeurs. Pas la moindre faute d'orthographe dans la conduite de la mère ou de la fille (Stendhal,Nouv. inéd., 1842, p.53).Je l'espère bien que vous ne m'avez jamais trouvée ridicule. Suis-je femme à faire de pareilles fautes d'orthographe dans une toilette? (Balzac,Splend. et mis., 1844, p.166).
B. − P. ext. [Sans idée de réf. à une norme]
1. Manière, quelle qu'elle soit, d'écrire un mot. Il y avait là des lettres, des projets, des pétitions de toutes les écritures et de toutes les orthographes (Zola,E. Rougon, 1876, p.228).Ce nom de Swann (...), que je connaissais depuis si longtemps, était maintenant pour moi (...) un nom nouveau (...). Je le décomposais, je l'épelais, son orthographe était pour moi une surprise (Proust,Swann, 1913, p.413):
3. Hucheloup avait inventé une chose excellente (...) des carpes farcies qu'il appelait carpes au gras (...). Hucheloup, un beau matin, avait jugé à propos d'avertir les passants de sa «spécialité» (...) comme il avait une orthographe à lui de même qu'une cuisine à lui, il avait improvisé sur son mur cette inscription remarquable: carpes ho gras. Hugo,Misér., t.2, 1862, p.313.
2. Système de représentation des sons par des graphies, qui est propre à une époque, à un pays, à un auteur, etc. Orthographe du XVIesiècle, de Ronsard, de Voltaire; orthographe phonétique. Philippe est pour l'orthographe réformiste. Il écrit: une cais d'eu (Renard,Journal, 1906, p.1041).On comprend qu'on puisse parler de l'«orthographe d'Untel», lorsqu'en s'en tenant aux variations admises, une forte personnalité pratique systématiquement un type de graphie qui la signale à l'attention (Cl. Blanche-Benveniste, A. Chervel, L'Orthographe, 1969, p.88):
4. ... les voyageurs, les marins, les hommes d'armes, les découvreurs, tous aventuriers pas très forts sur la grammaire, chancelant sur l'orthographe d'une langue encore instable, mais qui écrivaient comme ils parlaient, les bougres, parce qu'ils étaient des grands vivants... Cendrars,Bourlinguer, 1948, p.15.
Prononc. et Orth.: [ɔ ʀtɔgʀaf]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1529 (Geoffroy Tory, Champfleury, fo44 vo). Empr. au lat. orthographia terme de gramm. «orthographe», et d'archit. «orthographie, élévation, profil», du gr. ο ρ θ ο γ ρ α φ ι ́ α ayant également ces deux sens; v. orthographie. Fréq. abs. littér.: 373. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 453, b) 833; xxes.: a) 600, b) 391. Bbg. Beaulieux (Ch.). Hist. de l'orthographe fr. Paris, 1927, 2 v. _Blanche-Benveniste (Cl.), Chervel (A.). L'Orthographe. Paris, 1969, 238 p. _ Burney (P.). L'Orthographe. Paris, 1955, 128 p. _Catach (N.). L'Orthographe. Paris, 1978, 128 p.; L'Orthographe fr.: traité théor. et pratique... Paris, 1980, 334 p. _Thimonnier (R.). Pour une pédag. rénovée de l'orthographe et de la lang. fr. Paris, 1974, 96 p.; Le Syst. graph. du fr. Paris, 1967, 409 p.

Trésor de la Langue Française informatisé

ORTHOGRAPHE, subst. fém.

