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Noteur

Sommaire

  • Définitions du mot noteur
  • Étymologie de « noteur »
  • Phonétique de « noteur »
  • Citations contenant le mot « noteur »
  • Traductions du mot « noteur »
  • Synonymes de « noteur »

Définitions du mot noteur

Trésor de la Langue Française informatisé

Noteur, subst. masc.,vx. Copiste de musique. Le noteur de l'Opéra (Ac. 1798-1878). Divers détails de la notation qu'il emploie se rattachent (...) aux habitudes musicales admises par les noteurs anglais (Gastoué, Prim. mus. fr., 1922, p.43). [nɔtoe:ʀ]. Att. ds Ac. 1762-1878. 1resattest. a) α) Fin xiies. «secrétaire, notaire» (Homélies de St Grégoire sur Ezéchiel, 3, 6 ds T.-L.); mil xiiies. agn. (Pierre d'Abernon, Lumiere as lais, 496, éd. P. Meyer ds Romania t.8, 1879, p.329b), β) fin xiies. id. [ms. fin xiiies.] «celui qui épie des amoureux» (Donnei des Amants, 331, éd. G. Paris, ibid., t.25, 1896, p.506a), γ) début xvies. «celui qui observe, étudie» noteur des estoilles (Fossetier, Cron. Marg., V, V ds Gdf.); b) xvies. [ms.] «compositeur, celui qui met un chant en notes» [déf. ds Gdf.] (Chants royaux, Bibl. nat. fr. 1537, fol. 56 vods Gdf.); I dér. de noter I, II dér. de noter II, suff. -eur2.

Wiktionnaire

Nom commun

noteur \nɔ.tœʁ\ masculin

  1. Copiste de notes de musique.
    • Le noteur de l'Opéra.
  2. Copiste qui fabriquait des cartons perforés destinés à faire fonctionner les appareils de musique mécaniques tel l'orgue de Barbarie. On dit aussi cartonnier.
    • Il était aussi noteur ou poinçonneur, c'est à dire qu'il perforait les cartons pour les vendre. — (Lorraine Fouchet, Le Bateau du matin, Éd. Robert Lafont, 2010)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

NOTEUR (no-teur) s. m.
  • Copiste de notes de musique. Le noteur de l'Opéra.

    On dit plus ordinairement copiste.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « noteur »

 Dérivé de noter avec le suffixe -eur.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Noter.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « noteur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
noteur nɔtœr

Citations contenant le mot « noteur »

