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Filamenteux

Définitions du mot « filamenteux »

Trésor de la Langue Française informatisé

FILAMENTEUX, EUSE, adj.

A.− Qui contient des filaments; qui est composé de filaments. Il présente un tissu filamenteux, blanc, insoluble, même dans l'eau bouillante (Cuvier, Anat. comp.,t. 1, 1805, p. 90).Il s'agit d'en profiter pour rouir le lin, c'est-à-dire faciliter la séparation de l'écorce filamenteuse et de la tige ligneuse (Pesquidoux, Chez nous,1923, p. 250).
Spéc. Membrane, tunique filamenteuse. Membrane utérine expulsée avec le placenta à la fin de l'accouchement. Attesté ds Littré, DG, Guérin 1892, Lar. 19e-Lar. Lang. fr.
B.− [P. anal. d'aspect; appliqué à une partie ou à l'ensemble du corps] Qui est d'une longueur et d'une maigreur extrêmes. Leurs vilaines pattes de grenouille moderne, (...) leurs bras filamenteux d'araignée (Taine, Notes Paris,1867, p. 11).Il n'y a que les femmes qu'elle trouve filamenteuses et d'une maigreur hommasse (Goncourt, Journal,1895, p. 797).
Prononc. et Orth. : [filamɑ ̃tø], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1. 1571 « qui est composé de filaments (ici d'une veine) » (M. de La Porte, Epithetes, 414 vods Hug.); 2. 1840 « qui a l'aspect filiforme des filaments » (Balzac, P. Grassou, p. 450 : qui montrait (...) des bras filamenteux, des taches de rousseur sur un teint assez blanc). Dér. de filament*; suff. -eux*. Fréq. abs. littér. : 8.

filamenteux .« Qui contient des filaments »

Wiktionnaire

Adjectif

filamenteux

  1. (Botanique) Qui a des filaments.
    • Écorce filamenteuse.


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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FILAMENTEUX, EUSE. adj.
T. de Botanique. Qui a des filaments. Écorce filamenteuse.

Littré (1872-1877)

FILAMENTEUX (fi-la-man-teû, teû-z') adj.
  • Terme d'histoire naturelle. Qui a des filaments. Écorce filamenteuse. Ils [des oiseaux] savent entrelacer avec leur bec cette matière filamenteuse et en former un tissu épais et serré, presque semblable à du drap, Buffon, Ois. t. x, p. 144, dans POUGENS.

    Terme d'anatomie. Tunique filamenteuse, la membrane caduque après son expulsion.

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Étymologie de « filamenteux »

Filament.

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Phonétique du mot « filamenteux »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
filamenteux filamɑ̃tø

Évolution historique de l’usage du mot « filamenteux »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « filamenteux »

