Impressif : définition de impressif

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Impressif : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

IMPRESSIF, -IVE, adj.

A. − Qui fait impression, qui suscite une impression. Synon. impressionnant, frappant, touchant.Il y a [dans les Vanneurs de M. E. Simmong] (...) sinon un sentiment, du moins un effet impressif obtenu par une tonalité assombrie (Péladan, Décad. esthét., Salon de 1883, 1888, p. 118).Qu'ajouter à ces réflexions qui ont été, j'imagine, celles de beaucoup de mes compatriotes, soit au spectacle, soit à la lecture du compte rendu de ces impressives fêtes? (Bourget, Ét. angl.,1888, p. 353).
STYL. [En parlant d'un phonème, d'un vocable] Qui évoque une représentation indépendamment de ses propriétés fonctionnelles. Valeur impressive d'une voyelle, d'une consonne, d'un mot. Des phonèmes tels que f, s, ou sont impressifs en ce qu'ils peuvent suggérer l'idée d'un souffle, d'un sifflement, d'un bruit sourd (Mar. Lex.1951).
B. − Qui s'émeut facilement de ses impressions. Synon. impressionnable.Les morceaux humoristiques [de Henri Heine] que nous a fait connaître M. Loève-Veimars annoncent une nature mobile, impressive, mordante, se piquant d'être légère (Sainte-Beuve, Prem. lundis, t. 2, 1833, p. 254).
Emploi subst. Les imaginatifs et les impressifs (Mounier, Traité caract.,1946, p. 14).
REM. 1.
Impressivement, adv.D'une manière impressive (au sens A). Je n'ai trouvé d'impressivement beau que Notre-Dame-de-Cléry (Barb. d'Aurev., Mémor. 1,1836, p. 16).
2.
Impressivité, subst. fém.Synon. impressionnabilité (au sens B), émotivité.Encore faut-il distinguer ici deux sortes d'intuitivité. L'une est compréhension large et unifiante (...). L'autre est impressivité fine et pénétrante parfois, mais toujours limitée (Mounier, Traité caract.,1946p. 634).Styl. Valeur impressive d'un phonème, d'un vocable (d'apr. Mounin 1974).
Prononc. : [ε ̃pʀ εsif], fém. [-i:v] ou [-pʀe-]. [-εss-] ds Land. 1834 et Littré. Étymol. et Hist. 1817 (Staël, Consid. Révol. fr., t. 1, p. 248). Empr. à l'angl.impressive, d'abord synon. de impressible et attesté dep. le xviiies. au sens de « susceptible de faire une impression » (NED), dér. de to impress (v. impressible); le suff. -if, -ive correspondant à l'angl. -ive.

Impressif : définition du Wiktionnaire

Nom commun

impressif \Prononciation ?\ masculin (pour une femme on dit : impressive)

  1. (Rare) Impressionnant, qui fait une impression.
    • Un aspect pittoresque et impressif.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Impressif : définition du Littré (1872-1877)

IMPRESSIF (in-prè-ssif, si-v') adj.
  • Qui cause une impression matérielle.

    Fig. Les chants qui purifient l'âme nous apportent une joie sans mélange ; aussi faut-il laisser les harmonies et les chants trop impressifs aux artistes qui exécutent la musique au théâtre, Barth. St-Hilaire, Politique d'Aristote, VII, 56, 1re éd. Un aspect pittoresque et impressif, Journ. offic. 13 sep. 1872, p. 6468, 3e col.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « impressif »

Étymologie de impressif - Wiktionnaire

 Dérivé de impression avec le suffixe -if, par substitution de suffixe.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « impressif »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
impressif ɛ̃prɛsif play_arrow

Citations contenant le mot « impressif »