  • Le maître d’art et noteur Pierre Charial fabrique des cartons perforés pour orgues de barbarie depuis 1975. Son atelier, La Boîte à musique, est installé 8, rue du Capus, à Béziers. midilibre.fr, Béziers : les silences du carton des orgues de barbarie - midilibre.fr
  • Sucre Cette peur contagieuse… Si l’homme reste une espèce hautement sociale, pour le meilleur et parfois pour le pire, l’histoire des sociétés nous instruit que les grandes paniques collectives peuvent provoquer autant de dégâts qu’un virus. L’instinct de panique fonctionne comme du sucre pour nos esprits. Ainsi, avec le coronavirus, le monde vit l’un de ces moments « globalisés » les plus étranges de ces dernières décennies, pour ne pas dire le plus important. Nous voilà fascinés et inquiets, sans savoir où penchera la balance, à mesure que le flot d’informations se répand, nous traverse, nous disperse à ne plus savoir ni les prioriser, ni les trier, même pour les plus aguerris des professionnels de la profession – le bloc-noteur parle là de journalisme, bien sûr. Rendez-vous compte : tout change et tout évolue d’une heure sur l’autre, ici et partout sur la planète, de minutes en minutes exaltées, de quoi remettre toutes les priorités sur le métier en des temps qui défient les lois du genre, comme si, depuis quelques jours, tout devait passer au tamis du virus mondialisé. Ne négligeons pas l’importance de la crise sanitaire en cours : ce serait déplacé et dangereux à plus d’un titre. Mais, pour le présent propos, la question se situe ailleurs et mérite qu’on s’y arrête à l’aune de notre époque. Vivons-nous, oui ou non, une période absolument inédite d’« informatiovirus » ? L'Humanité, Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. Rationalité(s) | L'Humanité
  • De toute manière, sur ce site, il y a des sujets qu’il est impossible d’aborder sans voir les fanatiques rappliquer. Si on dit par exemple que le capitalisme en soi n’est pas le problème mais bien les décideurs qui font n’importe quoi, on se heurte aux noteurs fous (ceux qui notent mal sans avoir les couilles de nous affronter) ou aux communistes purs et durs. AgoraVox, Karl Marx a-t-il beaucoup tué ? - AgoraVox le média citoyen
  • Sans parler de la précocitude du noteur ... AgoraVox, Les 10 personnalités qui ont marqué la décennie (2/2) - AgoraVox le média citoyen
  • Pour écrire les textes, tu es tout le temps à l’affut d’une phrase, dans la rue, autour de toi ? Oui, je suis un noteur compulsif, j’ai comme un google doc de 250 pages mais ça peut être «  la plante est verte », ça ne veut rien dire mais à c’est juste à ce moment là, j’ai vu ça, c’est cool. Une des chansons de Grouillades, « OK », c’est 100 % des phrases que j’ai entendues à une soirée, une fête où il y avait beaucoup d’acteurs, du monde de la scène à Montréal, d’autres musiciens et la chanson s’est écrite en l’espace de 20 minutes, je me suis promené avec mon téléphone, personne s’en rendait compte et ça a donné un truc de toute beauté. Vacarm.net, Entretien avec Mike de Clay and Friends à l'occasion de la sortie de l'Ep "Grouillades" - Vacarm.net
  • Religion L’affaire tournait dans la tête du bloc-noteur depuis des années. Elle vient de rebondir à deux reprises, confirmant nos doutes sur certains concepts cachés derrière un mot à l’usage fréquent : résilience. Vous savez, cette fameuse résilience d’apparence inoffensive et clamée dans toutes nos sociétés modernes comme méthode de tout apaisement recherchée et théorisée depuis que l’expression fut popularisée en France par le psychiatre Boris Cyrulnik. Le premier épisode qui nous mit – à nouveau – la puce à l’oreille nous vint d’un écrivain, Philippe Forest, qui se fendit d’une tribune lors de la polémique sur le nombre de jours de congé à accorder aux parents en deuil – lui qui vécut la perte de sa fille. Philippe Forest prévenait : « Aujourd’hui règne la religion de la résilience. (…) Calquée sur les médiocres modèles venus