A. − [L'accent est mis sur la notion de correction]
1. Manière, considérée comme correcte, d'écrire un mot. Orthographe d'un nom difficile, vérifier l'orthographe d'un mot. Si votre Excellence daignait me dicter l'orthographe des mots lettre à lettre, les envieux ne sauraient plus que dire (Stendhal,Chartreuse, 1839, p.191).Les noms anciens n'ont pas d'orthographe (Nerval,Filles feu, Angélique, 1854, p.562):
1. [Il] donna à son oncle le nom d'un détacheur bien supérieur à tout ce qu'on fait en ce genre, nom dont M. Octave prit note, par politesse, se faisant même préciser l'orthographe, encore qu'il eut l'intention bien arrêtée de n'acheter jamais ce produit... Montherl.,Célibataires, 1934, p.809.
2. Ensemble des règles fixées par l'usage, la tradition, qui régissent l'organisation des graphèmes, la manière d'écrire les mots d'une langue; connaissance et application de ces règles. Apprendre, mettre, savoir l'orthographe; ne pas avoir d'orthographe; réforme de l'orthographe. Est-il une faute d'orthographe que d'écrire escamotter avec deux tt? escamotez-en un, alors (Flaub.,Corresp., 1864, p.146).Dompeteur: cette prononciation absurde est un des méfaits de l'orthographe enseignée à des enfants du peuple. On ne sait d'ailleurs où des humanistes ont pris le p dont ils ornèrent ce mot (Gourmont,Esthét. lang. fr., 1899, p.156).[Pour les linguistes] l'orthographe n'est pas seulement un code ou une institution sociale, mais un ensemble de signes linguistiques (N. Catach,L'Orthographe, Paris, 1978, p.54):
2. Toute orthographe phonologique dans son principe doit savoir faire des concessions, parfois très importantes, à une notation appropriée du système morphologique de la langue; c'est surtout le cas lorsque l'instabilité phonétique multiplie les variantes combinatoires, ou qu'il semble utile de conserver les caractères graphiques de la forme de base pour mieux faire sentir l'unité grammaticale ou lexicologique. E. Jung dsN. Catach, L'orthographe, Paris,1978,p.93.
Orthographe d'accord, d'usage. ,,On distingue l'orthographe d'usage et l'orthographe d'accord, l'une concernant la pure graphie du mot, l'autre sa situation et son rôle dans la phrase`` (Leif 1974).
P. métaph. La pauvre enfant n'a guère de littérature. Je suis sûr qu'elle se borne à l'orthographe du coeur, celle qui ne met point d's au pluriel (Murger,Scènes vie boh., 1851, p.59).
P. anal., domaine de la mus.
Orthographe musicale. ,,De même que, dans la langue française, les mêmes sons changent de signification dès qu'ils sont représentés par des combinaisons différentes de signes graphiques, de même, dans l'orthographe musicale, une même sonorité notée par un ut dièse ou par un bémol correspond à des tonalités distinctes et devient d'une double ressource dans le discours harmonique`` (Brenet, Dict. prat. et hist. mus., 1926, p.133).
Au fig., vieilli. Faute d'orthographe. Manquement aux usages, aux bonnes moeurs. Pas la moindre faute d'orthographe dans la conduite de la mère ou de la fille (Stendhal,Nouv. inéd., 1842, p.53).Je l'espère bien que vous ne m'avez jamais trouvée ridicule. Suis-je femme à faire de pareilles fautes d'orthographe dans une toilette? (Balzac,Splend. et mis., 1844, p.166).
B. − P. ext. [Sans idée de réf. à une norme]
1. Manière, quelle qu'elle soit, d'écrire un mot. Il y avait là des lettres, des projets, des pétitions de toutes les écritures et de toutes les orthographes (Zola,E. Rougon, 1876, p.228).Ce nom de Swann (...), que je connaissais depuis si longtemps, était maintenant pour moi (...) un nom nouveau (...). Je le décomposais, je l'épelais, son orthographe était pour moi une surprise (Proust,Swann, 1913, p.413):
3. Hucheloup avait inventé une chose excellente (...) des carpes farcies qu'il appelait carpes au gras (...). Hucheloup, un beau matin, avait jugé à propos d'avertir les passants de sa «spécialité» (...) comme il avait une orthographe à lui de même qu'une cuisine à lui, il avait improvisé sur son mur cette inscription remarquable: carpes ho gras. Hugo,Misér., t.2, 1862, p.313.
2. Système de représentation des sons par des graphies, qui est propre à une époque, à un pays, à un auteur, etc. Orthographe du XVIesiècle, de Ronsard, de Voltaire; orthographe phonétique. Philippe est pour l'orthographe réformiste. Il écrit: une cais d'eu (Renard,Journal, 1906, p.1041).On comprend qu'on puisse parler de l'«orthographe d'Untel», lorsqu'en s'en tenant aux variations admises, une forte personnalité pratique systématiquement un type de graphie qui la signale à l'attention (Cl. Blanche-Benveniste, A. Chervel, L'Orthographe, 1969, p.88):
4. ... les voyageurs, les marins, les hommes d'armes, les découvreurs, tous aventuriers pas très forts sur la grammaire, chancelant sur l'orthographe d'une langue encore instable, mais qui écrivaient comme ils parlaient, les bougres, parce qu'ils étaient des grands vivants... Cendrars,Bourlinguer, 1948, p.15.
Prononc. et Orth.: [ɔ ʀtɔgʀaf]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1529 (Geoffroy Tory, Champfleury, fo44 vo). Empr. au lat. orthographia terme de gramm. «orthographe», et d'archit. «orthographie, élévation, profil», du gr. ο ρ θ ο γ ρ α φ ι ́ α ayant également ces deux sens; v. orthographie. Fréq. abs. littér.: 373. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 453, b) 833; xxes.: a) 600, b) 391. Bbg. Beaulieux (Ch.). Hist. de l'orthographe fr. Paris, 1927, 2 v. _Blanche-Benveniste (Cl.), Chervel (A.). L'Orthographe. Paris, 1969, 238 p. _ Burney (P.). L'Orthographe. Paris, 1955, 128 p. _Catach (N.). L'Orthographe. Paris, 1978, 128 p.; L'Orthographe fr.: traité théor. et pratique... Paris, 1980, 334 p. _Thimonnier (R.). Pour une pédag. rénovée de l'orthographe et de la lang. fr. Paris, 1974, 96 p.; Le Syst. graph. du fr. Paris, 1967, 409 p.