  • Twitter est un outil qui permet de s’exprimer soi-même sans avoir à concentrer le discours exclusivement sur soi-même. A partir de cette distinction de l’émetteur et du sujet du message, on pourrait tenter de définir les enjeux de la communication sur le réseau social en contrepoint de la diffusion de l’information brute. En effet, la diffusion d’un propos en fragments le détache de la temporalité propre à l’énonciation globale de la TimeLine. Il ne peut du coup acquérir son sens qu’en fonction du moment où il est énoncé et de celui où il est reçu. Nous pouvons alors définir une portée expressive d’un tweet en le contextualisant. Toutefois, son enjeu conatif, impressif, se décline selon les followers, le moment de la réception, le contexte cognitif spécifique à chaque récepteur et constitue en somme un baromètre de l’humeur et du lieu. C’est ce qui donne à tout discours son sens communicationnel au delà (ou en-deçà) de l’enjeu informationnel. Tweeter serait donc émettre un message public au risque qu’il rencontre diverses communautés interprétatives l’approuvant ou le réfutant. D’autre part, à la différence de la diffusion d’une information brute, une situation de communication se place dans une double temporalité et est adressée à la fois à un auditoire présent et à avenir par archivage et indexation. Cela revient à admettre que pour l’auditoire présent, un discours énoncé peut se retrouver noyé dans le flux. Une fois de plus, la solution empirique ne saurait être extérieure à l’outil : le caractère éphémère du message peut être dépassé par une fréquence réfléchie de publication. Répéter un même tweet à diverses intervalles revient à le contextualiser autant de fois. L’autre façon de pérenniser un tweet consisterait à lui donner une plus grande envergure de diffusion par divers protocoles d’interaction. Cela nous conduit indubitablement à nous interroger : pour qui tweete-t-on ? , Twitter et la communication politique en période sensible, Par Natalie MAROUN
  • 12Dans ses notes, Benveniste identifie la spécificité du langage poétique à travers deux notions : l’émotion et l’iconisation. La poésie, selon lui, « ne réfère à rien » (Émile Benveniste, f° 260) : « La langue poétique imite la dénotation, mais renvoie à une réalité entièrement fictive » (f° 253). Si cette affirmation rappelle la définition autotélique de la langue poétique par Jakobson, Benveniste va plus loin, en affirmant que le fonctionnement de la langue poétique n’est pas cognitif mais impressif. Le poème réfère à une émotion non en la décrivant mais par une tentative pour la faire éprouver au lecteur : « Le poème entier a pour fin de maintenir ou de renouveler une certaine émotion, non de faire progresser une argumentation » (f° 210). L’effet émotionnel visé est appelé « intenté émotif » (f° 2). Jean-Marie Viprey, qui s’est intéressé entre autres à un relevé fait par Benveniste des emplois du mot émotion dans l’œuvre de Baudelaire (Semen, p. 105), regrette que cette notion ne soit pas davantage définie dans les notes de Benveniste, alors que le linguiste en fait un concept central. Il semble qu’il faut surtout retenir de cet intérêt pour l’émotion que Benveniste s’intéresse au lien entre le poème et l’expérience pathétique du poète et, par extension, entre le poème et l’expérience pathétique du lecteur : « Le discours poétique n’a que l’appareil du discours : la matière en est l’expérience du poète, sa rêverie, sa vision, et il tend à éveiller l’analogue chez le lecteur » (Émile Benveniste, f° 338). Comme l’écrit Jean-Claude Coquet, pour Benveniste, « le poète ne parle pas. Ce sont les choses qui parlent en lui » (Semen, p. 94). , Benveniste aux prises avec la « fantasque escrime » poétique : premières lectures de ses notes sur Baudelaire (Acta Fabula)

Traductions du mot « impressif »

Langue Traduction
Corse impressiunanti
Basque ikusgarria
Japonais 印象的
Russe впечатляющий
Portugais impressionante
Arabe محرج
Chinois 令人印象深刻
Allemand beeindruckend
Italien degno di nota
Espagnol impresionante
Anglais impressive
Source : Google Translate API

Synonymes de « impressif »

Source : synonymes de impressif sur lebonsynonyme.fr


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