d’Amérique qui prétendent répandre partout une pauvre pastorale – que dénonça la vraie psychanalyse en la personne de Freud ou de Lacan –, elle commande à chacun de “ réussir sa vie”, de “se battre” et de “rebondir”. Comme si de la misère dont ils souffrent, les individus, en réalité, étaient toujours r esponsables, et que de l’exclusion qu’ils subissent, il ne leur fallait pas se plaindre outre mesure. » Puissamment exprimé, non ? Car, en effet, combien de jours dure la mort d’un enfant, d’un parent, d’un proche aimé ? Combien de jours une vie vaut-elle ? Et comment s’évalue l’ampleur d’une catastrophe, quelle qu’elle soit ? Poser de pareilles questions laisse immédiatement apparaître ce qu’elles ont d’absurdes voire d’indécentes, sachant qu’aucune réponse, parfois, ne semble juste, appropriée ou digne… L'Humanité, Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. Résilience(s) | L'Humanité
  • En 2012, après un petit appel à témoin pour noter des séries, nous avions 9 noteurs. Les notes étaient sur 10 pour 117 séries. 2012 peut paraître loin à beaucoup de gens. Le Bilan Collectif était encore à ses débuts, ce n’était qu’une photo prise à un instant T d’une petite louche de spectateurs. , Bilan Collectif Séries 2012/2018 : retour sur les 6 précédentes éditions -
  • Langage Les habits neufs de l’aliénation semblent à la mode, nous en voyons quotidiennement les défilés comme chez Saint Laurent ou Chanel, sauf que ces parades s’imposent à nos yeux par le truchement médiatique omniprésent. Devant ce spectacle affligeant présenté comme de la « haute culture », le bloc-noteur pense souvent à l’un des personnages de Labiche, le sieur Horace, qui apostrophe un parvenu méprisant : « Nous avons de par le monde une bande de petits poseurs… sérieux, graves, avec de grands mots dans la bouche… ça étonne les imbéciles. » Les dogmatiques ont été lâchés comme les chiens à la chasse. Mais ils s’avèrent plus dangereux qu’autrefois. Pour deux raisons. Primo : ils opèrent depuis une bonne génération, autant dire qu’ils ont désormais pour eux une « pratique » bien rodée quand les tapis rouges de la médiacratie se dressent pour les y voir. Secundo : ils se coulent insidieusement dans les pas inattendus de la « raison », sinon de la « vérité » et usent des attributs qui caractérisent traditionnellement le langage des scientifiques. L'Humanité, Étoile(s) | L'Humanité
  • Fiasco Sans sombrer dans la caricature, voire dans les remugles de ces conversations façon café-du-commerce dont on dit qu’elles alimentent le « populisme ambiant », le bloc-noteur se permettra néanmoins d’écrire son dégoût, qu’il résumera d’une phrase moins cinglante qu’il n’y paraît : quand on représente l’État, donc la légitimité d’une fonction régalienne, surtout par les temps qui courent, ses actes ne doivent jamais trahir la confiance précisément dépositaire d’une autorité qui réclame un minimum de respect. Christophe Castaner, l’incapable de la Place Beauvau, est-il ministre de l’Intérieur par intermittence ou à temps partiel ? Sur le plan politique, nous connaissons le débat : depuis les violences de l’acte XVIII des gilets jaunes sur les Champs-Élysées, l’homme se trouve dans la tourmente, critiqué à la fois au sein de sa majorité et de l’opposition, à tel point que sa démission a été brièvement évoquée avec Mac Macron – opportunément redescendu de son télésiège avant d’abandonner cette piste –, dans la soirée du samedi 16 mars, ce qui, à bien y regarder, aurait toutefois permis au pouvoir de mieux accompagner le débarquement, bien réel celui-là, du préfet Delpuech. Sur le plan personnel, n’en déplaise à certains, le cas Castaner provoquait déjà l’hilarité du Tout-Paris avant même qu’une vidéo ne vienne à circuler dans la presse people et sur les réseaux sociaux : un ministre de l’Intérieur passablement éméché et filmé le 9 mars dans une boîte de nuit de la capitale, pratiquant le bouche-à-bouche avec une jeune femme, sans ses