Wiktionnaire

Nom commun

orthographe \ɔʁ.to.ɡʁaf\ féminin

  1. Ensemble des règles considérées correctes pour écrire les mots dans une langue.
    • On a depuis longtemps remarqué avec raison que l’orthographe au moyen-âge était extrêmement variable ; mais on n’a guère pu discerner ce qui tenait à la différence des temps et des lieux ou à l’incertitude même des règles et des procédés. — (Natalis de Wailly, Mémoire sur la langue de Joinville, Paris : librairie A. Franck, 1868, p. 3)
    • Depuis Ronsard et Joachim du Bellay les meilleurs esprits trouvent l’orthographe française trop surchargée, sentent le besoin de la simplifier. Voici pourquoi. C’est qu’elle était très simple au XVe siècle, et que les grammairiens du XVIe siècle, par affectation scientifique, par pédantisme, l’avaient grièvement compliquée. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
    • Les exemples suivants vous rendront sensible l’état d’anarchie d’une orthographe que l’Europe ne nous envie pas, car seule l’orthographe anglaise est plus arbitraire encore : […] — (Salomon Reinach, Sidonie ou Le français sans peine, 1913)
    • L’orthographe s’acquiert par l’effort comme le reste. Chaque jour, comme au jeu, on pousse un pion, un peu plus avant, quitte à le faire revenir en arrière, si c’est utile.
      On apprend à marcher pas à pas à l’enfant, puis, enfin assuré, il apprend lui-même à courir. Bien mettre l’orthographe, c’est se préparer à bien penser.
      — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 279.)
    • Bonnet, Frossard, de Monzie, la fripouillerie, la vieille fripouillerie parlementaire, classique, leur est consubstantielle. On les sait véreux. Mais de Monzie, en plus, a de l’orthographe. D'où il conclut qu'il a de la culture. — (Léon Werth, Déposition : Journal de guerre 1940-1944, éd. Viviane Hamy, 1992)
    • Qu’est-ce que le niveau ? Ni plus ni moins que la somme de ce que savent les élèves, autrement dit des connaissances accumulées au cours de leur scolarité. Quand on établit des comparaisons dans le temps, on constate que le niveau de l’orthographe a baissé. Un point sur lequel toutes les études convergent. L’orthographe n’est cependant pas le seul élément à prendre en compte. — (Marie Duru-Bellat, Le bac, un standard bicentenaire, Propos recueillis par Géraldine Véron, Le journal du CNRS, juin 2008)
    • Mais quand les conservateurs crient au loup, déplorant à priori les méfaits d’une ortograf fonétik, ils cherchent surtout à effrayer ceux qui veulent bien les entendre. Or, et jusqu’à preuve du contraire, il ne fait plus guère de doute désormais que l’orthographe du français a atteint un point de non-retour qui, dans le meilleur des cas, n’autorisera plus que des changements très limités. — (Jean-Pierre Jaffré, « De la variation en orthographe », dans ELA : Études de linguistique appliquée, 2010/3, n° 159, page 323)
  2. (Par extension) Manière d’écrire un mot, considérée correcte ou non.
    • Or ceci est, comparativement à l’orthographe du temps, comparativement, du reste, à la nôtre même, une orthographe très simplifiée. C’était celle de La Fontaine. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
    • On aura soin de plus, lorsqu’un mot aura plusieurs orthographes reçues, de tenir compte de toutes ces différentes orthographes, et d’en faire même différens articles avec un renvoi à l’article principal : cet article principal doit être celui dont l’orthographe paraîtra la plus régulière. — (Jean Le Rond d’Alembert, Œuvres de d’Alembert, A. Belin, 1822, page 505)
    • Les meilleurs auteurs ont montré que l’orthographe Lanterne, adoptée sur les cartes actuelles, est absolument incorrecte : c’est la Lantenne ou encore mieux l’Antenne qu’il faudrait écrire. La corruption Lanterne ne date que du début du XIXe siècle (d’après le Prof. FOURNIER , comm. verb.). — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 1)
    • Écrire KEUR pour chœur, FAZE pour phase, JÈME pour gemme, ÈLE AN UT pour elle en eut, et ainsi de suite pour 20.000 mots du dictionnaire, ce n’est pas réformer, c’est créer de toutes pièces une orthographe aussi barbare que celle de la Chanson de Roland, et destinée à être, comme elle, lettre morte pour les soixante millions d’hommes qui ont appris notre langue moderne en France ou à l’étranger. — (Pierre Louÿs, « Une réforme dangereuse », 1904, dans Archipel, 1932)
    • En 2005, on a soumis à un échantillon d’élèves de 10 à 16 ans la même dictée qu’en 1987 : la moyenne de fautes d’orthographe est passée de 8 à 13, sur un texte de 77 mots. — (Michel Musolino, 150 idées reçues sur la France, 2012)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ORTHOGRAPHE. n. f.
Manière d'écrire les mots d'une langue correctement, selon l'usage établi. Enseigner, apprendre, savoir l'orthographe. Il ne met pas l'orthographe. Faute d'orthographe. Il signifie, par extension, Manière d'écrire les mots, et alors le sens est déterminé par une épithète. Une orthographe correcte. Une orthographe vicieuse. Son orthographe est détestable. Il se dit, particulièrement, en parlant des Changements que différents écrivains ont essayé, avec plus ou moins de succès, d'introduire dans la manière d'écrire ordinaire. L'orthographe de Ronsard, de Robert Estienne, de Duclos, de Voltaire. Fig. et fam., Faire une faute d'orthographe, Avoir un tort de conduite. Il signifie aussi Manquer de tact.

