La langue française

Obier

Définitions du mot « obier »

Trésor de la Langue Française informatisé

OBIER, subst. masc.

BOT. Arbuste du genre viorne dont une variété cultivée doit à ses fleurs blanches se présentant en boules compactes et décoratives, le nom de «boule de neige». Elle donna un coup d'oeil aux fauteuils assemblés devant la cheminée, à la table à thé, qui brillait dans l'ombre, et aux grandes gerbes pâles des fleurs, montant au-dessus des vases de Chine −elle enfonça la main dans les branches fleuries des obiers pour faire jouer leurs boules argentées (A. France,Lys rouge,1894, p.5).V. aubier B.
Prononc. et Orth.: [ɔbje]. Ac. 1762-1878: obier, aubier; 1935: obier. Étymol. et Hist. 1174 (Richeut, éd. I. C. Lecompte, 293 ds The romanic review, 4, 273; [lecture cependant contestée par M. Roques ds Romania t. 43, 599]), attest. isolée; 1535 (Comptes bâtiments du Roi, I, 82 ds IGLF). Var. graph. de aubier* plus prob. du lat. albaris «blanc» qui a été utilisé en rom. pour désigner des objets clairs (FEW t. 14, fasc. 141, p.295b) que du lat. laburnum «arbre à bois dur et blanchâtre» (v. aubier).

Trésor de la Langue Française informatisé

OBIER, subst. masc.

BOT. Arbuste du genre viorne dont une variété cultivée doit à ses fleurs blanches se présentant en boules compactes et décoratives, le nom de «boule de neige». Elle donna un coup d'oeil aux fauteuils assemblés devant la cheminée, à la table à thé, qui brillait dans l'ombre, et aux grandes gerbes pâles des fleurs, montant au-dessus des vases de Chine −elle enfonça la main dans les branches fleuries des obiers pour faire jouer leurs boules argentées (A. France,Lys rouge,1894, p.5).V. aubier B.
Prononc. et Orth.: [ɔbje]. Ac. 1762-1878: obier, aubier; 1935: obier. Étymol. et Hist. 1174 (Richeut, éd. I. C. Lecompte, 293 ds The romanic review, 4, 273; [lecture cependant contestée par M. Roques ds Romania t. 43, 599]), attest. isolée; 1535 (Comptes bâtiments du Roi, I, 82 ds IGLF). Var. graph. de aubier* plus prob. du lat. albaris «blanc» qui a été utilisé en rom. pour désigner des objets clairs (FEW t. 14, fasc. 141, p.295b) que du lat. laburnum «arbre à bois dur et blanchâtre» (v. aubier).

Wiktionnaire

Nom commun

obier \ɔ.bje\ masculin

  1. Espèce de viorne dite également viorne obier (Viburnum opulus) ou plus communément boule de neige, arbuste à feuilles caduques de la famille des Adoxacées.
    • Les baies fraîches d'obier provoquent des vomissements.
    • Elle enfonça la main dans les branches fleuries des obiers pour faire jouer les boules argentées. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 5)
  2. Synonyme de saule blanc.

Nom commun

obier \Prononciation ?\ masculin

  1. Variante de hobier.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

OBIER. n. m.
Espèce de viorne dont le bois est fort dur et dont une variété, cultivée dans les jardins, se nomme vulgairement Boule de neige.

Littré (1872-1877)

OBIER (o-bié) s. m.
  • Nom vulgaire et spécifique de la viorne obier (viburnum opulus, L.), arbrisseau fort dur qui ressemble un peu au cornouiller, et qui porte de petites baies rouges ; la variété cultivée dans les jardins en est connue sous le nom de boule de neige.

    Quelques-uns écrivent aubier.

HISTORIQUE

XVIe s. Ormes, chesnes, fresnes, charmes, obiers, cornouilliers, De Serres, 192.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

OBIER, s. m. (Hist. nat. Bot.) opulus ; genre de plante qui porte deux sortes de fleurs monopétales ; l’une est en forme de rosette & stérile, elle est percée dans son milieu par un pistile qui sort du calice ; l’autre fleur a la forme d’un bassin, elle est aussi percée par le sommet d’un pistil qui devient dans la suite un fruit, ou une baie molle dans laquelle on trouve une semence applatie & en forme de cœur. Tournefort, inst. rei herb. Voyez Plante. (I)

Obier, opulus, arbrisseau qui se trouve en Europe & dans l’Amérique septentrionale. Il donne plusieurs tiges dont la plûpart s’élevent à 12 ou 15 piés. Ses feuilles sont assez grandes, chargées de rides, découpées en trois parties, & d’un verd brun. Ses fleurs qui sont blanches, viennent au mois de Mai en grandes ombelles au bout des branches, mais les fleurons qui bordent l’ombelle, sont stériles ; & néanmoins plus blancs, plus grands & beaucoup plus apparens que ceux du centre qui portent les fruits. Ce sont des baies rondes, succulentes & rouges qui renferment une graine dure & plate, figurée en cœur.

