La langue française

Mutité

Définitions du mot « mutité »

Trésor de la Langue Française informatisé

MUTITÉ, subst. fém.

MÉD. Incapacité de parler (par défaut d'acquisition ou perte du langage parlé) due soit à une surdité congénitale, soit à l'absence de développement, à une lésion des organes de la phonation, ou des centres nerveux du langage. Mutité de l'enfant, du vieillard, des débiles mentaux. [Chez les nourrissons] l'attention se portera surtout sur l'oreille moyenne, qui est très souvent envahie par la suppuration venant du nez; cette otite, généralement méconnue, est très grave, car elle a pour conséquence la surdité et la mutité (Macaigne, Précis hyg., 1911, p.282).
En compos. On distingue chez l'enfant l'audi-mutité (sans surdité) et la surdi-mutité (avec surdité) (Pel.Psych.1976).
Prononc.: [mytite]. Étymol. et Hist. 1803 (Boiste). Dér. sav. du lat. mutus «muet» d'apr. surdité*; cf. aussi le b. lat. mutitas (ixes. ds CGL t.2, p.254, 14) et le lat. médiév. mutitas (Du Cange; Latham). V. FEW t.6, 3, p.313b, note 14.

Wiktionnaire

Nom commun

mutité \my.ti.te\ féminin

  1. (Médecine) Privation de la parole, de la voix articulée.
    • Ils voyaient des choses quʼils nʼauraient pas dû voir, entendaient des choses quʼils nʼauraient pas dû entendre, subissaient des choses quʼils nʼauraient pas dû subir, cherchaient dans la mutité, dans la sidération, le silence quʼils ne parvenaient pas à trouver autour dʼeux. — (Pierre Bordage, Les chemins de Damas. Vauvert : éd. Au diable Vauvert, 2005. 496 p. ; 20 cm. ISBN 2-84626-082-6. La citation se trouve en page 239.)
    • Jʼen conclus que si la Providence avait placé un des plus habiles [chirurgiens-barbiers] sur mon chemin si tôt le matin, cʼest que la suite à peine croyable des événements qui allaient marquer ma vie avait été expressément voulue par Elle : ma chute, lʼécrasement de mon larynx, lʼintervention du barbier, ma mutité et ma rencontre avec le cardinal Montalto. — (Robert Merle, ,LʼIdole. Paris, éd. Presses pocket, coll. « Presses pocket » n° 3199, 1989 (éd. originale 1987). 505 p. ; 18 cm. ISBN 2-266-02654-2. La citation se trouve en page 11 de cette édition.)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

MUTITÉ (mu-ti-té) s. f.
  • Terme de médecine. Privation de la parole, de la voix articulée.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « mutité »

Lat. mutus, muet.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Du latin mutitas.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « mutité »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
mutité mytite

Citations contenant le mot « mutité »

  •           La surdité, ce déficit sensoriel très invalidant et dont on sait aujourd'hui que, non corrigé, il peut gravement altérer les fonctions cognitives, ce déficit sensoriel ne s'accompagne pas toujours de mutité et encore moins de cécité. Club de Mediapart, Surdité à tympan normal. Quelles causes ? Quels traitements ? | Le Club de Mediapart
  • La France et l’opinion internationale,nos partis de »gôche « ,Insoumis ,PC,islamo gauchistes ( plutôt préoccupés par le sort de Corbyne),ONG,BDS’droits de l’hommistes sont ils à ce point atteints de surdi-mutité pour ne rien dire concernant la violence exercée contre les manifestants ceux la vraiment pacifiques par les milices à la solde de l’Iran et du Hezbollah avec la complicité et la soumission d’une armée libanaise que nous fournissons en armes ? Pourquoi une telle hypocrisie et un tel silence concernant le Liban ou l’Irak ,bien inhabituels des il s’agit d’un autre pays non arabe de la région? Le Figaro.fr, Le Drian sur le Liban : «il faut que les autorités politiques se secouent»
  • 19Mais, tout en tenant compte du rôle des mythes littéraires et de la « mystique » philosophique de la mutité dans la politique artistique du silence (s’il ne cite ni Kierkegaard, ni Wittgenstein, il convoque Bergson, Derrida, Jankélévitch et bien d’autres), H. Garric dote son étude d’un centre de gravité conceptuel surprenant : c’est le burlesque, ce genre/procédé qui consiste à exprimer le sérieux par le cocasse et le vulgaire, qui permet d’assurer la cohérence du corpus, et de tisser un lien « rhizomatique » entre la littérature, le vaudeville, la bande dessinée et le cinéma néo‑muet. Certes, H. Garric n’est pas le premier à s’intéresser au saltimbanque, à l’arlequin ou à la marionnette (parmi ses prédécesseurs, on pourra penser, entre de nombreux autres, à Starobinski26). Mais ce qui fait l’originalité de l’approche d’H. Garric, c’est qu’il s’intéresse à la marionnette en tant qu’elle constitue un modèle paradoxal pour le personnage et l’acteur dramatiques. On est alors dans une logique du renversement, de l’« anti ». Il s’agit de renverser les codes : dans le domaine graphique, H. Garric donne l’exemple de Töpffer, qui en effet développe dans son œuvre une esthétique résolument et violemment anti‑académique. Or, l’académisme est l’art du dictionnaire : il s’agit de figer un système du sens qui ne laisse aucune place à l’énergie, au mouvement, à ce qui est dynamique — en un mot à la vie. C’est pourquoi le geste burlesque mène au silence : il s’agit de montrer, sans avoir recours aux codes, qu’ils soient langagiers ou esthétiques, la vie humaine et ses émotions. C’est d’ailleurs le romantisme qui, dans le mouvement de sa métamorphose, réalise l’union du silence mystique et du silence politique : si le premier romantisme prétend soulever la parole jusqu’au silence de la nature, le second romantisme (celui de Gautier, par exemple) veut, par le biais de l’oxymore, du Witz, de la parodie, de la caricature et du burlesque, faire taire une littérature industrialisée et un art mécanisé. , Histoire du silence à l’âge moderne (Acta Fabula)
  • La méningite peut entraîner des séquelles de type de surdité, de troubles mentaux, de mutité et conduire à la mort. Ces séquelles ont plus de chances d’apparaître  lorsque la prise en charge est faite de manière tardive ou si elle n’est pas adéquate. Editions Le Pays, Dr BRICE WILFRIED BICABA, A PROPOS DE LA MENINGITE : « En 2017, nous avons enregistré 2 593 cas suspects dont 205 décès » - Editions Le Pays

Traductions du mot « mutité »

Langue Traduction
Anglais mutism
Espagnol mutismo
Italien mutismo
Allemand mutismus
Chinois mut默症
Arabe الصمت
Portugais mutismo
Russe немота
Japonais 無言論
Basque mutism
Corse mutisimu
Source : Google Translate API

Synonymes de « mutité »

Source : synonymes de mutité sur lebonsynonyme.fr

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