Littré (1872-1877)

ORTHOGRAPHE (or-to-gra-f') s. f.
  • 1L'art et la manière d'écrire correctement les mots d'une langue. Quoiqu'en grec et en latin on dise orthographia, nous disons pourtant orthographe ; et, quoique nous disions orthographe, nous ne laissons pas de dire orthographier, et non orthographer, Vaugelas, Rem. t. I, p. 179, dans POUGENS. La fin de l'orthographe est de peindre la parole par des signes, qui, selon leur destination une fois fixée et convenue, deviennent l'image des sons particuliers qui entrent dans la composition des mots, Dumarsais, Dissert. sur la prononc. t. III, p. 269. Les premières [les provinciales] sont [pour les modes] comme des copistes ignorants et serviles qui copient jusqu'aux fautes d'orthographe, Rousseau, Hél. II, 21. Notre orthographe est si vicieuse, qu'il n'y faut avoir aucun égard en parlant des sons de la langue ; on ne doit consulter que l'oreille, Duclos, Œuvr. t. IX, p. 7. Je vous répondrai comme Brunet : Tu veux de l'orthographe avec une méchante plume d'auberge ! Courier, Lett. II, 33.

    Dans les écoles, on distingue l'orthographe première ou d'usage, qui enseigne la manière d'écrire les mots, et l'orthographe de règle, la manière d'écrire les mots suivant leur rôle dans la phrase.

    Faute d'orthographe, manquement contre les règles de l'orthographe.

    Fig. et familièrement. Faute d'orthographe, infraction à la fidélité en amour ou en mariage. Tu sais bien que nous nous sommes promis fidélité, en dépit de toutes les fautes d'orthographe, Marivaux, Jeux de l'amour et du hasard, III, 6.

  • 2Manière quelconque d'écrire les mots d'une langue. Mauvaise orthographe. Peut-être y a-t-il des défauts dans l'ancienne orthographe ; mais, à la bouleverser comme on voudrait faire aujourd'hui, il y en aurait encore de plus grands, D'Olivet, Prosod. franç. art. 2. Pourquoi toucher à notre orthographe ? pour faciliter, disent-ils, la lecture de nos livres aux étrangers ; comme si les voyelles portaient toujours à l'oreille d'un Anglais, d'un Polonais, le même son qu'elles portent à la mienne, D'Olivet, Rem. Rac. § 12.

    Orthographe d'un mot, la manière dont un mot s'écrit. Ce mot a plusieurs orthographes.

    Une dictée d'orthographe, ou, simplement, une orthographe, une dictée faite pour exercer les élèves à l'orthographe.

    Orthographe de Voltaire, celle qui consiste à écrire par ai, et non, comme autrefois, par oi, le son è, et qui, chaudement recommandée par lui, a prévalu.

HISTORIQUE

XVIe s. Je m'attendois que vous nous ouvririez quelque methode par laquelle notre orthographe puisse estre reglée à un point, J. Pelletier, dans LIVET, la Gramm. franç. p. 155. Combien qu'il [Meigret] n'ayt point persuadé à ung chascun ce qu'il pretendoit touchant l'orthographe, Ramus, dans LIVET, Gramm. franç. p. 178. La vraye orthographe d'un mot latin, Montaigne, I, 278. Nous n'avons entre nous ni orthographe asseurée (chose toutesfois necessaire pour la perpetuation d'une langue), ni telle varieté de mots comme eurent jadis et le Romain et le Grec, Pasquier, Lettres, t. I, p. 8.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

ORTHOGRAPHE, s. f. ce mot est grec d’origine : ὀρθογραφία, de l’adjectif ὀρθός, rectus, & du verbe γράφω, scribo ou pingo. Ce nom par sa valeur étymologique, signifie donc peinture ou représentation réguliere. Dans le langage des Grammairiens, qui se sont approprié ce terme, c’est ou la représentation réguliere de la parole, ou l’art de représenter régulierement la parole.

Il ne peut y avoir qu’un seul système de principes pour peindre la parole, qui soit le meilleur & le véritable ; car il y auroit trop d’inconvéniens à trouver bons tous ceux que l’on peut imaginer. Cependant on donne également le nom d’orthographe à tous les systèmes d’écriture que différens auteurs ont publiés ; & l’on dit l’orthographe de Dubois, de Meigret, de Pelletier, de Ramus, de Rambaud, de Lesclache, de Lartigaut, de l’abbé de Saint-Pierre, de M. du Marsais, de M. Duclos, de M. de Voltaire, &c. pour désigner les systèmes particuliers que ces écrivains ont publiés ou suivis. C’est que la régularité indiquée par l’étymologie du mot, n’est autre chose que celle qui suit nécessairement de tout corps systématique de principes, qui réunit tous les cas pareils sous la même loi.

