Métabole : définition de métabole


Métabole : définition du Wiktionnaire

Adjectif

métabole \me.ta.bɔl\ masculin et féminin identiques

  1. (Entomologie) Qui subit un changement.
    • Insectes métaboles.

Nom commun

métabole \me.ta.bɔl\ féminin

  1. (Linguistique) Transformation d’un mot ou d’un groupe de mots au niveau logique, morphologique, syntaxique ou sémantique.
    • La métabole est donc le genre commun à la métaphore et à la métonymie ; le plus souvent, d’ailleurs, le lien des deux signifiants est à la fois de contiguïté et de ressemblance, si bien que métaphore et métonymie sont deux types abstraits qui ne se rencontrent guère à l’état pur et sont le plus souvent mêlés l’un à l’autre. — (Jean Laplanche, Nouveaux fondements pour la psychanalyse, PUF, 2008, page 130)
    • Index des fleurs et ornements rhétoriques et plus précisément des métaboles et des parataxes que l’auteur croit avoir identifiées dans le texte qu’on vient de lire. — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 113.)
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Métabole : définition du Littré (1872-1877)

MÉTABOLE (mé-ta-bo-l') s. f.
  • Terme de rhétorique. Toute espèce de changement soit dans les mots, soit dans les phrases.
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Métabole : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

MÉTABOLE, s. f. (Rhétor.) figure de rhétorique, qui consiste à répéter une même chose, une même idée, sous des mots différens, iteratio unius rei, sub varietate verborum, dit Cassiodore. Il en donne pour exemple, ce passage d’un pseaume. Verba mea auribus percipe, Domine ; intellige clamorem meum ; intende aurem voci orationis meæ. « Seigneur, daignez m’entendre ; écoutez-moi ; prêtez une oreille attentive à mes accens ». Cette figure est très-commune dans Ovide, qui se plaît à redire la même chose de plusieurs manieres : c’est une espece de pléonasme, qui est le langage des passions. (D. J.)

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Métabole : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « métabole » les plus populaires.

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Étymologie de « métabole »

Étymologie de métabole - Wiktionnaire

(Date à préciser) Du grec ancien μεταβολή, metabolế (« transformation »).
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Étymologie de métabole - Littré

Μεταϐολὴ, changement, de μετὰ (voy. MÉTA-), et βάλλειν, jeter.

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Phonétique du mot « métabole »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
métabole metabɔl play_arrow

Citations contenant le mot « métabole »

  •  J’ai parlé en premier lieu de cette question du style car la forme que revêt le langage ne saurait être secondaire. Si, comme le soutient l’auteur, “la langue se définit comme la forme la plus expressive et la plus significative de la communauté humaine naturelle” (79), je doute que l’on puisse retrouver la véracité des mots à travers la fameuse obscurité situationniste. Avec sa pratique inflationnelle de la métabole, ses intempestifs découpages préfixionnels, ses mises en italiques systématiques, la rhétorique debordienne ne saurait être une voie vers la clarté du langage non spectaculaire. Pour aller jusqu’au bout de son combat pour la “restauration de la tradition primordiale de l’être” (121), Francis Cousin doit d’abord virer Debord, se libérer de cette imprégnation stylistique d’autant plus désolante que de très nombreux passages de son livre atteignent une beauté expressive où l’intelligence analytique est étonnante de justesse, rayonnante et vibrant de cette émotion ontologique qu’il nomme “la vérité du cosmos de l’être” (114). Il y a notamment, concernant l’art, une analyse d’une écriture royale, compassionnelle, de joie et de mélancolie mêlées, dont j’extrais ce court passage prophétique : “ À l’époque de la communauté de l’être revenue, nous écouterons certes toujours Bach mais autrement, non point pour y reconnaître, comme du temps de la société du dissociant, un chemin vers la transcendance lointaine, mais pour accompagner la lumière d’un monde ayant regagné la quintessence transcendantale du véritable sens vivant. ”(119) AgoraVox, À propos de « L'Être contre l'Avoir » de Francis Cousin - AgoraVox le média citoyen
  • Aussi bien, par le biais de cette étrangeté, est-ce une expérience du nomadisme et de l’exil de la signification univoque qui se joue dans le texte dès lors qu’il s’ouvre au travail de la signifiance et de l’indirection comme bouleversement des coordonnées linguistiques qui permettent au locuteur de se repérer dans le paysage familier du discours à visée communicationnelle. Ces effets de déport et de départ, ces changements de lieu (de discours) qu’opèrent les tropes nous invitent à penser les mécanismes de condensation et de déplacement qui signalent l’irruption de la figure en termes de dépaysement : produire une métabole, c’est dépayser le sens dit « propre », et dans le même mouvement lancer un défi à l’idée d’appartenance, instaurer un trouble de l’identité de la signification à elle-même. « C’est seulement au pays de la métaphore qu’on est poète » écrit à ce propos Wallace Stevens, qui, dans un texte au titre emblématique d’« Ange Entouré de Paysans », dépeint la métaphore comme cet « ange nécessaire de la terre », par quoi il faut entendre le poème comme terra dissimilitudinis baignée par la lumière de la figure, où les « paysans » ne trouvent leur place qu’en tant qu’ils ont consenti à leur propre dépaysement figural. L’énoncé lyrique n’est-il pas, à ce titre, le lieu où le sujet s’expose à ce qui le clive ou à ce qui dessine en lui un arrière-pays ou une frontière du « dedans, région ô combien sauvage », comme l’écrit Emily Dickinson ?      , Le dépaysement (Lyon 2)
  • Les fondements maistriens de la contrelittérature sont plus rhétoriques qu’idéologiques. Ils tiennent à cette figure de style qui intervient dans cette citation, la métabole, une trope dont Guy Debord raffolait. On peut apprécier Maistre pour son génie de la provocation mais, si l’on ne partage pas sa vision ultramontaine de la religion, on s’éloigne très vite de ce panégyriste du bourreau, de ce défenseur fanatique de la vengeance divine. Ce serait un contresens de placer la contrelittérature sous l’égide de Joseph de Maistre ! Le Comptoir, Alain Santacreu : « La littérature est l’infrastructure idéologique de la modernité » – Le Comptoir

Traductions du mot « métabole »

Langue Traduction
Corse metabola
Basque metabola
Japonais メタボラ
Russe metabola
Portugais metabola
Arabe ميتابولا
Chinois 代谢
Allemand metabola
Italien metabola
Espagnol metábola
Anglais metabola

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