gardes du corps-à-corps et devant des dizaines de témoins. L’affaire n’a l’air de rien. Mieux, elle ne nous concernerait pas. « Vie privée », clame le fautif, qui n’a pas tort en évoquant la « violence » qu’il a pu ressentir après la diffusion de ces images. Car, voilà, au pire moment, ce proche de Mac Macron renvoyé à son reflet le moins avantageux qui lui vaut quelques surnoms désobligeants, « Kéké », « Simplet », etc. Et c’est le même homme qui paradait, après les violences des Champs, afin d’être photographié auprès de « ses » troupes de police, malgré le fiasco – assumé ? – d’un dispositif dont on n’a pas fini de parler… L'Humanité, Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. Légitimité(s) | L'Humanité
  • Pour la troisième fois, nous abandonnons les séries estivales qui sont devenues un peu obsolètes pour une publication en juin. Par contre, il est nécessaire de faire un aparté sur la gestion et la création de cette liste. Tom envoie une pré-liste de séries pour ne pas laisser le noteur seul face à une liste qu’il n’a pas peut-être pas. Il en résulte donc deux choses : la première est qu’il est difficile de trouver une liste de programmes diffusés entre telle date et telle date. La seconde est qu’il y a donc des séries qui sont hors catégorie. D’ailleurs, cette année, Tom a omis de mentionner les dates « réglementaires » des saisons diffusées. Le tri a été fait par la suite d’où la présence d’une mention spéciale. , Bilan Collectif de la Saison 2018/2019 : quelle est la meilleure série de la saison? -
  • Il ne faut pas, bien sûr. Georges Perros, par sa simplicité, sa clarté, sa profondeur cachée dans la peinture d’un quotidien banal, mérite d’être connu du plus grand nombre tout simplement parce qu’il aide à vivre. Comme Montaigne, Pascal ou Cioran, tous « noteurs » eux aussi, ce qui n’est pas un hasard. Causeur, Georges Perros, le détaché de Douarnenez - Causeur
  • Déchéance Visiter les couloirs du pouvoir – et non les « coulisses », qui ne laissent apparaître que ce qui peut être montré en connivence – recèle toujours une haute fonction singulière en tant qu’indication du « climat » politique du moment. Et autant admettre que le climat en question, ces temps-ci, ressemble à un sauve-qui-peut, à une fin de règne, pour ne pas dire à une fin de régime. Au Palais, à Matignon, dans les bureaux feutrés d’un grand ministère ou dans les assemblées représentatives de quelque société républicaine, la tendance est la même, fort bien résumée par un conseiller d’État ouvertement socialiste (et non soupçonnable de ne pas l’être), mais qui tient à un anonymat de rigueur, et pour cause, il fut également haut fonctionnaire dans les cabinets ministériels : « Les institutions intermédiaires de notre République jouent-elles encore leur rôle ? Plus les années passent, plus j’en doute. La Cour des comptes ? Une officine du libéralisme échevelé. Le Conseil d’État ? Je constate avec amertume, là aussi, que nous nous alignons de plus en plus aux cadres des pensées dominantes, sans parler de notre rôle supposé de “juge” de l’État, perçu de moins en moins comme un “contre-pouvoir” mais comme un “partenariat” avec le pouvoir exécutif, au prétexte que la lutte contre le terrorisme est devenue une priorité absolue et que plus une seule tête ne doit dépasser… » Croyez-en l’expérience du bloc-noteur, de tels propos, même placés sous le sceau du secret, sont si rares qu’ils témoignent d’une réelle déliquescence de nos institutions, ce que notre homme en colère appelle sommairement : « La déchéance de la pensée. » Rendez-vous compte : le Conseil d’État occupe une position charnière au cœur même de l’organisation républicaine, formant l’ossature et parfois le verrou de toute la chaîne de conception et de contrôle de l’action de l’État. Qu’un de ses représentants les plus signifiants puisse s’interroger sur son propre rôle a bel et bien quelque chose d’inquiétant, sinon d’effrayant… L'Humanité, Couloir(s) | L'Humanité
