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Natation

Sommaire

  • Définitions du mot natation
  • Étymologie de « natation »
  • Phonétique de « natation »
  • Citations contenant le mot « natation »
  • Images d'illustration du mot « natation »
  • Traductions du mot « natation »
  • Synonymes de « natation »

Définitions du mot natation

Trésor de la Langue Française informatisé

NATATION, subst. fém.

A. − Action de nager.
1. [Considérée comme un exercice physique] La nudité, l'exercice presque constant, celui surtout de la natation, dans lequel ils [les indigènes] excellent, fortifient leur constitution, et leur donne une souplesse et une agilité qui m'a souvent surpris (Crèvecoeur,Voyage,t.1, 1801, p.18).
P. métaph. Les aphorismes et pantalonnades d'Arthur [Meyer], sa natation à travers les crachats, son importance sociale (...) remplissaient de joie Jules Lemaître (L. Daudet,Salons et journaux,1917, p.37).
2. [Considérée comme une discipline sportive] Bassin, école de natation; Fédération française de Natation. Quant à l'épreuve de natation, elle comportait simplement un parcours de 25 mètres à accomplir sans limite de temps imposée (R. Vuillemin,Éduc. phys.,1941, p.114).
Natation synchronisée. Discipline féminine alliant la natation et la chorégraphie, se pratiquant en solo, en duo ou en équipe, et comportant des figures imposées et des mouvements libres. En août prochain, pour la première fois dans l'histoire, la natation synchronisée, cocktail de compétition et de danse, sera présente aux Jeux olympiques (Madame Figaro,3 mars 1984, p.32).
P. méton. [Gén. suivi d'un adj.] Tout ce qui se rattache à la compétition de haut niveau (formation, entraînement, victoires). Alors que les Américains dominaient en effet nettement la natation mondiale depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les Jeux de Los Angelès en 1932 consacrèrent leur défaite (La Gde encyclop., Paris, Larousse, t.14, 1975, p.8394).
B. − Mode de locomotion propre aux animaux aquatiques (ou ayant des moeurs aquatiques). Les Cétacés, dont le corps est (...) aussi parfaitement organisé pour la natation que celui des poissons (Cuvier,Anat. comp.,t.1, 1805, p.506).Cyclopes (...). Se reconnaissent à leur couleur blanche et à leur natation saccadée (Coupin,Animaux de nos pays,1909, p.410).
Prononc. et Orth.: [natasjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1550 «art et pratique de la nage» (H. Fierabras, Méthode pour la vraye intelligence de la chirurgie, II ds Delb. Notes mss). Empr. au lat.natatio «pratique de la nage, natation». Fréq. abs. littér.: 52. Bbg. Gohin 1903, p.267.

Wiktionnaire

Nom commun

natation \na.ta.sjɔ̃\ féminin

  1. Action de nager.
    • La natation est bonne pour la santé.
    • École de natation.
    • Leçons de natation.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

NATATION. n. f.
Action de nager. La natation est bonne pour la santé. Il signifie aussi Art de nager. École de natation. Leçons de natation.

Littré (1872-1877)

NATATION (na-ta-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
  • 1Genre de locomotion propre aux animaux qui habitent l'eau. Les muscles nécessaires à la natation [chez les canards sauvages], Buffon, Ois. t. XVII, p. 201.
  • 2L'action de nager, eu parlant des hommes. La natation est un exercice salutaire.

    L'art de nager.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

NATATION, s. f. (Méd. gymnast.) c’est l’action de nager, sorte de mouvement progressif dont est susceptible un grand nombre d’animaux qui s’en servent pour transporter leur corps d’un lieu à un autre sur la surface ou au-travers des eaux sans aucun appui solide, de façon qu’ils se meuvent dans le fluide comme les oiseaux se meuvent & courent dans les espaces de l’air.

Cependant il y a cette différence entre l’action de voler & celle de nager, que pour se soutenir dans les airs, les animaux volatiles ont besoin d’une force très-grande, à cause que leur corps est d’une gravité spécifique beaucoup plus considérable que celle du fluide dans lequel ils ont à se soutenir suspendus ; au lieu que les animaux qui nagent naturellement n’ont point à employer de forces pour se soutenir suspendus dans l’eau ou sur la surface, parce que leur corps est moins pesant qu’un égal volume de ce fluide dont d’ailleurs la consistance leur sert de soutien.