Aussi n’honore-t-on point du nom d’orthographe, la maniere d’écrire des gens non instruits, qui se rapprochent tant qu’ils peuvent de la valeur alphabétique des lettres, qui s’en écartent en quelque cas, lorsqu’ils se rappellent la maniere dont ils ont vû écrire quelques mots ; qui n’ont & ne peuvent avoir aucun égard aux différentes manieres d’écrire qui résultent de la différence des genres, des nombres, des personnes, & autres accidens grammaticaux ; en un mot, qui n’ont aucun principe stable, & qui donnent tout au hasard : on dit simplement qu’ils ne savent pas l’orthographe ; qu’ils n’ont point d’ortographe ; qu’il n’y en a point dans leurs écrits.

Si tout système d’orthographe n’est pas admissible, s’il en est un qui mérite sur tous les autres une préférence exclusive ; seroit-il possible d’en assigner ici le fondement, & d’indiquer les caracteres qui le rendent reconnoissable ?

Une langue est la totalité des usages propres à une nation pour exprimer les pensées par la voix. C’est la notion la plus précise & la plus vraie que l’on puisse donner des langues, parce que l’usage seul en est le législateur naturel, nécessaire & exclusif. Voyez Langue, au comm. D’où vient cette nécessité, de ne reconnoître dans les langues que les décisions de l’usage ? C’est qu’on ne parle que pour être entendu ; que l’on ne peut être entendu, qu’en employant les signes dont la signification est connue de ceux pour qui on les emploie ; qu’y ayant une nécessité indispensable d’employer les mêmes signes pour tous ceux avec qui l’on a les mêmes liaisons, afin de ne pas être surchargé par le grand nombre, ou embarrassé par la distinction qu’il faudroit en faire, il est également nécessaire d’user des signes connus & autorisés par la multitude ; & que pour y parvenir, il n’y a pas d’autre moyen que d’employer ceux qu’emploie la multitude elle-même, c’est-à-dire, ceux qui sont autorisés par l’usage.

Tout ce qui a la même fin & la même universalité, doit avoir le même fondement, & l’écriture est dans ce cas. C’est un autre moyen de communiquer ses pensées, par la peinture des sons usuels qui en constituent l’expression orale. La pensée étant purement intellectuelle, ne peut être représentée par aucun signe matériel ou sensible qui en soit le type naturel : elle ne peut l’être que par des signes conventionnels, & la convention ne peut être autorisée ni connue que par l’usage. Les productions de la voix ne pouvant être que du ressort de l’ouie, ne peuvent pareillement être représentées par aucune des choses qui ressortissent au tribunal des autres sens, à moins d’une convention qui établisse entre les élémens de la voix & certaines figures visibles, par exemple, la relation nécessaire pour fonder cette signification. Or, cette convention est de même nature que la premiere ; c’est l’usage qui doit l’autoriser & la faire connoître.

Il y aura peut être des articles de cette convention qui auroient pû être plus généraux, plus analogues à d’autres articles antécédens, plus aisés à saisir, plus faciles & plus simples à exécuter. Qu’importe ? Vous devez vous conformer aux décisions de l’usage, quelque capricieuses & quelque inconséquentes qu’elles puissent vous paroître. Vous pouvez, sans contredit, proposer vos projets en réforme, sur-tout si vous avez soin en en démontrant les avantages, de ménager néanmoins avec respect l’autorité de l’usage national, & de soumettre vos idées à ce qu’il lui plaira d’en ordonner : tout ce qui est raisonné & qui peut étendre la sphere des idées, soit en en proposant de neuves, soit en donnant aux anciennes des combinaisons nouvelles, doit être regardé comme louable & reçu avec reconnoissance.

Mais si l’empressement de voir votre système éxécuté, vous fait abandonner l’orthographe usuelle pour la vôtre ; je crains bien que vous ne couriez les risques d’être censuré par le grand nombre. Vous imitez celui qui viendroit vous parler une langue que vous n’entendriez pas, sous prétexte qu’elle est plus parfaite que celle que vous entendez. Que feriez-vous ? Vous ririez d’abord ; puis vous lui diriez qu’une langue que vous n’entendez pas n’a pour vous nulle perfection, parce que rien n’est parfait, qu’autant qu’il remplit bien sa destination. Appliquez-vous cette réponse ; c’est la même chose en fait d’orthographe ; c’est pour les yeux un système de signes représentatifs de la parole, & ce système ne peut avoir pour la nation qu’il concerne aucune perfection, qu’autant qu’il sera autorisé & connu par l’usage national, parce que la perfection des signes dépend de la connoissance de leur signification.