  • Journalistes. Le bloc-noteur doit un aveu. Un aveu pas si anodin que cela. Il a beau chercher dans la mémoire vive de ses (bientôt) trente années passées à l’Humanité, il ne connaît pas une journaliste de la rédaction du journal de Jaurès qui, depuis plus d’un quart de siècle, d’une manière ou d’une autre, n’ait eu à être confrontée à des mots sexistes, à des attitudes déplacées, ou pire. Et, sachez-le, comprenez-le, cela concerne tous les milieux dans lesquels elles exercent leur fonction : auprès des hommes politiques et de leur entourage, des chanteurs, des acteurs, des artistes de tout poil, des sportifs (dieu merci pour elles, rares sont les femmes, à l’Humanité, à s’être occupées de ce genre journalistique-là), des entrepreneurs ou des dirigeants subalternes d’entreprise, etc. La liste est longue, assez inépuisable. Et si les femmes journalistes de l’Huma se décidaient à publier le récit de leurs mésaventures – souvent sans conséquence, parfois plus scabreuses ou psychologiquement très dures –, un numéro entier du quotidien ou du magazine n’y suffirait pas… L'Humanité, Harcèlement(s) | L'Humanité
  • La dernière déclaration en date a été faite auprès des gens d’Autocar et concerne la mise en développement chez Lotus du fameux moteur V8 que D.Bahar veut mettre au point en interne plutôt que de faire évoluer l’excellent V8 5.0 L de423 ch de la Lexus IS-F. Et sur ce coup pas de chichi, l’objectif c’est le V8 4.5 L Ferrari qui équipe la F458 Italia. Ainsi on apprend que Lotus veut un V8 qui mettra KO ceux de Ferrari, McLaren, Mercedes-AMG, BMW, Jaguar ou Chevrolet… Un bel objetif pour ce V8 qui ne devra pas, selon le patron de Lotus développer moins de 550-570 ch… Ce moteur serait destiné dans un premier temps à équiper la Lotus Esprit ( reportée à 2016 ) puis d’autres modèles avant d’être diviser en deux pour devenir le L4 des Lotus de base. Ce noteur est actuellement en R&D et si tout va bien , les premiers prototypes devraient être assemblés durant l’été et pourraient tourner sur banc avant la fin de l’été 2011. A voir toutefois car les embûches pourraient être nombreuses pour le constructeur d’Hethel… Blog Automobile, Lotus : Moteur V8 et autres petites affaires
  • De quoi satisfaire les quelque 160 millions d’utilisateurs qui ouvrent chaque jour l’application Snapchat sur leur mobile. À noteur que 70 % de ceux-ci ont moins de 25 ans, ce qui s’avère une des raisons pourquoi Snap inc. suscite autant d’intérêt auprès des investisseurs. , Snap présente des nouveautés à l’aube de sa première publication de résultats | LesAffaires.com
  • Lectionnaire À l’occasion du quatre centième anniversaire, rééditions, inédits, portraits et critiques fleurissent pour tenter de dresser le portrait de l’auteur du Roi Lear ou d’Othello – mais surtout d’Hamlet. À la faveur de cette production éditoriale plutôt abondante, suivez le conseil du bloc-noteur : procurez-vous de toute urgence le dernier opus de Gérard Mordillat, Hamlet le vrai (éditions Grasset, 172 pages), et de grâce – surtout si vous êtes familier de la pièce ! –, laissez-vous embarquer dans l’un des récits les plus fabuleux et savoureux de ces derniers temps. L’écrivain (et réalisateur), qui situe souvent ses romans dans le monde ouvrier et s’astreint, par la littérature, à la dignité des plus faibles, propose rien de moins, cette fois, que la reconstitution décapante, et dans une version inédite, du chef-d’œuvre de Shakespeare. L’histoire vécue par Mordillat a tout d’un roman du regretté Umberto Eco. Et pourtant. Tout commence en 2008, à Cambridge. Venu en compagnie de son compère Jérôme Prieur pour préparer sa retentissante série Jésus et l’islam, diffusée à l’automne dernier sur Arte, l’ami Gérard rencontre un certain Gerald Mortimer-Smith, un « épigraphiste spécialiste de la critique textuelle du Nouveau Testament ». D’une discussion l’autre, de Paul à Luther, des Tudor à Shakespeare, Mortimer-Smith