Cet arbrisseau vient assez bien par-tout ; cependant il se plaît dans les lieux frais & couverts, à l’exposition du nord, dans les terres grasses & humides, au bord des ruisseaux ; mais s’il se trouve dans un terrein sec & trop exposé au soleil, il y fait peu de progrès, & ses feuilles tombent de bonne heure. Il est extrèmement robuste. On le multiplie aisément de graines, de rejettons, de branches couchées & de bouture. Tous ces derniers moyens sont plus prompts que la semence qui ne leve que la seconde année, si on ne l’a pas semée en automne. L’obier fait une grande quantité de racines noires & chevelues qui assurent sa transplantation. On peut donner à cet arbrisseau une forme réguliere, & lui faire une jolie tête ; mais il convient sur-tout à faire des palissades de six ou huit piés de haut, qui réussissent sous d’autres arbres. Ses fruits mûrissent à la fin de Septembre, alors ils sont fades & de mauvais goût ; mais après l’hiver ils sont acides & de même goût que l’épinevinette ; ils sont d’un rouge vif & très-apparent, & ils restent sur l’arbre long-tems après la chute des feuilles. C’est un bon appât pour attirer les oiseaux qui en sont très-avides, & c’est aussi une bonne nourriture pour la volaille.

Cet arbrisseau a des variétés qui ont de l’agrément.

1. L’obier ordinaire.

2. L’obier à fleurs doubles, ou la rose de Gueldres. Dans l’espece à fleurs simples qui précede, les seules fleurs de la circonférence de l’ombelle sont stériles, mais plus grandes & d’une blancheur plus apparente que toutes celles du centre, qui sont fort petites, d’un blanc sale peu apparent, & néanmoins fécondes ; au lieu que dans la rose de Gueldres, toutes les fleurs du centre de l’ombelle sont de la même forme que celles de la circonférence ; & comme leur volume est plus considérable, & qu’il leur faut plus d’espace pour s’étaler, c’est ce qui force l’ombelle à se former en rond, comme si c’étoit une boule ; ce qui a fait donner à cette fleur le nom de pelote de neige. Cet arbrisseau est de même accroissement que le précédent. Ses fleurs paroissent aussi au mois de Mai ; il en donne en quantité & d’une si belle apparence, qu’on ne peut lui refuser une place dans les plantations que l’on fait pour l’agrément.

3. La rose de Gueldres à feuilles panachées. Ses feuilles sont joliment tachées de jaune ; c’est tout ce qui en fait la différence avec le précédent ; mais il ne faut pas mettre cet arbrisseau dans un terrein gras & humide, où un accroissement trop vigoureux effaceroit peu-à-peu la bigarure qui fait son mérite.

4. L’obier de Canada, ou le pemina. Cet arbrisseau ressemble à l’obier ordinaire, si ce n’est qu’il est plus précoce, & que les belles fleurs de la circonférence de l’ombelle sont plus grandes, & ont plus belle apparence.

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Étymologie de « obier »

Variante de aubier, sans doute du latin albaris, « blanc ».
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Ital. obbio. Le latin opulus, avec accent sur o, aurait donné obe ; très probablement obier est obe, affublé de ier qui appartient à une foule de noms d'arbres.

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Phonétique du mot « obier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
obier ɔbje

Citations contenant le mot « obier »

  • Afin de respecter la nature et les paysages de l'entité, des essences bien particulières sont proposées : aubépines, charmes, noisetiers, cornouillers sanguins, prunelliers, érables champêtres, fusains, bourdaines, amélanchiers, sureaux ou encore viornes obier. "Sauf rares exceptions, les haies seront mélangées afin de favoriser la biodiversité mais aussi de créer une vie des paysages au fil des quatre saisons", précise la commune. DH Les Sports +, Des centaines de mètres de haies offerts aux Seneffois - DH Les Sports+
  • Plantez la viorne obier à l'automne ou bien au printemps. En regardant l'environnement dans lequel elle pousse naturellement, vous comprendrez qu'il est préférable de l'installer sur une terre fraîche et humifère. Elle apprécie, certes, les expositions ensoleillées, mais accepte les coins de jardin ombragés, particulièrement si vous habitez dans le sud de la France. En effet, la sécheresse a pour effet de lui faire tomber les feuilles. N'hésitez donc pas à lui offrir un paillage, à son pied. auJardin.info, Boule de neige, Viorne obier, Viburnum opulus : planter, cultiver, multiplier
  • Le physocarpe à feuille d’obier est un excellent arbuste ornemental décliné dans toutes sortes de feuillage coloré. Il est particulièrement tolérant et facile à vivre. auJardin.info, Physocarpe à feuille d'Obier, Physocarpus opulifolius : planter, cultiver, multiplier
  • Boule de neige, Viorne obier, Viburnum opulus auJardin.info, Viorne de Carlcephalum, Boule de neige odorante, Viburnum x carlcephalum : planter, cultiver, multiplier

Traductions du mot « obier »

Langue Traduction
Anglais obier
Espagnol obier
Italien obier
Allemand obier
Chinois 观察者
Arabe أوبير
Portugais obier
Russe obier
Japonais オビエ
Basque obier
Corse obie
Source : Google Translate API

Synonymes de « obier »

Source : synonymes de obier sur lebonsynonyme.fr

Obier

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