Nul particulier ne doit se flatter d’opérer subitement une révolution dans les choses qui intéressent toute une grande société, sur tout si ces choses ont une existence permanente ; & il ne doit pas plus se promettre d’altérer le cours des variations des choses dont l’existence est passagere & dépendante de la multitude. Or, l’expression de la pensée par la voix est nécessairement variable, parce qu’elle est passagere, & que par-là elle fixe moins les traces sensibles qu’elle peut mettre dans l’imagination : verba volant. Au contraire, l’expression de la parole par l’écriture est permanente, parce qu’elle offre aux yeux une image durable, que l’on se représente aussi souvent & aussi long-tems qu’on le juge à-propos, & qui par conséquent fait dans l’imagination des traces plus profondes ; & scripta manent. C’est donc une prétention chimérique, que de vouloir mener l’écriture parallelement avec la parole ; c’est vouloir pervertir la nature des choses, donner de la mobilité à celles qui sont essentiellement permanentes, & de la stabilité à celles qui sont essentiellement changeantes & variables.

Devons-nous nous plaindre de l’incompatibilité des natures des deux choses qui ont d’ailleurs entr’elles d’autres relations si intimes ? Applaudissons-nous au contraire, des avantages réels qui en résultent. Si l’orthographe est moins sujette que la voix à subir des changemens de forme, elle devient par-là même dépositaire & témoin de l’ancienne prononciation des mots ; elle facilite ainsi la connoissance des étymologies, dont on a demontré ailleurs l’importance. Voyez Étymologie.

« Ainsi, dit M. le Président de Brosses, lors même qu’on ne retrouve plus rien dans le son, on retrouve tout dans la figure avec un peu d’examen..... Exemple. Si je dis que le mot françois sceau vient du latin sigillum, l’identité de signification me porte d’abord à croire que je dis vrai ; l’oreille au contraire, me doit faire juger que je dis faux, n’y ayant aucune ressemblance entre le son so que nous prononçons & le latin sigillum. Entre ces deux juges qui sont d’opinion contraire, je sais que le premier est le meilleur que je puisse avoir en pareille matiere, pourvû qu’il soit appuyé d’ailleurs ; car il ne prouveroit rien seul. Consultons donc la figure, & sachant que l’ancienne terminaison françoise en el a été récemment changée en eau dans plusieurs termes, que l’on disoit scel, au lieu de sceau, & que cette terminaison ancienne s’est même conservée dans les composés du mot que j’examine, puisque l’on dit contre scel & non pas contre sceau ; je retrouve alors dans le latin & dans le françois la même suite de consonnes ou d’articulation : sgl en latin, sel en françois, prouvent que les mêmes organes ont agi dans le même ordre en formant les deux mots : par où je vois que j’ai eu raison de déférer à l’identité du sens, plutôt qu’à la contrariété des sons ».

Ce raisonnement étymologique me paroît d’autant mieux fondé & d’autant plus propre à devenir universel, que l’on doit regarder les articulations comme la partie essentielle des langues, & les consonnes comme la partie essentielle de leur orthographe. Une articulation differe d’une autre par un mouvement différent du même organe, ou par le mouvement d’un autre organe ; cela est distinct & distinctif : mais un son differe à-peine d’un autre, parce que c’est toûjours une simple émission de l’air par l’ouverture de la bouche, variée à la-vérité selon les circonstances ; mais ces variations sont si peu marquées, qu’elles ne peuvent opérer que des distinctions fort légeres. De là le mot de wachter dans son glossaire germanique : praf. ad Germ. §. X. not. k. linguas à dialectis sic distinguo, ut differentia linguarum sit à consonantibus, dialectorum a vocalibus. De-là aussi l’ancienne maniere d’écrire des Hebreux, des Chaldéens, des Syriens, des Samaritains, qui ne peignoient guere que les consonnes, & qui sembloient ainsi abandonner au gré du lecteur le choix des sons & des voyelles ; ce qui a occasionné le système des points massorétiques, & depuis, le système beaucoup plus simple de Masclef.

On pourroit augmenter cet article de plusieurs autres observations aussi concluantes pour l’orthographe usuelle & contre le néographisme : mais il suffit, ce me semble, en renvoyant aux articles Néographe & Néographisme, d’avertir que l’on peut trouver de fort bonnes choses sur cette matiere dans les grammaires françoises de M. l’abbé Régnier & du pere Buffier. Le premier rapporte historiquement les efforts successifs des néographes françois pendant deux siecles, & met dans un si grand jour l’inutilité, le ridicule & les inconvéniens de leurs systèmes, que l’on sent bien qu’il n’y a de sûr & de raisonnable que celui de l’orthographe usuelle : traité de l’orthogr. pag. 71. Le second discute, avec une impartialité louable & avec beaucoup de justesse, les raisons pour & contre les droits de l’usage en fait d’orthographe ; & en permettant aux novateurs de courir tous les risques du néographisme, il indique avec assez de circonspection les cas où les écrivains sages peuvent abandonner l’usage ancien, pour se conformer à un autre plus approchant de la prononciation : n°. 185, 209.