passe aux aveux : il vient de mettre au jour, extirpé d’une armoire dans la bibliothèque d’un monastère, un lectionnaire (livre liturgique) archaïque qui n’a rien de religieux : il s’agit d’une version inconnue d’Hamlet, antérieure à celle que nous pratiquons depuis des siècles, coécrite avec Thomas Kyd, sous la forme de rouleaux en parchemin, ceux que recevaient les acteurs pour apprendre leur texte, et annotée de la main même du génie ! À partir de ce document (disparu depuis dans un incendie), l’écrivain reconstitue la pièce d’origine et nous en offre une lecture revisitée, strophe par strophe, qui restera dans les annales. Pour qui maîtrise assez bien les écrits de Gérard Mordillat depuis trente-cinq ans, la fréquentation de l’œuvre shakespearienne y est récurrente et il ne le cache pas d’ailleurs : Richard II dans les Vivants et les morts, Richard III dans Notre part des ténèbres, Macbeth dans Ce que savait Jennie… Vous pensiez connaître Hamlet jusqu’au fond du cœur ? Il vous manquait encore la lecture d’un livre pour découvrir le proto-Hamlet. To be or not to be… L'Humanité, Hamlet(s) | L'Humanité
  • Le noteur n’est pas un commissaire implacable et anesthésié, dans le genre Maigret, c’est sûr. Il est enquêté en même temps qu’il enquête, non qu’il soit suspect à ses propres yeux (comme un enquêteur ayant oublié qu’il a commis le crime sur lequel il enquête et qui en vient peu à peu à l’idée de sa propre implication). Non, je crois qu’il est aussi innocent que l’interprète, aussi exposé au chant des Sirènes que toute musique continue malgré tout. J’ai pris des notes, ou pris note de la force des musiques, et ai non seulement tenté de rassembler ces notations en poèmes, mais je savais que les poèmes resteraient des notes prospectives, des explorations dystopiques. Aucune Muse ne peut détenir la clef de l’utopie ou de la dystopie suggérée auprès des possibles du monde comme il va. La grâce interprétative fait basculer la Muse Supérieure, elle renverse l’armée des sirènes qu’elle enveloppe et qui endort au lieu de prévenir ou alerter des dangers du monde musiqué. Le poème doit accomplir à sa manière la renverse, cette destitution de la Muse Verticale. DIACRITIK, Philippe Beck : « Un poème, c’est l’expression d’une tentative pour négocier avec l’effrayant oublié » (Le grand entretien)
  • “Commanditeur” ? Comme noteur, digniteur ou commisseur ? Si vous ne me publiez pas, au moins corrigez. Merci midilibre.fr, Mystère autour de la mort de la jeune femme qui devait témoigner contre Berlusconi - midilibre.fr
  • 1 020 pièces le composent, toutes en bois, exception faite du vilebrequin qui actionne les soufflets. Du bois de récupération, planches, caisses, palettes. Des chambres à air de vélo ont servi pour les soupapes. Quant aux cartons, c’est moitié récupération dans les hypermarchés, moitié rouleaux achetés. Coût total : 300 euros. « Un orgue de barbarie vaut dans les 13 000 », dit Jean-Pierre. Qui s’est également fait « tonotechnicien », c’est-à-dire noteur : celui qui fait les notes. « Il n’y a plus que 4 noteurs en France, qui fournissent orgues et cartons, mais c’est cher. » SudOuest.fr, L’orgue, ça cartonne…
  • Mais Gerald Foos n'était pas que le "plus grand voyeur du monde". Il était aussi un "noteur", qui consignait par écrit tout ce qu'il voyait. Le secret était-il trop lourd pour lui? Toujours est-il que, un beau jour de 1980, le patron du motel a eu la bonne idée de se confier à Gay Talese. Excellent choix, Talese étant, avec Tom Wolfe, l'un des maîtres du "nouveau journalisme" américain (on recommande chaudement son Sinatra a un rhume). Trente-six ans plus tard, alors que Gerald Foos est toujours vivant, Gay Talese a révélé toute l'histoire, provoquant une virulente polémique aux Etats-Unis, certains acusant même le "voyeur" d'être un peu mythomane.  LExpress.fr, Le plus grand voyeur du monde embusqué dans un motel américain - L'Express