  • Pendant ce temps, à l’autre bout de l’axe, aux antipodes, les grands travaux s’étendent et se poursuivent, qu’on finira un jour ou l’autre par confondre avec les chantiers de fouille qui les précédèrent. « Qui voit loin, voit tôt », vieil adage. Le processus du reste a déjà commencé. À mille lieues des faubourgs, bien après les murailles et les dernières redoutes de l’empire, hors même la bulle locale de cent années-lumière où trône la Voie lactée et au-delà du groupe de galaxies qui la comprend, au-delà encore du superamas Vierge-Hydre-Centaure dans lequel celui-ci occupe, faut-il le redire, une position rien moins que centrale, le Colosse continue son incompréhensible expansion. Tout ce que le monde compte de scrutateurs et de filateurs se tient prêt à bondir aux moindres déformations de la courbure. Rivés aux télécommandes, ils paraissent d’autant plus tendus que les infinitésimales variations qu’ils reçoivent leur parviennent à travers des distances irreprésentables, d’objets qui non seulement semblent vouloir échapper à leur emprise, mais dont la vitesse de fuite, contre toute attente, augmente à proportion de l’éloignement. Allez savoir… Une seule chose est sûre dans cet univers à la dérive : à l’instar du son, qui change de fréquence à mesure qu’il se déplace par rapport à l’auditeur, un signal lumineux passe au rouge ou au bleu selon que l’émetteur s’écarte ou se rapproche. Le bleu est rare ici, le rouge domine. Mais qu’en déduire ? Faut-il se résigner à l’idée que les attractions spectaculaires qui firent la renommée du lieu, tout au long de ce temps long où l’administration centrale accumula les archives, que toute cette imagerie de grands combats, de luttes à mort sont à terme condamnées à disparaître ? Et le Cygne, le Toucan à s’éteindre, avec la Mouche et le Serpent, la Girafe et le Petit Cheval ? Et l’époustouflant complexe de superamas dit « Poissons-Baleine » ? Que restera-t-il de cette structure macrocosmique dans laquelle tout récemment encore le monde sublunaire a été englobé, lorsque les lunettes n’auront plus dans leur viseur qu’une sorte de halo, une vague aura rappelant les anciens crépuscules ? Cependant n’anticipons pas : tout cela n’est encore que fiction. Pour l’heure, l’assaut est lancé vers l’agglomération nouvelle. Les miroirs au fluorure de magnésium, la septième et toute dernière génération d’objectifs fureteurs, tracent en direction d’un mur de dix mille milliards de milliards de kilomètres à tout casser d’enchevêtrement filamenteux, en formation permanente et toujours en catastrophe, avec force ruissellements de gaz et de poussières, effondrements et densités, vides intersidéraux et maelstroms. On parle d’une course contre la montre, de défi à relever. Certains proposent de passer le film à l’envers : si le cosmos se dilate, avancent-ils, s’il s’effiloche, ne serait-ce pas pour la raison qu’il est parti d’une maille unique, serrée à l’extrême ? D’un seul point jusqu’auquel il suffirait de rembobiner ? D’une tête d’épingle, d’un chas d’aiguille à partir duquel dévider le grand récit des mondes ? C’est alors qu’on reparle de l’éperlan, de l’esturgeon et de la grande alose, et de la lamproie fluviatile, ces énergumènes qui en leur temps (j’oubliais la truite de mer et le saumon royal), remontaient les fleuves après un séjour au large, à seule fin de s’épouser à l’endroit de leur naissance, loin des estuaires. Les anadromes qu’on les appelait. Retour amont, toujours… Et avec quelle ardeur… L’orient des sources… Les pulsars… Les trous noirs… La dure montaison se poursuit. Or les obstacles n’en sont pas sitôt surmontés, et moyennant d’extravagantes contorsions sur toute la longueur du parcours, que d’autres se dressent derrière ceux qu’on croyait indépassables : le Grand Mur Austral, les Grands Murs de Sloan et de Boss, et le Grand Mur d’Hercule-Couronne boréale, le plus éloigné dans l’espace-temps et par-là même le plus jeune de tous — pour un temps du moins car le dernier rempart en date, dans l’attente cela va sans dire du prochain bond en avant, vient d’être repéré par les spectrographes dans une pliure du Sextant, constellation aussi pâle que fruste. C’est pourtant un amas plein de vigueur juvénile : un million de milliards de fois la masse du Soleil — la fleur de l’âge du Colosse. Toute affaire cessante, et dans la liesse communicative, on le pare, on lui cherche un nom. Ce sera celui porté jadis par un des rejetons de la progéniture redoutable d’Ouranos et de Gaïa, divinités élémentaires au-delà desquelles nul ne put jamais risquer un œil sans le voir se dissoudre. Club de Mediapart, COLOSSE | Le Club de Mediapart