Le traité dogmatique de l’orthographe peut se diviser en deux parties : la lexicographie, dont l’office est de fixer les caracteres élémentaires & prosodiques qui doivent représenter les mots considérés dans leur état primitif, & avant qu’ils entrent dans l’ensemble de l’élocution ; & la logographie, dont l’office est de déterminer les caracteres élémentaires qui doivent marquer les relations des mots dans l’ensemble de l’énonciation, & les ponctuations qui doivent désigner les différens degrés de la dépendance mutuelle des sens particuliers, nécessaires à l’intégrité d’un discours. Voyez Grammaire.

Si l’on trouvoit la chose plus commode, on pourroit diviser ce même traité en trois parties : la premiere exposeroit l’usage des caracteres élémentaires ou des lettres, tant par rapport à la partie principale du matériel des mots, que par rapport aux variations qu’y introduisent les diverses relations qu’ils peuvent avoir dans la phrase ; la seconde expliqueroit l’usage des caracteres prosodiques ; & la troisieme établiroit les principes si délicats, mais si sensibles de la ponctuation.

La premiere de ces deux formes me paroît plus propre à faciliter le coup d’œil philosophique sur l’empire grammatical : c’est comme la carte de la région orthographique, réduite à la même échelle que celle de la région orthologique ; c’est pourquoi l’on en a fait usage dans le tableau général que l’on a donné de la Grammaire en son lieu.

La seconde forme me semble en effet plus convenable pour le détail des principes de l’orthographe ; les divisions en sont plus distinctes, & le danger des redites ou de la confusion y est moins à craindre. C’est une carte détaillée ; on peut en changer l’échelle : il n’est pas question ici de voir les relations extérieures de cette région, il ne s’agit que d’en connoître les relations intérieures.

L’Encyclopédie ne doit se charger d’aucun détail propre à quelque langue que ce soit en particulier, fût-ce même à la nôtre. Ainsi l’on ne doit pas s’attendre à trouver ici un traité de l’orthographe françoise. Cependant on peut trouver dans les différens volumes de cet ouvrage les principaux matériaux qui doivent y entrer.

Sur les lettres, on peut consulter les articles Alphabet, Caracteres, Lettres, Voyelles, Consonnes, Initial, & sur-tout les articles de chaque lettre en particulier. Ajoutez-y ce qui peut se trouver de relatif à l’orthographe sous les mots Genre, Nombre, Personne, &c.

Sur les caracteres prosodiques, on peut consulter les articles Accent, Apostrophe, Cédille, Division, & sur-tout Prosodique.

Sur les ponctuations, comme la chose est commune à toutes les langues, on trouvera à l’article Ponctuation tout ce qui peut convenir à cette partie. (B. E. R. M.)

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Étymologie de « orthographe »

(Siècle à préciser) De l’ancien français ortografie ; du latin orthographia, du grec ancien ὀρθογραφία, orthographía. → voir ortho- et -graphe.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Le grec ὀρθογράφος signifie qui écrit bien ; de ὀρθὸς, droit, et γράφειν, écrire ; l'art d'écrire correctement se disait ὀρθογραφία, qui en français donne orthographie (voy. ce mot). C'est donc un usage bien fautif qui a dit orthographe, au lieu d'orthographie, surtout si l'on remarque que, dans tous les composés de γράφω, graphe signifie le savant, et graphie l'art : un géographe et la géographie, un hydrographe et l'hydrographie. Cette faute paraît appartenir au XVIe siècle.

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Phonétique du mot « orthographe »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
orthographe ɔrtɔgraf

Citations contenant le mot « orthographe »