Ce qui le prouve, c’est que si les animaux terrestres, les oiseaux même tombent dans l’eau, & y sont plongés fort avant, ils reviennent d’eux-mêmes sur l’eau comme un morceau de bois ; ils sont, pour ainsi dire, repoussés du fond vers la surface avec une sorte d’effort, comme pour être lancés au dessus, sans qu’il y ait aucun mouvement tendant à cet effet de la part de l’animal.

Il n’est personne qui étant dans le bain, n’ait éprouvé qu’en étendant horisontalement les piés & les mains, on sent que dès qu’on ne fait pas un continuel effort pour s’appesantir & se fixer au fond du vase, l’eau souleve d’elle-même tout le corps jusqu’à ce qu’il y en ait une partie qui surnage.

Ainsi lorsqu’un animal quadrupede ou volatile est jetté vivant, ou se jette dans l’eau, de quelque maniere que cela se fasse, il revient toujours sur la surface, après avoir plongé plus ou moins avant, en sorte qu’il reparoît bientôt une grande partie de son corps qui surnage ; c’est constamment la partie supérieure, puisque tandis qu’il a le ventre toujours plongé, le dos & la tête restent au-dessus de l’eau, & il conserve l’attitude qui lui est naturelle en marchant, parce que le centre de gravité de l’animal répond au milieu du bas-ventre qui est toujours tourné en bas comme un pendule, & que la poitrine, le dos & la tête sont moins pesans que le reste du corps.

Il n’en est pas de même par rapport à l’homme, attendu qu’il a la tête, tout étant égal, beaucoup plus pesante que celle d’aucun autre animal, parce qu’il a la masse du cerveau d’un beaucoup plus grand volume ; qu’il lui est par conséquent difficile de tenir la tête élevée hors de l’eau ; ce qu’il ne peut faire que par l’action de ses piés & de ses mains, qui en pressant par reprises l’eau de haut en bas, en imitant en quelque sorte l’effet des rames, font faire à son corps incliné, de la tête aux piés, comme des élancemens, des sauts du dedans au dehors de l’eau, qui se répetent avec assez de promptitude pour tenir toujours la tête au-dessus de ce fluide ; ce qui se fait sans aucune peine à l’égard des quadrupedes laissés à eux-mêmes, & sans aucun mouvement de leur part.

C’est ainsi que les poissons se soutiennent, se reposent même & dorment à la surface des eaux, ayant le dos au dessus & seulement le ventre plongé ; ils ne peuvent s’enfoncer qu’en se rendant plus pesans par la compression de l’air de la vessie qu’ils ont particulierement destinée à cet usage ; voyez Poisson, & les autres animaux ne peuvent aussi plonger que par l’action musculaire des organes avec lesquels ils nagent, ou en s’efforçant de tendre vers le fond de l’eau, ou par le moyen de quelque corps pesant dont ils se saisissent pour ajouter à leur pesanteur naturelle. Voyez Plongeur.

Il suit donc de ce qui vient d’être dit de la comparaison des animaux terrestres & des volatiles avec l’homme, par rapport à la disposition respective de leur corps dans l’eau, que celle de l’homme s’oppose à ce qu’il puisse nager naturellement, comme le sont tous les autres animaux, parce qu’il n’a pas l’avantage comme eux, que par l’effet de la gravité spécifique, les parties nécessaires à la respiration restent hors de l’eau, & empêchent par ce moyen la suffocation qu’il ne peut éviter, à moins qu’il ne sache industrieusement se soutenir la tête hors de l’eau ; ce que les animaux quadrupedes font par la disposition naturelle de leurs parties, sur-tout de leur tête, qui, outre qu’elle est plus légere, est figurée de maniere que par l’allongement, l’élévation du museau, ils ont beaucoup de facilité pour conserver la respiration.

Ainsi l’on voit pourquoi les animaux nagent comme par instinct, au lieu que c’est un art dans l’homme de pouvoir nager ; art qui suppose une adresse qui ne s’acquiert que par l’exercice propre à cet effet, pour apprendre à soutenir hors de l’eau la tête contre son propre poids, & à plier le cou en arriere pour élever le nez & éviter le défaut de respiration, qui arriveroit infailliblement si son corps étoit abandonné à sa disposition naturelle & à son poids, selon les lois de la gravité spécifique, qui tend toujours à ce que la tête ne soit jamais la partie du corps qui surnage.