  • Derrida Chaque année, nous tuons 70 milliards de mammifères et d’oiseaux et 1 000 milliards d’animaux marins pour notre consommation, auxquels il convient d’ajouter quelque 150 millions de bêtes pour la fourrure. Notre rapport à la vie, à la mort et au vivant s’en trouve-t-il toutefois bouleversé ? Et plus généralement, repense-t-on fondamentalement le « statut » de la violence faite à l’animal, donc au vivant, ancré au cœur même de notre culture contemporaine, sachant que ce « vivant animal » partage avec le « vivant humain » des caractéristiques communes, la sensibilité, l’intelligence et même l’empathie ? Ainsi nous choyons et dépensons des milliards pour nos chiens et chats, nous protégeons les pandas et pas mal d’espèces en voie de disparition, mais nous massacrons tout le reste en nous inventant l’idée charmante du « carnivore éthique »… À la vérité, le bloc-noteur doit admettre une faiblesse par trop intellectuelle sans doute, mais une faiblesse d’autant moins stupide – prenons-la pour telle – qu’elle trouva sa source dans l’un des livres posthumes de Jacques Derrida, l’Animal que donc je suis (éditions Galilée), publié en 2006, recueil de textes donnés lors d’une série de conférences retentissantes. Le philosophe de la déconstruction, dont l’œuvre est peuplée précisément de figures animales, s’attaquait dans un véritable corps-à-corps à la tradition de la pensée moderne héritière de Descartes et son mortifère « animal-machine », qui, pour le dire vite, justifie l’arrogance humaine. Derrida assurait que « l’assujettissement de l’animal par l’homme a pris depuis deux siècles des proportions absolument inouïes, d’une violence sans précédent, que nous n’avons plus le droit d’ignorer ». Et il ajoutait, ce par quoi toute notre argumentation devrait d’abord se formuler : « Il est aberrant de nommer par un terme unique, “l’animal”, cette multitude hétérogène d’êtres vivants, et de tracer de la sorte une seule et unique limite – qui serait liée principalement au langage “conscient” – entre l’homme et l’animal, limite qui définirait le “propre de l’homme” et qui autoriserait le traitement infligé aux animaux. (…) Cette altération, de quelque manière qu’on la nomme ou l’interprète, personne ne saurait dénier qu’elle s’accélère, qu’elle s’intensifie, ne sachant plus où elle va, à une profondeur et à un rythme incalculables. » Sans pratiquer d’aucune manière une quelconque indifférenciation, nous voici donc devant la question abyssale d’un rapport à l’animal nouveau, inouï, insoutenable, sans précédent et aux conséquences désastreuses. Des conséquences pour nous aussi, les humains, puisque nous nous reconnaissons sous ce nom et que nous sommes censément doués de raison et d’intelligence. N’est-ce pas ? L'Humanité, Carnivore(s) | L'Humanité
  • A la rencontre de passionnés de la matière, au détour d'une rue, d'un hôtel particulier : tourneur sur bois, sculpteur, le dernier "noteur" de France (il fabrique les cartons perforés indispensables aux orgues de barbarie). Le parcours peut varier selon les dates. Mais la dégustation de coques et de vin blanc n'est jamais oubliée. www.herault-tribune.com, ACTUALITÉS : OT Béziers Méditerranée : Sérignan bénit les animaux de compagnie et on déguste sur la plage à Valras : Hérault Tribune
  • c'est surtout les listes exhaustives ou notes bien longues quelques fois sur plusieurs pages. Effectivement, si on est pas "noteur fou" je ne verrais pas non plus l’intérêt de la gamme note. il faut juste trouver le smartphone qui convient à l'utilisation qu'on en fait. Moi aussi j’appréhende ce format, les bords incurvés m'inquiètent moins que la largeur. Frandroid, Voici l'image officielle du Samsung Galaxy Note 8