  • Il y a toujours une raison d’hésiter sur l’orthographe d’un mot, voire de se tromper ! Bien souvent, on pense à un autre mot. Ainsi est-on tenté d’ajouter un "s" final à parmi pour imiter hormis. Que nenni ! Parmi ne prend pas de "s" ! Voici quelques explications pour distinguer enfin ces deux prépositions qui, décidément, ne finissent pas de la même façon. , Pourquoi écrit-on parmi, sans "s" et hormis, avec un "s" ? - L'Etudiant
  • Je mettrai l'orthographe même sous la main du bourreau. Théophile Gautier, Mot rapporté par Charles Baudelaire dans Mon cœur mis à nu
  • L'orthographe participe de la vie sociale. De Bernard Pivot / Le Figaro du 16/06/2015
  • L'orthographe est le cricket des Français. Le cricket et l'orthographe ont en commun d'être incompréhensibles aux étrangers, sans parler des indigènes. De Alain Schifres / Les Hexagons
  • L'orthographe est plus qu'une mauvaise habitude, c'est une vanité. De Raymond Queneau / Bâtons, chiffres et lettres
  • L'orthographe est de respect ; c'est une sorte de politesse. De Alain / Propos sur l’éducation
  • Faire de l'orthographe le signe de la culture, signe des temps et de sottise. De Paul Valéry / Tel quel
  • De valeur absolue, l'orthographe est devenue une valeur aléatoire, ornementale, facultative. De Bernard Pivot / Le Figaro du 16/06/2015
  • Synonyme : Mot qu'on écrit pour remplacer celui dont on ne connaît pas l'orthographe. De Anonyme
  • La sténodactylo est un instrument à qui l'on dicte des fautes de français et qui restitue des fautes d'orthographe. De Auguste Detoeuf
  • Un optimiste est un homme qui épouse sa secrétaire en s’imaginant qu’il pourra continuer à lui faire des réflexions sur sa mauvaise orthographe. De Tristan Bernard
  • Un devoir criblé de fautes d'orthographe ou de syntaxe, c'est comme un visage abîmé par des verrues. De Bernard Pivot / Le Figaro du 16/06/2015
  • Les travaux d'écolier sont des épreuves pour le caractère et non point pour l'intelligence. Que ce soit orthographe, version ou calcul, il s'agit d'apprendre à vouloir. De Alain
  • Je regrette l'Y de l'ancienne orthographe du mot abîme. Car Y était du nombre de ces lettres qui ont un double avantage : indiquer l'étymologie et faire peindre la chose par le mot : ABYME. De Victor Hugo / Faits et croyances
  • Un CV contenant une ou plusieurs fautes d’orthographe montrerait, selon les recruteurs, un manque de rigueur et de professionnalisme. Autant dire que vos chances seront considérablement réduites si vous envoyez ou si vous vous présentez avec une candidature truffée de fautes, malgré votre expérience et vos compétences. Selon une étude menée sur plus de 500 CV par une chercheuse en sciences de gestion à l’université de Toulon, le rejet d’une candidature peut intervenir à partir de la première faute repérée. Elle explique l’aversion des recruteurs pour la mauvaise orthographe par le fait qu’aujourd’hui, « 70 % des salariés rédigent quotidiennement des documents dans le cadre de leur travail et 31 % consacrent le quart de leur journée à l’écrit. Cela génère pour les entreprises des coûts cachés car du temps est perdu pour relire et corriger les écrits de certains employés, ce qui aboutit au final à une perte de productivité pour l’entreprise », affirme la chercheuse, citée dans un article du site 20minutes. www.references.be, Fautes d’orthographe sur un CV : attention, danger ! | www.references.be
  • Alors à son âge classique, la langue française freinait sa folle cavalcade. Malherbe puis Vaugelas étaient passés par là pour dompter son flot impétueux. Son mouvement incessant, poussant aux innombrables néologismes et aux variations d'orthographe, trouvait la voie de la tempérance. Une académie, des dictionnaires et des grammaires diffusaient désormais des règles. Marianne, Du XVIIe au XIXe siècle : comment le français et son orthographe se sont imposés
  • Paradoxalement, l’ère du numérique a renforcé la prépondérance de l’écrit… au point de faire de l’orthographe un véritable enjeu pour les entreprises. Avec une pression modulable selon les secteurs. EcoRéseau Business, EcoRéseau Business | Les cadres et l’orthographe
  • L’intéressé nous l’a lui-même confirmé : l’orthographe exacte, c’est avec deux « n ». Mais l’usage n’en met qu’un. Une bizarrerie qu’il détaille : « Sur l’état civil et sur mes papiers d’identité, c’est bien Janny. C’est mon prénom de naissance. Mais tout le monde écrit Jany et, moi-même, je l’écris souvent comme ça. Parfois, je mets deux "n". Je reconnais que ce n’est pas très rationnel. » www.lejdc.fr, Jany ou Janny Siméon, le maire nivernais aux deux prénoms - La Chapelle-Saint-André (58210)
  • Mais certains d'entre eux ont surtout noté qu'il avait fait une faute d'orthographe et ont tenu à lui apporter une correction. "Si la nostalgie vous 'prend' avec un S, c’est encore mieux", lui a par exemple écrit l'une de ses abonnées.  Public.fr, Benjamin Castaldi : sa (grosse) boulette sur Instagram en légende d'une photo de son père !
  • C’était dans les années 90. Un bonhomme plaidait, dans une émission de la télévision française, pour l’abolition de l’apprentissage de l’orthographe à l’école. Dans un avenir proche, disait-il, tout le monde écrira en tapotant sur un clavier d’ordinateur; or les ordinateurs seront dotés d’un correcteur automatique d’orthographe; pourquoi donc se fatiguer à retenir que nénuphar s’écrit “nénuphar“ ou coalescent “coalescent“? Le360.ma, Attention à ne pas délocaliser notre cerveau! | www.le360.ma

Images d'illustration du mot « orthographe »

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Traductions du mot « orthographe »

Langue Traduction
Anglais spelling
Espagnol ortografía
Italien ortografia
Allemand rechtschreibung
Chinois 拼写
Arabe الإملائية
Portugais soletração
Russe написание
Japonais つづり
Basque ortografia
Corse ortografia
Source : Google Translate API

Synonymes de « orthographe »

Source : synonymes de orthographe sur lebonsynonyme.fr

Orthographe

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