En sorte que quelqu’un qui se noie, après avoir d’abord plongé, reparoît ordinairement sur l’eau à plusieurs reprises ; mais rarement montre-t-il alors la tête, à moins que ce ne soit par l’effet des mouvemens de ses bras étendus, qui lui servent dans ce cas comme de balancier, pour se tenir en équilibre avec le poids de l’eau & élever la tête au-dessus de la surface ; mais la force des bras ne pouvant le soutenir long-tems, lorsqu’il n’a pas l’habitude de nager, il retombe par son propre poids & replonge la tête à plusieurs reprises, jusqu’à ce que l’eau ayant pénétré dans la poitrine & rempli les voies de l’air, rend le corps plus pesant, & fait qu’il ne reparoît plus sur l’eau que lorsqu’après avoir resté au fond un certain tems après la mort, la putréfaction qui s’ensuit développe de l’air dans les boyaux, & même dans la substance des parties molles dont la raréfaction augmente le volume du corps, sans en augmenter le poids & le rend plus léger qu’un égal volume d’eau ; d’où résulte que le cadavre est soulevé, & paroît surnager. Voyez Noyé.

Ce n’est donc pas, selon le préjuge assez généralement reçu, la crainte de se noyer, qui fait que l’homme ne nage pas naturellement, comme les quadrupedes, mais le défaut de disposition dans les parties & dans la figure de son corps, puisque l’on voit des enfans & des imbécilles se jetter hardiment dans l’eau, qui ne laissent pas d’y périr faute de nager, & par conséquent par le seul défaut de disposition à se soutenir dans l’eau comme les animaux, sans y être exposés à la suffocation. Extrait de Borelli de morte animalium, part. I. cap. xxiij.

Quoiqu’on trouve peu dans les ouvrages de Médecine tant anciens que modernes, que l’action de nager soit mise au nombre des exercices utiles à la santé ; cependant il paroît qu’elle peut y tenir un rang distingué par les bons effets qu’elle peut produire, étant employée avec les ménagemens, les précautions convenables. En effet, il paroît hors de doute que, outre l’action musculaire dans presque toutes les parties du corps, à laquelle donne lieu cette espece d’exercice, comme bien d’autres, l’application de l’eau froide dans laquelle on nage, contribue, non-seulement par son poids sur la surface du corps, mais encore par sa qualité froide, qui ne cesse d’être telle, attendu le changement continuel qui se fait des surfaces du fluide ambiant, par une suite de la progression qu’opere l’action de nager, à condenser, à fortifier les fibres, à augmenter leur élasticité, & à rendre plus efficace leur action sur les fluides, dont il empêche aussi la dissolution & la trop grande dissipation en diminuant la transpiration, selon Sanctorius. Static. medic. sect. II. aphro. xiv. ce qui ne peut qu’être d’un grand avantage dans l’été, où les grandes chaleurs produisent un relachement général dans les solides, & causent un grand abattement de forces ; voyez Chaleur animale, pourvu que la natation ne succede pas à un exercice violent, comme le fait observer cet auteur.

D’où s’ensuit que l’action de nager dans un fleuve ou dans tout autre amas d’eau froide, bien pure, peut joindre le bon effet de l’exercice à celui du bain froid, pourvu que cette action ne soit pas excessive, & qu’elle soit suivie des soins, des ménagemens que l’on doit avoir, après cette sorte de bain. Voyez Bain froid, œcon. anim. Voyez aussi la dissertation de M. Raymond médecin à Marseille, sur le bain aqueux simple, qui a remporté le prix de l’académie de Dijon en 1755.

On observera ici, en finissant, qu’il ne faut pas confondre la natation, qui est l’action de nager, avec une sorte de natation, qui dans le sens des anciens, étoit une maniere de se baigner dans un vase beaucoup plus grand que les baignoires ordinaires : c’est ce qui est désigné par les grecs sous le nom de κολυμϐητις, qui est aussi rendu en latin par le mot de natatio, selon qu’on le trouve dans les œuvres de Galien, lib. II. de tem. cap. ij. où cette sorte de vase est encore appellée dexamene. Voyez Gorrh. pag. 101.

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Étymologie de « natation »

Du latin natatio, de même sens.
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Lat. natationem, de natare, nager.

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Phonétique du mot « natation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
natation natasjɔ̃

Citations contenant le mot « natation »

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Images d'illustration du mot « natation »

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Traductions du mot « natation »

Langue Traduction
Anglais swimming
Espagnol nadando
Italien nuoto
Allemand schwimmen
Chinois 游泳的
Arabe سباحة
Portugais natação
Russe плавание
Japonais 水泳
Basque igeriketa
Corse nuvola
Source : Google Translate API

Synonymes de « natation »

Source : synonymes de natation sur lebonsynonyme.fr
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