  • Il y a quelques semaines, Outside a lancé son concours de récits d’aventure. Après la publication du premier récit sélectionné – l’histoire de Lucas Lepage qui nous a conduit dans le Grand Nord – voici l’incroyable aventure de Guillaume Chardeau, échoué par hasard sur l’île du plus célèbre naufragé de la littérature. Jeune journaliste free-lance, Guillaume partage son temps libre entre des escapades en forêt, en montagne ou en kitesurf. Il travaille actuellement à la construction d’une cabane dans les bois et à l’écriture de son premier roman. Tout le monde connaît l’histoire fictive de Robinson Crusoé, ce marin naufragé originaire de York qui a vécu seul pendant 28 ans sur une île au large du fleuve Orénoque (Venezuela). Ce que l’on sait moins, c’est que l’écrivain et aventurier anglais Daniel Defoe s’est inspiré pour son célèbre roman de la destinée du matelot écossais Alexander Selkirk, abandonné par son équipage de 1704 à 1709 sur l’île de Juan Fernandez, entre le Chili et l’île de Pâques. A l’été 2018, lors de ma traversée en voilier du Pacifique au gré des alizés du Chili jusqu’aux îles Marquises, je me suis retrouvé à mon corps défendant à marcher dans les traces du vrai Robinson, Alexander Selkirk. Début juin 2018, port de Valdivia (Chili). Un vent glacial souffle sur les plaines de la petite bourgade patagonienne. L’hiver austral entend prouver qu’il n’a pas rendu l’âme malgré le réchauffement climatique. Les haubans claquent, les voiles restent affalées, les amarres tiennent bon. Je lis un manuel sur les nuages, et ne cesse de passer une tête à travers le hublot pour différencier tant bien que mal un cumulus épuré, d’un stratus brumeux ou d’un cirrus filamenteux. Le capitaine scrute l’horizon d’un air mystérieux en tirant sur sa cigarette roulée, les équipiers vaquent à leurs occupations, nous attendons le bon créneau météo pour sortir des remparts du port de Valdivia, notre Désert des Tartares à nous.  Recherche mousse… Outside | Le magazine des amoureux de sports et culture Outdoor, « Retour d’aventure » : Sur les traces de Robinson Crusoé – Outside | Le magazine des amoureux de sports et culture Outdoor
  • L’épaisseur de la couche est une indication de la quantité de matériau filamenteux extrudé par la buse pour chaque «tranche» du modèle. Les couches minces sont souvent idéales pour imprimer des dessins très détaillés, bien que ceux-ci aient tendance à affaiblir une impression 3D et à prendre plus de temps à terminer. Une imprécision dans l’épaisseur de la couche est généralement un sous-produit de la dilatation thermique et entraînera généralement une impression 3D finie légèrement plus grande sur l’axe z. Actualité du marché de l'imprimante 3D, Optimiser la précision et la tolérance de votre imprimante 3D - imprimeren3D.net
  • Une équipe internationale pilotée par INRAE vient d’identifier une nouvelle famille de métalloprotéine chez les champignons filamenteux. Ces protéines ressemblent aux enzymes appelées LPMOs connues pour dégrader la cellulose. Ce sont des enzymes à cuivre découvertes en 2010 chez des bactéries et des champignons filamenteux. Leurs travaux sur l’activité biologique de cette protéine, parus le 13 janvier dans Nature Chemical Biology, ont révélé que la fonction semble avoir divergée vers des mécanismes liés à l’homéostasie du cuivre. En parallèle, une équipe aux Etats-Unis a découvert que cette protéine joue un rôle important dans le mécanisme de pathogénicité du champignon responsable de la méningite chez l’Homme. , Découverte d’une famille de protéine à cuivre semblable aux enzymes dégradant la cellulose chez les champignons

Traductions du mot « filamenteux »

Langue Traduction
Anglais filamentous
Espagnol filamentoso
Italien filamentoso
Allemand filamentös
Chinois 丝状的
Arabe خيطي
Portugais filamentoso
Russe нитевидные
Japonais 糸状の
Basque filamentous
Corse filamentosa
Source : Google Translate API

Synonymes de « filamenteux »

Source : synonymes de filamenteux sur lebonsynonyme.fr

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