  • Le prix des orgues (non décorés) de Barbarie qu'Olivier Sturm fabrique peut donc varier de quelque 3300€ pour le plus petit modèle à 27 anches et qui pèse 7 kg, à 6400€ pour un modèle à deux registres, 27 bourdons, 23 violons pour un poids de 25 kg. Entre les deux, il propose également un petit modèle de 23 tuyaux et 4 anches (3500€,10kg) ou encore un orgue plus "classique" de 27 tuyaux (4400€, 20kg).  Tous ses modèles sont des orgues 27 notes qui jouent avec les même cartons perforés, son atelier disposant d'un catalogue de quelque 800 titres disponibles chez les noteurs . "Les orgues de Barbarie qui sont sur le marché ou que l'on me demande de réparer sont soit des souvenirs de famille, soit issus de collections, soit encore le gagne-pain de professionnels qui en ont fait leur métier. Il m'arrive parfois aussi d'aider un passionné à reprendre un orgue qu'il ne parvient pas à faire fonctionner car l'instrument est si fascinant qu'il tente même parfois des bricoleurs. Mais cela n'est pas si simple car il faut ajouter à la dimension manuelle l'approche musicale" explique Olivier Sturm. Passionné par l'orgue de Barbarie, Olivier Sturm n'en est pas moins amené à intervenir sur plusieurs types d'instruments de musique mécanique de conception et de dimensions très différentes ! Le reste de son temps, il le consacre à faire connaître cet univers particulier de l'orgue de Barbarie et son travail. , PORTRAIT DU DIMANCHE Olivier Sturm Le facteur qui connait la musique – Objectif Gard
  • « Comme tout appareil mécanique de l’époque, cela demandait un savoir-faire, tant sur le plan mécanique, musical et ébénisterie. La tâche la plus délicate revenait au “noteur”. Il s’agissait d’un musicien expérimenté qui devait reproduire la partition des 10 airs sur le gros cylindre en bois de peuplier. Chaque clou planté correspond à une note de musique, environ 20 000 clous par cylindre. Les pianos étaient exclusivement achetés ou loués par des professionnels : cafetiers, restaurateurs, propriétaires de bals et dancing, organisateurs de fêtes diverses. Très peu de particuliers achetaient ce genre d’appareils coûteux, ou alors, une certaine bourgeoisie, mais rarement. » , Sortir Loire | « Le succès du piano mécanique, puis automatique, sera immédiat »
  • Si ce film était un texte écrit, on parlerait de « déconstruction ». Tarantino fait là du Derrida. Il est plus philosophe que Susan Sontag. Le nazisme est démont(r)é dans Inglourious Basterds comme une caverne de Platon dont se libérer. Je m’explique, accrochez vos ceintures : les rêves, depuis toujours, sont des films dont le public se réduit à une seule personne, laquelle n’en est pas l’auteur conscient, et le plus souvent ne s’en souvient même pas. Un noteur de rêves écrit sous la dictée, et il associe, compare, commente, traduit, mais ne change rien au texte des images, paroles, lettres, sons (au film). Il procède comme avec l’œuvre d’un autre (ou comme un midrash avec la Bible). « N’auteur » actif. Pendant plusieurs années, à la suite de lectures passionnées de l’Interprétation du rêve (au singulier) de Freud, j’ai transcrit, analysé, commenté, des centaines de rêves. Le cinéma et la psychanalyse sont nés tous deux en même temps, autour de 1900, d’une retrouvaille avec le rêve comme « bonne » caverne de Platon. Une salle de cinéma est le dispositif décrit par celui-ci deux mille quatre cents ans avant les frères Lumière (célèbres collabos lyonnais à l’époque de Jean Moulin et Klaus Barbie). Et nous comprenons depuis cent ans que les crânes ont toujours été des salles de projection parfaites et gratuites, y compris chez les chats. En français le mot « caverne » comprend le mot « crâne », qui est l’anagramme d’« écran ». La Règle du Jeu, Laurent Dispot, Tarantino pour Riefenstahl malgré Susan Sontag - La Règle du Jeu - Littérature, Philosophie, Politique, Arts

Traductions du mot « noteur »

Langue Traduction
Anglais rater
Espagnol gruñón
Italien rater
Allemand bewerter
Chinois 评分者
Arabe المقيم
Portugais avaliador
Russe оценщик
Japonais 評価者
Basque rater
Corse ratier
Source : Google Translate API

Synonymes de « noteur »

Source : synonymes de noteur sur lebonsynonyme.fr
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